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O laisse moi rien qu'une fois pousser la porte du jardin d'Esmeralda // ft. Dolorès

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Dim 12 Aoû - 20:47


ft. Dolorès L. Muñoz
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Enfin un peu de calme. Chaque voyage dont nous rentrions rendait Scémède un peu plus agréable à vivre. Et pour fêter ce grand retour aux sources, nous avions décidé de nous promener un peu dans un village. C’était après tout le rôle d’une future reine que de parcourir son pays pour faire un état des lieux, mieux comprendre et mieux mater— ahem, régler les problèmes auxquels pouvait faire face le peuple, s’imprégner de cette culture populaire et des arts de la plèbe…
 
Et puis rendre visite aux villageois était très amusant !
 
Nous nous sommes donc rendue à Artario. Nous avions toujours porté ce village dans notre cœur ; si il n’était pas fleuri et joli comme Bourg-Flora, il avait le mérite d’être animé et d’accueillir une gente venue des quatre coins d’Hastérion, si ce n’est plus loin. L’hiver, les habitants des contrées froides comme Aros venaient s’y réfugier pour bénéficier d’un peu de soleil, et l’été, les artistes déambulaient dans les rues, affichant leurs œuvres. A peine arriva-t-on que le son des instruments parvint à nos oreilles ; guitares et tambourins accompagnaient les danseurs autour desquels des passants curieux se réunissaient ; luth et lyre servaient de toile de fond aux récits drôles ou épiques des conteurs errants. Et, bien sûr, il y avait les étals de peintures et de sculptures à côté desquels des artistes plus ou moins connus figuraient, attendant d’attiser l’intérêt d’un client. Certains nous étaient familiers ; de grosses pointures ayant effectué des portraits ou statues des Canegli.
 
Nous aurions bien accroché un nouveau tableau de nous dans le palais… Lorenzo était un avide commanditaire en la matière. Or, il était hors de question que nous soyons moins représentée que lui. Nous guerroyions ainsi contre lui, ce à quoi il répliquait vilement en nous offrant un portrait – « Toi qui aimes donc tant poser » - vêtue d’une robe hideuse, d’un artiste douteux voire pire, en compagnie de Narcisse.
 
Ugh. Mieux valait éviter le portrait aujourd’hui, finalement. Et puis, nous voulions nous balader, pas rester assise à attendre durant des heures face à un canevas. Essayer de nouvelles choses !
 
Et ce fut une nouveauté qui se profila au détour d’une rue. Un peu plus obscure que les autres, mais assez large pour laisser passer un tel véhicule, elle renfermait une carriole. Celle-ci était ouverte et, si nous n’y voyions pas d’inscription particulière – lire n’était étrangement pas un passe-temps paysan – elle invitait le passant à entrer. Dehors, un Tiboudet docile se reposait à l’ombre.
 
« Qu’est-ce ? » nous demandâmes à nos suivants.
 
« Une carriole, votre Altesse. »
 
« Nous vous remercions, mais nous ne sommes pas encore aveugle. Est-ce une boutique ambulante ? »
 
« Elle appartient certainement à des gitans, votre Altesse. Ces gens proposent n’importe quel service au plus offrant, de la danse ou du massage le plus banal au plus douteux… lorsqu’ils ne se contentent pas de mendier. »
 
Reniflement méprisant de sa part. Nous n’avions jamais vu de gitan en personne ; mais leur réputation les précédait.
 
« Nous aimerions entrer pour en savoir plus. Un d’entre vous pourrait-il assurer ma garde, et les autres surveiller la carriole ? Narcisse nous accompagnera également. »
 
Nos gardes parurent vouloir protester, mais ne purent désobéir, puisque nous nous montrions prudente. Ainsi, notre escorte nous précéda, puis nous laissa entrer.
 
