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La colère des chiens // RP event 1

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Jeu 31 Mai - 14:14


ft. Marigold Whiterun
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EVIDEMMENT que nous fûmes la première au courant. Comment aurions-nous pu ne pas nous ronger les sangs après avoir entendu la mésaventure de Lorenzo ? On disait qu’il était d’une humeur noire, complètement affligé par ce qu’il avait subi. Il s’était même cloîtré dans la bibliothèque. Notre frère était habituellement si radieux et fier, le savoir contrarié nous touchait au plus haut point ! Nous avions même dû manger seule, puisqu’il refusait de se montrer publiquement. Bon, pouvoir piocher dans sa part de gâteau et de sucreries n’était pas trop désagréable…
 
Mais nous décidâmes tout de même d’aller lui rendre visite. C’était la moindre des choses (et nous voulions absolument voir ses vêtements en lambeaux). Nous arrivâmes donc aux portes de la bibliothèque et frappâmes, lançant :
 
« Lorenzoooooo ! Comment OSES-TU nous laisser seule ? Nous espérons que tu n'es pas trop blessé… »
 
Mais à peine l’avions-nous interpellé qu’un des chienchiens de Lorenzo nous aborda, expliquant que le prince héritier était bel et bien enfermé et ne laisserait personne entrer, pas même NOUS. Evidemment, nous nous fichions de ses indications. Comment la princesse et sœur adorée de Lorenzo pourrait-elle se voir si bassement refuser l’entrée ? Nous protestâmes, poings serrés et joues gonflés, mais le serviteur expliqua qu’il n’avait pas les moyens d’accéder à notre demande, ne pouvant ouvrir les portes de la bibliothèque lui-même. Nous décidâmes donc de faire la chose la plus responsable et rationnelle.
 
Houspiller tout le château en espérant tomber sur une bonne âme faisant preuve de respect envers sa princesse !
 
Et ayant la clé, si possible.
 
Hélas, notre recherche fut infructueuse. Même les servantes un peu commères murmurant entre elles les anecdotes les plus juteuses de l’histoire, décrivant en gloussant la vue qu’offrait la culotte déchiquetée de Lorenzo, ne furent d’aucun secours ! Résignée après deux heures d’insistance et d’enquête, nous finîmes par sortir prendre l’air hors du château. Le soleil de plomb de l’été approchant régnait encore haut dans le ciel, laissant peser sous lui une chape de chaleur sèche. Nous déployâmes immédiatement notre ombrelle. Notre teint naturellement olivâtre était un complexe seulement aggravé par un bronzage inopportun. Entre ça et Lorenzo qui se pavanait désormais en vêtements déchirés et boueux, on n’allait pas tarder à nous prendre pour des gueux… Les Pokémon devaient aussi souffrir de la chaleur. Et, à notre grand désarroi, Narcisse plus qu’aucun autre. Nous avions décidé de le laisser dans les points d’eau des jardins pour cette raison. Loin de nous l’envie de laisser notre précieux Pokémon dans des eaux boueuses, mais… pour le moment, nous préférions la compagnie de nos peluches mignonnes et douces que celle de cette chose à la langue disproportionnée et capable de transpirer des fontaines entières.
 
Une seconde… les jardins ?
 
Un élan de curiosité nous saisit. Peut-être que nous pourrions découvrir ce qui avait fait tant de mal à Lorenzo… Nous imaginions déjà la tête de la cour lorsqu’ils apprendraient que nous avions terrassé le monstre qui avait humilié leur seigneur adoré ! Si nous allions chercher Narcisse (et puis, même si ce truc était hideux… nous étions un peu inquiète à l’idée qu’il serve de repas à une bête sanguinaire), nous pourrions en profiter pour en découvrir plus sur ce mal mystérieux, voire engager le combat. Après tout, quelle était cette chose couarde qui attaquait les gens dans l’ombre ?
 
Il y avait juste un léger problème… pour le moment, nous n’avions rien pour nous protéger. Et si même les chiennes de Lorenzo avaient fui, c’était que la menace n’était peut-être pas si négligeable…
 
Et puis nous portions une très jolie robe aujourd’hui. L’abimer serait une tragédie !
 
Nous nous devions donc de trouver une escorte, si possible parmi les personnes qui n’avaient pas refusé de nous aider plus tôt (nous étions d’humeur rancunière). Fort heureusement, nous avions la personne idéale en tête, et elle n’était pas bien loin. Nous courûmes vers le chenil, ouvrant grand les portes du bâtiment.
 
