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Seule dans la nuit

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Dim 12 Aoû - 18:35
La nuit était glaciale ici. Rares étaient les lumières qui pouvaient éclairer le chemin de la belle. Même si cet endroit était mal famé, Dolorès avançait rapidement, d'un pas décidé.

Pourquoi était-elle là, aujourd'hui ? Elle avait croisé un homme au marché dans la journée. Alors qu'elle cherchait quelques plantes médicinales, un des marchands lui avait proposé bien plus que cela: des pousses de baies abriko. Elles étaient rares, et coûtaient très cher. Elles avaient la particularité de rendre un pokémon plus endurant, moins sensible à la douleur. Mais elles étaient difficile à faire pousser. Repérant rapidement que la gitane était une connaisseuse, le marchand lui avait proposé un deal: elle devait lui lire son avenir, contre trois pousses de ces baies miracles. Cet homme croyait beaucoup en la voyance. Une chance pour Dolorès, qui croyait également beaucoup aux pouvoirs des plantes.

Ils avaient rendez-vous chez lui, dans cette fameuse ruelle. Mais impossible de trouver son foyer. Il n'y avait personne dans la rue, malgré les promesses de l'homme: il devait l'attendre devant la porte de sa maison. Soupirante, Dolorès tendis la main. Elle savait déjà ce qu'elle allait toucher. Le contact doux et chaud du pelage de Gringo la rassurait. Il était toujours près d'elle, surtout dans ce genre de lieu. Savoir que le canasson était à ses côtés, rendait la gitane inébranlable. Elle savait qu'il était là pour la défendre.

Marchant avec lenteur, la belle balaya du regard la ruelle sombre. Elle était déserte. Bientôt, Dolorès sentit une sensation désagréable monter en elle: de la colère. Le marchant s'était payé sa tête ? Elle n’espérait pas pour lui. Car s'il avait décidé de l'arnaquer, il n'était pas au bout de ses surprises...

Un bruit sourd se fit entendre derrière elle. Un sceau en bois venait de se renverser. Dolorès se retourna vivement, alertée par ce bruit si soudain. Elle serra les poings. La gitane n'était pas du tout du genre à se laisser intimider.

- Qui est là ? Demanda-t-elle de son bel accent hispanique.

Le torse bombé, Dolorès était prête à l'affront. Seule sa main posée sur son montre, trahissait sa crainte. Comment allait se terminer sa soirée ? Ici, sa voyance ne lui servait pas, et malheureusement, elle le savait.

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Mar 21 Aoû - 21:11

 

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...


-
Une Brocélôme Normale ♀

Avançant entre les rues obscures d'Aros, cette Brocélôme a poussé l'exploration bien plus loin que Nimus. La voix de la gitane attire son attention et elle fixe sur elle des prunelles d'un intense écarlate. Serait-ce une menace qu'elle voit-là ?



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Mar 11 Sep - 14:24
L'ambiance général de ce lieu était pesant. Le froid ambiant était tel qu'à chaque soupir une brume épaisse s'échappait entre les lèvres charnues de la gitane. Ses longs cheveux bruns ondulaient dans son dos, et absorbaient l'humidité ambiante de l'air. Ainsi, il y avait toujours cette fine pellicule d'eau qui était déposé sur sa chevelure, comme la rosée du matin sur le feuillage. La gitane posa son regard froid sur l'obscurité de la ruelle. Elle plissa les yeux. Sa main ornementé de bagues et divers bijoux vint descendre doucement vers sa cuisse. Son couteau était solidement accroché à l'un de ses bas en dentelle. Personne ne lui avait répondu. Pourtant, elle était sure que quelqu'un était présent ici. Si on lui voulait du mal, elle était prête à se défendre. Elle savait que son couteau était sa solution de dernier recours. Mais le sentir dans ses mains était une sensation vraiment réconfortante. Surtout en ces lieux.

Soudainement, la belle gitane vit une ombre s'approcher d'elle. Elle se retourna vivement, et quelle ne fut pas sa surprise de voir un homme en tenue de fer. Un soldat. Mais pas n'importe lequel. Un homme qu'elle avait charmé afin de pouvoir fuir les autres. Elle avait utilisé ses charmes pour pouvoir la sortir d'une situation plus que dangereuse. Accompagné de son ami Godot le brade, elle avait fuit sur les toits d'Aros, échappant ainsi à la vigilance des soldats. L'en d'entre eux, un certain Phoebus, les entraîna dans une fausse direction afin de sauver la gitane d'un emprisonnement certain. Elle lui avait promit un rendez vous, mais n'avait jamais tenu parole. Durant un instant, elle regretta. Un homme en colère était un homme dangereux, et elle savait de quoi elle parlait.

