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[Mini-Event 2] Catastrophe au port.

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Mar 21 Aoû - 16:21


Dans la nuit fraîche d'Aros, le claquement des sabots de Gringo résonnait sur les pavés de pierre de l'avenue portuaire. Le poney était couvert de peintures rougeâtres, et sur son dos était posé une couverture noire, et deux paniers en osier solidement fixés sur ses flancs. Les paniers étaient vides, mais avaient bien une utilité précise.

La veille, le poney avait accompagné son humaine dans les rues d'Aros, jusqu'à tard dans la nuit. Il l'avait vu gagner de l'argent, en faisant balancer son corps sur le rythme d'une mélodie qu'il avait beaucoup apprécié. Elle était accompagnée d'un homme, qui jouait du luth. Elle lui avait sourit, et Gringo n'aimait pas cela. Il ne voulait pas partager son humaine avec un autre être vivant, ça non.

Plus discrets, les pieds de Dolorès suivaient le pas du Tiboudet. Elle grelottait. Le froid était glaçant, et encore plus présent à côté de la mer. Que faisaient le duo dans l'avenue portuaire ?

En réalité, Dolorès avait rendez vous. Elle avait rendez vous avec son gagne pain, la danse. Elle avait même équipé son monstre de petit panier, pour qu'il puisse récupérer les pièces des passants. La gitane était sûre que cette invention serait prometteuse. Soudainement, elle ralentit. Ses yeux de fauve se balladent de long en large. Oui, c'était bien ici. Normalement, Godot devrait être là.

Elle ordonna à son poney se s'allonger, et s'assied tout près de lui, profitant de sa chaleur corporelle pour augmenter son confort. Dolorès était toujours en mouvent, et attendre le musicien l'aggaçait au plus au point. Il ne faut pas faire attendre un gitan.

- Hijo del puta... Souffla-t-elle, les dents claquantes.

Gringo posa délicatement sa tête contre la poitrine de sa maîtresse. Attendrie par ce geste d'une telle fragilité, Dolorès sourit, oubliant presque sa désagréable situation.

- Gracias Gringo... Gracias...


Maintenant, il ne manquait plus qu'à attendre.

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Jeu 23 Aoû - 15:28
La nuit fut rude. Ou plutôt le jour. Ah, Chers Lecteurs, qu'il est compliqué d'évoquer le cycle de vie d'Aros. Comme vous l'aurez sûrement déjà lu, au chapitre suivant, je rencontrai une gitane. Nous fîmes équipe afin de gagner quelques pièces, et nous nous étions donnés rendez-vous au port, le lendemain, pour faire de même. Ainsi, spectacle terminé, nous étions repartis chacun de notre côté. Elle sûrement dormir, moi... vaquer à mes occupations. J'avais du mal à adapter au cycle de la ville nocturne, trouver le sommeil en plein jour m'était pénible, et difficile. Enfin, il faudrait bien que je dorme, me dis-je, sinon je serais épuisé pour la prestation de demain !

Dormir, dormir, dormir, dormir. Le sommeil ne vint pas, malgrè mes efforts afin de le provoquer. Sortir marcher, courir, tenter des acrobaties, de faire le pitre, m'entraîner avec Cyrano. Rien n'avait fonctionné. J'avais désormais chaud, et froid en même temps, et je n'étais point mieux loti. Je soupirai, et retournai à ma chambre, dans la taverne du Duc Hat-Brûlé. Le jour tombait, je pouvais l'observer, à travers les faisceaux des volets de mon lieu de résidence. Je soupirai, à nouveau, et me retournai, afin de ne plus être dérangé par ces raies lumineuses. Les yeux clos, je repensais au magnifique spectacle de la gitane. Elle était douée, et savait utiliser son corps. Mais penser à ça ne m'aiderait pas à dormir. Je me décidais à essayer de compter les Cyranos. Mais les Cyranos finirent par se battre, pour savoir qui d'entre-eux était le plus fort. Ca ne m'aiderait point non plus. Et si je pensais à... Mari ! Je n'avais qu'à compter les coups de fouets, ça, ça devrait m'endormir !

Un, deux, trois, quatre... cent un, cent deux, cent tro... j'étais mort. Mon corps lacéré par les coups acérés, et vifs de ma très chère soeur. Et le sommeil vint à ce moment. Enfin. Votre Humbe Godot dormait, mais il allait devoir, Chers Lecteurs, bien vite se réveiller, pour faire son show, accompagné de la fameuse gitane. Il aurait, du bien vite se réveiller. Il ne le fit pas. C'est Sieur de Taillemythes qui le fit.

