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La colère des chiens // RP event 1

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Jeu 31 Mai - 14:14


ft. Marigold Whiterun
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EVIDEMMENT que nous fûmes la première au courant. Comment aurions-nous pu ne pas nous ronger les sangs après avoir entendu la mésaventure de Lorenzo ? On disait qu’il était d’une humeur noire, complètement affligé par ce qu’il avait subi. Il s’était même cloîtré dans la bibliothèque. Notre frère était habituellement si radieux et fier, le savoir contrarié nous touchait au plus haut point ! Nous avions même dû manger seule, puisqu’il refusait de se montrer publiquement. Bon, pouvoir piocher dans sa part de gâteau et de sucreries n’était pas trop désagréable…
 
Mais nous décidâmes tout de même d’aller lui rendre visite. C’était la moindre des choses (et nous voulions absolument voir ses vêtements en lambeaux). Nous arrivâmes donc aux portes de la bibliothèque et frappâmes, lançant :
 
« Lorenzoooooo ! Comment OSES-TU nous laisser seule ? Nous espérons que tu n'es pas trop blessé… »
 
Mais à peine l’avions-nous interpellé qu’un des chienchiens de Lorenzo nous aborda, expliquant que le prince héritier était bel et bien enfermé et ne laisserait personne entrer, pas même NOUS. Evidemment, nous nous fichions de ses indications. Comment la princesse et sœur adorée de Lorenzo pourrait-elle se voir si bassement refuser l’entrée ? Nous protestâmes, poings serrés et joues gonflés, mais le serviteur expliqua qu’il n’avait pas les moyens d’accéder à notre demande, ne pouvant ouvrir les portes de la bibliothèque lui-même. Nous décidâmes donc de faire la chose la plus responsable et rationnelle.
 
Houspiller tout le château en espérant tomber sur une bonne âme faisant preuve de respect envers sa princesse !
 
Et ayant la clé, si possible.
 
Hélas, notre recherche fut infructueuse. Même les servantes un peu commères murmurant entre elles les anecdotes les plus juteuses de l’histoire, décrivant en gloussant la vue qu’offrait la culotte déchiquetée de Lorenzo, ne furent d’aucun secours ! Résignée après deux heures d’insistance et d’enquête, nous finîmes par sortir prendre l’air hors du château. Le soleil de plomb de l’été approchant régnait encore haut dans le ciel, laissant peser sous lui une chape de chaleur sèche. Nous déployâmes immédiatement notre ombrelle. Notre teint naturellement olivâtre était un complexe seulement aggravé par un bronzage inopportun. Entre ça et Lorenzo qui se pavanait désormais en vêtements déchirés et boueux, on n’allait pas tarder à nous prendre pour des gueux… Les Pokémon devaient aussi souffrir de la chaleur. Et, à notre grand désarroi, Narcisse plus qu’aucun autre. Nous avions décidé de le laisser dans les points d’eau des jardins pour cette raison. Loin de nous l’envie de laisser notre précieux Pokémon dans des eaux boueuses, mais… pour le moment, nous préférions la compagnie de nos peluches mignonnes et douces que celle de cette chose à la langue disproportionnée et capable de transpirer des fontaines entières.
 
Une seconde… les jardins ?
 
Un élan de curiosité nous saisit. Peut-être que nous pourrions découvrir ce qui avait fait tant de mal à Lorenzo… Nous imaginions déjà la tête de la cour lorsqu’ils apprendraient que nous avions terrassé le monstre qui avait humilié leur seigneur adoré ! Si nous allions chercher Narcisse (et puis, même si ce truc était hideux… nous étions un peu inquiète à l’idée qu’il serve de repas à une bête sanguinaire), nous pourrions en profiter pour en découvrir plus sur ce mal mystérieux, voire engager le combat. Après tout, quelle était cette chose couarde qui attaquait les gens dans l’ombre ?
 
Il y avait juste un léger problème… pour le moment, nous n’avions rien pour nous protéger. Et si même les chiennes de Lorenzo avaient fui, c’était que la menace n’était peut-être pas si négligeable…
 
Et puis nous portions une très jolie robe aujourd’hui. L’abimer serait une tragédie !
 
Nous nous devions donc de trouver une escorte, si possible parmi les personnes qui n’avaient pas refusé de nous aider plus tôt (nous étions d’humeur rancunière). Fort heureusement, nous avions la personne idéale en tête, et elle n’était pas bien loin. Nous courûmes vers le chenil, ouvrant grand les portes du bâtiment.
 
« Dame Marigold ! Nous avons une requête à vous faire ! »
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Lun 6 Aoû - 2:43

COUCHÉ.
 
Un claquement de fouet, suivi d'un glapissement. Le jeune Caninos, distrait par un bruit au loin, n'avait pas échappé au regard de Guériagle de Marigold et avait pour la première fois de sa courte vie - mais certes pas la dernière - goûté à la sensation brûlante de la chambrière sur son flan droit. Confus, mais surtout terrifié à l'idée de voir sa punition se répéter, il se dépêcha de répondre à la requête de sa dresseuse. Plus que couché, il était à présent plaqué contre le sol, les yeux mouillés et suppliants. S'il avait pu, il aurait creusé un trou assez grand pour s'y enfoncer. La jeune femme soupira, laissant échapper un "bien", peu convaincant en se massant le crâne.
 
Elle savait bien que ce pauvre cabot était quelque peu jeune pour subir un châtiment si dur, pour si peu. D'autant plus qu'en ce jour, tous les Pokémons canins semblaient anormalement agités. En temps normal, si aurait sûrement subi un simple blâme, et sa voix couplée à son regard autoritaire aurait suffi à le faire rentrer dans les rangs. Au moins cette fois, il aurait retenu la leçon. Après ce jour-ci, elle doutait qu'il ne transgresse à nouveau ses ordres.
Cela ne dérangeait guère Marigold d'avoir frappé le chiot, en soi. Ce qui la troublait, c'était son comportement atypique. Il ne lui ressemblait point de laisser les affres de la vie transparaître lorsqu'elle travaillait. Sous aucun prétexte elle n'aurait du être affectée par de simples mots, mais elle avait perdu mes moyens en apprenant "la nouvelle".
 
Le Roi, Leur cher monarque, attaqué, agressé, presque mort, disaient les voix désincarnées dans les couloirs du palais. Elle n'y avait porté nulle attention lorsqu'elle avait surpris les femmes de chambre en discuter la première fois, en chemin pour les chenils. Après tout, elle n'avait pas d'oreille tendue pour les serviteurs. Le doute l'avait saisi lorsque d'autres paroles semblables l'avaient atteinte au fur et à mesure de la journée. Ce fut de la part d'un jeune palefrenier qu'elle ouït l'histoire venant d'une personne qu'elle savait sincère.
Le récit avait potentiellement été déformé par ceux qui l'avaient transmis, mais voici ce qui était arrivé à Marigold : le régent, lors d'une de ses sorties quotidiennes avec ses Démolosse chéries, avait été accosté par quelqu'un ou quelque chose qui avait réussi à même effrayer les vaillantes chiennes cornues.


De la peur ? Mais pas du tout. Ce n'était pas cette émotion si familière au faible qui m'habitait. Je savais que je ne craignais rien, armée comme je le suis toujours, et, étant parfaitement rationnelle, je savais que rien n'arriverait à la meute, surentraînée au combat et de surcroît protégée par les barreaux des cages lorsqu'elle n'était pas sortie. Ce qui me déplaisait fortement, c'était d'être consignée ici, dans ces chenils, jusqu'à la fin de la journée. Si j'étais partie avant l'heure, personne ne l'aurait remarqué ni ne s'en serait sûrement soucié, si ce n'est la personne la plus importante, moi. Je prenais ma responsabilité très à cœur. La mienne était de nourrir et éduquer les Pokémons, celle des gardes de veiller à la sécurité. Et malheureusement, le fait que ces derniers soient des incapables ne me dispensait pas de rester à mon poste. En attendant d'avoir fini ma journée ou d'avoir une bonne raison, j'étais condamnée à m'imaginer l'incompétence de soldats plus couards que ce Caninos tentant d'attraper une bête qu'on décrivait comme de plus en plus monstreuse tandis que la rumeur se propageait.


Dame Marigold ! Nous avons une requête à vous faire !


La porte s'ouvrit dans un grand fracas et une frêle silhouette se détacha dans la lumière de celle-ci. Ceci attira le regard de Marigold, et poussa le chiot tigré peureux à aller se cacher parmi les siens. Il ne fallut qu'un instant pour qu'elle reconnaisse son interlocutrice. Après tout, n'était-ce pas la seconde personne la plus importante du royaume ? Elle se dépêcha d'exécuter une révérence et de baisser les yeux.


Votre Altesse !


La voilà ma bonne raison, avais-je songé. J'avais déjà ma petite idée de la requête que la Princesse était. Quelle ravissante enfant, vouloir protéger son frère de la sorte ! Je ne pouvais pas dire que je connaissais ce genre de lien fraternel malheureusement. Si la cadette du Roi venait quêter mon aide, j'aurais une autorisation non contestable pour partir en chasse.


Je suis toute ouïe, Votre Altesse.
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Lun 6 Aoû - 9:37


ft. Marigold Whiterun
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A peine eut-on ouvert la porte que la silhouette de celle que nous recherchions nous apparut, fouet à la main, encerclée par des cages. L’allure raide que nous lui trouvions s’effaça lorsqu’elle se courba pour nous accueillir. Fort heureusement, elle se montra à notre écoute – nous n’avions pas l’intention de rentrer bredouille, mais au moins cela nous permettait d’en venir aux faits.

 
« Vous avez certainement entendu", nous commençâmes, "ce qui est arrivé à notre frère. »
 
Nous prîmes un air attristé, ce qui se révéla particulièrement difficile car l’humiliation de Lorenzo nous donnait plus envie de nous esclaffer qu’autre chose. Dame Marigold ne nous paraissait pas vraiment être le genre de personne à apprécier la plaisanterie. 
 