« Dame Marigold ! Nous avons une requête à vous faire ! »
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Lun 6 Aoû - 2:43

COUCHÉ.
 
Un claquement de fouet, suivi d'un glapissement. Le jeune Caninos, distrait par un bruit au loin, n'avait pas échappé au regard de Guériagle de Marigold et avait pour la première fois de sa courte vie - mais certes pas la dernière - goûté à la sensation brûlante de la chambrière sur son flan droit. Confus, mais surtout terrifié à l'idée de voir sa punition se répéter, il se dépêcha de répondre à la requête de sa dresseuse. Plus que couché, il était à présent plaqué contre le sol, les yeux mouillés et suppliants. S'il avait pu, il aurait creusé un trou assez grand pour s'y enfoncer. La jeune femme soupira, laissant échapper un "bien", peu convaincant en se massant le crâne.
 
Elle savait bien que ce pauvre cabot était quelque peu jeune pour subir un châtiment si dur, pour si peu. D'autant plus qu'en ce jour, tous les Pokémons canins semblaient anormalement agités. En temps normal, si aurait sûrement subi un simple blâme, et sa voix couplée à son regard autoritaire aurait suffi à le faire rentrer dans les rangs. Au moins cette fois, il aurait retenu la leçon. Après ce jour-ci, elle doutait qu'il ne transgresse à nouveau ses ordres.
Cela ne dérangeait guère Marigold d'avoir frappé le chiot, en soi. Ce qui la troublait, c'était son comportement atypique. Il ne lui ressemblait point de laisser les affres de la vie transparaître lorsqu'elle travaillait. Sous aucun prétexte elle n'aurait du être affectée par de simples mots, mais elle avait perdu mes moyens en apprenant "la nouvelle".
 
Le Roi, Leur cher monarque, attaqué, agressé, presque mort, disaient les voix désincarnées dans les couloirs du palais. Elle n'y avait porté nulle attention lorsqu'elle avait surpris les femmes de chambre en discuter la première fois, en chemin pour les chenils. Après tout, elle n'avait pas d'oreille tendue pour les serviteurs. Le doute l'avait saisi lorsque d'autres paroles semblables l'avaient atteinte au fur et à mesure de la journée. Ce fut de la part d'un jeune palefrenier qu'elle ouït l'histoire venant d'une personne qu'elle savait sincère.
Le récit avait potentiellement été déformé par ceux qui l'avaient transmis, mais voici ce qui était arrivé à Marigold : le régent, lors d'une de ses sorties quotidiennes avec ses Démolosse chéries, avait été accosté par quelqu'un ou quelque chose qui avait réussi à même effrayer les vaillantes chiennes cornues.


De la peur ? Mais pas du tout. Ce n'était pas cette émotion si familière au faible qui m'habitait. Je savais que je ne craignais rien, armée comme je le suis toujours, et, étant parfaitement rationnelle, je savais que rien n'arriverait à la meute, surentraînée au combat et de surcroît protégée par les barreaux des cages lorsqu'elle n'était pas sortie. Ce qui me déplaisait fortement, c'était d'être consignée ici, dans ces chenils, jusqu'à la fin de la journée. Si j'étais partie avant l'heure, personne ne l'aurait remarqué ni ne s'en serait sûrement soucié, si ce n'est la personne la plus importante, moi. Je prenais ma responsabilité très à cœur. La mienne était de nourrir et éduquer les Pokémons, celle des gardes de veiller à la sécurité. Et malheureusement, le fait que ces derniers soient des incapables ne me dispensait pas de rester à mon poste. En attendant d'avoir fini ma journée ou d'avoir une bonne raison, j'étais condamnée à m'imaginer l'incompétence de soldats plus couards que ce Caninos tentant d'attraper une bête qu'on décrivait comme de plus en plus monstreuse tandis que la rumeur se propageait.


Dame Marigold ! Nous avons une requête à vous faire !


La porte s'ouvrit dans un grand fracas et une frêle silhouette se détacha dans la lumière de celle-ci. Ceci attira le regard de Marigold, et poussa le chiot tigré peureux à aller se cacher parmi les siens. Il ne fallut qu'un instant pour qu'elle reconnaisse son interlocutrice. Après tout, n'était-ce pas la seconde personne la plus importante du royaume ? Elle se dépêcha d'exécuter une révérence et de baisser les yeux.