- Te voilà enfin.. Souffla-t-il, brisant le silence. Je t'ai cherché partout.

La gitane haussa un sourcil. Apparemment, son numéro de charme aura été plus que concluant. Et elle se demanda un instant si c'était une bonne chose de garder contact avec ce soldat. Après tout, Dolorès n'était pas à l'abri d'une trahison, et les paroles d'un garde avaient beaucoup d'influences. Elle pouvait être pendue pour très peu. En contrepartie, elle pouver user de cette influence pour se sortir de situations désagréables, comme la dernière fois. Mais il était parfois dangereux de jouer avec le feu.

- Je suis là, dit-elle avec calme. Que me veux tu ?

Le garde sembla un instant déstabilisé. A croire que la réaction de la gitane n'était pas celle qu'il attendait. Son visage était à la fois dur et tendre. Son regard était doux, mais ses traits racontaient l'histoire du soldat qu'il était. Sa barbe était courte, et plusieurs cicatrices étaient visibles sur ses joues, son front ou l'un de ses arcades sourcilières. Dolorès ne se doutait pas que son corps était aussi marqué de son apprentissage. Elle avait vu beaucoup de cicatrices sur le dos des hommes partants en guerre. Peut être même plus que sur le dos des esclaves.

- Je te veux toi, dit-il en avançant d'un pas. L'auberge n'est pas loin, et j'ai de quoi payer.

Dolorès leva un sourcil. Venait-il de sous entendre qu'il voulait payer une nuit avec elle ? La gitane eut un petit rire moqueur, et s'avança du garde, le menton en l'air. La provocation battait dans son sang telle une rage qui était inscrite dans son code génétique.

- M'aurais-tu prise pour une fille de joie, soldat ? Pesta-t-elle.
- N'est-ce donc point ce que tu es ?

La gitane fronça les sourcils. Il insultait l'honneur des gitans. Contrairement aux femmes de ce bas monde, les gitanes étaient des filles de la nature, et leurs faits et gestes étaient toujours guidés par la liberté. Élevée par les routes et les voyages, elles n'écoutent que leur cœur, et aucune loi. Les gitanes étaient les seules à accepter les jouissances de leur corps sans se soucier des pêchés ou des quelconque morale religieuse. Mais il ne fallait certainement pas confondre une gitane avec une catin.

- Je suis gitane, pas prostituée. Ton argent je le gagnerai en dansant, pas en charmant le serpent.

Elle haussa un sourcil, fière de sa réplique. Mais la réaction de l'homme fut bien plus brusque qu'elle ne le crût. D'un coup de main rapide, il vint saisir la gorge de la gitane, et serra ses doigts sur son cou. Le tiboudet eut un mouvement de recule, ne comprenant pas vraiment la situation. Il fixa l'homme un instant, et comprit rapidement que quelque chose n'allait pas. En effet, les prunelles du soldat étaient devenues aussi rouge que le sang. Sans même réfléchir, le poney fonça sur l'homme afin qu'il lâche sa maîtresse. Les deux humains tombent à terre. La gitane, elle, posa une main sur son cou, apeurée et survoltée. Elle n'avait pas vu venir ce changement brutal d'attitude.

- Hijo del puta, souffla-t-elle, encore sous le choc.

Le tiboudet s'était interposé entre le garde et la gitane. Le torse fièrement bombé, il semblait défier l'homme à terre. Dolorès eut un petit sourire. Le sang des gitans coulait dans ses veines, c'était certain. Lorsqu'un membre de la famille est touché, tout le monde l'est aussi. Et ça, le tiboudet l'avait très bien comprit. L'homme se leva rapidement. Il avait toujours cette lueur rougeâtre dans les yeux. Soudainement, Dolorès comprit. Il était possédé par un esprit. Et la peur la submergea.