« Bonjour ? Y a-t-il quelqu’un ? Nous aimerions savoir ce que cette… échoppe propose. »
 
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Mar 14 Aoû - 13:37
C'était une belle journée aujourd'hui à Sémède. Le temps était comme Dolorès l'appréciait: chaud, ensoleillé, chantant. Ce matin là, elle avait prévu de faire une ballade dans la ville, avec son fidèle acolyte, Gringo. La gitane observa avec attention les marchandises qui étaient proposées au marché, les vins et bières que vendaient les taverniers, et les tissus que vendaient les couturières. Elle fut tentée plusieurs fois d'acheter ce superbe tissu rouge écarlate, mais la douloureuse vérité lui fit renoncer. Dolorès n'avait que très peu d'argent à l'heure actuelle. Dans les bons jours, elle pouvait se permettre de prendre des légumes frais au marché, une bonne bière chez le tavernier, et du tissu pour se confectionner de nouvelles parures. Parfois, elle achetait même des carottes pour Gringo. Mais aujourd'hui, Dolorès allait devoir se priver de tissu, et Gringo, de carottes.

Le midi, la belle gitane fit alors ce qu'elle savait faire de mieux: une soupe avec les quelques légumes qu'elle avait pu marchander. Ils étaient sales et parfois attaqués par les insectes, mais cela lui importait peu, tant qu'elle puisse manger. Femme au grand cœur, elle donna un bout de radis qu'elle tendit à son compagnon. Remuant la queue, il accepta son offre. Tous deux mangèrent au soleil, assis sur un tapis que la gitane avait étendu dans l'herbe, dans un coin de parc. Après le repas, éprise d'une poussée d'énergie, Dolorès joua avec son monstre. Il s'agissait d'une course, comme auraient pu le faire les enfants. Si les nobles pouvaient trouver ça immature et païen, Dolorès, elle, avait passé une heure à rire, et cela lui arrivait très peu souvent.

C'était pour cela que la princesse Canegli trouva le tiboudet allongé à côté de la carriole. Gringo s'était beaucoup dépensé en début d'après midi, et il était tellement fatigué qu'il n'avait même pas remarqué la présence de la troupe qui s'approchait dangereusement de son territoire. Oui, le poney considérait la carriole comme étant sien.

Dolorès était assise, là, sur cette vielle chaise en bois. Elle était entrain de relire son manuel de potion, que lui avait offert son amie la sorcière lors de leur séparation. Lorsqu'un homme pénétra dans son domaine, elle fronça les sourcils. Il n'était pas comme les autres. Il venait de la cour du Roi, c'était certain. Ses habits étaient bien trop propres, et ses armes bien trop visibles pour qu'il soit originaire de Sémède. La gitane imagina le pire: l'avait-on accusé pour un crime ? Ce garde était-il là pour l'amener avec lui, voire pire, l'exécuter ? D'instinct, la jeune femme posa sa main sur son poignard. Il était toujours près de son corps, bien caché par ses multiples parures. S'il tentait de l'amener avec elle, Dolorès était capable du pire: les gitan ne supportent pas de vivre enfermés.

Mais lorsqu'elle vit une jeune femme pénétrer dans sa calèche, elle se détendit rapidement. Vu son accoutrement et ses airs de petite fille pourrie gâtée, elle provenait de la haute bourgeoisie, ou même de la cour royale. Ce genre de personne ne se déplacent jamais pour une arrestation.

Dolorès se leva, et posa sa main sur l'une de ses hanches charnues. Elle leva un sourcil lorsque la jeune femme prit la parole. Soudainement, elle se rendit compte qu'une aubaine se présentait devant elle: la princesse n'était alors plus une personne, mais un gros sac rempli de pièces d'or.

- Bienvenue mademoiselle, dit-elle avec un air enjôleur appuyé fortement grâce à son accent. Cette échoppe, comme vous le dîtes, propose bien plus que vous ne le pensez.

Dolorès prit les devants, et s'approcha du garde. Elle savait qu'elle ne pouvait pas aller plus loin.

- Je peux prédire les victoires et les défaites, dit-elle en faisant rouler ses bagues sur ses doigts.

Ses yeux enjôleur se détachèrent du soldat pour se poser sur la princesse.

- Vous révéler si l'amour vous frappera...


Son regard se posa finalement sur l'hideuse créature qui accompagnait la jeune fille.

- ... Ou donner de la force à votre accompagnateur.


Dolorès esquissa un sourire. Si son charme opérait, elle avait de fortes chances de manger un peu plus qu'une soupe ce soir.