Votre Altesse !


La voilà ma bonne raison, avais-je songé. J'avais déjà ma petite idée de la requête que la Princesse était. Quelle ravissante enfant, vouloir protéger son frère de la sorte ! Je ne pouvais pas dire que je connaissais ce genre de lien fraternel malheureusement. Si la cadette du Roi venait quêter mon aide, j'aurais une autorisation non contestable pour partir en chasse.


Je suis toute ouïe, Votre Altesse.
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Lun 6 Aoû - 9:37


ft. Marigold Whiterun
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A peine eut-on ouvert la porte que la silhouette de celle que nous recherchions nous apparut, fouet à la main, encerclée par des cages. L’allure raide que nous lui trouvions s’effaça lorsqu’elle se courba pour nous accueillir. Fort heureusement, elle se montra à notre écoute – nous n’avions pas l’intention de rentrer bredouille, mais au moins cela nous permettait d’en venir aux faits.

 
« Vous avez certainement entendu", nous commençâmes, "ce qui est arrivé à notre frère. »
 
Nous prîmes un air attristé, ce qui se révéla particulièrement difficile car l’humiliation de Lorenzo nous donnait plus envie de nous esclaffer qu’autre chose. Dame Marigold ne nous paraissait pas vraiment être le genre de personne à apprécier la plaisanterie. 
 
« Nous sommes inquiète, alors nous voulons nous rendre dans les jardins pour voir de quoi il peut bien s’agir et vaincre cette chose. Nous ignorons si l’agitation a atteint le chenil, mais au palais, le chaos règne. »
 
Peut-être exagérions-nous un peu, mais c’était pour une bonne cause. De plus, il y avait une part de vrai dans ce que nous disions ; nous voulions bel et bien ramener le calme à la cour en remontant à la source du problème. Nous avions juste omis le fait que nous attirer quelques faveurs en apparaissant comme le dirigeant fort et responsable que nous étions vouée à devenir était un facteur non négligeable.
 
Tout en exposant notre problème, nous laissâmes notre regard se balader dans le chenil. La chaleur faisait s’élever les effluves de canins et de viande aussi désagréables que l’air étouffant et chargé de pollen de l’extérieur. Dans un coin de la pièce, un Caninos blotti contre les siens, sa croupe portant encore la marque éphémère du fouet. Il nous semblait l’avoir vu courir lorsque nous étions entrée. Est-ce que nous lui avions fait peur ? L’envie de caresser cette bête adorable pour la rassurer nous saisit, mais nous avions un plan beaucoup plus important à mettre en action.
 
« Cependant, vous savez bien mieux que nous que les bêtes de mon frère n’auraient pas si peur de n’importe quel Pokémon… or, nous n’avons que Narcisse pour nous défendre. C’est pourquoi nous voudrions vous demander de nous escorter. Une dresseuse de talent telle que vous sera sûrement notre meilleure alliée, n’est-ce pas ? »
 
C’était parfaitement équitable ; nous nous occupions de l’aspect diplomatique, et si ça ne marchait pas, Dame Marigold se chargerait de le mater (avec son Pokémon ou son autorité, nous n’étions pas sûre de ce qui serait le plus efficace). Toutes choses considérées, puisque nous comptions récupérer Narcisse sur le chemin, nous aurions le beau rôle même en cas de combat. Notre escorte serait juste… une assistance. Précieuse. Qui nous permettrait de conserver notre tête.
 
« Acceptez-vous ? » nous demandâmes, la regardant droit dans les yeux.


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Mer 8 Aoû - 0:46

Mon intuition ne m'avait pas trompée. En effet, la princesse cherchait bien à laver l'honneur de son Roi de frère et protéger ses sujets du prétendu monstre qui terrorisait la cour. Je n'avais pas prêté assez d'attention au reste des habitants du château pour remarquer à quel point ils appréhendaient une attaque future. Visiblement, mes chiens n'étaient pas les seuls à tourner en rond. Je n'attendais que le signal de Son Altesse Euridice, alors que son regard balayait la pièce, pour recevoir le droit de parler et d'accepter cette mission que je jugeais d'une haute importance, pour des raisons aussi personnelles qu'altruiste. En quelque sorte, en tant que responsable de l'entraînement des gardes à quatre pattes du palais, je me sentais importante concernant la sécurité des lieux.
 
