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Le jour d'arrivé (libre)

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Lun 7 Mai - 10:07
Comment ne pas craquer? Ce grand hall recouvert contenait de nombreux stands de nourritures. Les odeurs y étaient tellement forte, que je l'avais senti dès mon atterrissage sur terre. Il faut dire que les rayons poissonneries cela me connait et d'ailleurs mon père aurait été ravi de cet endroit, même si la concurrence ici semblait plus rude que par chez nous. Je ne savais pas du tout ou aller, mais je me laissais guider par l'envie de découverte, ce qui en soi était un aspect positif de la chose après avoir vécu ce que j'avais subi. Cela montrait que je ne me laissai pas si dépérir que ça, enfin, j'avais mes hauts et mes bas. Heureusement au final que Vanilla s'en est sortit elle aussi, car elle me permets sans le vouloir ou si, de vraiment ne pas tomber plus bas que je le suis en ce moment. Ainsi mes pas nous amenaient à zigzaguer entre les artisans et leurs produits. Il y avait du monde mine de rien, et pourtant nous n'étions plus au petit matin, ce qui était l’avantage d'un monument comme toit. Ma zébrée avait bien du mal pour une fois à rester proche de moi, bien trop entrain de fouiner la nourriture. Hélas pour une herbivore comme elle, il n'y avait rien à priori de mangeable, à part peut être des algues? Et ce n'est certainement pas ici qu'elle pourra se régaler de fruits et légumes dont certains épices comme sa fameuse vanille.

C'est pourquoi à plusieurs reprises je la voyais afficher des airs de dégouts. Ce qui n'était pas mon cas! Je n'arrêtais pas de saliver comme certains petits monstres de passage. J'étais d'ailleurs étonné que les gens les laissaient trainer ainsi si prêt, comme s'ils savaient qu'ils n'avaient pas intérêt à voler. Ah, j'ai parlé trop vite, voilà un poissonnier qui vient de courir devant moi pour faire fuir un félin vainqueur de son vol, enfin pour l'instant. Une chose entrainant une autre, l'agitation permettait une occasion. Tout le monde regardait ce félin acrobatique et ce pauvre jeune homme bien trop têtu pour abandonner ce qui semblait être son plus gros poisson! La tentation était trop forte, et de mon sac entre ouvert, je laissai glisser quelques provisions dans la poche centrale vide de tout. Le soucis maintenant c'est que mon sac allait attirer l'attention et aussi des monstres, je n'avais donc plus rien à faire ici, je devais vite décamper. Au moins je savais ou me nourrir si jamais je ne trouvai pas un lieu sauvage pour ne pas avoir à voler quoique se soit. Surtout que j'étais loin d'être une experte, et que tout ceci pouvait être très risqué, me causant une adrénaline plaisante mais à trop la savourer c'est ainsi qu'on se fait prendre!

Ni vu ni connu, du moins je l’espérai, ce que j'avais bien pressenti, je m'enfuis de ce hall d'intérieur pour m'en trouver à l'extérieur. A la sortie inverse ou le félin et le vendeur s'étaient dirigés. L'air frais était agréable, me permettant de revenir sur terre plus rapidement. Le froid par contre, allait forcément me faire tomber malade. Il faudrait que je trouve de quoi m'habiller plus chaudement, car ces attroupements actuels me rendaient bien trop légères à tel point que les regards masculins fusaient bien trop souvent à mon gout dans ma direction, mais bon, je n'avais pas le choix.
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Lun 7 Mai - 15:21

 

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...



Un Poussifeu Normal ♂

Ce Pokémon, picorant sans doute dans les halles depuis un moment, a été attiré par la nourriture que transporte Cherry. S'il a l'air adorable, il n'en est pas moins déterminé à se nourrir, au risque de se montrer agressif.


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Lun 7 Mai - 19:19
M'appuyant contre la paroi du bâtiment prêt de la sortie, je réfléchissai à ou m'installer à l'abri des regards. J'étais encore bien trop prêt de ce pauvre artisan qui s'il le décidait, pourrait bien me retrouver trop facilement à mon gout. Le fameux quais que j'avais quitté il y a peu n'était pas bien loin, mais cela restait un lieu bien trop peuplé. Il semblerait y avoir un hôtel là haut, mais je sais d'avance qu'ils ne me prendront pas, sauf peut être en compensation d'un travail et j'ai bien trop peur d'en connaitre déjà la réponse... Et puis serait-ce ça ma vie? Faire le larbin pour pas grand chose qui sera auto déduit directement dans un abri probablement minable qui plus est? Non! Je savais me débrouiller. Il ne me suffisait que d'un espace sauvage et je saurai comment survivre. Peut être même qu'il faudra que je quitte cette contrée pour une autre, mais ma pauvre Vanilla qui venait à peine de respirer n'allait pas forcément apprécier qu'on reparte en "voyage", même si elle ne pourra pas s'empêcher de me suivre.

D'ailleurs celle-ci émit des petits bruits de derrière mon dos et me fit revenir à la réalité. Je craignais d'avoir été repéré et me mise à courir à travers l'avenue pour me glisser dans des endroits encore plus confinés. C'est à ce moment précis que mon sac se laissa guider par ma force et à son bout un petit monstre bien accroché, dont j'ignorai sa présence. Ce n'est qu'une fois me semblant à l'abri que je compris pourquoi soudainement ce que je portai avait un poids plus lourd qu'il y a peu. Je croisais alors le regard de cette étrange bête qui me lança un regard noir de colère. Probablement que moi aussi j'aurai eu peur à sa place de me voir ainsi projeté dans les airs sans avoir eu le temps de comprendre ce qui se passait. Il lâcha plusieurs piaillements mauvais à ma rencontre et je tentais de le calmer mais rien n'y faisait à quel point que  la discussion aimable n'était en faite plus envisageable. Je repris alors mon sac pour lui faire comprendre que ceci était à moi et que puisqu'il le prenait ainsi, il n'avait qu'à pêcher lui même! Bon, je ne lui ai pas dit cela, mais je le pensais fortement!

Mon sac était alors à présent bien installé sur mon dos et j'allais pour m'enfoncer encore plus dans une autre ruelle quand soudain mon mollet droit se fit lacérer d'un coup de griffe. Je criais de surprise en me retournant, fulminant contre la bestiole à l'air bien décidé que je lui laisse mon butin ou au moins un de tous. Or j'en avais besoin pour survivre contrairement à cet obèse oiseau! J'observais ensuite le bas de mon pied pour me rendre compte avoir été bien marqué mais pas assez pour saigner ce qui voulait dire qu'il n'était pas si taré que ça au moins! Je tentai une énième fois de le faire déguerpir, mais s'était peine perdue face à ce lourdingue menaçant qui se gonflait le corps pour se paraitre plus intimidant. Ce qu'il ne se doutait pas c'est si je le désirai vraiment, il ne me suffisait que de réussir à le capturer pour m'en faire un bon repas! Après tout vivre à la campagne, ça permets de savoir un minimum chasser... Bien que je savais plus pécher via mon père que traquer une proie à patte comme pouvait si bien faire nos chiens de garde...

Vanilla, il va falloir que tu m'aides!

Lui dis-je exaspérée. Mais à dire vrai, je ne pensais pas une seule seconde qu'elle me soit plus efficace que ma propre personne. J'aurai pu peut être lui donner un poisson et filer ou rester en sa compagnie pour essayer de l'amadouer, mais je ne voulais surtout pas m'aguicher d'un nouvel ami à subvenir... J'avais déjà du mal de s'occuper de moi..; S'était une chance que la zébrée se contente de feuillue... Et je l'enviais presque sur ce point de vue là! Et finalement elle arriva contre moi prête à me défendre. J'avais appris à m'occuper de cette espèce, je savais plus ou moins distinguer son niveau et ses attaques, mais dans un élévage, nous étions toujours surprise d'un détails, comme l'arrivée d'un pelage atypique, totalement différent des autres. L'équin était plus grand que cette boule orangée mais cette dernière avait bien plus d'entrain et de détermination que la zèbre. La pauvre, elle n'avait encore jamais combattu, et ne semblait pas trop savoir comment s'y prendre et pour cause, sans troupeau, plus de réels apprentissages...

Arf Vani... Ce n'est pas grave, ne t'inquiètes pas, on va faire ce qu'il souhaite.

J'ouvrais alors mon sac pour lui balancer un poisson, ce qu'il goba très rapidement, comme si j'allais lui en donner d'autres, franchement! Je fermais entre temps le sac et partie en sens inverse, bien décidée à m'éloigner de cet énergumène. Manque de bol il piailla encore et lorsque j'allais pour me retourner, je vis Vanilla le charger de plein fouet alors que cet Être s'apprêtait encore à me meurtrir les jambes! Je restais surprise par la réaction instinctive de la femelle dont je félicitais heureuse! Aussitôt l'animal se mit à changer de cible comprenant que son nouvel adversaire n'était pas si insignifiant que cela. Le combat commence à prendre forme, et je reste concentrée sur ma partenaire pour l'aider du mieux que je pouvais car à présent elle allait prendre cher! Et sur ce il s'acharna sur elle, bien décidé de la mettre ko et m'obliger à vider entièrement mon sac car là je ne pourrai plus fuir, Zebibron était bien trop lourde pour moi et il m'était hors de question de l'abandonner à son triste sort!