« Nous sommes inquiète, alors nous voulons nous rendre dans les jardins pour voir de quoi il peut bien s’agir et vaincre cette chose. Nous ignorons si l’agitation a atteint le chenil, mais au palais, le chaos règne. »
 
Peut-être exagérions-nous un peu, mais c’était pour une bonne cause. De plus, il y avait une part de vrai dans ce que nous disions ; nous voulions bel et bien ramener le calme à la cour en remontant à la source du problème. Nous avions juste omis le fait que nous attirer quelques faveurs en apparaissant comme le dirigeant fort et responsable que nous étions vouée à devenir était un facteur non négligeable.
 
Tout en exposant notre problème, nous laissâmes notre regard se balader dans le chenil. La chaleur faisait s’élever les effluves de canins et de viande aussi désagréables que l’air étouffant et chargé de pollen de l’extérieur. Dans un coin de la pièce, un Caninos blotti contre les siens, sa croupe portant encore la marque éphémère du fouet. Il nous semblait l’avoir vu courir lorsque nous étions entrée. Est-ce que nous lui avions fait peur ? L’envie de caresser cette bête adorable pour la rassurer nous saisit, mais nous avions un plan beaucoup plus important à mettre en action.
 
« Cependant, vous savez bien mieux que nous que les bêtes de mon frère n’auraient pas si peur de n’importe quel Pokémon… or, nous n’avons que Narcisse pour nous défendre. C’est pourquoi nous voudrions vous demander de nous escorter. Une dresseuse de talent telle que vous sera sûrement notre meilleure alliée, n’est-ce pas ? »
 
C’était parfaitement équitable ; nous nous occupions de l’aspect diplomatique, et si ça ne marchait pas, Dame Marigold se chargerait de le mater (avec son Pokémon ou son autorité, nous n’étions pas sûre de ce qui serait le plus efficace). Toutes choses considérées, puisque nous comptions récupérer Narcisse sur le chemin, nous aurions le beau rôle même en cas de combat. Notre escorte serait juste… une assistance. Précieuse. Qui nous permettrait de conserver notre tête.
 
« Acceptez-vous ? » nous demandâmes, la regardant droit dans les yeux.


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Mer 8 Aoû - 0:46

Mon intuition ne m'avait pas trompée. En effet, la princesse cherchait bien à laver l'honneur de son Roi de frère et protéger ses sujets du prétendu monstre qui terrorisait la cour. Je n'avais pas prêté assez d'attention au reste des habitants du château pour remarquer à quel point ils appréhendaient une attaque future. Visiblement, mes chiens n'étaient pas les seuls à tourner en rond. Je n'attendais que le signal de Son Altesse Euridice, alors que son regard balayait la pièce, pour recevoir le droit de parler et d'accepter cette mission que je jugeais d'une haute importance, pour des raisons aussi personnelles qu'altruiste. En quelque sorte, en tant que responsable de l'entraînement des gardes à quatre pattes du palais, je me sentais importante concernant la sécurité des lieux.
 
 
Nous sommes inquiète, alors nous voulons nous rendre dans les jardins pour voir de quoi il peut bien s’agir et vaincre cette chose. Nous ignorons si l’agitation a atteint le chenil, mais au palais, le chaos règne.
 

C'était bien le cas de le dire. Les servants et même les nobles de la cour semblaient encore plus affolés que les plus terrifiées de mes cabots.

Même si elle ne s'était pas laissée impressionner jusque là, la tension qui pesait sur le château commençait doucement à l'atteindre. Sceptique comme on pouvait l'être, elle avait refusé de croire des paroles dans le vent, mais s'il y avait bien quelque chose en quoi elle pouvait faire confiance, c'était l'instinct de sa meute. Le pauvre chiot roux n'était pas le seul en état de stress. Même les plus courageux des Démolosse relevaient la tête au moindre son qu'ils jugeaient inquiétant. De plus, si celles du régent avaient pris la fuite, elles qui étaient réputées pour leur férocité, ce ne devait pas être un petit morceau.

Je rangeais immédiatement ces stupides pensées de couard au fond de mon esprit. Que les chiennes de garde du roi soient courageuses ou pas, je restais humains, et donc naturellement plus intelligente qu'une vulgaire cagne. Armée de ma fierté et de mon fidèle fouet, la Princesse comme moi ne risquions rien.
Cette dernière, quant à elle, ne semblait pas aussi sereine, pour les mêmes raisons qui m'avaient poussées à me remettre en cause l'espace d'une seconde. Comme elle avait su le dire elle-même par le biais de la flatterie, je serais un ajout non négligeable à sa garde.


J'accepte votre requête avec honneur, votre Altesse.

Je lui adresserai sur ces mots une légère courbette, et après m'être rapidement redressée, saisis le sifflet en argile qui dormait dans ma poche et le portai à ma bouche. Un son presque trop strident pour nos oreilles humaines fit aboyer la majorité des chiens, mais n'était destinée qu'à l'un d'eux. Lentement, une silhouette noire quitta le coin d'ombre dans lequel il s'était assoupi et rejoint mon côté.

Georgette, au pied.

La caniche elle aussi tremblait sur ses pattes depuis ce matin. Je n'avais d'abord pas compris pourquoi elle avait hurlé tel un Lougaroc alors que je quittais mes appartements pour aller travailler, et c'est la raison pour laquelle elle m'avait exceptionnellement accompagnée. Même si elle était un petit peu anxieuse, elle préférait de loin être à mes côtés qu'enfermée avec les autres. Ce n'était pas une combattante d'élite, mais elle était plutôt bonne chasseuse, et grâce à sa toison épaisse, elle ne craindrait pas de potentielles morsures ou griffures.


Je vous laisse mener la voie, Princesse.
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Mer 8 Aoû - 15:08


ft. Marigold Whiterun
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Naturellement, elle accepta. C’est alors qu’elle sortit un sifflet de sa poche, pour lui arracher un son si haut qu’il était proche du simple souffle. Ce qui fut beaucoup plus audible, c’était les aboiements des chiens, qui réagirent aussi sec à l’appel. Encore un peu et ils nous sautent à la gorge, nous songeâmes en nous bouchant les oreilles et en réprimant l’envie de nous réfugier plus près de celle qui maîtrisait les bêtes. Cependant, un seul s’approcha, pour se placer, sous les ordres de sa maîtresse, à ses pieds. Un caniche noir. Nommé Georgette. Nous pensâmes à notre otarie chérie et nous dîmes qu’il était fort outrageux que nos vassaux eussent des Pokémon bien meilleurs que le nôtre.
 
Dame Marigold nous laissa prendre la tête. Nous sortîmes du chenil pour rejoindre de nouveau les jardins, presque vides désormais. En raison de l’agitation, peu de serviteurs osaient sortir pour s’affairer à leurs tâches habituelles, d’autant qu’ils devaient être prêts à s’occuper de Lorenzo une fois que celui-ci cessât de bouder dans ses appartements. Seuls quelques jardiniers au teint buriné poursuivaient leurs activités, taillant soigneusement les haies et replantant les fleurs exotiques asséchées par le soleil de plomb. Etant donné l’importance de l’endroit, nous n’acceptions que le plus expérimentés ; c’était peut-être pourquoi les vieux jardiniers ne se laissaient pas impressionner par la bête qui rôdait. Chasser régulièrement des essaims entiers de Dardagnan devait forger le caractère.
 
Nous commencions à nous approcher des lieux du crime. Pour y parvenir, nous traversâmes une allée entourée de bassins. Malgré la couleur sombre de l’eau, les écailles chatoyantes des Poissirène et des Ecayon brillaient. Et, au milieu de ces silhouettes, une blanche, beaucoup plus épaisse, qui se mouvait sous la surface.
 
« Narcisse ! »
 
Il répondit à notre appel, exécutant un magnifique saut pour sortir de l’eau et nous rejoindre sur la terre ferme.
 
Non sans nous éclabousser au passage.
 
Fort heureusement, par habitude, nous avions placé notre ombrelle devant nous pour nous en protéger. Il se révéla bien moins élégant une fois sur la terre, cependant ; la bouche grande ouverte, déjà haletant, il sautillait pour nous suivre. Décidemment, quelle prestance…
 
« B-Bon, voilà une corde de plus à notre arc. », nous dîmes avant de changer rapidement de sujet, « A en croire les ragots des servantes, la bête devrait se cacher dans les bosquets au-delà de cette allée. »
 
L’endroit idéal pour se cacher et prendre ses victimes par surprise, donc… et en plus, cette chose nous empêchait de profiter des lieux ombragés que nous affectionnions tant ! Il ne nous fallut pas longtemps pour y arriver.
 
Pas un bruit, et pas un Pokémon en vue au milieu des arbres. Un peu anxieuse, nous tournions la tête de tous les côtés, nous rapprochant instinctivement de Dame Marigold. Cette… chose ne perdait rien pour attendre. Et elle osait se cacher ! Qu-qu’est-ce que c’était couard !
 
« Très bien. Dame Marigold, prévenez-moi si vous voyez quoi que ce soit. Peut-être que votre Couafarel peut le repérer à l’odeur ? »
 
En tout cas, si Narcisse avait assez de graisse pour encaisser les coups, ce n’était pas lui qui risquait de le traquer. 
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Mer 15 Aoû - 2:36

D'un pas aussi élégant qu'assuré, la Princesse engagea la marche. Me voyant partir, le chenil se mit à hurler, mais je décidai de ne pas regarder derrière mon épaule, et en effet, les aboiements cessèrent quelques instants après que j'ai fermé la porte.
Nous nous dirigeâmes vers les jardins, qui étaient en ce jour ridiculement vide. Seuls quelques vieillards basanés, plus courageux que notre chère garde royale, s'affairaient à élaguer les arbres du verger, tailler les haies et débarrasser les fontaines des algues. Dans l'une d'elles, dont personne n'osait s'approcher, une bête disgracieuse pataugeait telle un Magicarpe. En m'approchant, je reconnus la peau duveteuse et blanc nacré du Pokémon de l'héritière Canegli. Avec tout le respect que je devais à la famille royale, je ne peux nier le fait que voir une personne de haut statut avec un compagnon si ridicule m'amusait hautement.