 
Nous sommes inquiète, alors nous voulons nous rendre dans les jardins pour voir de quoi il peut bien s’agir et vaincre cette chose. Nous ignorons si l’agitation a atteint le chenil, mais au palais, le chaos règne.
 

C'était bien le cas de le dire. Les servants et même les nobles de la cour semblaient encore plus affolés que les plus terrifiées de mes cabots.

Même si elle ne s'était pas laissée impressionner jusque là, la tension qui pesait sur le château commençait doucement à l'atteindre. Sceptique comme on pouvait l'être, elle avait refusé de croire des paroles dans le vent, mais s'il y avait bien quelque chose en quoi elle pouvait faire confiance, c'était l'instinct de sa meute. Le pauvre chiot roux n'était pas le seul en état de stress. Même les plus courageux des Démolosse relevaient la tête au moindre son qu'ils jugeaient inquiétant. De plus, si celles du régent avaient pris la fuite, elles qui étaient réputées pour leur férocité, ce ne devait pas être un petit morceau.

Je rangeais immédiatement ces stupides pensées de couard au fond de mon esprit. Que les chiennes de garde du roi soient courageuses ou pas, je restais humains, et donc naturellement plus intelligente qu'une vulgaire cagne. Armée de ma fierté et de mon fidèle fouet, la Princesse comme moi ne risquions rien.
Cette dernière, quant à elle, ne semblait pas aussi sereine, pour les mêmes raisons qui m'avaient poussées à me remettre en cause l'espace d'une seconde. Comme elle avait su le dire elle-même par le biais de la flatterie, je serais un ajout non négligeable à sa garde.


J'accepte votre requête avec honneur, votre Altesse

Je lui adresserai sur ces mots une légère courbette, et après m'être rapidement redressée, saisis le sifflet en argile qui dormait dans ma poche et le portai à ma bouche. Un son presque trop strident pour nos oreilles humaines fit aboyer la majorité des chiens, mais n'était destinée qu'à l'un d'eux. Lentement, une silhouette noire quitta le coin d'ombre dans lequel il s'était assoupi et rejoint mon côté.

Georgette, au pied.

La caniche elle aussi tremblait sur ses pattes depuis ce matin. Je n'avais d'abord pas compris pourquoi elle avait hurlé tel un Lougaroc alors que je quittais mes appartements pour aller travailler, et c'est la raison pour laquelle elle m'avait exceptionnellement accompagnée. Même si elle était un petit peu anxieuse, elle préférait de loin être à mes côtés qu'enfermée avec les autres. Ce n'était pas une combattante d'élite, mais elle était plutôt bonne chasseuse, et grâce à sa toison épaisse, elle ne craindrait pas de potentielles morsures ou griffures.


Je vous laisse mener la voie, Princesse.
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Mer 8 Aoû - 15:08


ft. Marigold Whiterun
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Naturellement, elle accepta. C’est alors qu’elle sortit un sifflet de sa poche, pour lui arracher un son si haut qu’il était proche du simple souffle. Ce qui fut beaucoup plus audible, c’était les aboiements des chiens, qui réagirent aussi sec à l’appel. Encore un peu et ils nous sautent à la gorge, nous songeâmes en nous bouchant les oreilles et en réprimant l’envie de nous réfugier plus près de celle qui maîtrisait les bêtes. Cependant, un seul s’approcha, pour se placer, sous les ordres de sa maîtresse, à ses pieds. Un caniche noir. Nommé Georgette. Nous pensâmes à notre otarie chérie et nous dîmes qu’il était fort outrageux que nos vassaux eussent des Pokémon bien meilleurs que le nôtre.
 
Dame Marigold nous laissa prendre la tête. Nous sortîmes du chenil pour rejoindre de nouveau les jardins, presque vides désormais. En raison de l’agitation, peu de serviteurs osaient sortir pour s’affairer à leurs tâches habituelles, d’autant qu’ils devaient être prêts à s’occuper de Lorenzo une fois que celui-ci cessât de bouder dans ses appartements. Seuls quelques jardiniers au teint buriné poursuivaient leurs activités, taillant soigneusement les haies et replantant les fleurs exotiques asséchées par le soleil de plomb. Etant donné l’importance de l’endroit, nous n’acceptions que le plus expérimentés ; c’était peut-être pourquoi les vieux jardiniers ne se laissaient pas impressionner par la bête qui rôdait. Chasser régulièrement des essaims entiers de Dardagnan devait forger le caractère.
 