Allez ma belle, à chaque fois qu'il tentera une attaque directe, cherche à esquiver et profite qu'il soit fatigué pour recommencer à lui rentrer dedans!

Tout d'un coup tout devint plus clair. La petite bête était trop facile à comprendre car sa stratégie n'était pas réfléchi. La bestiole était bien trop impulsif répondant à une hargne. Si son poids lui permettait autre fois de gagner, la volaille allait peut être bientôt regretter de nous avoir attaqué! Et pour cause! Vanilla semblait avoir compris l'importance de savoir esquiver, se rappelant probablement au passage des souvenirs d'avec ses frères et sœurs. Par moment elle ne put cependant éviter tout les coups de griffes acharnés du poussin, mais par miracle il finit par se fatiguer et devoir reprendre son souffle! C'est à ce moment que je l'encourageai à attaquer! Je la vis alors galoper pour l'écraser de tout son poids tandis que j'étais quelque peu triste de voir le bas de ses pattes blessé... Et là enfin, après une bonne quinzaine de minutes l'orangé abandonne! Je fanfaronne en félicitant ma jeune jument, puis nous prenons la sortie de la ruelle comme prévu. S'était sans me douter que l'égo du poulet était si grand! Car ce dernier avait tenté une nouvelle attaque suicidaire et je ne compris cela qu'après l'avoir vu voltigé contre le mur. Je restais bouchée bée devant un tel spectacle.

Mais.. Vanilla? Tu sais déjà faire ça!!??

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Lun 7 Mai - 20:39

 

Bravo !


Fin du combat
Vanilla s'est plutôt bien débrouillée pour son premier combat. Le Poussifeu est tombé raide K.O par l'attaque surprenante de type Combat. Sans doute, se réveillera t-il avec un gros mal de tête d'ici quelques heures. De son côté, la Zebibron guérira des griffures du Poussifeu en un jour ou deux.  

Ton post combat fait 6835 et le Pokémon adverse est K.O.. Ainsi Vanilla gagne 6 niveaux + 2 niveaux bonus.

Tu peux aller Ici pour signaler le gain de niveau. N'oublie pas de mettre à jour ton Répertoire !


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Mar 8 Mai - 21:24
La nuit était déjà bien avancée ; les yeux rivés sur le ciel ébène et ses milliers d'étoiles au scintillement discret, Lear s'aventurait dans plusieurs ruelles qu'il connaissait maintenant comme sa poche. Les lueurs chaudes de nombreuses bougies, filtrant à travers les carreaux des fenêtres, faisaient trembler les ombres sur le pavé. Cette ambiance pouvait sembler sinistre pour une personne étrangère à Aros, mais elle n'était que rassurante pour le garçon. Il aimait voir danser ces spectres et s'amusait parfois même à leur trouver des formes précises. À ses côtés, Hysope, son Métamorph, semblait lui aussi apprécier le spectacle ; pataud, il se précipitait de façades en façades comme à la poursuite de ce petit monde immatériel.
Dans ces rues enfoncées, la seule crainte de Lear était de tomber nez à nez avec un monstre sauvage ; il n'aimait pas s'engager dans des combats : prévoir les mouvements dont était capable son Pokémon, aléatoires à chaque affrontement, était encore trop compliqué pour lui ; c'était pour cela qu'il préférait observer les combats des autres, afin de récolter un maximum d'informations sur chaque monstre qu'il pourrait potentiellement croiser dans un futur proche.
Ces études plus ou moins hasardeuses et précises étaient au jour d'aujourd'hui sa principale activité, en plus de son travail de conteur, bien sûr. Son père désapprouvait d'ailleurs certainement cette occupation ; les Pokémons n'avaient jamais été, pour lui, digne d'attention… Mais au vu de leur relation actuelle, qui se résumait à un "bonjour" au réveil et à un "bonsoir" au coucher, son avis ne lui importait guère.

Peu à peu, une foule de voix parvinrent aux oreilles de Lear, tandis que la ruelle dans laquelle il cheminait débouchait sur un puits de lumières. Un petit sourire se dessina sur son visage, étirant ses lèvres, très pâles dans la pénombre ; sa mère lui avait demandé de rapporter du poisson, et le marché se trouvait droit devant eux ; plus que quelques pas, et ils seraient plongés dans la foule qui se ruait encore sur les stands, malgré l'heure tardive, à la recherche de la meilleure offre :

"Hysope, arrête de poursuivre des fantômes et reste près de moi, sinon tu te perdras au milieu de tous ces gens…"

Le Métamorph obéit sans protester, émettant seulement un piaillement excité.
Il marcha donc calmement aux côtés de son maître avant de s'arrêter tout d'un coup, comme frappé par la foudre. Lear, qui continuait son chemin, ne s'en aperçut que quelques mètres plus loin, et fronçant les sourcils jeta un regard interrogateur au petit Pokémon.

"Un problème ?"

Hysope cligna des yeux comme pour dire "oui" et sembla vouloir lui montrer quelque chose; Lear tourna la tête dans la direction indiquée et remarqua la présence d'un autre monstre, un peu plus loin, dont la fourrure sombre se détachait des lumières du marché. Sa silhouette ne lui était pas inconnue… Le conteur réfléchit un instant et se rappela d'un dessin particulièrement réaliste qu'il avait vu dans un livre sur les Pokémons nuisibles, emprunté à la bibliothèque du phare. Il s'approcha à pas doux, de sorte à ce que la créature ne l'entende pas et s'accroupit pour mieux l'observer. Méfiant, Hysope le rejoignit, fixant l'animal d'un regard noir :

"Il me semble que c'est un Rattata, déclara le garçon dans un murmure. Il est réputé pour manger la moindre miette qui traîne par terre, et pour chaparder des aliments sur les stands aussi. Ce marché est un véritable point de rencontre pour toutes sortes de monstres ; d'ailleurs, les marchands ont toujours fort à faire. Je ne crois pas qu'il y ait des contes avec des Rattatas… Mais qui sait, tu seras peut-être un jour amené à prendre son apparence ? Tu peux toujours essayer de la retenir."

Les apercevant, la créature prit peur et se carapata vers la grand halle couverte. Lear se redressa et fit signe à Hysope de le suivre. L'avenue du marché s'offrait désormais à eux, ils n'avaient plus qu'à trouver une bonne poissonnerie, à la hauteur des attentes de Monsieur et Madame Albarel.
Le bâtiment  de la Halle était absolument immense et couvrait presque tout l'espace, ne laissant que quelques pans extérieurs pour pouvoir directement accéder à d'autres rues. Autour de lui, des façades droites et des lampadaires, continuellement surveillés par des allumeurs de réverbères. Ils faisaient toujours beaucoup rire Lear, qui ne pouvait s’empêcher de trouver ce métier aussi extravagant que ridicule.
Franchissant le seuil de cette structure imposante, le conteur plongea dans la foule en compagnie d'Hysope, qui, se souvenant des recommandations du garçon, veilla à bien rester coller à ses jambes, à tel point qu'il faillit le faire tomber. Lear finit donc par le prendre dans ses bras pour progresser plus facilement, évitant à tout instant d'être percuté par quelqu'un. C'était dans ces moments-là que le conteur était absolument ravi d'être un petit gabarit ; cela lui permettait de se faufiler sans grande difficulté entre les passants.
Après une petit ronde autour des stands, le jeune homme préféra s'orienter vers l'un des étals les moins fournis ; le poisson y avait l'air frais, et de nombreux Pokémons tournaient autour, intéressés. Le vendeur paraissait d'ailleurs ennuyé par cette présence constante qui l'obligeait à rester sur le qui-vive. Lear eut vite fait de demander le poisson qu'il voulait et repartit avec l'emballage sous le bras, Hysope fermement tenu dans l'autre, et une drôle de créature derrière lui, bien décidée à tirer de cet achat un bénéfice. Prenant pitié pour la pauvre bête, Lear acheta un petit pain plus loin qu'il lui offrit ; c'était certainement un Pokémon de type feu ; ses plumes orangées et sa chaleur corporelle confirmait cette hypothèse. De son petit bec pointu, la créature saisit le pain et sans le moindre geste de remerciement s'enfuit comme un voleur :

"En voilà un qui n'est pas très poli… constata-t-il, déçu. Il aurait pu devenir notre ami, mais il a l'air un peu hargneux, non ?"

Hysope hocha vivement la tête, laissant échapper un glapissement outré. Il toucha ensuite la poche du long manteau noir de son compagnon, comme pour lui signifier que lui aussi commençait à avoir faim ; Lear en sortit quelques friandises qu'il transportait toujours sur lui et achetait au moins une fois par semaine dans une petite boutique du coin ; le Métamorph en était friand.

"Bon, on rentre maintenant ?"

Rebroussant chemin, tout deux s'arrêtèrent un instant afin découvrir l'origine de cris et de jurons, pour finalement tomber sur le stand d'où ils venaient ; le marchant poursuivait désormais un félin, un poisson presque aussi gros que lui dans la gueule, filant comme une flèche à travers toutes les installations du bâtiment.
Le vendeur s'arrêta au bout d'un moment, essoufflé, rouge comme une tomate et, dépité, revint à son stand, où d'autres marchandisent semblaient s'être aussi volatilisées.
Lear fit une petite moue songeuse ; des voleurs certainement : Aros n'en manquait pas.