Elle savait très bien que sa lame ne pouvait rien y faire. Un corps, même mort, peut encore se mouvoir lorsqu'il est hanté par un esprit. Sa grand mère lui avait souvent raconté ce genre d'histoire, et malgré la foi inébranlable de Dolorès envers les croyances gitanes, elle n'arrivait pas à se convaincre que cela existait. Et aujourd'hui, elle en était témoin.
Elle recula à l'aide de ses jambes et de ses mains sur le sol, essayant de s'éloigner rapidement du soldat hanté. Il fallait vite qu'elle trouve une solution pour enlever l'enchantement. Elle se maudit plusieurs fois d'avoir oublié d'écouter sa grand mère, lorsqu'elle était jeune. En effet, elle lui avait certainement expliqué comment se défaire d'un esprit maléfique. Mais à ce moment là, Dolorès ne l'avait pas écoutée.

Ce fut Gringo, qui tilta le premier. Par derrière le soldat, dans la pénombre la plus totale, il vit une deuxième paire de prunelles rouges. Celle ci semblait flotter dans les airs, et n'avait pas de corps ni de visage. Le canasson eut froid dans le dos. Mais comme sa maîtresse, il était certain que cela avait un lien avec la réaction de l'homme. Le poney eut à faire un choix difficile: affronter cette lueur écarlate dans les ombres, ou protéger sa maîtresse du soldat. L'un était lié à l'autre, mais ça, il ne pouvait le savoir. La gitane se redressa, poignard à la main. Elle plissait les yeux telle une lionne prête à combattre.  Le soldat, lui avançait sans même comprendre pourquoi. Gringo prit une grande inspiration, et fit un choix.

Il galopa à toute allure vers le garde, et sauta sur son poitrail, sabots en avant. Une nouvelle fois, l'homme tomba à terre en un grand vacarme. Rebondissant sur son armure, le poney continua sa route à vive allure, et s'approcha des yeux rougeâtres qui flottaient dans les airs. A la fois apeuré et guidé par l'adrénaline, le compagnon de la gitane fit volte face, et fit une cabriole en arrière projetant ainsi un vaste brouillard de sable et de terre sèche. La forme du spectre s'affirma enfin en face de lui, et son sang ne fit qu'un tour.

Il s'agissait d'un fantôme. Il n'en avait jamais vu auparavant. Il était composé d'un bout de bois brut, dont les branches formaient des sortes de cornes diabolique. En son centre, deux trous formaient les orbites de ces yeux rougeâtres. Son corps quant à lui, était noir, fluide et à la fois transparent, comme fantomatique. Dolorès vit le monstre en même temps que son compagnon. Elle se souvenait maintenant des paroles de sa grand mère. Cela ne servait à rien de combattre un corps hanté. C'était l'entité qui le possédait, qu'il fallait détruire. Pour la première fois depuis longtemps, Dolorès senti son cœur s'agiter dans sa poitrine, animé par une peur vraiment présente. Elle avait peur pour sa vie, mais également pour celle de son compagnon, qu'elle n'avait jamais vu combattre auparavant. Mais si son intuition était la bonne, et que Gringo avait réellement du sang de gitan qui coulait dans ses veines, alors le montre était largement capable de se battre. Elle prit une grande inspiration, et cria:

- Mata a este monstruo Gringo !

Au même moment, le corps possédé du soldat se jeta sur elle. Esquivant avec habilité cet assaut, la gitane serra le poing sur son arme. Elle ne lui servait à rien. En contre partie, le tiboudet tenta de faire descendre un peu le spectre un peu plus bas. Il était trop haut pour l'atteindre, et sans intervention, il continuerait à posséder le corps de l'homme. Alors le poney continua à lui envoyer de la terre dessus, espérant que le poids du sable l'alourdirait, ou l'aveuglerait tout simplement. Ses essais seront inefficace sur son corps fantomatique, où la poussière semble littéralement le traverser de toutes parts, sans lui faire aucun effet. En revanche, le bout de bois qui contenait son corps, lui fini par se remplir de terre, et lentement, le spectre s’alourdit, et fini par descendre.