Réveillé et sur pieds, j'attrapais mes instruments, l'un pour faire plaisir, l'autre pour faire souffrir, et vint bailler fortement. Pas le temps de se reposer, il fallait vite la rejoindre. Le froid Arosien me giffla, et mit bien vite mes sens, et mon corps en action. Suite à une bonne quinzaine de minutes de course, j'arrivais finalement au point de ralliement, le port. Je ne pus m'empêcher de sourire. Je me remémorais mes aventures avec Songbird, non loin de ce fameux port. Enfin, c'était passé. Mais j’espérais avoir l'occasion, un jour, de recroiser cet oiseau de jour. Après tout, il avait, lui aussi, été l'un de mes binômes de spectacle. Un rapide tour d'yeux, et je trouvais vite la gitane. Malgré la faible luminosité, elle ne passait pas inaperçu, et son bourrin non plus. Ils étaient blottis l'un contre l'autre. Je me dépêchai de la rejoindre, et vint la saluer, sobrement:


-Salutations, gente collègue. Comment allez-vous, en cette froide nuit Arosienne ?






Merci Euri, pour le beau dessin. just right
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Dim 2 Sep - 22:50
CATASTROPHE AU PORTMini-event d'Eté
Vivre la nuit avait un côté euphorique que tu embrassais avec joie. Je pouvais ressentir ton cœur tressaillir dans ta poitrine comme un enfant pourrait être fébrile à l'idée de rencontrer son premier Pokémon sauvage. Cela me faisait doucement rire. Tu avais presque la quarantaine et tes yeux brillaient en admirant les milles lanternes des allées blanches, qui étaient allumées les unes après les autres. Tu suivais au pas l'éclaireur. Pire qu'une ombre, tu restais derrière lui. Ton regard suivait la longue tige au bout enflammé jusqu'à la mèche plongée dans l'huile, laissant échappé un petit "Hoo..." à chaque fois que la flamme prenait et embrasait l'intérieur métallique. A tes cotés, le flanc chaud du Pokémon dont tu t'étais lié l'autre jour frottait ta hanche.
Au début, cela semblait amuser l'allumeur les premières secondes mais au bout d'un moment, son énervement n'était un doute. Il finit par se retourner et te fit un petit geste de la main que l'on pouvait aisément interpréter par casse-toi. Sans attendre, tes joues rougirent de gêne, tu t'excusas d'une petite révérence et tu te détournas rapidement.

Tu te laissais aller et cela n'était pas acceptable. Tu te frottas les joues avec les paumes gantées de tes mains, espérant que tu pourrais faire passer le rougissement pour un effet secondaire du froid d'Aros. Bien entendu, il n'était pas aussi mordant qu'en hiver -bien au contraire- mais dès que le soir tombait, on pouvait sentir une nette différence de température.

Tu marchais à la lueur du ciel orangé. Quelques étoiles commençaient à paraître dans les cieux. Toi qui voulais visiter, il semblerait que tu sois perdu... Tu regardas Ponita. Celui-ci semblait nerveux à l'idée d'être coincé entre les ruelles étroites de la ville. Si toi, tu étais excité, lui était terrorisé. Bien entendu, personne pour vous renseigner. La dernière personne que tu avais rencontré était cet inconnu que tu avais ennuyé. Ne voyant pas d'autre solution, tu fermas les yeux et récitas une brève prière. Alors, les paupières closes, tu te mis en marche, mains jointes.

Le trajet ne te faisait pas peur. Tu avais confiance en moi et tu savais que ton statut te protégeait.

Tu faillis atterrir dans l'eau du port.

Heureusement, ma présence -et un hennissement de ton compagnon équidé- suffit à t'empêcher de finir trois mètres plus bas, glacé et trempé. Tu rouvris les yeux pour découvrir ton environnement. Les cris des Goélise regagnant leur nid striaient le vent et les claquements secs des cordages contre les mâts en bois. C'était doux et rafraîchissant. Tu te demandas un bref instant pourquoi je t'avais guidé jusqu'ici...

Pour une fois, ton chapeau était rangé dans tes bagages laissés à l'hôtel -de peur qu'ils ne s'envole- et tes cheveux étaient liés en une queue de cheval basse. Tu avais acheté un col en fourrure pour te protéger du froid dont tu n'étais pas habitué.

C'est alors que tu aperçus le marché couvert d'où de savoureuses émanations s'échappaient. Oubliant ton choix de rester à carreau, tu t'y précipitas avec un cri de joie.

Tu ne te rendis pas compte mais ton ami quadrupède n'était plus à tes côtés. Il venait de se volatiliser pour aller côtoyer un Tiboudet, sans doute attirer par un Pokémon proche de son espèce.
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Mer 5 Sep - 15:43
La gitane caressait son poney de sa main glacée. Elle avait opté pour une tenue aux couleurs froides, bleutées. Elle avait espéré que cela rappelle l'eau du port, et de la mer. En cette tenue, elle avait espoir que les marins se reconnaissent à elle, en ses danses qui allaient et venaient comme l'écume de l'eau sur le sable. Or, elle avait oublié à quel point la nuit était froide ici, et que ce port était loin d'être aussi chaleureux que d'autres.

