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Kii sème le vent récolte la tempête // ft. Zenjiro & Maru

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Métier : Princesse
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Mar 19 Juin - 19:05


ft. Général Zenzen et Maruchou
__________________


Si il y avait bien une chose que nous adorions plus que tout, c’était la cour. Et si il y avait bien une chose que nous adorions encore plus que ça, c’était en sortir.
 

 
Enfin, d’habitude.
 
Nous n’avions jamais été à Kii, la région communiquant assez peu avec l’extérieur. La plupart du temps, nous accompagnions Lorenzo à Aros pour y traiter avec la noblesse locale. Or Aros avait le mérite d’être agréable ; la gente y était agréable et raffinée (mais pas autant que nous, hein), nous traitait comme la princesse que nous… euh, sommes et nous avions utilisé le froid ATROCE des lieux comme excuse pour nous constituer une garde robe hivernale exclusive (avec de la fourrure de Feunard toute douce. Lorenzo avait menacé de nous offrir un manteau fait de la peau de Narcisse). Mais Kii… Kii était différent.
 
Adieu les plaisanteries agréables et les grandes cérémonies ; nous avions été accueillis (après un voyage terriblement inconfortable, notre voiture n’étant pas adaptée aux montagnes !) par… une cérémonie terriblement solennelle. Les représentants du village arboraient un air austère. Etant donné la manière dont ils nous fixaient, nous ressentions une certaine appréhension face à leurs lames taillées bizarrement. Ils n’avaient donc jamais appris à soigner les invités ? Et puis, sans compter leur côté menaçant et leurs accoutrements ridicules… cette réunion était d’un ennui fou. La salle était étrangement silencieuse, les pourparlers de Lorenzo plus que soporifiques, et personne n’était venu nous consoler lorsque nous nous sommes cogné la tête contre leur leader en exécutant une de leurs courbettes rigides (ces paysans frigides avaient-ils donc peur de baiser notre délicate main ?)
 
Nous nous tînmes docile le temps que ce mauvais moment passe. Nous étions tout de même correctement éduquée, nous ! Fort heureusement, nous connaissions notre programme (nous avions l'habitude avec les soirées, toujours parfaitement calculées), et notre camp avait prévu de quitter le Général pour le retrouver plus tard. "Rester entre quatre murs ne nous permettrait pas de profiter de la beauté et de la culture de Kii" ou un prétexte du même genre. L'idée n'était pas mauvaise, cela dit. Après tout, nous ne connaissions pas le village, il avait l’air très mignon (plus que le Général) et nous avions envie de savoir si tout ce que nous avions appris dans les livres sur cette région était vrai. Nous acceptâmes donc joyeusement de partir, mais seule. Eh bien oui, si nous n'avions plus envie de voir la sale face sévère du Général, nous en voulions aussi à ceux qui nous avaient accompagnée à cette cérémonie si ennuyeuse. Même les serviteurs qui étaient obligés de venir, oui.
 
Le village (que nous avions à peine aperçu en venant, puisque Lorenzo nous faisait l’affront de nous parler) était vraiment très agréable. Il avait le charme pittoresque de ceux de Scémède que nous visitions parfois pour jouer à la paysanne (ceux pas trop boueux donc), mais dans un style tout à fait inconnu ; aux toits plats et aux maisons multicolores de Scémède se substituaient des maisons aux portes de papier au pied desquelles des dizaines de sandales de bois s’accumulaient. C’est fort agréable, nous pensâmes.
 
Enfin, jusqu’à ce qu’un cri éclate.
 
« HIYA ! »
 
Nous sursautâmes. Un poing venait de voler sous mes yeux pour heurter une épaule dans un bruit fracassant, nous arrachant un cri. Une jeune femme, de notre âge environ, se battait avec un autre Kiiois, du sang au coin de la lèvre et les vêtements tombants. Derrière elle, un Machoc tout aussi barbare l'encourageait avec enthousiasme. Il ne nous en fallait pas plus.
 
« Vous auriez pu nous blesser ! nous dîmes d’une voix un peu tremblante, avant d’ajouter avec un peu plus d’assurance : N’avez-vous pas honte de vous afficher ainsi face à une dame ? Si nous voulions voir un cirque, nous serions restée chez nous, les bêtes y sont bien mieux éduquées ! Mais nul doute que les sauvages que vous êtes suivez l’exemple de votre chef ! »
 
Nous avions toujours très mal à la tête et étions toujours très embarrassée et ils avaient failli nous blesser ! Notre cœur battait encore la chamade tant nous avions eu peur. Ce n’était vraiment pas ce à quoi nous nous attendions en venant ici…
Nous ne nous attendions pas non plus à sa réaction.
 
La fille s'approcha de nous, le visage terriblement austère. On aurait dit les masques sévères de la salle dans laquelle nous avions été accueillie plus tôt. Nous reculâmes d’un pas. Ils ne pouvaient rien nous faire, hein ? Nous étions une princesse. Ils pourraient se faire exécuter pour ça. Mais… nous étions seule et… dans une terre totalement inconnue… et elle ne reculait pas...
 
Nous déglutîmes en reculant de nouveau, mais nous tordîmes la cheville sur les roches du sentier. Un nouveau cri nous échappa alors que nous tombâmes. Nous aurions préféré nous briser le postérieur sur le trône de notre frère que sur cette terre foulée par des sandales laides, mais ce doux espoir s’évanouissait de seconde en seconde.
 