- Allons mademoiselle... Il y a bien une question à laquelle vous voudriez avoir la réponse... Ai-je tord ?


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Mar 14 Aoû - 22:17


ft. Dolorès L. Muñoz
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Lorsque nous entrâmes, une femme se leva, posant un livre. Sa silhouette se découpait nettement dans l’obscurité de la carriole ; elle avait le teint hâlé, les cheveux sombres, les vêtements colorés d’une habitante de Scémède, mais elle était bien plus grande et ses traits étaient exotiques. Son corset apparent et sa jupe rafistolée, de basse qualité, ne laissaient pas apercevoir bien plus qu’un bout de cheville, comme la décence l’exigeait, mais paraissaient atrocement près du corps, surtout lorsqu’elle posait une main sur sa hanche. Mais surtout, elle était recouverte de bijoux, qui cliquetaient lorsqu’elle se mouvait, sonnant creux à chacune de ses paroles, tandis que nos sautoirs, tiares et rubans de soie reposaient fermement à leur place. Elle prit la parole, d’un ton chantant et à coups de r roulés qui nous étaient familiers ; mais elle prononçait certaines lettres bizarrement, avait une voix chaude et suave, quand nous étions habituée à la voix claire et le ton limpide des nobles qui avaient appris à réciter plus qu’à parler.
 
Elle dirigea son regard doucereux vers nous.
 
« Vous révéler si l’amour vous frappera… »
 
Trop proche, et trop lointaine à la fois.
 
« Allons, mademoiselle... Il y a bien une question à laquelle vous voudriez avoir la réponse… ai-je tort ? »
 
Un frisson nous saisit lorsqu’elle prononça ces mots. Oui… il y en avait plus d’une, plus ou moins anodines. Et cette parfaite inconnue nous proposait de nous livrer des réponses à ces problèmes insolubles. Mais une question en particulier nous taraudait, nous avait obsédée depuis que nous avions posé pied dans cette carriole.
 
« Prédire les victoires ? » demanda notre garde, l’air émerveillé. « Y compris les victoires en amour ? Car voyez-vous, il y a cette dame, de très haute naissance, mais que j’aime beau— »
 
« Un peu de tenue ! »
 
« A-Ah, pardonnez-moi, votre Altesse ! J’aurais dû vous laisser parler la première. Par ailleurs, gitane, fais preuve de révérence et l’appelle pas mademoiselle. Et, euh, décline ton identité ! »
 
Nous regrettâmes de ne pas avoir pris avec nous le soldat certes réticent, mais méfiant. D’autant que pour l’heure, son respect de l’étiquette (quoiqu’un atout très sympathique) n’était pas notre priorité. Non, une question tournait dans notre tête, nous empêchait de nous détacher de son regard, nous laissait pendue à ses lèvres. Nous tremblions face à la réponse, même en tentant de maintenir une façade digne, ce que nous n'étions pas certaine de réussir.
 
« I-Il y a une chose que nous aimerions vous demander. » nous dîmes, d’une voix faible.
 
Nous devions le faire. Même si le risque était grand.
 
« Etes-vous… une sorcière ? »
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Jeu 16 Aoû - 19:35
Dolorès sourit: le charme avait opéré. Le soldat semblait avoir été prit dans sa toile d'araignée. La jeune femme vit monter un lui une pointe d'excitation, comme si il allait enfin avoir une réponse qu'il avait attendu toute sa vie. Lorsqu'il expliqua son problème sentimental, la brune arqua un sourcil. Ce n'était pas rare de voir des hommes poser ce genre de question. En vérité, ils étaient même beaucoup plus nombreux qu'on ne le pensait. Les femmes, elles, parlent avec leurs amies, leur famille des problème sentimentaux. Les hommes, plus réservés et fiers, ne peuvent pas se permettre de montrer leurs faiblesses. Alors généralement, ils vont voir une personne qu'ils ne connaissent pas, pour être plus ouvert et se sentir moins jugés. Et cette personne, c'était elle.