De la brume s'échappait de ses lèvres. Son souffle chaud s'élevait dans les airs, et c'était mauvais présage: la nuit allait être terriblement froide. La gitane soupira de nouveau, en caressant frénétiquement son acolyte couché presque sur elle. Son corps d'animal était bien pratique. Des pas se firent entendre. La jeune femme leva les yeux un instant. Il était là, la bouche en cœur. Le brade qui se faisait appeler Godot l'avait fait attendre un moment. Mais si c'était le prix à payer pour avoir de l'argent...

- Comme vous le dites, dit-elle en le fusillant du regard. Froidement.

La gitane se leva, en dépoussiérant les poils du tiboudet qui étaient accrochés sur sa robe. C'était le gros désavantage de certains monstres: ils laissaient des poils partout. Gringo quant à lui, profita que sa maîtresse ait le dos tourné pour faire quelques pas en avant. Il fallait dire qu'une odeur spéciale régnait dans l'air... Celle d'un autre monstre. Et quel monstre ! Lorsque le canasson vit le zébibron en face de lui, il resta perplexe un moment. Ses oreilles étaient droites, et sa queue ondulait doucement dans l'air. Il s'approcha doucement, tentant de capter son odeur. Jamais il n'avait vu un monstre pareil.

- J'ai entendu du bruit là bas, reprit la gitane. Des goélises. Il faudrait qu'on aille voir, si le public nous y attends.

La gitane posa un rapide coup d’œil sur son canasson. Lorsqu'elle se rendit compte qu'il était accompagné, elle fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que...


Elle tendit son bras vers le brade, sans quitter du regard l'animal zébré.

- Godot, vous connaissez ce monstre ?

S'il s'agissait d'un danger, la gitane pouvait se montrer redoutable. Gringo était son meilleur ami.


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Mer 5 Sep - 16:34
Ma gitane n'était point contente. Sûrement la cause de ce vilain froid, qui la tourmentait depuis quelque temps. Malgré tout, elle restait sublime. Sa prestance était inégalable. Quel peuple. J'en restais impressionné. Le froid se ressentait plus au port. L'air marin n'aidait pas à se réchauffer, il fallait dire. Mais l'endroit avait du charme, n'importe quel artiste l'aurait vu. Sacrifier un sens, pour en rassasier un autre, ce n'était pas si grave. Les yeux emplis d'étoiles, j'observais les navires, qui arrivaient dans la brume. Un magnifique spectacle, surtout aux côtés de l'exotique Lorna.


Malgré ma terrible nuit, je me sentais d'attaque, tout ce beau monde allait bouger ! Les marins n'étaient jamais les derniers à festoyer, surtout si musiques et jolies femmes étaient au rendez-vous. Ils trouveraient, pour la boisson, bien un moyen de s'approvisionner. Ce n'était point notre rôle, à nous, artistes, que de les servir. Des cloches sonnaient, à rythme irrégulier. Ce tintement indiquait, il me semble, l'arrivée, ou le départ des navires. Une rapide pensée, pouvais-je composer en rythme avec ce son ? Une bien brave idée, pour ne point dire un défi. J'y songeais, très fortement, Chers Lecteurs.


Un puissant bâillement me fit ouvrir grand la mâchoire, et fermer un oeil. Ah, mon brave Godot, il fallait s'éveiller, tu te sentais d'attaque, après tout ! Je secouai vivement la tête, de droite à gauche, puis je redressais mon buste. J'envoyais ensuite mes épaules vers l'arrière, afin de les dérouiller un peu, puis je levais haut les bras, afin, d'eux aussi, les éveiller. Plusieurs craquements s’élevèrent. Je conclus par la nuque. Cette fois-ci, je ne me sentais pas seulement d'attaque, j'étais d'attaque !


Ma gitane semblait avoir repéré un bon endroit, pour notre duo. Elle me l'indiqua, usant pour preuve l'envol des Goelises. Pourquoi pas, l'idée me semblait bonne !


-Bien, allons-y, et faisons bouger ces marins !


Je tournais le dos, prêt à me diriger vers le dit-endroit. Mais la voix de ma gitane, qui m'appelait, m'interrompit, et me fit tourner la tête. Que ? Un deuxième équidé était là. Le bras tendu en ma direction, elle me questionna sur la bête. Je m'approchai, et vins déposer un baiser sur la main de la demoiselle, un sourire taquin au visage, avant de me diriger doucement vers le quadrupède à la robe de jais. Je ne connaissais aucunement cette espèce. Mais le bougre ne semblait point agressif. Peut-être était-il perdu ?


Je m'approchai, de nouveau, et fixai toujours l'animal. Curieux, je vins poser la main sur son dos, afin de le caresser.


-Je ne le connais absolument point, Lorna. Mais il ne me semble guère agressif. Peut-être est-il perdu ?


Une monture... J'en avais toujours rêvé, et l'occasion se présentait, là, sous mes yeux. Il me fallait devenir camarade avec ce brave, et en faire mon second ami ! Je me tournai vers Cyrano. Nos yeux se plantèrent, les uns dans les autres, puis d'un commun hochement de tête, qui signifiant "Oui", je repris la parole, et regardai de nouveau le canasson.