Alors que sa maîtresse cria son nom, l'otarie bondit plus agilement que je ne l'en aurait cru capable pour nous rejoindre sur la terre ferme, éclaboussant les alentours. J'eus la chance d'éviter la plupart des projectiles, mais ce ne fut pas le cas de Georgette. La voyant dépitée, je lui envoyai un sourire narquois auquel elle répondit d'un regard meurtrier. Elle s'ébroua vite, tandis que son Altesse traçait déjà la route, suivie de son petit chien-chien maritime, qui tentait tant bien que mal de tenir l'allure en rampant.
Là où nous nous arrêtâmes, des fourrés nous bloquaient la vue. Ainsi, la terrible Bête se cacherait-elle dans ces lieux ombragés ? Elle ne devait pas être si imposante que ça pour passer inaperçue. Si j'avais ressentie la moindre appréhension, je m'en serais libérée à cet instant précis. Je commençais même à douter à nouveau de la véracité des rumeurs. Peut-être le Roi s'était-il juste blessé en tombant de sa monture ? J'avais de moins en moins de raisons de croire qu'un monstre se trouvait près de moi. Il n'y avait qu'un moyen de s'en assurer. Justement, la Princesse m'invita à tenter cette méthode.


Georgette, cherche.


La chienne s'appliqua immédiatemment à l'ordre. Bien qu'un peu caractérielle, elle prenait la traque et la chasse très au sérieux. La truffe au sol, elle sondait les environs avec bien plus de précision qu'un oeil humain. Lorsqu'elle commença à faire claquer sa mâchoire, après quelques allers-retours dans les buissons, je sus qu'elle était sur une piste. De plus, sa queue se mit à fouetter l'air avec vivacité. Elle releva alors la tête et se mit à aboyer de façon sèche et régulière. Si cela ne suffisait pas à faire lever la bête, mon fouet ferait l'affaire.
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Mer 15 Aoû - 19:16

 

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...



Un Psytigri Normal ♀ niv. 20
Bluff - Rafale psy - Bouclier - Rayon Signal

Dès que Georgette s'approche trop près du buisson, un Pokémon félin en sort toutes griffes dehors. La chatte atterrit sur ses pattes arrières et feule. Ses grands yeux violets fixent la chienne avec une colère non dissimulée. Elle semble particulièrement douée en combat et ce sera sans doute difficile de la battre.




Compte PNJ ne pas MP

✧ Yukiteru Ito (fonda) ✧ MP
✧ Céleste (admin) ✧ MP
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Mer 15 Aoû - 22:56


ft. Marigold Whiterun
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Suivant nos conseils, notre escorte envoya Georgette à la recherche de la bête. Bien que censée surveiller les environs nous aussi, nous ne pûmes détacher notre regard du chien noir. Tout d’abord, sa ronde n’eut rien d’anormal ; ce ne fut qu’après un instant qu’elle réagit, agitant la queue, muscles tendus. Nous sursautâmes lorsqu’elle commença à aboyer.
 
Eh bien, quelles cordes vocales.
 
Nous crûmes un instant que l’ennemi ne sortirait pas de sa tanière. Mais, sous les aboiements de la créature, on pouvait entendre le feuillage bruire. Tout à coup, la bête surgit, toutes griffes dehors, crachant sur Georgette.
 
Son pelage mauve était hirsute. Elle avait d’énormes yeux à la teinte violette, des griffes blanches comme les perles sur notre front, des oreilles énormes tombant sur ses tempes. Il se tenait droit, s’élevant de toute sa hauteur pour faire face au caniche.
 
Cette chose était…
 
ABSOLUMENT ADORABLE !
 
Il était tellement mignon ! On eût dit un petit chiot de salon, au pelage long et soyeux, et assez petit pour le câliner ! Nous l’imaginions déjà, jappant en venant se frotter à nos jupons alors que nous le présentions fièrement dans des soirées. Mais le plus grand avantage de ce Pokémon était… qu’il n’était pas Narcisse ! Finies les moqueries, les comparaisons à un poisson gauche, nous allions enfin être associées à une chose adorable, et surtout, un chien ! Notre honneur de Canegli était sauf ! Et celui de Lorenzo, ruiné. Eheh, d’une pierre deux coups !
 
« C’est donc cette petite chose qui a effrayé les chiennes de notre frère ? » nous fîmes, feignant une surprise innocente.
 
En vérité, il était honnêtement surprenant qu’Artemis et Arinna aient été effrayées pour si peu… elles étaient fortes et n’auraient eu aucun mal à le chasser. Etant donné leur folie passagère et les couleurs de ce Pokémon, il était cependant probable qu’il dispose de pouvoirs capables de les plonger dans une profonde Confusion. La brutalité à laquelle Lorenzo les poussait avait dû l’effrayer, voilà tout !
 
Dame Marigold ! C’est décidé ! Vous allez mater ce Pokémon pour en faire un parfait compagnon ! Ne trouvez-vous pas qu’il ferait un parfait Pokémon de salon ? »
 
Nous nous approchâmes un peu du Pokémon, une main tendue. Nous avions l’habitude de côtoyer les habitants du chenil (et de jouer avec en douce, mais ne le mentionnons pas à Dame Marigold). Nous fîmes claquer notre langue pour attirer son attention, ce qui le poussa à se retourner vers nous.
 
« C’est bien ! Maintenant, vi— »
 
Soudain, une terrible vague de douleur traversa notre crâne et nous arracha un cri. Nous basculâmes en arrière, les mains sur les tempes dans un espoir vain de stopper la douleur. Sonnée, nous n'entendîmes qu'un cri de Narcisse, tout proche de nous.



Un combat épique:
 
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Mar 21 Aoû - 3:45
Vive et agile, une silhouette grise émergea des fourrés, causant Marigold à faire quelques pas en arrière, surprise. Dans son esprit, elle allait faire face, brave et téméraire face au monstre, pas sursauter comme le premier nigaud venu. Son sentiment de honte ne fit que s'accentuer lorsqu'elle réalisa qui serait son minuscule adversaire.


Un... un chat ?? A sa vue, j'eus comme l'envie de feuler comme le faisaient si bien ces créatures des Enfers. Une guerre ancestrale les opposait aux canidés. Or, les ennemis de mes amis étaient mes ennemis. Je plaçais une confiance aveugle en le flair de mes chiens, s'ils se montraient agressif envers quelqu'un, je pouvais immédiatement en déduire qu'il était suspect.

Je compris alors enfin comment les courageuses chiennes surentraînées du Roi avaient pu se laisser emporter à la vue d'un seul Pokémon. Je le savais bien, l'odeur simple d'un félidé marchant sur le toit du chenil rendaient fous tous ses habitants. De plus, l'apparence de cette créature étrange était bien plus déstabilisante que celle de ses congénères félins. Je n'avais jamais vu ce spécimen dans la région d'Hastérion, mais il ne m'inspirait que du dégoût. Ces yeux roses comme injectés de sang, et qui ne clignaient jamais, ne pouvaient être que la preuve de la corruption de cette bête.

Je portai la main à mon fouet, prête à bouter cet intrus hors du palais, et alors que je tendis la corde, les mots de la Princesse m'interrompirent.

Dame Marigold ! C’est décidé ! Vous allez mater ce Pokémon pour en faire un parfait compagnon ! Ne trouvez-vous pas qu’il ferait un parfait Pokémon de salon ?

Réellement ? Une enfant Canegli, si réputée pour son amour des chiens, portant de l'intérêt à un animal clairement opposé à leurs alliés les plus fidèles ? Ce dernier bavait presque de haine, il était complètement fou à lier ! Cependant, je n'étais personne pour contrarier une héritière au trône. Qu'importe à quel point sa décision était irraisonnable, je devais la respecter. Tout en rongeant mon frein, j’acquiesçai et ordonnai à Georgette de retourner à mon pied. Elle aussi, toute obéissante qu'elle était, continuait de regarder le chat avec un regard noir et de grogner.
Je n'étais toujours pas confiante lorsque son Altesse s'approcha du chaton, une main tendue comme pour aborder un chien. L'intéressé se retourna et en un instant, passa de la surprise à l'agressivité la plus totale. J'étais à peine surprise, malheureusement, et j'eus aimé pouvoir prévenir cette attaque, si l'autorité de la princesse n'avait pas été supérieure à ma méfiance. C'était pourquoi je haïssais tant les matous. Complètement lunatiques, complètement imprévisibles. Celui-ci allait regretter de s'être attaqué à la Princesse de Scémède !


Georgette !

Au simple ton de ma voix, la caniche comprit mes intentions précises. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Pas question de bêtement laisser la chienne noire au corps à corps avec son ennemi jurée en l'observant, plantée comme un piquet. Une fois la bête grise immobilisée, je comptais bien lui apprendre le respect moi-même du bout de mon fouet.
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Mer 22 Aoû - 0:09


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« Onch, onch, onch ? »
 
Ce furent les cris de Narcisse qui nous sortirent de notre torpeur. Le choc était passé, mais… nos yeux et notre tête nous paraissaient terriblement lourds. Le Pokémon inconnu nous avait tourné le dos pour se concentrer sur Georgette, qui grognait toujours. Soudain, sa maîtresse appela son nom, la poussant à l’attaque… et s’avançant d’elle-même pour attaquer l’adversaire.
 
Eh, un instant !
 
Une personne au service de la famille royale, si noble soit-elle, devait s’occuper de la famille royale avant tout ! Etions-nous supposée nous relever seule ? Pendant que le combat faisait rage ? Et puis quoi encore ? Ce n’est pas parce que nous avions pour emblème le chien qu’il fallait nous traiter tout comme ! En plus, ce lourdaud de Narcisse nous collait… beurk, si en plus d’avoir les yeux gonflés et d’être par terre nous étions couverte de sueur, notre cœur n’y tiendrait plus.
 
« Très bien, nous l’obtenir par la manière forte. »
 
Personne n’allait nous contredire, certainement pas la dresseuse dotée d’un fouet. La plupart des Pokémon rares étaient attrapés ainsi lorsqu’ils n’étaient pas élevés, après tout. Et nous voulions notre chien de compagnie. Fort heureusement, notre escorte possédait elle-même un de ces merveilleux Pokémon. Il n’avait aucune chance de s’échapper ; le Coufarel le suivrait jusqu’à l’épuisement. Surtout si nous demandions gentiment. Bon… il semblait petit et agile, et pouvait MANIFESTEMENT attaquer à distance. Le toucher serait peut-être le premier obstacle. Mieux valait l’encercler.
 