Deux combats simultanées se passaient au même moment, au même endroit. La gitane essayait d'esquiver les assauts du garde, du mieux qu'elle le pouvait. Cela ne servait à rien de se défendre ou de le blesser, de toute manière, il n'était pas dans son état habituel.  Dans la ruelle sombre, les cris de la gitane brisait le silence froid d'Aros. Malgré ça, personne ne vint en aide. Peut être que les gens qui habitaient ici étaient trop souvent confrontés à ce genre de situation, et que la mort d'une femme au beau milieu de la nuit était devenu commun ? Peu importait. De toute manière, personne n'allait l'aider. Elle était seule, et devait s'en sortir seule. Gringo était sa seule chance, et elle le savait. Jetant des petits coups d’œil rapide vers le canasson, la gitane observait l'évolution de son combat, le cœur empli de panique. Elle ne voulait pas qu'il se fasse mal.

Mais le canasson était beaucoup plus robuste qu'il ne paraissait. C'était la force des tiboudets: l’endurance. Alors lorsque le spectre devint assez lourd pour être au niveau de Gringo, celui ci se cabra sur ses pattes arrière, et lui donna un puissant coup de sabot. Le brocélôme chavira en arrière, visiblement déstabilisé. Si les pokémons avaient été doués de paroles, ou du moins, si l'on pouvait comprendre ce qu'ils se disaient entre eux, on aurait comprit que le tiboudet lui ordonnait d'arrêter ce qu'il était entrain de faire. Il lui fit comprendre que sa maîtresse était en danger à cause de lui, et qu'il ne voulait pas qu'elle se fasse du mal. Mais la communication avec le fantôme était compliqué, et il ne semblait pas le comprendre. Gringo pensa à son ami le zébibron, et se dit qu'il avait beaucoup plus de facilité à comprendre un équidé qu'un spectre. Et avec un peu de recule, cela semblait logique.

Le fantôme se débattait pour enlever la boue qui le recouvrait. Mais au plus il le faisait, au plus Gringo usait de ses talents de la terre pour l’ensevelir toujours plus. Le spectre ne pouvait plus user de sa lévitation et de ses pouvoirs antiques, alors il chargea tête baissée vers le poney.
Gingo reçu le fantôme en plein dans les flancs, et un long gémissement sorti de la bouche.

- No ! Cria de nouveau la gitane, qui avait vu toute la scène.

Le poney fit un roulé-boulé avant de s'immobiliser au centre de la place. Le fantôme lévita lentement jusqu'à lui. Mais il n'arrivera jamais au dessus du tiboudet. D'un coup de pied magistral, guidé par l'adrénaline et la haine, la gitane fit valser le fantôme assez loin pour qu'elle puisse s'accroupir à côté de son mulet, et vérifier son état de santé. Mais son osculation fut de courte durée: alors que le spectre était écarté, ce fut le soldat qui le remplaça. Passant son épais bras autour du cou de la gitane, le garde la ramena près de lui, ignorant ses cris et ses membres qui s'agitèrent dans tous les sens. 

Alerté par la détresse de sa maîtresse, l'âne se redressa, épris d'une rage incommensurable. Cherchant du regard le spectre, le tiboudet était bien décidé à lui faire la peau, et vite. Après quelques hennissements de provocation, le fantôme se décida à se montrer. Ses yeux rouges luisaient dans la nuit comme deux petits rubis. Sans hésiter une seconde, le mulet galopa vers lui et sauta vers son assaillant, de tout son poids.

La forme du spectre se rapprocha de lui, jusqu'à l'impacte.

Tout devint noir. Entièrement noir. Le poney était seul, dans cet infini néant. Où était-il ? S'agissait-il d'un rêve ? Ou d'un enchantement ? Le regard fuyant, le canasson tenta de trouver une échappatoire. Mais ce fut la musique qui appela son corps. Là bas, une brèche s'ouvra. Et un spectacle était entrain de se faire. Mais pas n'importe lequel.
C'était Dolorès qui dansait. Son visage semblait bien plus jeune, et souriante qu'aujourd'hui. Ses membres semblaient être d'une douceur infinie. Au milieu d'autres gitans, la belle s'amusait, chantait, riait aux éclats. Elle était plus belle que jamais. 

Puis la brèche se ferma brusquement, laissant le tiboudet une nouvelle fois dans un noir total. Il tenta d’appeler à l'aide, mais son long hennissement résonna dans le néant, sans qu'il n'atteigne jamais aucune oreille. Un autre brèche s'ouvrit. L'âne se précipita vers elle, heureux de voir un peu de lumière. Mais ce qu'il y vit, était atroce. C'était encore Dolorès, mais son sourire et sa joie s'étaient envolés.  Les mains pleines de sang, la belle déplaçait un corps dans la foret, le visage trempé de ses larmes. Sa respiration était saccadée, entrecoupée par ses pleurs et ses tremblements frénétiques. Le tiboudet eut froid dans le dos. Alors qu'il voulait traverser la brèche pour tenter de réconforter sa gitane, celle ci se referma précipitamment de nouveau, et le poney se retrouva encore dans le noir profond.