Nous commencions à nous approcher des lieux du crime. Pour y parvenir, nous traversâmes une allée entourée de bassins. Malgré la couleur sombre de l’eau, les écailles chatoyantes des Poissirène et des Ecayon brillaient. Et, au milieu de ces silhouettes, une blanche, beaucoup plus épaisse, qui se mouvait sous la surface.
 
« Narcisse ! »
 
Il répondit à notre appel, exécutant un magnifique saut pour sortir de l’eau et nous rejoindre sur la terre ferme.
 
Non sans nous éclabousser au passage.
 
Fort heureusement, par habitude, nous avions placé notre ombrelle devant nous pour nous en protéger. Il se révéla bien moins élégant une fois sur la terre, cependant ; la bouche grande ouverte, déjà haletant, il sautillait pour nous suivre. Décidemment, quelle prestance…
 
« B-Bon, voilà une corde de plus à notre arc. », nous dîmes avant de changer rapidement de sujet, « A en croire les ragots des servantes, la bête devrait se cacher dans les bosquets au-delà de cette allée. »
 
L’endroit idéal pour se cacher et prendre ses victimes par surprise, donc… et en plus, cette chose nous empêchait de profiter des lieux ombragés que nous affectionnions tant ! Il ne nous fallut pas longtemps pour y arriver.
 
Pas un bruit, et pas un Pokémon en vue au milieu des arbres. Un peu anxieuse, nous tournions la tête de tous les côtés, nous rapprochant instinctivement de Dame Marigold. Cette… chose ne perdait rien pour attendre. Et elle osait se cacher ! Qu-qu’est-ce que c’était couard !
 
« Très bien. Dame Marigold, prévenez-moi si vous voyez quoi que ce soit. Peut-être que votre Couafarel peut le repérer à l’odeur ? »
 
En tout cas, si Narcisse avait assez de graisse pour encaisser les coups, ce n’était pas lui qui risquait de le traquer. 
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Mer 15 Aoû - 2:36

D'un pas aussi élégant qu'assuré, la Princesse engagea la marche. Me voyant partir, le chenil se mit à hurler, mais je décidai de ne pas regarder derrière mon épaule, et en effet, les aboiements cessèrent quelques instants après que j'ai fermé la porte.
Nous nous dirigeâmes vers les jardins, qui étaient en ce jour ridiculement vide. Seuls quelques vieillards basanés, plus courageux que notre chère garde royale, s'affairaient à élaguer les arbres du verger, tailler les haies et débarrasser les fontaines des algues. Dans l'une d'elles, dont personne n'osait s'approcher, une bête disgracieuse pataugeait telle un Magicarpe. En m'approchant, je reconnus la peau duveteuse et blanc nacré du Pokémon de l'héritière Canegli. Avec tout le respect que je devais à la famille royale, je ne peux nier le fait que voir une personne de haut statut avec un compagnon si ridicule m'amusait hautement.

Alors que sa maîtresse cria son nom, l'otarie bondit plus agilement que je ne l'en aurait cru capable pour nous rejoindre sur la terre ferme, éclaboussant les alentours. J'eus la chance d'éviter la plupart des projectiles, mais ce ne fut pas le cas de Georgette. La voyant dépitée, je lui envoyai un sourire narquois auquel elle répondit d'un regard meurtrier. Elle s'ébroua vite, tandis que son Altesse traçait déjà la route, suivie de son petit chien-chien maritime, qui tentait tant bien que mal de tenir l'allure en rampant.
Là où nous nous arrêtâmes, des fourrés nous bloquaient la vue. Ainsi, la terrible Bête se cacherait-elle dans ces lieux ombragés ? Elle ne devait pas être si imposante que ça pour passer inaperçue. Si j'avais ressentie la moindre appréhension, je m'en serais libérée à cet instant précis. Je commençais même à douter à nouveau de la véracité des rumeurs. Peut-être le Roi s'était-il juste blessé en tombant de sa monture ? J'avais de moins en moins de raisons de croire qu'un monstre se trouvait près de moi. Il n'y avait qu'un moyen de s'en assurer. Justement, la Princesse m'invita à tenter cette méthode.