-Peut-être que je devrais en faire ma monture ? Qu'en pensez vous, Lorna ? N'irais-je point à merveille, assis sur ce bel équidé ? Enfin... Quand il aura grandi un peu bien sûr.


Je continuais à gâter la robe du petit, de multiples caresses, dénué de toute intention négative. Il ne semblait pas sauvage, c'était étrange. Un marin l'avait-il oublié ? Aucune idée.


-Que pensez-vous de le prendre avec nous ? Pour notre spectacle ? Peut-être pourrait-il porter, lui aussi, nos gains.




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Jeu 6 Sep - 22:50
CATASTROPHE AU PORTMini-event d'Eté
Le petit équidé n'avait jamais pénétré dans une ville. Il n'avait connu que les grandes plaines d'Unys, le vent de la tempête et la pluie des forêt dans ses crins électriques. Jamais il ne s'était retrouvé entre des murs aussi haut que des arbres, les pierres comme des œillères l'empêchant de voir l'horizon. Il avait décidé de suivre ce bipède qu'il avait rencontré dans cette région inconnue car il ne savait pas où aller. Il fallait juste qu'il s'en aille...

Il ne s'agissait simplement d'un accord de circonstance.
Rien de plus.

Le Zébibron n'avait jamais compris pourquoi le bipède l'appelait Ponyta ou Ponita. Il n'avait rien de ces poney de feu à la robe claire mais il ne s'était jamais offusqué. Le bipède n'avait pas l'air très intelligent. Bien entendu, ce n'était qu'un avis subjectif. Le zèbre n'avait jamais rencontrer d'autres étranges créatures dans ce genre.
Cependant, ce n'était plus le cas car en ce moment-même, il pouvait comparer ! Deux autres bipèdes étaient à ses côtés.

L'un d'entre eux lui caressait le poitrail alors que l'autre l'observait avec curiosité et méfiance. Un Insécateur le jugeait, les lames brillantes à la lumière de la lune. L'équidé s'écarta avec un bruit de sabot, se rapprochant de son semblable aux oreilles longues.

Il ne se sentait pas à l'aise... Il avait besoin d'être rassuré dans cet environnement étranger. Alors lorsqu'il avait aperçu un ami à crin, il n'avait pas hésité. Tout en gardant un œil sur les mains baladeuses de l'humain, il renifla le Tiboudet. Le Pokémon ne voulait pas être trop intrusif mais il ne pouvait cacher ses oreilles tendues.

La nuit avait entièrement englobé le petit groupe. Les vagues secouaient doucement les coques des bateaux. Les fenêtres des bâtisses s'illuminaient mais les rues étaient encore trop vides. Le phare éclaira les cieux.

La soudaine lumière fit hennir le Zébibron de peur. Il rua et claqua des sabots. Il fit une sorte de petit bond autour du Tiboudet comme s'il tentait d'éviter la lueur blanche du Dragon immortel. Voyant qu'il n'y avait pas de danger, il calma son souffle mais ses naseaux tremblaient.

Au loin, un navire de pêche entra dans le port, voile claquante.    
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Ven 7 Sep - 14:32
La gitane baladait ses yeux sur le pokémon équin, tentant une analyse rapide. A en juger par ses crins aux formes hasardeuses, il semblait être de type électrique. Il ne représentait donc presque aucun danger pour son poney, qui lui, était plutôt de type sol ou roche. A vrai dire, Dolorès ne l'avait jamais vraiment su. Tout ce qu'elle avait apprit sur Gringo, c'était qu'il était fidèle et dévoué. Contrairement à d'autres monstres, il était incapable de cracher du feu, de l'eau, de faire des bourrasque de vent ou autres fantaisies. Elle se demandait souvent si le tiboudet n'était pas un monstre normal après tout. Un animal simple, sans capacités hors du commun.

Un contact inattendu fit tourner la tête de la gitane. C'était bien les lèvres du brade qu'elle avait senti sur sa main ? Elle haussa un sourcil, à la fois amusé et excédé. Ses airs de gentleman étaient parfois lourds à supporter. Mais Dolorès prenait ça comme un jeu.

Elle croisa ses bras sur sa poitrine, observant son ami musicien évoluer avec le petit zèbre. Il fallait dire que ce dernier semblait plus attiré par Gringo que par Godot. Le tiboudet, lui, renfilait sans gêne le pelage du zebibron. Son souffle était bruyant, mais la gitane parvenait quand même à comprendre ce que lui disait le musicien. Basculant son poids sur une hanche, la belle leva un sourcil, moqueuse.

- Je crois que votre future monture est plus attirée par la mienne que vous. Cela m'arrange, ma carriole ne peut avancer toute seule.