En revanche, elle fut surprise de voir que le garde avait prit la liberté d'afficher ses peines amoureuses devant la jeune fille qui l'accompagnait. Celui-ci devait vraiment être en attente d'une réponse pour réagir de la sorte... Alors qu'elle s'apprêtait à lui répondre, la fille aux cheveux roses lui coupa la parole en le remettant en place. Dolorès resta silencieuse devant cette scène. Lorsque le garde l’appela "Altesse", elle comprit enfin. La gitane était face à une princesse.

C'était pour elle une chance, mais également une malédiction qui avait pénétré dans sa carriole. Un seul faux pas lui serait fatal, et les gardes n'hésiterait certainement pas à l'exécuter là, dehors, comme un vulgaire monstre sous les yeux d'un Gringo impuissant. Il n'était donc pas question de la décevoir, et encore moins de la voler (même si elle devait transporter avec elle des richesses inestimables)...

Révérence ? Il n'en était pas question. La jeune femme sourit face à la remarque du soldat, battant des cils telle une gentille biche. Un gitan ne se soumet jamais à une autorité. C'était par ailleurs de là que leur mauvaise réputation avait commencé. Ils étaient des anarchistes.

- Mon nom est Lorna
, dit-elle en posant ses pupilles ambrées sur la jeune femme.

Il y a une chose que nous aimerions vous demander. La gitane plissa les yeux. Elle allait peut-être enfin manger quelque chose de décent, si elle arrivait à convaincre la princesse d'user de sa voyance. Mais lorsqu'elle lui posa sa question, la belle hispanique ne put se retenir de sourire. Cette question était bien féminine, presque candide. A croire que le statut de la gitane pouvait effrayer la princesse... Était-ce le cas ?

Elle étendit ses longs bras ornés de peintures et de bijoux, comme pour paraître plus accueillante, chaleureuse. Tout n'était que chaleur chez Dolorès, une chaleur sauvage et bestiale qui rendait par ailleurs souvent fou d'amour certains hommes. Mais ce genre de chaleur n'allait certainement pas faire l'affaire ici.

- Pour vous, je serais ce que vous désirez...


Sa voix était basse, posée. Son cœur palpitait, et son cerveau était en ébullition. Ce stresse n'était pas visible, mais il était pourtant bien présent. Elle espérait de tout cœur que son petit numéro allait marcher, et qu'elle allait pouvoir offrir un peu plus qu'un radis sale à son compagnon.

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Jeu 16 Aoû - 23:48


ft. Dolorès L. Muñoz
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Il fallait nous comprendre. Les sorcières étaient notre plus grande hantise. Une d’elles venait souvent nous rendre visite au palais et chacune de ses apparitions nous laissait tétanisée, quasiment prête à nous réfugier auprès de notre frère. Ce n’était pas parce que nous avions les cheveux rouges que la magie noire nous était familière ! Nous attentions avec appréhension la réponse de cette dénommée Lorna. Naturellement, nous ne nous attendions pas à ce qu’elle y réponde directement. Mais sa réaction serait un guide précieux – si elle ne nous attaquait pas directement avant de s’évaporer ! Fort heureusement, elle réagit bien plus naturellement. Si elle éluda la question, son ton, à la chaleur accueillante, ne laissa pas transparaitre le moindre stress.
 
Tout ce que nous désirions…
 
Nous réprimâmes un sourire satisfait. Si nous n’étions pas entièrement rassurée, ni convaincue d’ailleurs, nous étions tentée de mettre ses capacités à l’épreuve. Par curiosité, dans l’espoir d’affronter notre peur à la cour, peut-être. Il y avait tant de raisons possibles. D-dans le pire des cas, nous espérions qu’elle ne nous maudirait pas avant que nous ne puissions l’arrêter ! Etre changée en grenouille ou pire, en otarie n’était pas un sort très souhaitable…
 
« Comment refuser une telle offre ? »
 
Notre ton était confiant. Faire semblant était l’activité à laquelle nous étions la plus accoutumée ; elle ne saurait rien de nos cauchemars de sorcières et du battement effréné de notre cœur. Du moins… nous l’espérions.
 
Nous nous retournâmes vers notre garde. Celui-ci paraissait toujours aussi enthousiaste. Malheureusement, il devrait rentrer bredouille. Nous voulions nous entretenir seule à seule avec la gitane. Et puis, de toute manière, ce n’était pas une vagabonde si peu vêtue qui allait lui apprendre à faire la cour à sa dame.
 