Hysope et lui furent ravis de s'extirper de cette foule qui avait l'art d'épuiser quiconque s'y engouffrait, après s'être procuré quelques algues qui agrémenteraient le filet de Poissirène. Ils prirent alors une petite ruelle peu éclairée qu'ils connaissaient bien : ils l'empruntaient à chaque fois qu'il devaient rejoindre la demeure des Albarel, à l'écart de la ville, bâtie au beau milieu d'un coin boisé.
Ils furent bien étonnés de croiser le Pokémon avec lequel ils avaient eu affaire un peu plus tôt, cette fois-ci évanoui au beau milieu du passage, arborant de nombreuses égratignures. Lear s'apprêtait à s'occuper de lui quand il entendit un peu plus loin une voix claire et les glapissements d'une autre créature ; Hysope, curieux, s'était déjà enfoncé dans une autre ruelle, et le garçon fut obligé de le suivre en courant, le rappelant à l'ordre, en vain.
Il s'arrêta finalement, après une course effrénée, nez à nez avec un drôle de zèbre, aux yeux bleu électrique. Le Métamorph semblait l'examiner sous toutes les coutures, lui-même détaillé par une jolie jeune femme, aux longs cheveux roses et aux iris de la même couleur que ceux de son Pokémon, qui paraissait passablement étonnée :

"Oh, bonsoir, et pardon pour la frayeur,
ahana le garçon, essoufflé. Mon Métamorph a certainement voulu découvrir l'origine du cri que nous avons entendu… Et… Nous voilà…

Il dégagea alors les quelques mèches de cheveux blancs qui lui étaient tombées devant les yeux et dévisagea le petit zèbre ; il ne connaissait pas cette créature… Peut-être n'était-elle pas de la région ? Il aperçut alors de vilaines griffures qui striaient la fourrure zébrée du Pokémon ; le monstre évanoui lui revint alors en tête et il esquissa un petit sourire :

– Vous vous êtes battus, on dirait ; il sourit plus franchement à l'attention de la jeune femme. Votre petit compagnon a l'air coriace en tous cas, vu l'état de son adversaire. Je l'ai croisé, et il n'avait pas l'air prêt de se relever. Je suis curieux : d'où venez-vous ? Je n'ai jamais vu ce genre de Pokémon auparavant.
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Mer 9 Mai - 12:14
Petit à petit je sentais la colère redescendre tandis que le zébreau se surprenait encore de ce qu'il venait de réaliser comme un grand. Nous nous étions regardées un bref instant entre soulagement et étonnement, mais très vite nous cherchons à voir si le poussin était bel et bien dans les pommes. Inquiète, j'oubliais ma vengeance achevée pour plus redevenir la jeune femme empathique. Je commençais à me dire que ma réaction avait été trop à chaud et que d'habitude j'avais bien plus de patience que cela, mais qu'ici je m'étais comportée comme une grosse butor qui ne voulait rien savoir et avait décidé que s'était ainsi et pas autrement. Je soupirais tout en m'accroupissant et posais mes doigts sur son cou afin de lire en lui si son cœur battait toujours, ce qui était bien le cas. Je souris en direction de la zébrée pour la rassurer qu'elle ne l'avait pas tuer. Cette dernière osa s'approcher pour le renifler, puis colla sa tête contre mon épaule. Je posais alors ensuite mes mains sur sa crinière pour la consoler un peu plus.

Tu sembles avoir acquise l'attaque double pied de ta mère. Elle t'aura offert une très belle arme de défense, mais il va falloir qu'on l'a travaille car tu y as été vraiment très fort et tu aurais pu te faire mal avec cet effort! Dans tout les cas on va d'abord soigner nos blessures en commençant par les désinfecter. Allons chercher un coin d'eau pour les nettoyer.

Lui dis-je très sérieuse en me redressant après avoir observé ses quelques griffures. A priori il n'y en aurait que pour deux jours pour elle, et un pour moi. Il faudrait aussi que je trouve du papier pour couper plus l'odeur des poissons frais, ou alors voler autre chose car si je devais à chaque fois me battre pour mon butin ou marchander, je finirai reine des monstres sauvages ou bien larbin de ceux-ci. Nous quittons la ruelle ou se trouvait l'oiseau en parfaite santé, juste ayant besoin d'un repos longue durée, et nous avançons dans la nouvelle qui était assez longue. Le ciel avait changé de couleur pendant la durée du combat et je venais seulement de me rendre compte. Nous étions en pleine nuit et il était peut être trop dangereux de se balader ainsi toutes seules. Surtout que Vanilla était loin de savoir se défendre, même s'il paraissait ridicule de dire cela après son exploit, je savais tout comme elle, qu'elle n'était pas sure de savoir le refaire.  

Même pas une minute après, quelque chose d'étrange se mouva sur les côtés de notre marche et déboula devant ma partenaire qui surprise resta de marbre pendant tout le long jusqu'à ce qu'une voix de derrière nous vinrent jusqu'à nos oreilles. Je me retournais tandis que Vanilla se sentait obligée de fixer la créature rosée. Nous étions comme prise au piège, mais je me décoinçais quand je me rendis compte que ce son provenait de la bouche d'un plus jeune que moi, tellement bien plus, que je me demandais si nous n'avions pas au moins douze ans d'écart. Tandis que son regard se porta plus sur ma future monture que moi, je restai concentrée sur l'attitude de ce garçon aux cheveux tout atypique que les miens. Il était très petit, et paraissait malade tandis que son corps était caché par dessus des habits sombres. Sa voix m'avait fait peur pendant l'espace d'une seconde et à présent c'est sa bouille d'ange qui me déstressai aussi vite.

Effectivement tu es bien curieux. Tu n'as pas peur de trainer ici la nuit et de parler aux inconnus?

Lui lançais-je d'une voix renfermée suivi d'un comportement totalement méfiant. Ils sortaient tout deux de nulle part et il me posait des questions comme ça en se fichant de mon attroupement ridicule déjà, et s'il était si rentre dedans, peut être avait-il de la compagnie cachée plus loin. Depuis le drame que nous avions vécu, je mettais plus de temps à donner de ma confiance et pour faire simple, pendant tout le long de notre voyage de Polis à Aros, je ne me souviens pas ne pas avoir lâchée ma peur d'un malheur. Vanilla oui, s'était un zébreau qui avait besoin de découvrir la vie et pour se faire elle se devait de laisser les contacts se faire quand elle en avait l'occasion. D'ailleurs c'est ce qu'elle allait faire en allant sentir le monstre sans pattes, mais me voyant contourner ce rosé, elle se stoppa dans son élan et me rejoignait. Ainsi nous n'étions plus dans cette sensation d'être encerclée et un peu plus libre de prendre la fuite.

Pourrais-tu récupérer ton monstre, je ne le connais pas et je ne te connais pas non plus.

Rajoutais-je encore un poil mal à l'aise. Bon il n'avait pas l'air mauvais, mais s'était plus fort que moi. J'avais honte qu'il me parle et me voit ainsi. Tandis que je remettais comme je pouvais mon simple haut quelque peu transparent et y glissant mon sac par devant pour cacher mon corps de cet innocent, je réalisais qu'après tout ce n'était qu'un enfant imprudent tout comme sa bête paraissant au final plus inoffensif qu'autre chose. J'essayais alors de faire un effort, mais j'admets ne pas trop savoir par ou commencer. Je n'avais pas spécialement envie de répondre à ses questions alors que s'était à lui de se présenter d'abord.

Ce sauvageon nous a agressé et nous nous sommes vite sentie obligée de nous laisser tranquille. Ma partenaire découvre sa force et n'a pas voulu l'amener jusque dans cet état même si sur le moment nous l'avions peut être pensé un peu fort. Pardon, mais je ne suis pas d'ici.