« Narcisse,  positionne-toi derrière lui et attaque-le pendant qu’elles le tiennent occupé. »
 
L’Otaria s’exécuta aussitôt, et tenta de frapper le Pokémon de front. Cependant, celui-ci fut plus rapide, lançant un rayon violet qui empêcha Narcisse d’agir. Ugh… comme nous l’avions pensé, ce n’était pas la bonne approche. Qui plus est, il risquait d’en profiter pour filer.
 
« Dame Marigold, nous devons coordonner nos attaques pour l’empêcher d’esquiver ! »
 
Porter deux coups assez rapides était le seul moyen de le toucher. Mais l’adversaire était puissant… très puissant. Cette stratégie nous permettrait de le frapper à coup sûr, mais pour combien de temps, si nos Pokémon étaient touchés ? Nous n’avions pourtant pas le choix. Nous mordant les lèvres, nous reprîmes :
 
« Retourne à la charge ! »
 
Mais cette fois, il manqua sa cible, chancelant comme un ivrogne. Nous voulûmes hurler, mais nous retînmes à temps. Ne pas s’énerver face à la noblesse. Suuurtout pas. Nous, princesse Euridice de Scémède, étions une dame totalement maîtresse de ses moyens… et pas du tout à même d’être énervée pour un plan d’attaque complètement gâché. Cet espèce de couard finira en manteau la prochaine fois nous murmurâmes dans notre barbe, avant de nous tourner vers notre priorité. Un sourire adorable aux lèvres, l’air un peu penaud, nous demandâmes :
 
« Ahem ! Dame Marigold ? Pourriez-vous nous aider à nous relever ? Son attaque nous a un peu affaiblie… »
 



Résumé de toutes ces actions inutiles:
 
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Sam 25 Aoû - 5:20

Totalement absorbée par la colère et sa haine des félins, Marigold ignorait complètement tout ce qui l'entourait, concentrée sur la course poursuite de sa chienne tel un Bourrinos équipé d’œillères. Même si elle refusait de l'admettre, le petit chaton avait l'air ridiculement puissant pour une créature de sa taille. Cependant, elle tentait d'échapper, sans pourtant montrer d'expression de peur, aux crocs de son poursuivant. Aussi fort que le chat pouvait être, une morsure n'est jamais agréable, après tout.

J'entendis les cris de la Princesse, encourageant son otarie de compagnie. Même elle s'était décidée à employer la force des Pokémon. Avoir le soutien de son Altesse ne fit que grandir mon sentiment de supériorité à l'égard du diablotin que j'affrontais. A deux contre un, ses chances de victoire s'amincissaient à vue d’œil. Il suffisait que le phoque use de ses pouvoirs de glace pour immobiliser le matou, ce qui m'aurait permis de le mater du bout de mon fouet.
Malheureusement, un coup de théâtre vint bouleverser le plan de l'héritière au trône, lorsque la bête aux yeux hypnotiques dirigea sa force magique, matérialisée par une onde violette, en direction de la bête aquatique. Croyez-le ou non, mais celle-ci avait à présent l'air encore plus pataud que d'habitude. C'était bien notre veine : elle était confuse... Mon agacement commençait à s'accroître. Le félidé ne bénéficierait d'aucune merci !


Dame Marigold, nous devons coordonner nos attaques pour l’empêcher d’esquiver !


L'argument de son Altesse Euridice se tenait. A attaquer chacune de son côté, la créature, trop agile, continuerait d'esquiver pendant des heures.

Retourne à la charge !

Malgré les encouragements de sa fière maîtresse, l'Otaria ne sortit pas de sa transe. Au contraire, le voir en action ne le rendit que plus ridicule pour chaque pas en avant, il reculait de deux. Je dus reconnaître la force de la Princesse dans sa patience face à l'incapacité de son Pokémon. L'un de mes chiens aurait déjà subi un châtiment corporel pour moins que ça.
Dans cet état, il était bien impossible à Narcisse d'attaquer l'ennemi, le problème étant : aussi bien dressée qu'était Georgette, elle aurait été incapable de défaire le chat à elle seule. Il allait falloir lui venir en aide à la force de nos bras pour sortir victorieuses.


Georgette, charge et arrête-le !

Utiliser une capacité semblait être une solution acceptable pour rattraper le Pokémon sauvage, trop rapide pour être rattrapé par la caniche avec sa vitesse naturelle. Ainsi, lorsqu'elle s'exécuta, la chienne accéléra subitement sur quelques foulées, le temps de se rapprocher de son adversaire. Enfin, celui-ci était portée de crocs. La gueule de Georgette s'ouvrit et se referma violemment. Le coup de sembla pas affecter beaucoup le chat, mais la force des mâchoires du canidé permettraient de l'immobiliser le temps de l'attaquer. Que ça soit par mon fouet, le souffle glacé de l'otarie, ou les bras de Dame Euridice. La chienne secouait frénétiquement la tête, tentant d'affaiblir sa proie, tandis que celle-ci donnait des coups de griffe affaiblis par l'épaisse toison.

Ahem ! Dame Marigold ? Pourriez-vous nous aider à nous relever ? Son attaque nous a un peu affaiblie… 

Doux Arceus ! pensa la dresseuse. Trop aveuglée par sa volonté de protéger celle à qui elle devait allégeance, elle en avait oublié son devoir de protéger et assister sa personne avant tout. Cependant, elle ne savait trop que faire à cet instant. Georgette ne tiendrait pas longtemps compte tenu de la force du chat, mais elle ne pouvait laisser la princesse au sol sans l'aider, en particulier après que celle-ci a exprimé le souhait d'être relevée. Après une longue hésitation, son regard alternant entre la scène de bataille et la noble demoiselle tombée à la renverse, le regard étrangement aimable. Sa décision fut autant prise pas honneur que par peur. Jamais elle ne l'aurait admis, mais elle savait qu'aussi haute soit sa position, la capricieuse Princesse aurait pu faire tomber sa tête pour aussi peu.


J'accourus auprès de Son Altesse, lui présentant mon bras en direction du sien, afin qu'elle puisse se relever sans trop d'effort pour ses frêles jambes exemptes de tout travail de paysan. Le temps d'accomplir son devoir, la Couafarel avait perdu son comprise, rejetée par une forte onde psychique. Elle fut alors propulsée plusieurs pieds en arrière. Mon poing se serra d'agacement et de frustration, tandis que mes sourcils se fronçaient à la manière d'un Némélios en colère. Pas question de laisser le diablotin s'en sortir ainsi, s'étais bien plus déterminée à avoir le dernier mot que lui. J'ordonnai à mon Pokémon d'un ton calme mais sec, contrairement à précédemment,

Georgette... recommence. Charge et mords.

Que ma chienne ait été affaiblie importait peu, cette fois, le monstre gris ne s'en sortirait pas. Inconvénient, celui-ci ayant compris que ses attaques à distance marcheraient mieux que les coups de griffe, Georgette tiendrait bien moins longtemps. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

Votre Altesse, si vous permettez, je pense que c'est le moment idéal d'envoyer votre compagnon à l'attaque.

Quand à moi, j'étais déjà prête à cravacher le matou jusqu'à l'épuisement.



Actions pas beaucoup plus utiles:
 
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Sam 25 Aoû - 22:04


ft. Marigold Whiterun
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Eh bien enfin ! La dresseuse retourna à nous et nous tendit la main, que nous saisîmes volontiers avant de nous relever sans trop d’efforts (Et tant mieux. C’est qu’elle n’était guère plus imposante que nous, si nous tombions toutes les deux, qui nous relèverait ?). Nous prîmes le temps d’épousseter notre robe, mais c’est alors que le Couafarel fut projetée en arrière, heurtée par l’onde psychique qui nous avait blessée plus tôt. Vous voyez bien que ça fait mal !, nous voulûmes dire, mais ce n’était probablement pas la chose la plus constructive ou digne à faire. Mieux valait se concentrer sur le combat.
 
Notre escorte demanda à son Pokémon de charger de nouveau. Radical. Pas très fin, certes, mais qui étions-nous pour juger notre dresseuse officielle ? C’est que nous n’étions pas censée savoir quoi que ce soit de l’art du combat… et que, en l’occurrence, nous n’avions pas de meilleure idée. Nous acquiesçâmes lorsque Dame Marigold nous demanda de lancer une attaque. Restait à espérer que Narcisse le touche…
 
« Narcisse ! Attaque-le aussi ! »
 
Malheureusement, il avait toujours l’air sonné, et avançait en zigzags. Il ne viserait jamais juste… du moins, c’est ce que nous pensâmes, jusqu’au moment où le vent se leva. Tout à coup, les feuilles du bosquet, derrière Narcisse, s’agitèrent, transportant avec elle des éclats de glace qui, si elles glissaient sur le duvet de notre Pokémon, frappaient de front son adversaire, s’accrochant à son pelage épais en l’alourdissant. L’adversaire parut aussi surpris que nous.
 
« … Nous… nous ignorions qu’il pouvait faire ça. »
 
Si nous disions cela pour lever tout soupçon d’entrainement secret, ce n’était absolument pas un mensonge (une princesse ne ment jamais). Si il était logique qu’un Pokémon venu de la banquise puisse utiliser des pouvoirs de glace, nous ne nous attendions pas vraiment à ce que Narcisse fasse quoi que ce soit de bien. D’ailleurs, si la portée de l’attaque lui avait permis de toucher l’adversaire malgré sa visée discutable, Georgette se trouvait face au vent lorsqu’elle avait attaqué. Or, avec son pelage épais, elle risquait également d’être ralentie… cela ne saurait durer sous la chaleur de l’été, mais nous espérions qu’elle puisse bouger suffisamment pour attaquer. En attendant, la première chose à faire était de se rapprocher de notre Pokémon.
 