Dolorès afficha un sourire à la fois moqueur et amusé. Même si elle provoquait légèrement Godot, elle n'avait pas tant envie d'un deuxième équidé à ses côtés. Elle avait mit du temps à gagner la confiance de son destrier, et elle n'avait pas de temps à consacrer au débourrage d'un second. Malgré tout, la gitane s'approcha avec prudence du zébibron, et s'accroupie à côté de son poney. Ce dernier vint frotter sa tête contre l'épaule de sa maîtresse, et qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'il se rendit compte que ses beaux doigts étaient entrain de caresser la joue du zébibron. Allait-il avoir le culot de lui voler sa maîtresse ?

- Suavemente pequeño, mumura-t-elle sensuellement.

Le petit zèbre semblait affolé. La présence de Gringo avaient un impact sur lui, Dolorès en était certaine. Elle leva son regard sur le brade, hésitante.

- Il a peur, dit-elle. Mais si vous arrivez à calmer ce monstre, peut être que vous ferez de lui une bonne monture.

Elle détacha l'un des paniers en osier attaché sur son dos, et en tendis un au musicien. C'était à lui de s'occuper du zèbre. S'il voulait en faire sa monture, c'était sa responsabilité.

- Cela s'accroche sous le poitrail. Veillez à bien serrer.

La belle tourna son regard vers un énorme bateau. Il venait d'accoster, et bientôt, des marins allaient en sortir pour enfin retrouner sur la terre ferme. C'était sans doute leur jour de chance.

- Godot, dit-elle, nous devrions commencer par là. Les marins qui reviennent de trop loin payent souvent cher pour une putain, ou une distraction quelconque.

Et d'expérience, elle savait de quoi elle parlait.

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Ven 7 Sep - 19:01
Cet animal n'était pas très réceptif. Ah... Je soupirai et vins hausser les épaules. Je n'avais, après tout, jamais été très doué avec les autres animaux. Son attention, accaparée par l'acolyte de la gitane, il s'était approché et s'adonnait à d'étranges manies. Enfin, quel genre d'animal étais-je, pour juger les autres espèces. En faire ma monture serait difficile, s'il préférait Lorna, et son bourrin. Mais votre brave Godot comptait se battre, pour gagner la loyauté, et l'admiration du sombre équidé ! La provocation de la gitane à mon égard ne fit, d'ailleurs, qu'amplifier cette volonté. Comme si elle avait besoin de deux pokémons pour tirer son chariot. Répliquer, je me devais de le faire.


-Voyons, ma brave, vous n'êtes point assez enrobée pour que votre cher bourrin n'ait besoin d'aide.


À mon tour de me moquer. Cette gitane était décidément une agréable surprise. Belle, tranchante, capable, et loin d'être bête. Ah, tant de qualités. Mais le sujet était notre histoire, point des éloges sur la vénus nomade. Bien, seconde chance, d'apprivoiser ce poulain loufoque. J'approchais, doucement, il fallait lui faire comprendre que j'étais de son côté et... Il bondit, dans un tintamarre de sabots et de hennissements. Ah ! Je n'étais pourtant pas laid, ou méchant, pourquoi fallait-il qu'il s'échappe ainsi ?! La vive lumière du phare vint se planter dans mes yeux, mes sourcils se froncèrent, puis mes paupières se fermèrent pour quelques secondes. La lueur qui guidait les marins était passée, et le sombre poney toujours caché.


Pour m'encourager, probablement, la gitane m'expliqua qu'il me faudrait le calmer, pour en faire ma monture. Je le savais déjà, pour être honnête, mais j’appréciais son intention. Je me tournai vers elle, puis la fixai. Elle me tendait un de ses fameux paniers d'osier, et m'indiqua où l'accrocher. Je comptais bien tenter ma chance ! Je saisis l'objet, puis j'approchais à nouveau de mon camarade équidé. Je vins m'accroupir face à lui, puis je lui montrais le petit panier dans ma main, puis celui au cou de Bourinos, afin de lui faire comprendre ce que je comptais faire. Je passai la corde qui tenait l'objet, puis je vins serrer, et nouer. J'avais plutôt bien réussi, j'étais assez fier de moi. Jouer avec des cordes avait quelques avantages, il fallait croire. Pour remercier le poulain noir de sa coopération, je vins poser une main sur sa tête.


Les mots de la gitane me firent sortir de mon action. Ils arrivaient, en effet, et nous allions les accueillir ! Un sourire aux lèvres, je saisis mon instrument, et envoyai, à ma gitane :


-Voyons très chère, je sais tout ça. Mais vous valez bien mieux qu'une putain, ou qu'une distraction quelconque !


Pas le temps d'attendre sa réponse. Je grattai déjà mes cordes, me remémorant la mélodie que j'avais déjà joué, lors de mon premier duo avec la chaleureuse gitane. Nous avions pu discuter un peu, et elle m'avait apporté quelques notes de sa voir, en ce qui concernait les rythmes de chez elle. Assidu, et bon élève, surtout quand l'enseignante était de cette qualité, je faisais au mieux, pour appliquer ses instructions. Des bruits s'élevaient du pont. Beaucoup de bruits. D'abord, du vacarme, on déplaçait sûrement les barils, et autres éléments de stockage. Ensuite, des pas, qui résonnaient fort, puis, des voix, qui montaient, crescendo. Ils avaient entendu la musique. Plusieurs des hommes de la mer vinrent s'accouder aux rambardes autour du pont, certains commençaient même à descendre sur le quai. Leur attention était attirée, il ne restait plus qu'à attendre que le charme de la gitane n'opère, et ils seraient notre public ! Peut-être que ce mystérieux pokémon aimait la musique, et que, qui sait, ma mélodie suffirait à le faire m'apprécier !