Finis-je finalement honnête sans vouloir en dire plus. S'était nulle d'être ainsi méchante envers lui alors qu'il pourrait m'être utile.
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Mer 9 Mai - 20:53
Si Lear supposait que le petit Pokémon zébré ne venait pas de cette région, il en était certainement de même pour l'inconnue : elle paraissait mourir de froid… Le garçon jeta un coup d'œil étonné à sa tenue : un habit bien trop léger pour résister au climat glacial d'Aros. Cette grossière erreur lui donna envie de rire, mais il se retint. Il ne savait pas comment pourrait réagir cette jeune femme… Elle ne paraissait d'ailleurs que très peu ouverte à la conversation.
Ses paroles, dures, surprirent d'ailleurs le conteur ; pas parce qu'elles étaient cinglantes, mais plutôt parce qu'elles étaient empruntes d'une vérité qui lui faisait froid dans le dos. Depuis quand courrait-il comme cela, vers l'inconnu, posant des questions sans réfléchir aux conséquences ? C'était un acte inconsidéré. Inconsidéré parce que, malgré son érudition, sa maturité, il était physiquement faible. Très faible même. Il lui était donc très dangereux de s'exposer à des étrangers… Ce n'était d'ailleurs pas ce qu'il faisait d'habitude ; au contraire : Lear avait toujours été un garçon méfiant… Mais il pouvait aussi avoir ses moments d'absence, entraîné par ses émotions ou l'excitation. C'était sûrement ce qui venait de se passer cette fois-ci : la fuite de son Pokémon l'avait un tant soit peu affolé ; il avait toujours peur de ne jamais retrouver le petit Métamorph.
Lear se sentit donc désarçonné, quoi que perplexe ; l'inconnue ne lui semblait pas mauvaise, ou ne serait-ce que perverse, si l'on mettait de côté son étrange tenue qui pouvait rappeler celle des femmes de joies qui trainaient le plus souvent dans l'ombre des plus petites ruelles d'Aros…

Hysope, qui tournait toujours autour de la créature, se vit contraint d'abandonner son petit manège lorsque celle-ci se réfugia entre les jambes de sa maîtresse, qui venait de reculer de quelques pas. Avait-elle peur ? Ou se méfiait-elle de lui ?
D'habitude, c'était plutôt le contraire ; Lear se faisait tout petit, mais n'effrayait personne. Peut-être était-elle seulement surprise par son accoutrement sombre et son teint trop pâle ? Le garçon fit une petite moue ; était-il laid à faire peur ?
Le Métamorph n'attendit d'ailleurs pas longtemps pour se jeter dans les bras de Lear lorsque l'inconnue demanda à ce dernier de l'écarter d'elle et de son Pokémon ; d'une caresse rassurante, il apaisa son compagnon, outré. Hysope était par moment un peu fier, et être rejeté avec autant de virulence ne lui était pas coutumier. Le conteur, par contre, ne se sentait aucunement agressé ou regardé de haut ; il avait de nombreuses années fait face à des propos désagréables, insultants, et tout ce que pouvait dire cette étrangère le laissait de marbre.
Il ne manqua par contre pas de la voir réajuster sa tenue, qui découvrait un peu trop sa poitrine et de cacher la transparence du tissu avec son sac. Lear ne put se retenir de sourire devant la nervosité de cette jeune femme ; était-il si dérangeant ? Dans ces conditions, il ne s'attarderait sûrement pas. Son but n'était en aucun cas d'importuner tous ceux qu'il croisait ; bien au contraire.
Il lui parut pourtant que l'étrangère faisait un effort pour ouvrir le dialogue qu'elle venait tout juste de refermer… C'était une mauvaise tentative, mais le garçon s'en contenterait ; il n'était pas compliqué, et d'ailleurs il n'aurait pas fait mieux : la conversation n'avait jamais vraiment été son fort.
Le sourire de Lear s'intensifia : s'il avait cru dans un premier temps que le "sauvageon" en question était son Métamorph, il se rendit vite compte qu'il ne s'agissait que du petit Pokémon auquel il avait offert un pain. Ce mot décrivait décidément très bien ce monstre, désormais profondément endormi dans l'autre rue…
Le conteur chercha un instant ses mots, et trouva normal de commencer par expliquer son comportement que la jeune femme avait certainement trouvé impertinent :

"Pour tout vous dire, j'ai été pris par les évènements ; mon Métamorph s'enfuit souvent comme ça, et à chaque fois, je préfère le retrouver au plus vite avant qu'il ne s'égare… Alors j'ai certainement oublié d'être méfiant. Par contre, que je me promène en pleine nuit dans Aros est tout à fait normal : c'est le calendrier nocturne qui veut ça. Ici, on vit la nuit, pas le jour.

Si pour lui cet aspect de la vie à Aros était évident, il s'était souvent rendu compte que ça ne l'était pas autant pour les touristes ou les gens de passage. Vivre en pleine nuit était tout à fait normal pour Lear, et il ne troquerait cette spécificité pour rien au monde ; cela faisait tout le charme de la ville dans laquelle il était né. Chauvin, il y était très attaché.

"Mais puisque je suis lancé, et que vous ne me semblez pas dangereuse, bien que prudente, je m'appelle Lear, et lui, c'est Hysope. J'ai l'air d'un enfant, mais j'ai bientôt dix-sept ans… Le conteur réfléchit un instant. Enfin, je ne suis pas bien vieux non plus, vous me direz… Mais je ne crains rien accompagné de mon Pokémon… Du moins je crois.
Pas contre, vous, vous devriez vous méfier. N'allez pas dans des recoins trop isolés habillée comme vous êtes, on ne sait jamais… Aros est une jolie ville, mais ce n'est certainement pas la plus paisible si vous voyez ce que je veux dire."

Peut-être était-il trop franc ? Normalement tout sauf blessant, Lear se surprenait lui-même ; il était en vérité tiraillé entre les potentielles conséquences néfastes que pourraient avoir ses avertissements sur le comportement de l'étrangère et sa sécurité… À bien y réfléchir, il valait mieux pour elle d'être vexée que de se retrouver dans une mauvaise situation. Le conteur voulait avant tout le bien des autres, et fermer les yeux sur cette tenue… Plutôt légère, n'était certainement pas une bonne option.
S'il avait été plus grand, il lui aurait certainement donné son manteau… Mais ce n'était pas le cas, et il était malheureusement impuissant. Mais pourquoi ne pas lui indiquer l'hôtel ou une boutique où elle pourrait s'habiller plus chaudement ?
Si elle était étrangère, elle ne devait sans doute pas connaître la ville, d'autant plus qu'Aros était un véritable labyrinthe. Lui-même pouvait encore s'y perdre :

"En parlant de vos habits… Je ne sais pas d'où vous venez, et je ne vous forcerez pas à me le dire… Mais vous ne devez pas être habituée au climat de cette ville ; Il existe un commerce de vêtements et de fourrures chaudes un peu plus loin… Et un hôtel à côté de la Halle. Je pourrais vous montrer, si vous voulez… À deux, les Pokémons sauvages hésiteront à deux fois avant d'attaquer.
D'ailleurs je me sens un peu mal par rapport au monstre de tout à l'heure. C'est une drôle de coïncidence, mais je l'ai croisé avant que vous ne le mettiez au tapis ; Il avait l'air affamé… La faim a dû le rendre agressif."


C'était tout ce qu'il avait à proposer… Et d'ailleurs, il n'était même pas sûr qu'elle accepte de se faire guider par un gamin à travers les rues sombres d'Aros… C'était plutôt étrange, comme situation, non ? Lear savait que son comportement pouvait parfois surprendre et porter à confusion. Mais c'était sa façon d'être, changeant et parfois un peu paradoxal ; sans doute le fruit du passage de l'innocence et de l'adolescence aveugle à l'âge adulte.
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Ven 11 Mai - 18:49
Nous étions face à face à quelques mètres de distance. Le rosé ne s'était pas entêté et avait peu de temps après ma remarque, rejoint son maitre. Il avait l'air vexé de ma réaction, tandis que le jeune garçon semblait impassible. Était-ce pour prendre sur soi? Sans doute avais-je été un peu dur après tout alors qu'il n'avait pour l'instant rien fait de mal. Je m'en voulais un peu de m'être comportée de manière si renfermée. Après un temps de silence plus ou moins long, le garçonnet prit la parole et les mots qu'il employa me fit comprendre qu'il était de loin un inculte dans la manière linguistique. Je restais impressionnée face à sa répartie qui me fit réaliser que je trompais sur plusieurs points à son égard. Néanmoins, il ne semblait pas fermer la discussion et cherchait plutôt à venir d'une autre manière et sans doute dans la retenue pour ne plus se prendre un vent.

Une question me vint en tête de suite. Ils vivaient la nuit, ce qui voulait dire qu'ils dormaient le jour? Ou simplement que la nuit, la fête était encore possible et par conséquent, de pouvoir trouver des boutiques encore ouvertes tard le soir sans avoir peur de la pègre? J'avais du mal à acquiescer ses explications, trouvant cela très surprenant. Les villes que j'ai connu ne se permettaient pas ce genre de fantaisie. La nuit, s'était chacun chez soi et par contre très tôt le matin, la foule était déjà présente et active, bien tôt dès quatre à cinq heure du matin. Mon interlocuteur reposa sa voix pour ensuite reprendre la parole et je me doutais qu'il allait avoir beaucoup de choses à me dire, sur quoi je préférai le laisser finir son monologue pour ensuite mieux voir quoi lui répondre. En espérant d'ici là ne pas oublier mes questions. Vanilla quant-à elle, très peu intéressée par le sujet, décida d'aller explorer les pots de fleur aux abords des portes de la ruelle et ce sans trop s'éloigner, mais simplement voir s'il y avait quelques herbes appétissantes ou non.

Ainsi soit-il, le jeune homme en face de moi n'avait pas dans les douze treize ans, comme son physique semblait le définir, mais bel et bien dans les seize voir dix-sept ans. Ma remarque de tout à l'heure l'a tout de moins marqué pour avoir besoin de se justifier et la situation en est quelque peu maladroit d'en arriver là. Voyant ma jeune zébrée se détendre, je fis de même jusqu'à ce que ce dénommé Lear me fasse la morale sur ma propre sécurité. Il est néanmoins plus vrai que je risque un danger que lui étant un garçon, mais il fallait se méfier de certains hommes tordus aimant tout autant les jeunes demoiselles que les garçonnets à l'allure fragile. Par la suite il reprit son discours pour me proposer de me faire visiter les endroits non loin, des échoppes et quelques boutiques de vêtements. L'exploration n'était pas compliquée et à vrai dire je n'avais que ça à faire de mes journées, mais finalement sa compagnie me paraissait plaisante, il était tout aussi franc que moi et malgré l'image qu'on pouvait donner, nous ne représentons pas celle-ci. Je décidais intérieurement d'accepter sa demande quant-il finit sa phrase sur l'oiseau orangé.