Quel était cet endroit ? L'enfer ? Le paradis ? Le tiboudet se sentait étrangement léger et à la fois infiniment lourd. Son estomac et son cerveau semblaient être de la bouilli, et même s'il avançait dans une direction concrète, ses pas ne touchaient jamais le sol. Tout simplement, parce que les murs, le plafond et le sol, n'existaient pas.

Une nouvelle brèche s'ouvrit. Le canasson se rua vers elle, impatient de décourvir quelle scène il allait bien pouvoir admirer. Il était certain que cela concernait Dolorès, et cette conviction fut confirmée lorsqu'il la vit une fois de plus, sillonnant les chemins à l'orée des forêts. Elle transportait avec elle un lourd chargement, qu'elle avait placé dans une charrette et qu'elle tirait de toutes ses forces. Ce chargement était ses effets personnels. Toutes ses robes, ses bijoux et autres grimoires qui se transmettent de mère en fille. Cette scène était celle de sa fuite. Le visage de la gitane était bien plus dur, et fermé. Son maquillage noir semblait s'être intégré à ses yeux, tant il était présent. Son regard, lui était devenu aussi glacial que la nuit. Mais dans cette scène, la belle n'était pas seule. Un petit bout marron se mouvait au dessus du sol, et ses hérissements étaient à peine audibles. Gringo senti son cœur se serrer.  C'était... Lui ? La gitane se pencha vers le monstre, et lui donna de l'eau. Il était si petit et fragile, qu'il n'arrivait pas à se défendre tout seul. Éprise d'un soudain instinct maternel, la gitane enveloppa le tiboudet dans une couverture, et le chargea à l'arrière de sa brouette en bois.

Les images qui suivirent furent rapide. L'on y voyait le tiboudet grandir aux côtés de la gitane, apprendre et s'amuser ensemble. On pouvait voir les multiples hommes se succéder, et la tristesse infinie de la jeune femme se transformer progressivement en haine. On y voyait la construction de sa carriole, et la finalisation de son projet: devenir autonome.

Le tiboudet senti sa douce main parcourir son pelage chocolaté. Et puis sa voix atteignit ses grandes oreilles.

- Gringo... Réveille toi...

Il ouvrit les yeux, toujours légèrement paralysé par les nombreuses visions qui venaient de se succéder. Qu'est ce qu'il s'était passé ? Où était-il ? Et où était le fantôme ?
La gitane, elle, avait tout vu.

Tendis que le garde maintenait fermement la belle contre lui, la gitane avait suivi du regard son partenaire. Elle s'apprêtait à lui dire qu'il devait fuir, et ne pas mourir ici. Qu'ils se reverraient peut être bientôt, ou dans une autre vie. Mais lorsqu'elle vit le jeune canasson courir vers le fantôme, son sang ne fit qu'un tour. En un vacarme assourdissant, les deux pokémons s'écrasèrent au sol. L'homme relâcha son emprise sur la gitane, et tomba lui aussi à terre, toussant à en cracher ses poumons. Ses yeux n'étaient plus rougeâtres. Son visage affichait un air d'incompréhension, et la gitane sut à ce moment donné que Gringo avait réussi: il avait levé le mauvais sort.

La jeune femme s'assura que le soldat ne serait plus un danger pour elle, et après quelques secondes, elle courra vers la fumée qui s'était émané de leurs chute. Le fantôme était présent, mais visiblement inconscient. Comme son poney.

Dolorès s'accroupie près de lui, et posa son encolure et sa tête sur ses genoux. Il respirait encore. Difficilement, mais il était toujours vivant. Et quand il y a de la vie, il y a de l'espoir. Le garde s'approcha doucement de la gitane et son ami. D'un voix hésitante, il demanda:

- Qu'est-ce.... Que s'est -il passé ?
- Vous avez été victime d'un enchantement, répondit-elle sans quitter des yeux son poney. Cette créature en est responsable.