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Ven 7 Sep - 23:23
CATASTROPHE AU PORTMini-event d'Eté
Le Tiboudet renifla la robe de l'équidé rayé, s'impregnant de son odeur pour mieux le connaître. Sans doute sentit-il la peur ou l'inquiétude. Le Zébibron pouvait respirer la sueur de son semblable, la stabilité et le calme. Il souffla doucement calant sa respiration sur celle du Pokémon. Doucement, il ferma les yeux et ses grands yeux clairs cessèrent de s'agiter.
La lumière du Phare repassa sur le petit groupe et les flots mais cette fois-ci un simple tressaillement tendit les muscles du monstre. Comprenant qu'il ne courrait aucun danger, il osa lever son museau vers cette tour lumineuse qui aveuglait le paysage. Au début, il ne vit rien. Rien que la lumière blanche. Puis, il la vit. Cette silhouette étrange qui émanait cette puissance offerte par les dieux. Rapidement, Le Zébibron détourna le regard. Il secoua sa tête pour faire disparaître les lueurs multicolores qui dansaient dans son champ de vision.

Et subitement, il sentit quelque chose se refermer autour de son encolure. Il piaffa, s'écartant subitement pour voir ce qui l'emprisonnait mais il avait beau tourner sur lui-même ou essayer de se tordre le cou, la chose était trop bien serrer sur son dos.

Le Pokémon se tourna vers le Tiboudet. Ce dernier portait un panier en osier et en observant les sangles qui le tenait, le Zébibron comprit ce qu'on lui avait attaché était un objet identique. Il se cabra, passablement énervé. Ce n'était pas agréable du tout !
Il se tourna vers l'humain le plus proche, celui qui ne savait pas garder ses mains pour lui, et lui souffla dessus. Il était sûr que c'était lui qui avait fait ça !

Cependant, le bipède ne perçu pas l'agacement du Pokémon. Il semblait même plutôt fier de lui-même. Lui et la femme se concertèrent et se mirent en chemin vers ce bateau qui débarquait au port. Le Zébibron les suivit, trottant à côté d'eux en essayant de leur faire comprendre qu'il voulait qu'on lui retire le panier, hennissant à qui-mieux-mieux.

Les amarres avaient été serrées aux lourds anneaux de fer pour maintenir le navire aux quais. Les humains s'agitaient prêt à débarquer. Ceux qui étaient aux côtés des deux équidés et de l'insecte les observaient depuis la terre, attendant quelque chose. C'est alors que celui aux mains baladeuses commença à gratter un étrange objet... De la musique en sortait. Cela n'avait rien à avoir avec les mélodies des Mélokrik mais cela ne voulait pas dire que le Zébibron détestait les sons. Sans même s'en rendre compte, il se mit bouger la tête au rythme de la musique.

Il n'était pas le seul à apprécier. Les marins sortaient les uns après les autres. Ils avaient passé de longs mois en pleine mer. Ils avaient besoin de distraction.
Ils descendaient de leur embarcation, riant. Certains se mirent même à danser alors que d'autres chantaient.

Si l'équidé rayé avait au début apprécié la musique, il l'appréciait de moins en moins. Avec ces nouveaux arrivants, il se sentait oppressé. Le bruit, les gestes brusques. Les sangles en cuir serraient sa chair et ses oreilles se tournèrent en arrière. Une onde électrique traversa sa crinière.
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Sam 8 Sep - 13:04
La gitane avait un œil assez ferme sur le nouveau canasson. A vrai dire, pour les gitans ou toute autre personne dans le besoin, les monstres étaient plus des outils de travail qu'une distraction. En effet, cela coûtait cher de s'occuper d'un monstre. Tout dépendait de l'animal en question, mais pour le garder en bonne santé, il fallait au moins passer trois heures par jour pour le nettoyer, le nourrir, et le dresser pour le travail. Si Gringo avait déjà assimilé les ficelles du métier, le zébibron, lui, n'en savait rien. A la remarque de son ami musicien, Dolorès sourit. Lui aussi avait de la répartie.

Lentement, ils s'approchaient des marins. Les oreilles de la gitane frémissaient d'avance d'entendre ce son si doux qu'est l'entrechoquement des pièces d'or. Si beaucoup adoraient entendre l'eau de la pluie, le va et vient de la mer sur le sable ou encore les gémissements d'une femme, Dolorès, elle, aimait ce son beaucoup plus parlant. Le son de l'argent. Tournant un œil vers le brade, la gitane eut un petit sourire. Elle était loin d'être une catin. En revanche, elle avait tous les critères et le potentiel de la parfaite salope.