Son comportement n'est pas excusable. Sauvage soit-il, il semble avoir su tirer profit de son environnement et en avoir récolté un trop plein de nourritures au vue de son surpoids. Faire les yeux doux pour avoir à manger est une ruse comme une autre. Par contre, de là à en venir au sang, je ne suis pas d'accord. S'il vous avez attaqué personnellement ou votre Meta, vous ne seriez probablement pas du même avis. D'ailleurs si vous avez de quoi payer de la nourriture à ces bêtes, ce n'est pas le cas de tous. Pour ma part je n'ai pas un rond sur moi, et je suis tout autant affamée qu'il peut l'être et Vanilla aussi et pourtant nous, nous avons de loin de la graisse sur nos os.

Lui lançais-je directement après qu'il se soit tu. Il avait mal, mais il jugeait un peu trop vite lui aussi pour le coup. Je lui montrais par ailleurs les marques qu'il m'avait faite sur mes mollets tandis que le zébreau revint vers moi après avoir entendu son nom. Ce petit monstre avait réagit sans réfléchir et sur le coup moi aussi. Il m'avait blessé injustement, et je voulais qu'il paye pour ça. Oh je ne voulais pas qu'il en arrive là non, mais je voulais juste qu'il me lâche la grappe. Nous avons mal jaugé ce combat, mais surement que ce malotru en retiendra une bonne leçon.

Je lui ai même offert une ration du peu que j'ai sur moi dans l'espoir qu'il me laisse, mais il voulait tout me prendre! Il ne voulait pas discuter. Je pense que ça lui permettra d'être moins exigeant les prochaines fois et surtout de ne plus m'embêter quand je suis dans les parages.

Rajoutais-je encore un poils perturbé par la scène de tout à l'heure. Je n'étais pas comme ça d'habitude. Je n'avais jamais eu besoin d'en arriver là car ma monture était suffisamment d'un haut niveau pour que les sauvageons ne me cherchent pas des noises, mais ici avec sa progéniture très débutante en combat, nous étions facilement une victime potentielle et avec tout mes problèmes, j'ai peut être lâché toute ma colère sur lui. Ce qui était fait était fait, et peut être que les autres pokemons du coin m'ont remerciés de loin. Je soupirais puis reprit la parole.

M'enfin, changeons de sujet voulez-vous? Je suis d'accord pour une balade nocturne entre ses rues. Je m'appelle Cherry et elle c'est Vanilla. Je suis désolée si j'ai été un peu brute du décoffrage. Je viens d'arriver dans des conditions plus que misérable et si j'avais avant une vie des plus agréable, je n'ai depuis plus rien. Je suis facilement instable ses derniers jours. Mon empathie a perdu du terrain entre temps...

Finis-je totalement dans la confidence. Cela me faisait du bien d'ailleurs de pouvoir ainsi me plaindre à quelqu'un de la réalité de ma vie. Je ne voulais pas lui faire l’aumône, pas à un plus jeune que moi et j'espérais qu'il ne croit pas que je veuille profiter de lui financièrement. Je ne voulais rien de son argent, par contre, son savoir, sa compagnie, s'il savait qu'au fond cela me permettait de reprendre gout à la vie et me faire sortir pour un temps de ma solitude meurtrie...
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Sam 19 Mai - 18:11
Le dialogue paraissait peu à peu s'ouvrir, et ceci soulagea considérablement Lear qui ne se voyait pas tenter à nouveau de percer la carapace de l'inconnue. Qu'elle se soit brisée aussi vite l'arrangeait beaucoup… Et d'ailleurs… Maintenant qu'il y pensait, il se demandait comment il en était arrivé là. Comment il s'était retrouvé dans cette petite ruelle en compagnie d'une jeune femme qu'il n'avait jamais vue auparavant, à essayer de lui paraître sympathique. Cela lui semblait idiot… Même si, paradoxalement, il espérait avoir fait bonne impression, ou plutôt avoir gommé les préjugés de l'étrangère.
Malheureusement, il voyait bien que s'il avait réussi à se faire passer pour une personne un peu moins louche, il venait quand même d'établir une nouvelle frontière entre eux ; sa famille était riche, il était privilégié, et cette jeune femme le lui rappelait très bien, en soulignant sa propre misère avec amertume.
Lear était bien sûr ravi de pouvoir vivre comme il l'entendait, de ne pas avoir peur du lendemain, des resources disponibles pour pouvoir continuer à vivre… Mais il voyait aussi tous les inconvénients : faire partie d'une famille bourgeoise voulait dire toujours être dans les clous, masquer toute extravagance et ne pas rire avec son avenir. C'était comme être un oiseau dans une cage en or, au fond… Alors, s'il ne pouvait pas dire qu'il enviait cette fille, il assumait ne pas être tout à fait content de sa situation.

Le conteur examina d'un œil perplexe les griffures, vestiges du glouton ; ce n'était pas bien grave, quoi que celles du petit zèbre paraissait plus profonde : malgré tout, cela ne prendrait que quelques jours pour guérir. Il était pourtant forcé d'avouer que la créature sauvage n'y était pas allée de main morte, et ceci fit à demi sourire le garçon, qui trouvait drôle l'attitude de cette jeune femme, exhibant ses mollets pour qu'il puisse contempler toutes ces petites blessures et ainsi comprendre la cruauté et l’acharnement dont elle avait été victime…
Il pensa un instant qu'il serait bon de lui donner les quelques algues qu'il avait achetées en guise de compensation ; cela rembourserait toujours un peu la nourriture qu'elle avait vainement sacrifié, après tout… Lear ne lui était pourtant pas redevable, mais il se sentait obligé de lui venir en aide : elle parlait de sa situation avec tant de désarroi qu’il avait pitié.
Le Métamorph, quant à lui, toujours dans ses bras entre le poisson et le sac d'algues, paraissait se désintéresser de la conversation, préférant contempler le scintillement des étoiles, de plus en plus nombreuses dans le ciel noir. Une petite brise marine soufflait également sur les toits des quartiers près de la mer ; Lear inspira profondément pour s'en imprégner : cette odeur d'iode et de sel lui évoquait toujours des contrées inexplorées, de longs voyages qu'il entreprendrait peut-être un jour.

Finalement, la jeune femme décida de se présenter ; elle s'appelait Cherry… Ce n'était pas commun, comme nom… Mais c'était joli, assez doux. Lear trouvait que ça lui allait bien. Hysope approuva aussi le sobriquet de la créature qui l'accompagnait, reportant toute son attention sur le petit zèbre aux pieds de l'étrangère.
Le conteur, lui, ne fut pas étonné d'apprendre qu'elle venait d'une toute autre contrée ; elle avait eu l'air étonnée quand il lui avait parlé du mode de vie des habitants d'Aros… Et tout le monde savait, à Hastérion quels étaient les fuseaux horaires de cette région… Il sourit donc plus franchement, juste après qu'elle ait accepté sa proposition de ballade nocturne, et lui tendit une main franche, comme le lui avait appris de nombreuses fois son père :

« Enchanté, Cherry. Vraiment, je ne vous reproche pas votre méfiance ; c’est assez naturel, en fait… Et j’aurais dû adopter le même comportement.
Quand vous dites que vous venez d’arriver… Ça signifie que vous avez débarqué aujourd’hui ? Vous devez être complètement perdue… C’est joli, Aros, mais la première fois qu’on y met les pieds, c’est toujours compliqué de s’y retrouver… D’autant plus si on n’a pas d’argent. »


À ces mots, Hysope parut vouloir descendre et bouscula les paquets que son maître tenait aussi fermement dans ses bras ; le garçon rattrapa le poisson in extremis et manqua de renverser toutes les algues… Le Metamorph, quant à lui, ne s’était pas soucié de cet accident avorté et avait à nouveau rejoint l’autre créature pour jouer avec elle. Il avait visiblement compris que l’atmosphère était sensiblement meilleure que tout à l’heure.