Soulevant les pans de notre robe, nous courûmes vers lui. Il semblait toujours dans un état second. Eh bien, il n’y avait qu’une solution à cela. Profitant d’un moment où Dame Marigold avait le regard tourné, nous lui assénâmes un violent coup d’ombrelle derrière la tête. On pouvait dire ce que l’on voulait, mais cela avait eu le mérite de lui remettre les idées en place. Bon, maintenant, il fallait profiter de cette ouverture. La glace commençait déjà à fondre à nos pieds… fondre ? Dans le bosquet, le sol était recouvert d’herbe et non de terre sèche. C’était une idée…
 
« Narcisse, utilise tes capacités pour humidifier le sol devant toi. »
 
Par réflexe, nous reculâmes et ouvrîmes notre ombrelle, et nous fîmes bien ; Narcisse se décida à lancer non pas de la glace, mais mieux encore. Des gerbes d’eau s’élevèrent autour de lui, formant un Tourniquet qui trempa le terrain. Beurk, nos chaussures étaient même un peu mouillées ! Nous voulûmes le réprimander, mais malheureusement, il avait mieux à faire.
 
« Maintenant, glisse aussi vite que tu peux pour le heurter ! »
 
L’Otaria obéit et se lança. Son corps glissant naturellement sur la surface humide, il frappa le chiot ennemi de plein fouet avec sa corne. L’ennemi poussa un gémissement, mais se releva, bien qu’avec un peu plus de difficulté.
 
« Attention ! »
 
Dans son élan, il toucha Georgette. Heureusement, il avait perdu suffisamment de vitesse et avait assez dévié de sa trajectoire pour ne pas la blesser, mais ce n’était pas passé loin… un petit rire nerveux nous saisit. Donner des ordres était une chose, agir en équipe était… plus délicat que prévu.
 
Cela étant dit, nos attaques combinées semblaient avoir eu un certain effet. Le battre n’était pas une nécessité (nous ne voulions pas trop amocher notre nouveau trésor !), pour peu qu’il capitule.
 
Ce n’était pas gagné non plus.
 
Mais, malgré tout, il s’entoura d’un Bouclier ; preuve certaine qu’il était affaibli et devenait prudent (si, si, croyez-nous ! Nous l’avions lu quelque part !). Tout de suite après, il en profita pour répliquer avec un nouveau rayon, visant un Pokémon après l’autre. Narcisse, profitant de ses accélérations sur le sol humide, n’en garda qu’une éraflure à la nageoire. Et heureusement. Car Arceus savait combien d’attaques notre faible Pokémon pourrait encaisser… cette brute tenta même de nous attaquer de nouveau ! Nous sautâmes un peu maladroitement sur le côté, glissant mais nous rattrapant de justesse (cette fois). Mais il avait dû nous atteindre d’une manière ou d’une autre avec ses pouvoirs psychiques, puisque nos yeux... notre tête… devenaient de plus en plus lourds.
 
« D-Dame Marigold… avez-vous une i— ? »
 
Nous fûmes coupée par un éternuement. Certainement le vent… Quelle joie que d’avoir un Pokémon des glaces.



Euridice, maître de la stratégie:
 
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Dim 26 Aoû - 5:28
A son regard aussi déterminé qu'agacé, je devinais que Son Altesse approuvait ma suggestion de faire combattre Narcisse l'Otaria. Cependant, ce dernier ne semblait toujours pas dans la meilleure de formes, et tous les éclairs jetés par les yeux de sa propriétaires ne pourraient rien y faire. Il continuait de regarder à droite quand sa cible était à gauche et trébuchait sur ses propres nageoires. Je n'en attendais plus vraiment de la part du phoque. Comme les choses étaient parties, Georgette allait se fatiguer et j'allais devoir affronter de ma personne un ennemi six fois plus petit que moi. On n'est jamais mieux desservi que par soi-même après tout.
Soudain ! Un miracle ! Comme s'il avait entendu sa maîtresse ronger son frein, le Pokémon blanc eut un élan de lucidité, qui lui permit d'envoyer des cristaux de glace en direction du chat. La sœur du Roi sembla en être la plus surprise. Enfin je me réjouissais : si nous parvenions à geler l'animal sauvage, je n'aurais pas à utiliser la force alors que la Princesse voulait s'en faire un compagnon, me dis-je. Je fus peut-être trop enjouée à cet instant, puisque je remarquai que la créature aquatique n'avait pas été précise dans la trajectoire des flocons. Si la plupart avait touché la cible voulue, une partie s'était emmêlée dans les poils bouclés de la chienne noire, au niveau de sa tête, son cou et ses pattes avant. Bien protégée par cette toison épaisse, elle ne risquait pas d'en souffrir sur le long terme, mais, surprise par le froid soudain sur son visage à peine couvert d'un duvet blanc, elle émit un aboiement suraigu, laissant s'échapper sa proie. Alors que celle-ci en profitait pour s'éloigner, Georgette tentait de se débarrasser des amas de neige collés dans son pelage en se grattant frénétiquement et en se jetant par terre. Je savais que la caniche n'aimait pas se salir, elle se sentait donc si désespérée que ça ? Pas aussi désespérée que moi à l'idée de devoir nettoyer tout ça à la fin de la journée. Peut-être pourrais-je trouver un gueux dans le palais assez inactif pour se permettre de donner un bain à Georgette...
A présent, même si le félin était libéré des mâchoires du canidé, il avait été ralenti par la neige collant à son pelage angora. Cela ne risquait pas de durer, avec le Soleil qui brillait fort en ce jour. Si seulement j'avais pu en profiter pour faire charger la chien à plusieurs reprises sans risquer de se faire toucher... malheureusement, celui-ci était tout aussi embêté. Je ne pourrais compter que sur Demoiselle Euridice et son ami maladroit. A sa décharge, ce dernier semblait enfin avoir repris conscience ; à la bonne heure !
Je fus beaucoup moins ravie lorsque le Pokémon usa finalement d'une capacité. Prise de court, malgré l'avertissement de l'héritière Canegli, je ne pus éviter la totalité de la trombe d'eau invoquée par l'otarie. Un réflexe primal me permit de reculer pour en éviter une partie, mais mon bustier était à présent ruiné. Une chose était sûre, ce Narcisse avait bien de la chance d'être le familier de ma souveraine, sinon...
Enfin bon ! il se rendait utile. Conformément aux ordres de sa dresseuse, il se jeta dans la boue à plat ventre et glissa à vive allure. A ce moment exact, Georgette s'ébroua une dernière fois, avant de galoper à bride abattue vers la bête qui lui avait échappée. Je n'y vis pas d'objection jusqu'à que...


Georgette, recule !

Le temps que ma voix atteigne ses oreilles pendantes, et que le message parvienne à son cerveau de créature primitive, il était trop tard, car, à peine ralenti dans sa course par le choc avec le matou, le crâne cornu d'Otaria heurta une patte du chien. Je ne savais même plus où diriger ma colère : cette sotte de Georgette, ou ce lourdaud de Narcisse ? L'issue du combat était évidente pour moi, mais la maladresse du tas de graisse blanc risquait de compromettre la facilité de la tâche, s'il continuer à "accidentellement" frapper mon Pokémon ! Aussi difficile que cela soit de l'admettre, ma Couafarel n'était pas très bien dressée pour les combats, plus habituée à observer la meute du chenil en les regardant de haut qu'à les imiter... si cette journée m'avait appris quelque chose, c'est que la chienne allait avoir droit à plus d'exercice !
J'inspectai l'espace d'un instant la patte de Georgette, qui me regardait avec des grands yeux humides qui voulaient dire "je n'en peux plus" ! Ses doigts étaient à peine chauds, et ce n'était pas une boîterie qui allait l'empêcher de combattre. Je me relevai pour voir le chat gris s'entourer d'une bulle protectrice aussi rose que ses yeux. S'il allait être plus compliqué de lui infliger des dégâts à présent, cela voulait probablement dire que la Princesse et moi étions considérés comme une réelle menace par l'ennemi. Bien, car il allait en prendre pour son grade.


Georgette, au pied !


La chienne s'exécuta, toujours réticente à poser sa patte droite alors qu'elle avançait vers moi, l'air penaud. Et non, il n'était pas question que je cède à son caprice. Un regard noir suffit à lui faire comprendre. Elle tourna alors la tête vers son adversaire, mais n'eut pas le temps l'apercevoir, avant de recevoir au niveau de l'épaule un rayon multicolore extrêmement lumineux, qui la fit hurler et tomber plusieurs pieds plus loin, c'est-à-dire sur mes jambes, me faisant tomber à la renverse. Inutile de préciser qu'avec le derrière au sol, les vêtements couverts de boue, et un chien faisant la taille et le poids d'un enfant couché sur moi, je n'étais guère ravie. Je poussai le caniche pour pouvoir me lever. Il était bien inutile de m’épousseter, puisque mes mains étaient aussi encrassées que mes habits. La Princesse avait eu bien de la chance de tomber sur un sol sec.
J'avais à présent un problème aussi gros que la saleté de mes bas, puisque Georgette peinait de plus en plus à se lever. Elle avait évité de peu les dernières attaques, mais s'était reçu celle-ci à pleine puissance. Sans la résistance physique de son pelage aux coups, elle se serait déjà évanouie depuis belle lurette. Tant mieux, tant qu'elle pouvait encore se lever, elle pouvait encore combattre.


D-Dame Marigold… avez-vous une i— ?


Une idée, oui, il m'en fallait une rapidement pour tirer le plus profit du peu d'énergie qu'il restait au Couafarel. Je répondis machinalement à poli "A vous souhaits" à l'adorable éternuement de l'adolescente, cependant plus concentrée dans mes pensées. De toute façon, même si j'avais voulu lui offrir un mouchoir, le bout de tissu avait été trempé par la boue, et était donc inutilisable.
La chienne tremblait encore sur ses pattes, et gémissait comme un chiot nouveau-né. Je ne pensais pas qu'elle serait capable de faire beaucoup de dégâts. Le bouclier rosé était sûrement mis en place plus pour contrer les capacités gelées de Narcisse que les charges et morsures peu puissantes du canidé, mais avec si peu de force, celui-ci risquait de s'assommer sur l'ennemi plus qu'il ne le blesserait. Il allait falloir jouer avec d'autres éléments. Je m'accroupis à la hauteur des yeux de mon Pokémon pour lui donner ses instructions et lui tapoter la tête.