Georgette, cherche.


La chienne s'appliqua immédiatemment à l'ordre. Bien qu'un peu caractérielle, elle prenait la traque et la chasse très au sérieux. La truffe au sol, elle sondait les environs avec bien plus de précision qu'un oeil humain. Lorsqu'elle commença à faire claquer sa mâchoire, après quelques allers-retours dans les buissons, je sus qu'elle était sur une piste. De plus, sa queue se mit à fouetter l'air avec vivacité. Elle releva alors la tête et se mit à aboyer de façon sèche et régulière. Si cela ne suffisait pas à faire lever la bête, mon fouet ferait l'affaire.
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Mer 15 Aoû - 19:16

 

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...



Un Psytigri Normal ♀ niv. 20
Bluff - Rafale psy - Bouclier - Rayon Signal

Dès que Georgette s'approche trop près du buisson, un Pokémon félin en sort toutes griffes dehors. La chatte atterrit sur ses pattes arrières et feule. Ses grands yeux violets fixent la chienne avec une colère non dissimulée. Elle semble particulièrement douée en combat et ce sera sans doute difficile de la battre.



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Mer 15 Aoû - 22:56


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Suivant nos conseils, notre escorte envoya Georgette à la recherche de la bête. Bien que censée surveiller les environs nous aussi, nous ne pûmes détacher notre regard du chien noir. Tout d’abord, sa ronde n’eut rien d’anormal ; ce ne fut qu’après un instant qu’elle réagit, agitant la queue, muscles tendus. Nous sursautâmes lorsqu’elle commença à aboyer.
 
Eh bien, quelles cordes vocales.
 
Nous crûmes un instant que l’ennemi ne sortirait pas de sa tanière. Mais, sous les aboiements de la créature, on pouvait entendre le feuillage bruire. Tout à coup, la bête surgit, toutes griffes dehors, crachant sur Georgette.
 
Son pelage mauve était hirsute. Elle avait d’énormes yeux à la teinte violette, des griffes blanches comme les perles sur notre front, des oreilles énormes tombant sur ses tempes. Il se tenait droit, s’élevant de toute sa hauteur pour faire face au caniche.
 
Cette chose était…
 
ABSOLUMENT ADORABLE !
 
Il était tellement mignon ! On eût dit un petit chiot de salon, au pelage long et soyeux, et assez petit pour le câliner ! Nous l’imaginions déjà, jappant en venant se frotter à nos jupons alors que nous le présentions fièrement dans des soirées. Mais le plus grand avantage de ce Pokémon était… qu’il n’était pas Narcisse ! Finies les moqueries, les comparaisons à un poisson gauche, nous allions enfin être associées à une chose adorable, et surtout, un chien ! Notre honneur de Canegli était sauf ! Et celui de Lorenzo, ruiné. Eheh, d’une pierre deux coups !
 
« C’est donc cette petite chose qui a effrayé les chiennes de notre frère ? » nous fîmes, feignant une surprise innocente.
 
En vérité, il était honnêtement surprenant qu’Artemis et Arinna aient été effrayées pour si peu… elles étaient fortes et n’auraient eu aucun mal à le chasser. Etant donné leur folie passagère et les couleurs de ce Pokémon, il était cependant probable qu’il dispose de pouvoirs capables de les plonger dans une profonde Confusion. La brutalité à laquelle Lorenzo les poussait avait dû l’effrayer, voilà tout !
 
Dame Marigold ! C’est décidé ! Vous allez mater ce Pokémon pour en faire un parfait compagnon ! Ne trouvez-vous pas qu’il ferait un parfait Pokémon de salon ? »
 
Nous nous approchâmes un peu du Pokémon, une main tendue. Nous avions l’habitude de côtoyer les habitants du chenil (et de jouer avec en douce, mais ne le mentionnons pas à Dame Marigold). Nous fîmes claquer notre langue pour attirer son attention, ce qui le poussa à se retourner vers nous.
 
« C’est bien ! Maintenant, vi— »
 
Soudain, une terrible vague de douleur traversa notre crâne et nous arracha un cri. Nous basculâmes en arrière, les mains sur les tempes dans un espoir vain de stopper la douleur. Sonnée, nous n'entendîmes qu'un cri de Narcisse, tout proche de nous.
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