- On ne juge pas une pomme sur sa couleur, Godot. Il faut la croquer pour en connaître le goût.

Ses cheveux chocolatés virevoltèrent derrière elle à cause du vent. Détachant progressivement les voiles de son ventre, la gitane avançait d'un pas assuré vers la troupe d'homme. Et le show commença. Elle agita son tambourin au même rythme que le luth de son ami musicien. Ses hanches commencèrent à balancer sur les côtés, et ses pieds s'échauffaient doucement. Au plus la gitane étendait ses jambes, au plus son jupon laissait apparaître sa peau caramel. Les sifflements ne se firent pas attendre. Les hommes étaient accoudés aux rebords du navire, et certain même tapaient dans leur mains, encourageant la danseuse à être plus affriolante. Et c'est ce qu'elle fit. Son ventre ondulait tel un serpent, et ses yeux, mis-clos, semblaient être en trans. En vérité, c'était un peu ce qu'il se passait dans sa tête. Son corps n'était qu'une enveloppe charnelle qui était guidé par les vas et vient de son esprit gitan.

Le tiboudet, lui, commença la quête. D'un pas penaud, il faisait de grands cercles autour de la gitane et du musicien, récoltant les pièces au passage. Lorsqu'il eut fini son premier tour, il remarqua que le zèbre, était totalement tétanisé. Gringo inspira profondément. Il aurait pu le laisser dans sa torpeur, mais le tiboudet ne souhaitait pas que son mal-aise ruine le spectacle. Avec une infinie douceur, le poney posa son flanc contre celui de l'équidé, l'encourageant à le suivre. Gringo reçut une étrange sensation en le touchant. Ce n'était pas agréable ni désagréable, mais inconnu. Un léger choc électrique. Le zébibron était sous tension, et heureusement pour le tiboudet, l'électricité ne lui faisait rien...


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Sam 8 Sep - 14:37

Événement


Les marins ont peu à peu quitté leur bâtiment pour se joindre à l'euphorie de l'instant, n'hésitant pas à donner des pièces aux deux Pokémon à sabots. Sous le charme, ils en oublient de débarquer le reste de leur cargaison. Jusqu'au moment où une drôle d'odeur emplit l'air chargé de sel...

Certains finissent par se retourner. Une large fumée émane de l'intérieur des cales ! Aucun feu n'est visible mais il ne fait aucun doute que quelque chose s'est produit à l'intérieur du bateau. Les flammes ne lèchent pas encore le pont mais il faut les éteindre au plus vite ! Les navires sont tellement collés les uns aux autres que si un incendie se propage, se sera tout le Port qui brûlera !


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Sam 8 Sep - 17:15
Notre affaire débutait, et se déroulait pour le mieux. Bien rapidement, le tintement des pièces, qui remplissaient les paniers d'osier, s'élevait. Cling, cling clong. Encore une bonne récolte à prévoir. Mais l'heure n'était point aux comptes, mais bien à la musique ! Je posai les yeux sur la robe de la gitane, puis sur elle. Ne pas se fier à la couleur d'une pomme, mais la goûter, hein. Une intéressante façon de causer, mais aussi une intéressante idée. Mais l'heure n'était point au repas, mais toujours à la musique.


Les notes s'élevaient, les pieds se mouvaient, les sabots claquaient, et les marins appréciaient. Le public grandissait, ces braves hommes de la mer quittaient leur navire, et rejoignaient le quai. Nous dûmes reculer un peu, afin de leur procurer plus d'espace, mais le spectacle continuait. Sous cette belle lune, et ces lueurs de lanternes, nous faisions sortir notre art, à son apogée, et il adorait ça, ce public. Malheureusement pour nous, Braves Lecteurs, la fête fut vite interrompue. Une âcre odeur vint s'insinuer dans mes narines. Je la supportai au début, mais bien vite, je dus tousser, et cesser mon jeu. Une honte, pour un musicien. Frustré, et agacé, je voulais sur-le-champ me jeter dans l'eau, autour de nous. Mais des cris s’élevèrent, et je remarquai que le public n'était plus attentif à nous depuis quelques secondes déjà.


Les gaillards courraient partout, et hurlaient. Mon attention fut attirée par leur navire, l'endroit où ils semblaient se diriger. Un épais nuage opaque en sortait... De la fumée ?! Les cloches du port retentirent, c'était ainsi qu'ils donnaient l'alerte incendie. Du bois, partout autour, et ce puissant vent, il fallait intervenir, ou tout partirait en cendres ! J'envoyai la tête à droite, puis à gauche, puis vers le navire, et enfin vers Lorna et les trois pokèmons. Je lâchai, ensuite, tout en me précipitant vers le bateau enfumé :


-Lorna, nous devons les aider ! Je vais avec eux pour tenter d'éteindre l'incendie.