Toi qui aime tant faire le chien battu, c'est le moment ~


Elle sembla peu satisfaite de mes encouragements, mais s'exécuta. Même têtu, un chien reste un chien, surtout s'il a bénéficié de mes techniques d'éducation. Elle glapit tel un animal mourant, ce qui attira l'attention du chat, et lui fait baisser sa garde. Mon idée, ici, était d'aider le monstre de la Princesse à défaire le vil félidé avant tout. Tout seul, je doutais qu'il ait eu la moindre chance.
Je sortis alors mon sifflet et le fit vibrer. Un son trop aigu pour l'oreille humaine en jaillit, donnant l'ordre final à Georgette.

Votre Altesse, je vous conseille de reculer.


L'habituellement élégante Georgette, courant dans la boue, la langue pendante, essoufflée , était une vue à laquelle je ne m'étais pas faite. Si elle réussissait, elle aurait droit aux meilleures pièces de viande de la cuisine, et elle le savait.
Ce fut quand elle se trouva à quelques foulées du chaton qu'elle s'arrêta, ou plus précisément dérapa, envoyant une énorme vague de boue vers son adversaire. Heureusement, la Princesse avait apporté son ombrelle. La boue n'aurait aucun effet sur sa santé, mais à présent, la sphère dans laquelle s'était entouré la créature était complètement opaque. Il n'aurait plus que deux choix : rester aveugle, ou se rendre vulnérable. Après sa dernière course, le caniche noir revint vers moi abattu et la bouche baveuse ; alors qu'elle s'écroulait à mes pieds, je l'interceptai et la posai un peu plus loin, à l'ombre d'un arbre, le temps qu'elle retrouve ses esprits.


A vous de jouer à présent, Votre Altesse. Enroulant l'extrémité mon fouet autour de mon poignet, je continuai : A moins que vous ne souhaitiez que je prenne les choses en main moi-même.




J'ai pas de titre malin:
 
- Elle utilise Rugissement et Jet de Sable pour haxxer un peu
- Bonne chance Narcisse 8D
- Euridice la Dresseuse envoie Marigold ?

Le code se barre en couille, déso .__.
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Dim 26 Aoû - 20:34


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Le temps de nous remettre, nous laissâmes Dame Marigold attaquer à son tour. De toute manière, ce lourdaud de Narcisse semblait bien incapable d’attaquer sans blesser son alliée. Première action ; l’affaiblir en geignant. Une technique que nous avions bien utilisée avec Narcisse, avant de laisser tomber en constatant que ses onch n’attendrissaient personne. Elle sembla faire plus d’effet à l’ennemi, et nous le comprenions ; comment le gémissement d’un chien si adorable et joli saurait-il nous laisser de marbre ? Il eût fallu un cœur de pierre pour y rester insensible. Mais bon, ce n’était pas une raison de baisser notre garde. D’autant qu’un avertissement nous poussa à reculer… avertissement venu après le coup de sifflet fatidique.
 
Un torrent de boue se déversa sur le Pokémon mauve.
 
Et notre ombrelle ne suffit pas à nous épargner entièrement.
 
Accusez-nous d’être dramatique, mais les quelques gouttes de boue que nous reçûmes dans les cheveux et sur les pieds, nous arrachèrent une horrible grimace que nous eûmes toutes les peines du monde à réprimer. Ugh… ça avait intérêt à être utile. Et malheureusement pour nous, cela le fut ; aveuglé, il devait désormais choisir de se battre à l’aveugle, ou bien de supprimer son Bouclier. Et si il le faisait, nous avions un court instant pour l’attaquer de plein fouet, sans risquer d’en être punis. Nous n’avions pas de temps à perdre ; il fallait profiter de l’ouverture. Les yeux rivés sur l’adversaire, nous attendîmes un mouvement de sa part. Jusqu’au moment où la sphère autour de lui commença à se dissoudre.
 
« Vite, Narcisse ! Attaque à distance ! »
 
Le plus important était d’être rapide, mais aussi, et surtout, de ne pas épuiser notre Pokémon. Celui de Dame Marigold semblait déjà en bien piteux état… encore une fois, notre misérable Otaria parvint à nous surprendre ; à défaut de vent, il lança de très rapides Eclats de Glace sur l’adversaire, agissant avec une telle rapidité qu’il ne sut répliquer. L’attaque ne sembla cependant pas avoir bien plus d’effet que celui de déstabiliser notre adversaire… mais c’était amplement suffisant.
 
« Charge derechef ! »
 
Il était temps d’en finir. Et tant pis pour Dame Marigold. Jamais nous n’en voudrions à un si fidèle serviteur de la famille royale, évidemment, cependant, au moment où de la boue commençait à perler sur notre front, qu’elle se retrouve couverte de boue voire de purin ne nous dérangeait pas plus que cela. Narcisse ne se fit pas prier, en tout cas, et fonça droit sur le Pokémon, non sans soulever de la boue au passage. De nouveau, il le heurta.
 
« Ecarte-toi vite ! »
 
Et il s’exécuta, non sans… soulever encore plus de boue. Malheureusement, ni son obéissance ni le rideau de boue qui le dissimulait ne purent l’empêcher de subir la Rafale Psy de l’adversaire. Oh non… cette fois, nous risquions vraiment de perdre. Très bien. Il ne nous restait plus qu’un seul atout. Un éternuement plus tard, nous lançâmes :
 
« Votre proposition nous touche, Dame Marigold ! Nous vous prions de dompter cette créature pour nous ! Si vous le voulez bien ? » nous ajoutâmes innocemment.
 

Quant à Narcisse, nous lui indiquâmes de s’éloigner. Couvert de boue qu’il était (même à nous, ça faisait de la peine), il parviendrait à se cacher le temps de se reposer… il n’était clairement plus en état de se battre, si il l’avait jamais été.



Ce combat va très mal finir:
 
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Mar 28 Aoû - 4:12
Faire confiance à la Princesse, j'en étais capable. Malgré son jeune âge et son caractère flamboyant, elle avait l'énergie nécessaire pour guider son Pokémon au combat. Ce qui me faisait réellement douter de l'issue de l'affrontement était... le Pokémon en question. Même pour un Otaria, il me paraissait beaucoup trop pataud et benêt. Sa maîtresse devait vraiment avoir bon coeur pour supporter cette chose au quotidien. Tous mes chiens réunis ne bavaient pas autant que cet énergumène. 
Ainsi, quand le chat baissa enfin sa garde magique, ce fut au phoque d'agir. Cette opportunité n'échappa à Dame Euridice, je pus le voir à l'éclair qui traversa ses yeux écarlates. Immédiatement, elle ordonna à son familier de passer à l'offensive. J'observai alors le combat qui allait suivre, totalement impuissante tant que Georgette gisait sous un arbre et que je n'avais pas reçu l'autorisation de prendre les choses en main. 

Lorsqu'il projeta des éclats de glace en direction de son adversaire, Narcisse avait presque l'air compétant. Même s'ils n'avaient fait qu'effleurer son pelage, il parut un peu sonné, de quoi laisser le temps au compagnon de la Princesse de bondir dans la boue et glisser sur le ventre comme il l'avait fait précédemment. Cette fois, plus préparée, je pus reculer à temps pour éviter la marée de crasse qui s'apprêtait à déferler sur ma personne, de peu. Seules mes chausses furent touchées. Pas que cela m'ait plu, mais cela était toujours préférable que de me retrouver à nouveau souillée.
Au moins, je dus reconnaître que cette action fut utile, puisque le crâne de l'otarie envoya valser le matou plusieurs pieds plus loin. A présent complètement encrassé, le pelage blanc devenu brun, on ne reconnaissait plus l'Otaria qu'à son air nigaud. Et, malgré ce camouflage, il ne put échapper à l’œil démesuré du Pokémon gris. Portant ses petites pattes rachitiques à son front, une nouvelle vague d'ondes mauves, les mêmes qui avaient mis Georgette au tapis. La cible ne fut pas épargnée non plus : malgré les encouragements de sa dresseuse, il ne put s'éloigner à temps. Il avait à présent l'air bien mal en point, presque comparable à l'air piteux qu'avait la caniche avant de porter l'attaque finale. Je lui donnais cinq minutes avant de perdre connaissance.


Votre proposition nous touche, Dame Marigold ! Nous vous prions de dompter cette créature pour nous !

Enfin ! Pas besoin d'en dire plus ! Depuis que la chienne noire avait été mise hors-combat, je n'attendais que cette occasion. Le fouet que je tenais et tordais de frustration entre mes doigts depuis un bon moment était prêt à claquer.


Ca sera avec plaisir, Votre Altesse !

Le sourire aux lèvres, j'avançai de quelque pas. Ça serait suffisant, mon arme mesurant plus d'une douzaine de pieds. De plus, je n'avais pas envie de risquer que mes pauvres vêtements déjà trempés d'être déchirés, un problème à la fois s'il vous plaît. La difficulté consisterait principalement en la vitesse du chat, mais je me savais assez agile et mon fouet assez souple pour contrer son seul point fort. 
En m'apercevant, il sembla deviner mes intentions. Pouvoirs psychiques ou sixième sens animal, pour importait. Il feula et sortit les griffes. Fichtre, il en était presque mignon avec ses sourcils froncés. Il en faudrait bien plus pour m'impressionner. Ce comportement me donnait juste envie de le provoquer davantage pour le voir essayer de s'énerver. Cependant, même si j'en avais bien envie, je n'avais pas reçu l'ordre de le blesser mais de l'attraper. Plus précisément, le "dompter", mais il m'aurait fallu des mois, voire des années étant donné le caractère lunatique de ces créatures démoniaques.