Le soldat observa un instant le bout de bois, et posa sa main dessus. Soulevant le petit corps fantomatique du brocélôme, le garde lâcha un:

- Fascinant...

Dolorès, elle, n'avait que faire du fantôme. Tout ce qu'elle espérait, c'était que son poney soit toujours en forme.

- Je vais emporter cette créature avec moi, afin de la faire examiner par nos scientifiques, conclut-il. Concernant notre altercation...
- Partez, pesta-t-elle. Rejoignez vos scientifiques, et surtout, ne le remerciez pas.

Le soldat haussa un sourcil.

- Le remercier ?
- C'est grâce à mon cher Gringo que vous êtes revenu à vous. Sans lui, vous serez encore son pantin.

Le garde se mordilla les lèvres, légèrement embarrassé. Il avala nerveusement sa salive, et dit calmement:


- Je vous ferez parvenir des médicaments. Je ne peux rien faire de plus. Et... Merci.

Tournant les talons, le garde emporta le brocélôme avec lui. La gitane, quant à elle, continua de caresser son poney, et lui murmurait des mots tendres, en espérant que celui ci se réveille. Et après avoir été dans ce monde parallèle durant plusieurs longues minutes, c'est ce qu'il fit. 

Et sur le visage de sa gitane, il pu apercevoir un sourire, aussi beau et pur que celui de son enfance. Dolorès avait vécu des choses qu'aucune femme ne devait connaître dans sa vie. Elle avait perdu son innocence, et s'était renfermée sur elle même. Seul le petit âne, était sa source de réconfort, et son souffle de vie.

15049 caractères.


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Jeu 13 Sep - 22:10

     

Bravo !


Fin du combat
Un combat original. Gringo a bien combattu et j'espère qu'il se remettra de cette dernière attaque... Dolorès devra bien s'occuper de lui. Je plains un peu ce Brocélôme qui devra un cobaye.

   Tu as utilisé l'objet : aucun

   Ton post combat fait 15049 lettres et le Pokémon adverse est K.O.. Ainsi Gringo gagne 10 niveaux + 2 niveaux bonus.

   Tu peux aller Ici pour signaler le gain de niveau. N'oublie pas de mettre à jour ton Répertoire !


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Jeu 13 Sep - 23:21
Dolorès passait frénétiquement sa main dans le pelage de son ami équidé, les yeux brouillés de larmes. Elle avait failli y passer. Ils avaient failli y passer tous les deux. Reniflant de temps à autre, la gitane guettait le moindre signe de vie qui pouvait signaler que son équidé allait bien. Mais au plus les minutes passaient, et au plus la panique s'intensifiait.

- Réveille toi Gringo... Soufflait-elle.

Penchée sur le corps de son compagnon, la gitane basculait doucement son torse d'avant en arrière, comme si ce mouvement pouvait la bercer, et ainsi, la réconforter. Le canasson ouvrit doucement les yeux. Néanmoins, ses pupilles étaient encore largement dans le vide, et Dolorès savait qu'il n'était pas encore sorti d'affaire.

- Je suis là pequeño... Tout va bien maintenant...

Même en prenant une voix douce, on sentait la peur dans chacun de ses mots. Encore une fois, la gitane était face à l'une de ses tristes vérités: le monde était sans pitié pour les gitans, et pour les autres familles sans argent. Dolorès comprit comme à chaque fois qu'au final, c'était toujours les mêmes qui se faisaient avoir.
Sa main tremblante vint doucement se loger dans la crinière de jais de son petit compagnon. A ce contact, la bête émit un petit bruit, visiblement heureux d'être carressé à cet endroit.
Quand à la gitane, malgré toute sa force et sa fierté, ne put retenir une larme de couler sur sa joue caramel. Elle avait failli perdre son compagnon, et avait comprit l'importance de l'amour qu'elle lui portait.

Car au final, Gringo était le seul qui ne l'avait jamais abandonné, et certainement le seul qui l'aimait pour ce qu'elle était, et non pour ses parures orientales et ses masques de femme fatale. Non. Gringo aimait son âme, et c'était pour cette raison que Dolorès ne voulait pas l'abandonner. Une vie sans son Tiboudet, était une vie bien fade.


HRP:
 
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Jeu 13 Sep - 23:21
Le membre 'Dolorès L. Muñoz' a effectué l'action suivante : Fin RP


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