« Vous ne pouvez pas vous en prendre à nous ! Nous sommes… je… »
 
Mais l’éventualité d’un incident diplomatique ne l’effrayait visiblement pas, et nous ne savions que répondre, terrorisée. Finalement, dans notre panique, nous criâmes :
 
« A l’aide ! G-Gardes ! Lorenzo ! »
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Mer 19 Sep - 19:15
kii sème le vent récolte la tempête

Kenta, un de mes seuls amis, avait accepté de m’héberger tandis que j’évitais à tout prix le Général. Oui, éviter. Cela faisait maintenant quelques jours que ce maudit Prêtre avait décidé de me faire fausse compagnie… étais-je si horrible que ça ? D’accord, j’avais vraiment un sale caractère mais j’avais quand même essayé de lui parler gentiment. De toute façon, il le regrettera ! Il n’y a pas meilleure exploratrice que moi.

Cependant, il fallait le dire, je m’amusais en compagnie de Kenta. Ce dernier était une véritable brute tandis que mon surnom n’était qu’affectueux, il était grand, possédait une musculature un peu trop développée par rapport à sa petite tête et avait une cicatrice sur le visage. De quoi effrayer plus d’un, moi y compris – mais chut.

Nous avions décidé d’aller se poser près du sentier à côté de la petite maison de Kenta. Ce dernier avait apporté des amis à lui et l’ambiance était, disons… trop bruyante. Mais tout de même, j’étais celle qui hurlait le plus de rire. Aoko, ma Machoc, nous observait avec amusement et me suivait partout.

— Alors comme ça, tu évites l’Général ? aboya l’un des amis de Kenta en ma direction.

Je fis un sourire forcé et ne put m’empêcher de lancer un regard noir en la direction de mon ami. Il ne pouvait décidément pas garder un secret, j’espérais juste pouvoir en parler à quelqu’un sans que tout Kii soit au courant. Bien entendu, Kenta fit mine de rien.

— C’est pour une histoire futile, dis-je en toussotant.
— Futile ? J’veux en savoir plus, moi !
— Vraiment, ce n’est rien de très-
— Allez, dis-moi !

Agacée au plus haut point, j’essayais de ne pas sauter à la gorge de cet idiot. Avant de répondre, je soupirais afin de relaxer mes muscles.

— J’ai fait une bêtise et le Général me cherche pour en parler… du coup, je l’évite. Content ?
— Quoi ? C’tout ? C’pas assez !
— Mais tu vas arrêter avec tes questions débiles ? hurlais-je d’un coup en jetant ma boisson à terre.

Le groupe d’amis qui nous observait, au départ silencieux, semblaient prêts à ce qu’une bagarre éclate et firent de plus en plus de bruits. La tension était dorénavant palpable et il ne s’agissait qu’une question de secondes avant que l’un de nous se frappent.

— Battez-vous ! Battez-vous ! Battez-vous !

Il y eut un silence et l’idiot me fusilla du regard, se rapprochant de moi. Bon, il faisait le double de ma taille et s’il donnait toute sa puissance pour me frapper, il était presque certain que j’allais dormir trois jours sans me réveiller. Je déglutis mais, trop fière que j’étais (et un poil bête), je relevais mon torse.

— Qu’est-ce que tu vas faire, hein ? Tu vas me frapper, puisque ton cerveau manque à l’appel ? Je suis prête, moi, tu peux-

Je ne pus terminer ma phrase car, effectivement, un poing vint s’abattre sur ma bouche. Un « oooh » s’échappa des lèvres du reste du groupe et Aoko écarquilla ses yeux tandis que je m’abattis sur l’arbre derrière moi, un peu assommée. Ma tête tournait légèrement et j’évitais de justesse un autre coup, qui s’écrasa dans le pauvre tronc. Génial, je saignais maintenant !

Kenta et compagnie (même Aoko !) scandaient nos noms, prêts à voir du sang et de la bataille. Agile que j’étais, je sautais sur le dos de l’idiot et ce dernier recula de quelques mètres en essayant de m’éjecter.

— Espèce de… dit-il en secouant son dos.

Je restais accrochée et j’eus l’impression de guider un pokémon à travers le chemin. Ce fut après quelques minutes que brutus sut enfin m’attraper et me jeter à terre, le groupe d’amis de Kenta se trouvait un peu plus loin mais appréciait tout de même la bagarre tandis qu’Aoko m’encourageait à côté.

Je me relevais immédiatement et d’un cri de guerre, je sautais sur brutus, et donna un gros coup de poing dans son épaule. Je n’avais pas remarqué que nous n’étions plus seuls car une voix (avec un accent étrange) me sortit de ma transe.

Telle une sauvage, je me retournais vers la voix : ma tenue traditionnelle (neuve !) dévoilait mon épaule et mes cheveux allaient dans tous les sens. Une femme, d’une apparence que je n’avais jamais vue auparavant, venait de me crier dessus. Brutus s’était arrêté, allongé par terre et nous observait à présent.

De mauvaise humeur, je m’approchais vers cette snob et avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, l’étrange femme trébucha sur un rocher derrière elle avec un cri. J’haussais un sourcil tandis qu’elle me menaçait.

— T’es qui toi ? maugréais-je.

Je l’observais un moment. Cheveux rouges, tenue bizarre, peau basanée… c’était une étrangère. Je ne savais pas quoi penser d’eux, sincèrement. Maintenant, je ne pouvais pas dire d’où elle venait, ce n’était pas vraiment mon talent de deviner les origines des autres. Cependant, je me rapprochais, le fait qu’elle venait de me traiter de mal éduquée avait touché à ma fierté.

— Tu viens sur nos terres et tu oses nous traiter de sauvages ? continuais-je en ricanant. Si tu étais si éduquée que ça, tu saurais que la moindre des choses est de respecter son prochain, chose que tu ne sais apparemment pas faire.

D’accord, je venais de tabasser quelqu’un, ce n’était pas très respectueux mais il le méritait !

Spoiler:
 
lumos maxima
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