J'agis la première, évidemment, puisqu'à ce point de l'affrontement, affaibli par Georgette et Narcisse, il cherchait plus à éviter le combat qu'à le poursuivre. Dommage pour lui, la volonté de la Princesse passait avant la sienne.
La corde du fouet voyagea de mon poignet à la joue de félin. Touché ! Mais malheureusement, pas attrapé... Il esquiva, in extremis, et même si la morsure de la cravache lui avait arraché un cri rauque, j'aurais préféré l'avoir du premier coup. A présent, le chat n'était plus immobile mais tentait de s'enfuir. Il n'en était pas question... il était encore assez proche pour que je puisse l'atteindre sans avoir à me fatiguer les jambes.
Concentrée comme jamais, d'un geste souple de tout mon bras droit, je déroulai la chambrière, qui filait tout droit vers sa cible. Lorsque le bout de la lanière atteint la hauteur de l'animal, un coup de poignet à gauche lui permit de s'enrouler autour de son thorax. Je dus vite tirer à nouveau la corde vers moi d'un seul mouvement, avant que l'étreinte ne se relâche. Là ! J'étais sûre d'avoir le dernier mot en voyant le petit Pokémon atterrir à mes pieds, encore ligoté. Il ne me restait plus qu'à le ramasser !



Dans son ego, Marigold avait semblé oublier le risque que représentait encore le Psystigri, bien que prisonnier. Alors qu'elle approcha la main, il saisit celle-ci à pleine dents, lui arrachant un cri de douleur et de rage, avant de la marteler de coups de griffes avec ses pattes arrière. Surprise et endolorie, la jeune femme ne put que lâcher la poignée du fouet qui avait attrapé sa proie, laissant celle-ci libre de ses mouvements...

Pas question ! Je ne serais pas vue à la cour comme la dresseuse négligeante qui avait laissé s'enfuir le Pokémon tant convoité par Son Altesse ! Même s'il fallait tout donner ! Avant que le matou ne puisse s'enfuir trop loin, je me jetai à terre prête à le saisir, que le sol soit couvert de boue ou de feuilles d'or. Alors qu'il croyait avoir réussi à m'échapper, je parvins à l'attraper par la queue. Il poussa alors un hurlement d'agonie, avant de se retourner avec la souplesse d'un démon pour me mordre. Cependant, j'avais cette fois prévu le coup et ma main gauche le saisit par une touffe de poils dans son dos tandis que l'autre lâchait prise.
Je l'attirai à hauteur de mon visage, afin de pouvoir me relever avec la bête dans les bras. Je ne préoccupai alors même pas des coups de griffe que je me pris dans le visage, ayant la chance de ne pas me faire toucher les yeux. Je plaquai la bête contre le sol le temps de venir pincer sa peau du cou. C'était une idée que je venais d'avoir. Lorsqu'un chiot se comportait mal, le tenir de cette façon le rendait quasiment léthargique. J'ignorais encore quelques instants plus tôt que cette technique marchait aussi sur les chats. Un coup de génie sûrement. Ainsi pendu, le félin cessa tout mouvement, alors que dans ses yeux brillaient encore toute la haine (réciproque) qu'il éprouvait pour moi.
J’époussetai ma manche et mon visage, avant d'aborder la princesse, le chaton complètement immobile suspendu dans ma main tendue, pour éloigner cette... chose de moi.


Tenez, Votre Altesse. Ce fut un plaisir.

Un plaisir, oui, mais Marigold espérait bien que la prochaine fois qu'une mission concernait une de ces créatures du Diable, elle ne serait pas de la fête.
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Mar 28 Aoû - 8:27

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...



Un Psytigri Normal ♂ niv. 2
Griffe - Gros'yeux - Assistance

Alors que la femme porte triomphalement le matou à sa princesse, un deuxième chaton sort de sa cachette. Beaucoup moins agressif et puissant que le premier, il tend ses pattes vers l'autre d'un air déconfit en pleurant.




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Mar 28 Aoû - 19:32


ft. Marigold Whiterun
__________________


 
      
Voilà un spectacle que, si nous n’étions pas légèrement dans la boue, nous aurions été ravie de contempler avec une tasse de thé.
 
Notre service à thé ambulant ne risquant pas de se trouver où que ce soit où il y avait de la boue, cependant, ces plans étaient compromis. Nous reculâmes un peu, laissant une marge de manœuvre à Dame Marigold. Elle usa de son fouet pour amocher (eh ! C’était NOTRE chiot de compagnie, pas un vulgaire bâtard, il fallait qu’il soit parfait !), puis l’attraper. Mais la bête était toujours aussi farouche ! Ce qui poussa notre escorte à… réagir de manière inattendue.
 
En se jetant dans la boue et en l’attrapant par la queue.
 
Notre bouche s’ouvrit, mais nous ne pûmes prononcer le moindre mot. Bien. D’accord. Ce n’était pas le genre de spectacle auquel nous nous attendions de la part d’une grande dame, pour être franche, mais nous ne pouvions pas vraiment critiquer sa dévotion. Nous étions toujours abasourdie lorsqu’elle se releva et s’approcha de nous, couverte de boue, le visage balafré sur lequel perlait du sang, et pourtant, l’air totalement sérieux et rigide, comme à son habitude. Après quelques secondes de choc, nous reprîmes soudain nos esprits, battant des paupières pour nous réveiller.
 
« A-Ah, euh, merci bien, Dame Marigold. Vos talents en dressage sont toujours aussi impressionnants. »
 
Nous saisîmes le Pokémon par le cou, le gardant éloigné de notre torse pour éviter une griffure. Il semblait plus calme, ne serait-ce que par dépit, mais nous ne pouvions pas prendre le moindre risque. Le tenant entre nos mains, nous dûmes éternuer dans notre épaule. C’était de pire en pire ! A croire que nous étions allergique à cette créature inferna—
 
Une minute. Nous savions pourquoi ce Pokémon nous rappelait quelque chose. Nous n’arrivions pas à nous remémorer tout à son sujet, jusqu’à son nom, mais il apparaissait clairement dans notre esprit désormais. Puisqu’il s’agissait d’un Pokémon de Kalos, nous n’avions eu l’occasion de voir un Psystigri que dans des encyclopédies.
 
Un chat. L’ennemi naturel des Canegli et de notre organisme. Les yeux gonflés, les éternuements… oui, tout cela avait du sens maintenant. Aucun pouvoir psychique n’était à l’œuvre. Mais… nous ne pouvions pas admettre notre erreur devant Dame Marigold, n’est-ce pas ? C’aurait été… beaucoup trop embarrassant, et beaucoup trop d’efforts pour rien… et puis nous étions tellement enthousiaste à l’idée de montrer à Lorenzo que nous avions dompté son ennemi ! Argh, nous n’avions pas le choix ! Serrant très fort le Psystigri dans nos bras, nous émîmes un petit rire nerveux, et… commençâmes à déblatérer toute excuse qui nous passait par la tête.
 
« Eh bien, cette bête aura mis en déroute bien des chiens… guère étonnant de la part d’un félin ! Ahah, tout de même, ne trouvez-vous pas ça amusant ? Amener un chat à la cour, des créatures si mal vues… nous nous sommes dit qu’il était temps de changer un peu tout cela. Regardez comme elle est adorable ! Elle est plus mignonne encore que nos poupées ! Et puis, pour une dame qui ne comba-ATCHOUM pas, un petit Pokémon mignon au pelage doux est bien plus commode qu’une bête agressive et puissante comme les chiennes de notre frère… E-en parlant de pelage, tu es bien sale, trésor. Narcisse, veux-tu bien asperger notre nouvelle ami— AIE ! »
 
La peste venait d’user de ses pouvoirs pour soulever notre ombrelle et nous frapper à la tête avec ! Quelle impudence ! Comme si nous n’étions pas assez près de la crise de nerfs ainsi !
 
« E-elle est peut-être un peu trop puissante pour… une dresseuse peu expérimentée dans l’art du combat, mais… sans doute nous aiderez-vous à la dresser, vous l’avez si bien… maîtrisée à l’instant ! En attendant, nous ferions mieux de rentrer. Nous nous sentons un peu fiévreuse, cette humidité ne doit pas nous faire du bien… »
 
Mais au moment où nous décidâmes de quitter les lieux, nous entendîmes un bruissement dans les feuilles qui nous fit sursauter. Puis des… pleurs ? Nous nous retournâmes et vîmes approcher une autre de ces créatures. Encore ? Ce n’était pas possible ! Narcisse était au bord de l’évanouissement, Georgette au tapis, et Dame Marigold… euh, elle semblait toujours très énergique, aux dernières nouvelles. Mais nous n’étions pas prêtes pour un nouveau combat.
 
Cependant, il nous fallut peu de temps pour remarquer qu’il ne nous voulait pas de mal (bien que nos yeux nous parurent tripler de masse lorsqu’il approcha). Il geignait auprès de son amie, par ailleurs calmée par sa présence, les pattes tendues. Même nous, ce spectacle nous brisa le cœur. Il semblait si fragile et apeuré… nous nous approchâmes, espérant que cette fois-ci, il ne tenterait pas de nous tuer. Il fit de même, se réfugiant presque dans nos bas.
 
« Oh… Dame Marigold, qu’allons-nous faire de lui ? Il ne pourra jamais s’en sortir tout seul. Il a l’air terrifié… »
 
Nous posâmes une main sur son front. Cet élan de compassion vous paraitra peut-être hypocrite après nos nombreuses tentatives de destruction de sa compagne, mais nous restions une princesse, et une princesse avait de la compassion (et, outre notre léger problème avec les félins, il demeurait mignon comme une Poképoupée).
 
Mais nous devions déjà nous occuper d’un Psystigri pour sauver la face. Deux seraient… difficiles à vivre. Nous levâmes les yeux vers Dame Marigold, pleine d’espoir (qu’elle ne le fouetterait pas trop vite).
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Ven 31 Aoû - 20:13
La Princesse sembla étrangement choquée lorsque la femme aux cheveux d'argent lui présenta le Psystigri. Cela l'inquiéta... Allait-elle répéter ce qu'elle avait vu à son Roi de grand frère ? Serait-ce suffisant pour l'humilier et lui valoir de se faire renvoyer de la cour ? Si Marigold était renvoyée au manoir Whiterun, il était certain que la pression du mariage serait appliquée sur elle. Inutile de préciser à quel point elle ne voulait pas voir cela arriver. 
Heureusement, Euridice sortit de sa transe pour remercier la dresseuse.
 