« Hysope, tu… commença-t-il avec colère avant de soupirer. Bon… J’espère que ça ne vous dérange pas qu’il joue un peu avec… Vanilla, c’est ça ?
Bref, si vous voulez, on commence la visite ? Je peux rester encore un peu, j’ai du temps, et puis si je peux vous aider comme ça… Ça me va ! Je pense qu’on va continuer sur cette ruelle : on risque de retomber sur une avenue…
Et si vous cherchez du travail pour gagner quelques sous, il y a des annonces et des propositions d’emplois éparpillées un peu partout en ville, je vous montrerai ! »
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Mar 29 Mai - 16:08
Au même moment d'avoir fini ma phrase, une brise marine passa à travers les murs des maisons, s'engouffrant dans les ruelles dont celle ou nous étions. Le vent fit envoler pour un temps mes cheveux rosés et tandis que j'essayais de remettre ma coiffure en place, j'aperçus le jeune homme me tendre la main pour un salut plus éduqué. Il est vrai que j'avais perdu de beaucoup de ma politesse et de tout ce que j'avais appris depuis le drame, mais avec ce départ vers Hastérion en bateau, s'était tout autre de tout ce que je connaissais. J'ai du m'adapter à cette vie misérable au même rang des pauvres qui doivent travailler durement pour pas grand chose. Discuter aimablement était chose rare, ah non cela n'était pas des pauvres gens s'entre aidant, s'était plus la gué-guerre qu'autre chose, le fameux "chacun pour soi", "premier arrivé, premier servi" et bien d'autres encore! Aux paroles prononcées de la part de l'adolescent, j'acquiesçais avec un faible sourire. Quoi dire de plus sur cette vérité? Lear continua donc de parler et je l'écoutais quand soudainement le Meta sauta des bras de son maitre dont ce dernier ne maitrisait plus les produits qu'il avait acheté. J'avais su rattrapé ces algues que je remettais en place, puis pris à nouveau soin de notre distance respectif. Vanilla quant-à elle, était satisfaite de la tournure de la situation, bien sociable d'avec le petit monstre sans oser plus que marcher prêt de lui en faisant connaissance du bout de l’œil et du museau.

Non, non... Laissez-les. Je vous avais pris pour des personnes malhonnêtes, c'est pour cela que j'avais agi ainsi. Vous savez, mon voyage a été mouvementé. J'y ai rencontré et du côtoyer pour un certain temps des gens très désagréables, alors quand vous m'avez fait peur, j'ai cru tout de suite au pire, mais je vois bien que vous êtes tout autrement que ce que je pensais, et je m'en excuse.

Commençais-je dans un premier temps. Je trouvais regrettable de devoir ainsi me désoler plusieurs fois de ma mauvaise compagnie. Mais sans doute que depuis il m'avait pardonné? Cela était plus fort que moi cependant, je me maudissais en cet instant le début de notre rencontre. Quand t-il avait demandé pour commencer la visite, j'avais bien entendu validé sa proposition et c'est pourquoi nous avancions dans la ruelle qui à présent arrivé à son terme. En face de nous ou du moins à nos côtés, de gauche et de droite, je m'apercevais comme il le disait plutôt que la nuit, Aros vivait et j'observais alors la foule, tout aussi présente que tout à l'heure dans le bâtiment des marchés.

Merci pour les panneaux, j'irai voir cela dès qu'on en trouvera un. Dites moi, connaissez-vous des terres non habités par l'Homme? Je veux dire par là, ou les monstres sauvages y seraient tranquille? Ou bien encore une zone réellement campagnarde? Voir même aussi un coin d'eau?

Lui dis-je amicalement sans trop y croire au sujet de trouver un métier acceptable. Par contre ma voix avait changé de tonalité très clairement quand je commençais à me poser cinq milles questions d'un coup et dont seulement quelques unes furent prononcées jusqu'à ses oreilles. J'étais très curieuse de sa réponse et j'espérais beaucoup pouvoir m'éloigner rapidement de ce centre pour m'enfuir dans la nature et vivre loin de tous. Je risquais peut être plus de me faire a voir avec de possibles mercenaires... Mais je voulais au moins voir si la vie était plus accessible en dehors d'ici, et peut être seulement qu'après que Vanilla aura progressé en combat, alors nous pourrions nous installer en forêt prêt d'un lac par exemple. Mais à bien y réfléchir avec ce port, je ne suis pas sure de trouver ce que j'aimais tant avant plusieurs kilomètres...

Dites moi Lear, si du moins vous me le permettez, vous semblez provenir d'une classe agréable, et je suis curieuse de connaitre la voie que vous avez choisi pour votre avenir?

Rajoutais-je après quelques temps de silence de ma part. Cela me faisait beaucoup de bien de retrouver quelqu'un de la "haute société". Je me sentais plus "désirable", plus "respectée" comme autre fois. Je rêvais même pour un instant comment les choses pourraient évoluer positivement pour moi ici, et si ce Lear pourrait m'y aider ou pas... Le zebreau de son côté commençait à trottiner d'un bout à l'autre en saluant tout les passants, prenant confiance en elle et au lieu car s'était ce que le Meta donnait comme image et exemple à suivre, bien que lui ne se permettait pas d'aller voir tout les inconnus!

Vanilla, arrête un peu de les stopper dans leurs marches, tu peux très bien dire bonjour sans attendre après eux qu'ils en fassent de même!

Finis-je de dire pour calmer son nouveau jeu. J'avais peur que quelqu'un la chasse sauvagement et qu'elle se mette à pleurer ou pire, perdre de son si joli caractère pour devenir plus mauvais.. Un peu comme moi quoi...
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Sam 2 Juin - 0:41
Lear tenait désormais fermement les paquets de nourriture qu’il avait dans ses bras ; les remerciements qu’il avait adressés à Cherry lorsqu’elle avait rattrapé les algues s’étaient perdus avec les piaillements du petit zèbre et de son Métamorph ; il espérait ne pas passer pour un petit garçon capricieux et impoli.
Bien heureusement, les paroles de la jeune femme le rassurèrent ; leurs rapports s’étaient considérablement améliorés… Une relation de confiance se nouait peu à peu, il le sentait, et c’était, soyons franc, plutôt agréable.
Il manqua de rire lorsqu’elle énonça les premières impressions qu’elle avait eu de lui et d’Hysope ; Lear n’arrivait pas à comprendre en quoi il pouvait avoir l’air d’une personne malhonnête. Tout le monde lui avait toujours dit qu’il ne faisait pas même peur à une mouche…
Il accepta les excuses de la jeune femme en un petit sourire conciliateur, tandis qu’il observait son Pokémon gambader avec le sien. Ils avaient l’air de vraiment bien s’entendre, et cela faisait plaisir à voir.
Tandis que Cherry continuait de parler et déclarait s’intéresser aux panneaux qu’il lui avait décrits, tout deux longèrent la rue dans laquelle ils étaient depuis maintenant un certain temps pour déboucher sur une autre avenue. Quelques groupes de personnes y progressaient tranquillement, à la lueur des lanternes. Le conteur remarquait l’étonnement de la jeune femme ; il s’imaginait alors une contrée où on vivait le jour et se perdait dans ses pensées : ce devait être étrange. Il comprenait le dépaysement de l’étrangère.
Aussi, il mit du temps à reconstruire dans sa tête les questions de cette dernière et laissa s’installer un petit silence durant lequel il la dévisagea, un peu perdu. Puis il fixa ses pieds un instant et prit un petit air sérieux. Des coins tranquilles, sans aucune trace humaine, accueillants et vivables…? C’était certainement ce qu’elle cherchait ; elle voulait peut-être vivre en ermite ? Cela suscitait l’admiration du garçon ; ce genre de mode de vie le faisait rêver mais il se savait incapable de l’adopter.
Il réfléchit un instant, ne voyant pas de lieux qui pourraient convenir à la jeune femme… Seule Scémède lui venait à l’idée, mais ce n’était pas la porte à côté :

« Disons qu’Aros n’est pas très accueillante mise à part pour son centre-ville ; il y fait froid, la mer s’étend sur une bonne parcelle… Ah, si, il y a un petit bois du côté de chez moi, mais rien d’extraordinaire. D’ailleurs, il vaut mieux ne pas s’y aventurer ; certains Pokémons qui y habitent sont particulièrement agressifs… Mais à quelques jours d’ici vous avez les contrées de Scémède ; plus campagnard, plus tranquille. Plus chaud aussi. C’est un long voyage, mais cela pourrait valoir le coup.

Il se tut un instant pour finalement adopter une petit moue qui traduisait son doute.

– Enfin bon… Moi je n’y suis jamais allé, alors… »


Sa réponse n’allait sûrement pas satisfaire Cherry. Elle devait être fatiguée du voyage entrepris, et elle n’avait pas un sous… Peut-être qu’avant de penser à un autre coin habitable, il valait mieux qu’elle se mette à la recherche d’un emploi…? Et de nouveaux vêtements, ça allait de soi. Il n’osa pas le lui dire ; elle était grande, elle devait en être consciente.
Hysope montrait le chemin. Il zigzaguait entre les passants, qui se multipliaient. La plupart l’ignoraient, ne le remarquant même pas dans la pénombre. Lear lui, se fondait presque dans la foule, si petit qu’on aurait pu lui marcher dessus. Il se demandait comment Cherry arrivait à le suivre.
Attentive, elle surveillait son monstre et le réprimandait de temps à autres ; le petit zèbre, enthousiaste, paraissait saluer toutes les personnes qu’il croisait sur son chemin. Ce comportement fit rire le garçon ; la plupart des passants étaient aussi amusés par ce petit feu-follet qui courrait partout.
Le conteur rappela son Pokémon afin qu’il revienne vers lui ; il aimait le garder dans son champ de vision.