« Nous ne risquons rien ici. Pouvez-vous rejoindre les autres ? »
 
« Ah ? Mais pourquoi donc ? » demanda-t-il, l’air déçu.
 
Nous détournâmes le regard, bredouillant quelques paroles embarrassées très claires, du type « c’est que, voyez… ». Il sembla saisir le message et, tout sourire, lança :
 
« Ooooooooooooooooooh, les secrets d’une dame ! Suis-je bête ! N’ayez crainte, votre Altesse, nous veillerons à ce que personne ne brise votre intimité ! »
 
Nous y comptions bien… il sortit, nous laissant seule dans une carriole close. Une lumière tamisée tombait des minuscules fenêtres sur la table, à laquelle nous nous assîmes.
 
« Si vous permettez. » nous dîmes poliment.
 
Ce faisant, nous lançâmes un regard en coin à la voyante. Que nous soyons seule désormais n’avait aucun impact sur notre sécurité ; elle connaissait notre rang et savait ce qui l’attendait si… si elle tentait de nous faire avaler un philtre empoisonné ou quelque chose du genre ! Enfin, elle n'irait pas bien loin.
 
« Nous espérons qu’il dit vrai. Surtout si vous prédisez des évènements désagréables. La cour en rirait d’avance. »
 
Nous dîmes cela comme une plaisanterie innocente, mais c’était une réelle inquiétude. La moindre rumeur courait vite, et nous espérions qu’aucune ne pourrait s’échapper de cet univers étrange et clos.
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Aujourd'hui à 15:13
Dolorès garda les bras tendus, l'espace d'un instant. Elle espérait que son tour de charme opère sur la jeune princesse. Et, en effet, ce fut le cas. Dès lors qu'elle accepta son offre, la gitane se redressa, et s'installa à l'arrière de son bureau. Le temps de ranger quelques affaires pour dégager un peu d'espace sur la surface, la belle leur tourna le dos, écoutant à moitié ce que le garde et la jeune fille se disaient. Tout ce qu'elle avait pu comprendre, c'était que le garde ne serait plus dans la caravane avec elles. Bien. C'était une bonne chose. Dolorès se sentait un peu plus à l'aise sans un homme réprésentant la loi dans son unviers.

- Faîtes attention à mon monstre, dit-elle par dessus son épaule avant que le garde ne descende de la calèche. Il peut être grognon si vous le réveillez.

Son regard glissa sur la princesse. Elle avait un léger sourire aux coins de ses lèvres. Après tout, Dolorès allait bien manger ce soir, et c'était grace à ses charmes. Au fond, elle se dit qu'elle aurait pu travailler pour des mercenaires. Etre infiltrée, mentir, déjouer des plans... La gitane était bonne à ces jeux.

S'assayant de l'autre côté de son bureau, la belle brune sorti un vieux paquet de carte, et les mélangea ensemble avec précaution. Les cartes étaient aussi vieille que la terre, et il fallait qu'elles restent en bon état pour parler correctement. Oui, les cartes parlent. C'était ce en quoi Dolorès croyait.

La gitane leva les yeux vers la princesse, amusée. Garder un secret ? D'origine, elle le faisait sans même qu'on le lui demande. Mais c'était encore un autre moyen de se faire de l'argent facile...

- Une fois, un noble est venu ici pour me poser une question. Vous savez ce que c'était ?

La belle remua la tête en faisant une légère grimace. Elle n'attendait pas vraiment de réponse à cette question. En faite, elle avait plutôt un plan en tête.

- Moi non plus,
enchaîna-t-elle. Il m'avait laissé une pièce en or qui brillait tellement que j'en ai perdu la mémoire. Peut être en avez vous une qui brille autant ?

Dolorès haussa un sourcil malicieux. Les cartes avaient été mélangés, et étaient posées en face d'elle. D'un geste gracieux et sensuel, elle passa une main dans ses longs cheveux ondulés. Son regard de braise se planta dans celui de la princesse.

- Quel est votre nom ?



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