Entendre la Princesse chanter mes louanges en tant que dompteuse ne fit que gonfler ma fierté d'être sortie victorieuse du combat contre la bête. Si ma réputation pouvait en sortir plus grande, ça ne serait qu'un petit plus que je ne refuserais pas.
La jeune fille se saisit du fardeau, débarrassant enfin mon bras. Je n'aurais vraiment pas voulu qu'il ne blesse sa nouvelle maîtresse mais, par chance, cette façon de le tenir empêchait vraiment tout mouvement importun. Je n'aurais pas voulu être tenue responsable qu'un incident pareil.
A peine Dame Euridice eut-elle touché le félin qu'elle se mit à éternuer. Elle ne pouvait pas être allergique tout de même ? Non, c'était peu probable. Si cela avait été le cas elle aurait sûrement eu la présence d'esprit de ne pas vouloir de cette stupide créature à ses côtés. C'était probablement juste du au pollen dans l'air, ou au froid jeté par les attaques de glace de Narcisse...
Preuve de cela, elle semblait avoir un point faible pour les chats, qu'elle trouverait mignons, malgré l'affection que sa lignée portait aux chiens depuis de nombreuses années. Ce n'était pas moi qui risquait de m'enticher d'un de ces monstres pour ses grands yeux humides. Un bébé Rocabot ou Malosse, je voyais l'attrait, mais pas celui d'un animal chapardeur... sans mauvais calembour. Un bruit de choc ne fit qu'amplifier mon aversion, puisque le chaton venait d'user de ses pouvoirs psychiques pour frapper sa -certes récente - propriétaire avec sa propre ombrelle. J'étais déjà prête à agir, mais la Princesse ne sembla pas en vouloir à son animal de compagnie. Et, je ne voulais pas être de mauvaise langue envers la famille royale, mais il avait été peu raisonnable de sa part de vouloir asperger d'eau une créature que tout le monde sait craintive de la moindre baignade.

 
E-elle est peut-être un peu trop puissante pour… une dresseuse peu expérimentée dans l’art du combat, mais… sans doute nous aiderez-vous à la dresser, vous l’avez si bien… maîtrisée à l’instant !
 
Était-ce une once de moquerie que j'entendis ? Moi, éduquer un félidé ? Très peu pour moi, comment pourrais-je faire obéir un Pokémon plus têtu qu'un Tiboudet ? Ce n'était pas que je doutais de mes capacités de dresseuse, davantage de celles à rester patiente, et à ne pas frapper le familier d'une femme de la royauté. Mais fi ! Si c'était sa volonté, je ne pourrais lui désobéir.
Dame Euridice suggéra de quitter les lieux qui avaient abrité cette bataille. Très bien, je n'allais pas refuser. Il me tardait de me débarrasser de la boue qui tarissait mes vêtements et mon visage. Quant à Georgette, je ne craignais rien pour elle. Le mal avait été vaincu et elle avait l'habitude de se balader dans les jardins, en chassant les Rattata, pour la plus grande joie des jardiniers. Cependant, alors que nous avions fait quelques pas en direction du palais, un bruit de fourré se fit entendre. L'affaire n'allait tout de même pas recommencer ? Faisions nous face à une migration, que dis-je, une invasion de chats ? Je n'avais pas vraiment l'envie d'affronter une seconde fois un monstre de mes propres mains délicates, et tous nos compagnons étaient affaiblis, ou, dans le cas du diablotin gris, beaucoup trop récalcitrant. Peut-être, une fois la craint d'être attaqués par une bête géante, les soldats se chargeraient-ils de repousser l'envahisseur eux-mêmes ? En attendant, je me tins prête à effrayer le nouvel arrivant le temps de retourner à mes quartiers et d'informer la garde de la non-menace.
A mon plus grand agacement, ce fut effectivement un autre individu de cette espèce qui sortit du buisson. En revanche, celui-ci était bien plus menu, effrayé, et faiblard que celui que la soeur du Roi tenait par la peau du cou. Il s'approcha de ce dernier, le regard suppliant, et les pattes essayant d'atteindre son congénère. Peut-être étaient-ils de la même famille ? Une mère et son petit, ou des frère et soeur ? Non. Je ne devais pas imaginer d'attributs humains à des créatures sous-évoluées. Je savais plus que bien que leur estomac passait avant l'affection.

 
Oh… Dame Marigold, qu’allons-nous faire de lui ? Il ne pourra jamais s’en sortir tout seul. Il a l’air terrifié…
 
Ce que je comptais faire de lui ? Ma foi, j'en aurais bien fait le dîner des habitants du chenil s'il ne s'en était tenu qu'à moi. Malheureusement, je ne pouvais m'abaisser à un tel acte alors que la Princesse me lançait ce regard suppliant. C'était encore une très jeune femme, dans la fleur de l'âge, sensible aux choses petites et mignonnes. Pas que celle-ci soit attendrissante, non.
Cherchant quel sort réserver au petit matou, je le fixai dans les yeux, les sourcils froncés et l'air intimidant pour lui montrer que mes intentions ne lui seraient pas favorables. Je ne comptais pas perdre à ce jeu-là. Pourtant, sûrement parce qu'il était beaucoup moins combatif que son amie, il ne sembla pas me défier, et il se contentait de me fixer avec ses orbes roses. Ainsi, il m'évoquait presque l'air triste d'un Azurill. Mais contrairement au chat, la petite souris était bien plus adorable. Hésitant entre la Princesse et l'objet de son affection, je trouvai presque des similitudes dans la façon dont ils me regardaient, suppliant de ne pas lui faire de mal. C'était toujours un non. Si la dame aux cheveux vermeil était capable de véritables émotions et sentiments, mon instinct me disait de me méfier des tentatives fourbes de pervertir mon esprit que ce Pokémon Psy était capable d'user sur moi. J'étais plus forte que ça, lui avait l'air faible, ridicule... pathétique.
Pathétique, oui ! C'était le nom que je cherchais. Ce n'était point de l'attendrissement que j'éprouvais pour ce nabot, mais de la pitié. Je ne pouvais simplement pas laisser quelque chose d'aussi dépendante d'un autre être repartir dans la nature, c'eût été une honte pour l'ensemble du règne animal. Je devais le forcer à s'endurcir, comme je m'étais endurcie en combattant mon corniaud de frère pendant mon enfance. Sans un tel entraînement, je n'aurais été qu'une petite sotte bonne à me marier et à enfanter.

 
Bien, Votre Altesse, je consens à prendre cette... créature sous mon aile, de façon provisoire cependant.
 
Je ne pouvais imaginer la réaction de ma chienne lorsqu'elle découvrirait son nouveau "compagnon de jeu". Malheureusement pour elle, je n'aurais pas pu faire séjourner le félin au chenil, auquel cas il aurait rendu les Démolosse et autres Arcanin fous de rage. Il m'était bien plus facile de contrôler un seul canidé que tout une meute entraînée à l'attaque.
Toujours un peu réticente, je soulevai le chat en le saisissant sous les pattes avant. Contrairement à celui que j'avais affronté, il ne tenta pas de m'arracher les yeux, ni même de se débattre, trop occupé à trembler.


Marigold ne comptait pas s'abaisser à sourire face à la face adorable du Psystigri, pas question de montrer quelque signe de faiblesse. Mais, malgré ses effort pour rester de marbre, son visage finit inévitablement par se décontracter. Peu, certes, mais assez pour les yeux aiguisés d'un félin pour le remarquer. Enfin, ses pleurs se calmèrent, ce que la jeune femme préféré assimiler à un miracle plutôt qu'à un soi-disant air gentil de sa part. 

Sûrement satisfaite que j'ai fait preuve de merci sur le Pokémon gris, Son Altesse entama la marche, me faisant ainsi comprendre que notre mission en ces lieux était terminée. Pas plus mal, l'odeur de boue et de transpiration commençait à m'irriter le nez. J'emportai mon nouveau protégé sous le bras, comme une tavernière aurait soulevé un tonneau de bière, toujours réticente à le porter contre moi comme un bambin. Je songeais à aller chercher Georgette plus tard si elle était encore évanouie. Elle ne serait que plus énervée si elle me voyait sur le moment, portant un animal qu'elle détestait fondamentalement. Difficile d'imaginer qu'ils devraient vivre ensemble sous peu. J'avais entendu de rares histoires d'amitié entre chat et chien mais je ne savais qu'en penser. Il s'agissait sûrement des légendes, comme la plupart des Pokémon mythiques qui n'ont jamais été découverts par les hommes de lettre.

De toute façon, ce n'était pas un grand problème, ne je comptais pas garder Lucifer bien longtemps.
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Ven 31 Aoû - 23:58

 

Bravo !


Fin du combat pour sa majesté Euridice
Narcisse s'est bien battu mais sa lenteur n'a pas été à son avantage contre le chaton. La stratégie de la boue était peut-être salissante mais très imaginative. On applaudit aussi Euridice qui ne perd pas la face à sa découverte ainsi que la Psytigri qui a encore du poil de la bête. La princesse peut enfin goûter ce qu'elle a fait subir à ce pauvre Tentacool !

Tu as utilisé l'objet : non

Ton post combat fait 11777 lettres et le Pokémon adverse est juste amoché.. Ainsi Narcisse gagne 8 niveaux sans niveau bonus.

Tu peux aller Ici pour signaler le gain de niveau. N'oublie pas de mettre à jour ton Répertoire !
Début d'une amitié pour Euridice


Le Psytigri Niv. 20 s'est liée avec difficulté

Tu as utilisé l'objet : Aucun.

Tu peux rajouter ce Pokémon à ton Créa-Répertoire.


 

Bravo !


Fin du combat pour Marigold
Malgré sa haine contre les félins, Marigold a su faire la part des choses et rester focaliser sur les ordres de sa princesse. Elle mériterait bien quelques niveaux elle aussi mais ce sera Georgette qui gagnera en puissance. J'ai bien peur que la dresseuse de chiens n'ait pu récolté que des vêtements fichus...

Tu as utilisé l'objet : Pièce rune

Ton post combat fait 14117 lettres et le Pokémon adverse est juste amoché. Ainsi Georgette gagne 8 niveaux sans niveau bonus.

Tu peux aller Ici pour signaler le gain de niveau. N'oublie pas de mettre à jour ton Répertoire !
Début d'une amitié pour Marigold


Le Psytigri Niv. 2 a été adopté

Tu as utilisé l'objet : Aucun.

Tu peux rajouter ce Pokémon à ton Créa-Répertoire.


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