La question que lui posa la jeune femme, marquée par un brin d’hésitation, gomma son sourire. Une classe « agréable » n’est-ce pas ? Il rit amèrement. Il connaissait plus jovial et plaisant que la bourgeoisie… Qu’elle lui demande quel était son choix d’avenir intensifia son rire ; il sonnait faux :

« Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
demanda-t-il au bout d’un moment. Je parle bien, c’est vrai, mais ce n’est pas suffisant pour avancer ce genre d’hypothèse. Et encore, j’ai beaucoup de choses à apprendre en matière de communication… Comme par exemple me débarrasser de ces pirouettes nobles qui pèsent sur mon hastérien. Vous vous exprimez très bien aussi d’ailleurs…
Enfin, je ne vais pas le nier. Ma famille est riche, ou du moins a assez d’argent pour vivre aisément. Mais je ne qualifie pas la bourgeoisie d’agréable ou de confortable, bien au contraire. Je n’aime pas ce milieu, je le déteste même. J’aurais préféré naître avec une cuillère en bois plutôt qu’une cuillère en argent dans la bouche… Mais peut-être que vous, vous avez connu une enfance joyeuse et… Enfin, peut-être que ce n’était pas pareil chez vous. Dans ce cas je vous envie, c’est l’idéal. »

Il fit une pause, ayant remarqué une affiche placardée contre une porte. Il s’en approcha, interrompant un instant la conversation pour passer à un autre sujet. Hysope, sur ses talons, ne tarda pas à venir se frotter à ses jambes pour qu’il le prenne à nouveau dans ses bras :

« Voilà une proposition d’emploi. Je ne sais pas si elle peut vous convenir… Ils cherchent une femme pour occuper un poste de serveuse… J’imagine qu’il y a plus intéressant que de faire le larbin dans une taverne…

Il fit une petite moue pensive, avant de compléter ses propos.

– Non, ne vous y intéressez pas. Il y a de véritables cochons dans ces tavernes, et dégradants qui plus est. À Aros, on trouve plus de rustres qu’on ne le croit.
Oh, et sinon, moi je suis conteur. Enfin, j’ai choisi de mener une vie de saltimbanque si vous préférez. Mon but est de partir de cette ville pour aller à la rencontre d’autres légendes et d’autres cultures… Étonnant pour un fils à papa, non ?


Lear sourit ; il ne voulait pas que Cherry croit qu’il soit en colère. Au contraire, déballer son sac lui faisait du bien. Que risquait-il au fond ? Ils ne se connaissaient pas, après cette nuit passée ensemble, ils risquaient de ne plus jamais se revoir… Autant parler. Elle lui raconterait à son tour sa vie, il l’espérait.
C’était comme deux buveurs qui se rencontraient à la même table et passaient leur moment d’ivresse à débattre de tout et de rien alors qu’ils ne s’étaient jamais vus auparavant.

— Mon père me renie un peu pour ça, à vrai dire… Peut-être que vous me trouvez inconscient vous aussi. Je peux comprendre… Mais ce qu’il me proposait et me propose encore ne me plaît pas, alors… Bref. Je vous ai répondu, à vous maintenant ! De quelle contrée venez-vous, si ça ne vous dérange pas de me le dire ? Je connais Kalos, Kanto, Johto… Mais après je sèche un peu j’avoue. Et si ce n’est pas indiscret, je serais curieux de savoir la raison de votre venue… Hastérion n’est pas un Eden qui a pour habitude d’attirer de nouveaux habitants. »
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Mer 6 Juin - 13:09
Je venais à peine de débarquer me rappelant difficilement le nom du pays ou j'étais ainsi que ses coutumes, mais aussi sa ville principale qui m'était totalement à l'opposé de mon mode de vie et en plus j'apprenais que j'y trouverai décidément pas ma place si je m’obstinais à vouloir habiter dans des lieux sauvages. Je commençais alors à douter sérieusement de mon choix final. Devais-je vraiment tout risquer pour fuir d'ici et atterrir sur Scémède? Sur une pensée de ce jeune garçon qui au final n'était pas très sur de ses dires? Non, il valait mieux que je reste à Aros pendant quelques jours et que je fasse le tour de ce coin pour m'assurer vraiment si l'endroit vaut le coup pour moi et ce qu'il a à m'apporter. D'ailleurs il me tarde de découvrir son petit bois, sois disant proche de là ou il habite. Peut être nous nous croiserons à nouveau alors si je passe un jour par là bas, car il y aura bien un jour ou j'irai voir par même ce terrain remplit de monstres dit agressifs. Il faudra que je sois prudente et bien entrainée avec Vanilla. Si je reste logique, cela ne sera pas pour tout de suite et qui dit si Scémède n'offrira pas la même ambiance? J'étais tellement remplit de quiétudes qu'il valait mieux que j’oublie ça pour l'instant et que je profite de l'instant présent. J'aurai bien toute la nuit pour y revenir...

Ah.. Mince. Il semblerait que j'ai déçu mon interlocuteur à nouveau suite à sa remarque sur ma curiosité de sa situation. A priori je n'aurai pas du employer le bien être de sa position qui parait au final plus le faire souffrir qu'autre chose. Je dois admettre trouver cela étrange, à moins que lui aussi doit subir la pression familiale qu'avait du subir et doit subir encore mon ancienne amie et princesse de Scala... Celle que je ne reverrai plus probablement... Et qui doit croire que je suis morte après tout. S'en veut-elle de nous avoir mise dans cette situation? Puis je finis par comprendre ou voulait en venir Lear à propos de ma remarque, j'avais donc vu juste quelque peu à retardement. Au final j'avais eu une enfance plus agréable que lui, mais à l'heure actuelle, je ne sais pas vraiment s'il valait mieux être à sa place ou à la mienne, car faut-il préférait aimer ses parents et sa vie pour se retrouver sans rien après ou avoir tout facilement et n'être content de rien à cause d'un détails? Je dois admettre que je n'avais pas envie d'aller sur ce terrain là avec cet adolescent qui se voyait déjà quasi adulte. Non je ne voulais pas non plus faire un concours. Je m'y suis mal prise encore une fois et même s'il a remarqué mon éloquence aisée, il a sans doute vu comme j'avais perdu en même temps de sa logique des sens. Je ne dis rien pour l'instant.

Surprise tel est le mot. Pas qu'il soit surprenant pour un fils à papa de vouloir partir à l'aventure et s'enrichir de ces expériences, mais car je venais de trouver quelqu'un comme moi au final. Un être se voulant libre et qui adorait faire des rencontres! Un sourire m'apparut aussi. J'oubliais tout mes derniers mois cauchemardesques comme s'ils n'avaient jamais existé. J'oubliais aussi ma honte d'être si dévêtue devant lui, j'en lâchai mes affaires à terre, me foutant totalement de mon allure crasseuse et bien trop vulgaire. Je me revoyais comme autrefois durant le début de ma formation. Oh comme j'aimais tant cette sensation! Je n'eus pas le temps de parler qu'il reprit pour se confier à moi plus en approfondi alors mon enthousiasme s'effaça sans vraiment disparaitre. C'est comme si il avait réussi à m'ouvrir à nouveau, comme si je renaissais. Pourtant je sentais encore ma faible armure encore accrochée sur moi, comme une défense impénétrable, mais pour un instant, à cet instant présent, je respirai, je revivais, j'avais des envies, réelles! Comme ci j'étais prête à reprendre ma vie en main, mais le voulais-je vraiment ou était-ce simplement une émotion de passage?

Puis je revint doucement à la réalité, il était si jeune, je ne devais pas me laisser trop émouvoir, ses parents étaient contre, du moins son père. Je ne voulais pas me mettre encore dans une histoire pour le plaisir de la justice! Je me renfermais quand soudain il me demanda de lui raconter mon histoire... Je bloquai un instant, prit une inspiration, attrapa son affiche de serveuse, et me jeta contre la façade d'un mur. Par quoi commencer? Ou du moins quel mot employer? Je ne voulais pas aller dans les détails, tout comme lui, mais aller à l'essentiel et juste ça s'était dur à dire car s'était admettre la réalité en face, et le penser était déjà difficile alors le prononcer...? Il n'y avait qu'avec Vanilla que je pouvais ainsi parler, cela nous avait renforcé, nous avons même pleuré ensemble après tout.

Je... Je viens de Scala. C'est une région assez petite avec peu de villes à son actif. Tout comme ici nous avions un centre ville très peuplé, mais de journée et dès très tôt le matin, mais pas le soir ou chacun retournait chez soi. J'étais destinée à être exploratrice pour mon roi..., mais ... Comment dire... Et si je me suis retrouvée ici ce n'est pas par choix, mais il le fallait pour ma survie. Être serveuse? Avec mon joli minois? Cela serait du suicide... Je préfère encore voler. Je m'excuse encore d'être ainsi devant vous, voyez ce que je suis devenue? Une hors la loi. J'aimais tout comme vous partir en exploration et apprendre d'autrui. Vous m'avez fait rêver pour un instant et je vous en remercie. Je ressens toute votre passion à travers vos paroles. Mon très cher Lear, je ne suis plus rien. Faites attention à vous, tant que vous avez tout.

Lâchais-je dans un soupir de désarroi. Je me redressais et déchirai l'annonce en mille morceau, cela tomba à terre et je m'en fichai bien. Vanilla trottina puis fit demi tour jusqu'à nous. Je ne savais plus quoi faire, voulait-il encore de moi? Cela sonnait comme un adieu, et pourtant une partie de moi voulait qu'il reste encore et poursuive sa visite. Je n'étais pas bien non, pas bien du tout. Je lui tournais le dos, je ne voulais pas qu'il voit mon instabilité profonde. Je devais lui être un exemple après tout, j'étais son ainée.. Je finis par me retourner, après avoir repris le dessus de mes émotions instables. Je lui affichais un sourire encourageant, pour m'encourager moi même à rester forte et je lui demandais s'il avait encore à me montrer des lieux clés.
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Lun 11 Juin - 20:00
Scala…? Cela ne lui disait vraiment rien… Ce devait être une contrée lointaine, mentionnée deux ou trois fois dans quelques livres de la bibliothèque qu’il n’avait pas encore croisés.
Il sourit lorsque la jeune femme se mit à lui décrire la vie quotidienne des habitants de cette région ; il s’imaginait bien que les citoyens d’Aros étaient les seuls tordus à vivre la nuit… Il trouvait lui aussi cette coutume étrange, au fond, mais il en était plutôt fier.
Au vu des vêtements de son interlocutrice, Lear aimait s’imaginer des températures accueillantes, chaudes, et un soleil haut et étincelant. Il rêvait d’un jour aller à Scémède pour connaître ce climat qu’il jugeait idéal, sans pour autant ne l’avoir jamais expérimenté…
Et puis, qui disait nouvel environnement disait nouveaux Pokémons, et ça, c’était plutôt passionnant.

Il lui sembla voir la jeune femme cacher quelques stigmates d’une blessure encore récente en lui tournant le dos. Elle subissait donc un exil. Ou quelque chose dans le genre… Il pouvait ressentir sa douleur, et la comprendre, même s’il avait du mal à s’imaginer ses émotions, ses peurs et son désespoir. Ce devait être une épreuve très dure à traverser, mais qui allait forger son caractère…
Cherry avait certainement quitté une famille à laquelle elle était attachée pour être aussi peinée.
Le conteur fit mine de ne s’apercevoir de rien, prenant Hysope dans ses bras et jetant un regard pensif sur les passants ; il y avait encore du monde, mais la nuit commençait à être longue. Ils ne devaient plus tarder à présent… Peut-être lui montrerait-il le phare ? C’était un grand classique à Aros… Mais elle avait sûrement déjà dû l’apercevoir ; c’était en effet difficile de ne pas le remarquer. Il trônait lui et sa lumière au dessus de la ville.
Il pourrait par contre lui raconter les traditions du coin, et tout le mythe autour de cette fameuse construction qui guidait les bateaux aveuglés dans l’obscurité depuis des siècles…

Il ne put pourtant retenir une petite moue triste ; très empathique, il se sentait facilement mal en présence de quelqu’un en plein chagrin. Et puis il avait cru voir un sourire sur son visage un peu plus tôt, quand il avait énoncé son choix d’orientation… Ses paroles d’encouragement l’avaient aussi beaucoup touché. C’était comme si Cherry comprenait cette étrange vocation. Cela avait fait plaisir au garçon… Il s’était senti écouté. Et pour une fois, il lui avait semblé ne pas être seulement réduit à un simple enfant de riche famille. Pourtant, une note d’amertume avait percé dans sa voix… La perte de son statut et de tous ses biens devait être une véritable déchéance pour elle, et Lear comprenait aisément que cela puisse la démoraliser.
S’il avait su, il se serait abstenu de lui poser toutes ces questions… Il était parfois trop curieux, et cela lui portait visiblement préjudice. Il espérait pourtant ne pas l’avoir froissée ; arrêter leur discussion ici serait vraiment idiot.
Lear fixa finalement les morceaux de papiers, vestiges de l'annonce que la jeune femme avait déchirée, qui s’était déjà un peu éloignés, portés par la brise marine. Il commençait à avoir froid, et n’osait même pas imaginer l’état de la jeune femme.

Une fois ressaisie, Cherry, de nouveau rayonnante, lui adressa finalement un joli sourire qui le réchauffa et lui fit reprendre des couleurs. Il laissa son Pokémon descendre pour rejoindre le petit zèbre, et réajusta tous les paquets dans ses bras pour ne pas avoir droit à une autre dégringolade :

« Je pense qu’il serait plus intelligent de vous demander ce que vous recherchez dans cette ville… J’ai pensé vous amener tout près du phare pour que vous puissiez l’admirer, mais il est possible que cela ne vous intéresse pas… Il y a une très belle Bibliothèque là-bas…
Mais je pense que c'est plus important de vous trouver un coin pour dormir. Vous ne pouvez pas rester dehors, ce serait du suicide… Même s’il fait un peu plus chaud le jour…
Alors on va où vous voulez !


Il marqua une pause et regarda autour de lui. Les lanternes brillaient de mille feux ; au-dessus de leurs tête, les toits s’amoncelaient. Aros cachait tant de coins merveilleux… s’ils avaient eu le temps, il lui aurait fait visiter l’intégralité de la cité, mais aujourd’hui, il fallait aller à l’essentiel.
Il jugea bon de la remercier pour ses paroles de toute à l’heure et d’excuser sa curiosité :

« Merci, au fait… J’ai vraiment l’impression que vous me comprenez…  Que vous comprenez ma passion, mes envies. C’est plutôt rare vous savez, quand les gens savent d’où je viens. On doit partager quelques points communs, tout les deux, j’imagine. Peut-être une certaine soif de liberté ? Je ne sais pas.
En tous cas, je ressens votre peine, et j’aimerais vous soutenir… Mais je ne sais pas comment faire, à part vous encourager et vous dire que tout s’arrangera. Je suis sûr que je ne connais que la partie visible de l’ice-berg. Scala et votre famille devaient être chers à votre cœur, et j’espère qu’un jour vous trouverez quelques avantages à vivre dans la région d’Astérion. »
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Sam 7 Juil - 13:17
Merci bien, Lear.

Lui dis-je suite à sa compassion envers ma situation. Je lui avais vaguement parlé de ma situation, mais j'avais employé des mots clés révélateurs et le jeune adolescent s'en était contenté ce qui me fit penser que s'était quelqu'un de très respectueux au point de mettre sa curiosité rangée et maîtrisée de côté. Je lui souris à nouveau puis je fermais les yeux un instant. Ceux ci commencèrent à me piquer et mes paupières devenaient de plus en plus lourdes. Avant mon arrivé ici, j'étais habituée aux horaires habituelles qui étaient exactement les mêmes partout ou j'ai pu y mettre les pieds. Ma fatigue montrait des signes flagrant jusqu'à ce que je me sente obligée de bailler longuement. Sans doute que cela paraissait dommage d'avoir si tôt envie de dormir, mais d'ici quelques heures j'avais pour consigne de me lever tôt le matin pour m'affecter à mes tâches. Je sentais que mon adaptation en ces lieux allaient être très délicate et probablement longue avant de devenir une potentielle habitante de chez eux.

Je crains ne pas pouvoir tenir plus longtemps. J'aurai aimé que vous me fassiez visiter plus en approfondi la suite des lieux, comme convenu, mais hélas je tombe vraiment de fatigue. Vanilla?

Finis-je en appelant le zébreau à venir me rejoindre. Ce petiot regorgeait d'énergie, mais je savais qu'une fois posé, il dormirait d'une traite! Lorsque la belle vint jusqu'à moi, je passais ma main dans sa crinière. J'adorai faire cela. Ces poils ne contenaient pas beaucoup d’électricité et les courants étaient quasiment inexistant. Je ne pouvais donc pas compter sur cette sensation pour me tenir éveiller plus que actuellement. Je reportai mon regard sur le jeune garçon que j'allais devoir quitter. Il ne voudrait surement pas que je parte dans ces conditions sans avoir un endroit chaud ou dormir, mais malgré le froid, je savais que pour cette nuit, cela pourrait aller. Après tout j'avais eu quelques expériences d'explorations avec mon mentor, et de même avec mon père en mer, alors le froid marin ne m'était pas totalement inconnu. Cela serait rude, je risquai de tomber malade le lendemain, mais pas de mourir de froid non, pas ce soir là en tout cas. Tendant ma main pour faire le premier pas et ne pas lui donner la sensation qu'il puisse me proposer quelque chose, je repris parole pour conclure notre rencontre de cette nuit.

Ne vous en faites pas pour moi, j'ai repéré un abri convenable coupé du froid non loin. Je vais aller m'y reposer jusqu'au levé du jour. Peut être que nous nous croiserons à la tombée de la nuit suivante? Ou à de prochaines fois? Je vous souhaite une bonne continuation si nous nous ratons sur plusieurs mois. Au revoir.

Terminais-je en acquiesçant ma tête d'un bref salut et finissant de lui serrer la main, lâchant nos liens. Je regardai son Meta, puis entama le chemin du retour sans lui laisser la possibilité de m'offrir quoique se soit. Je ne voulais vraiment pas lui être redevable ou lui causer des problèmes par rapport à ses parents. L'échange me fit beaucoup de bien, mais je devais à présent me débrouiller par moi même et ne pas profiter de la gentillesse de ce jeune homme aisé. L'idéal serait de le revoir lorsque je ne serai plus une sous merde actuelle.

( Merci pour le rp  keur leur lov  , désolée pour l'attente! Si tu as des idées de retrouvailles jusque fin juin à mettre dans nos liens, hésites pas à me mp.)
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Sam 7 Juil - 14:28
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Dim 8 Juil - 13:45
Le membre 'Lear Albarel' a effectué l'action suivante : Fin RP


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