Cyrano ne se fit pas prier pour me suivre. Le feu n'était pas son allié, ni le mien, remarquez, mais c'était en accomplissant ce genre d'actes, que l'on devenait héroïque, et qu'on gagnait en notoriété. Peut-être que Valdemare, lui-même, avait eu à éteindre un feu, qui savait ?! Le vacarme avait attiré la foule. Des civils, des locaux, des marchands, et même quelques gardes ! Il ne restait plus qu'à espérer que les soldats ne nous reconnaissent point. Bien, de mon côté, il me fallait... Suivre ces marins, et écouter leurs directives. Un pied sur le ponton qui menait au navire, l'autre sur le quai, je lançai un dernier regard vers le trio, composé de la gitane, et des deux bourrins :


-Venez-vous ? En tout cas... Soyez prudentes, ma chère Gitane.


Un regard vers les deux quadrupèdes :


-Vous aussi. Ne tentez point de folies !


Le luth était rangé. Et l'esprit aux aguets. Cette aventure allait être dangereuse, mais fort marrante !






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Lun 10 Sep - 22:43
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Tout était beaucoup trop pour lui ! Le bruit, l'agitation. Les rires, trop bruyants. La musique auparavant prenante, était devenue assourdissante. Tournoyante, la danseuse était une flamme voilée qui embrasait les quais. Des gens lançaient des pièces à la volée. Claquantes, cliquetantes. La foule vivait. On tapait des mains ou des pieds. Ça enflait, telle une vague qui ne retombait jamais.
Et le Zébibron était tétanisé.

Soudainement, une présence effleura son flanc. Le Pokémon tressaillit, relâchant un éclair qui mourut dans les poils du Tiboudet.

L'équidé rayé tourna ses yeux bleus vers lui. Ce dernier arborait un air calme et serein, incitant le Zébibron à faire de même. Il l'invita à le suivre. Le Pokémon électrique hocha le museau lentement et lui emboîta le pas. Leurs deux corps étaient si proches qu'on aurait pu croire à une seule bête à deux têtes. La crinière blanche de la créature nerveuse était toujours luisante mais il ne semblait plus sur le point d'électrocuter le premier qui aurait eu le malheur de le toucher.  

Peu à peu, il finit par comprendre que les mouvements brusques des bipèdes n'étaient pas à son encontre. Ses oreilles se redressèrent doucement vers l'avant.

Puis, un fumet bien connu lui fit redresser la tête. Le bois qui brûle... Combien de fois, avait-il senti cette odeur parcourant les plaines en été lors des orages trop chargés ? Il regarda autour de lui pour voir d'où venait le feu mais il n'y avait aucun arbre à l'horizon ni d'herbe séchée, et encore moins de ciel tumultueux.
Puis des cris retentirent. Des doigts se pointèrent. Une fumée s'échappait du large navire qui venait d'accoster.

Aussitôt, on la foule se dispersa comme une poignée de Poichigeon. Certains allèrent sonner la cloche d'alerte alors que d'autres partirent chercher les gardes ou des Pokémon Eau.
Le duo de saltimbanques et leurs Pokémon restèrent sur place au lieu de s'enfuir. Le musicien ramassa son instrument et invita ses compagnons à le suivre à bord.
Sans attendre, le Zébibron bondit sur la coupée ! Il pouvait y avoir des gens qui avait besoin d'aide à l'intérieur ! En quelques sauts, il arriva sur le pont. Quelques marins essayaient d'éteindre les flammes qui commençaient à grignoter des cordages mais le foyer principal était dans les cales.
Pourtant, il n'allait pas se dégonfler pour si peu. Avant d'arriver à Hastérion, il avait vécu de nombreuses aventures avec sa horde. L'équidé se retourna vers le Tiboudet et lui adressa un signe de tête, pour lui demander s'il était prêt. Son regard croisa celui de l'insecte et hennit, l'incitant à ne pas y aller.

Alors, avec prudence, il descendit.
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Mar 11 Sep - 0:11
Tout se passait bien. Beaucoup trop bien. Sous l'influence de la musique comme un homme avec son whisky, Dolorès avait occulté tout se qui se trouvait autour d'elle. Sa tête chavirait d'avant en arrière, ses longs cheveux torsadés fouettaient l'air, et ses bras ondulaient dans l'espace. La gitane était éprise de cette transe sulfureuse et sensuelle, comme si le diable l'habitait. Cette sensation, elle l'adorait. Ses danses étaient un moyen de quitter ce monde, l'espace de quelques instants. Pendant plusieurs minutes, elle dansait les récits de ses ancêtres, et rien ne pouvait l'arrêter.

Rien, sauf un léger détail. L’absence soudaine de musique. Ouvrant petit à petit les yeux, la belle se rendit compte que son brade n'était plus de la partie. Presque furieuse d'être arrachée ainsi à sa transe, Dolorès s'apprêtait à abattre ses foudres sur Godot. Mais c'était sans compter sur l’événement atroce qui se déroulait à côté d'eux. Ses yeux félins se déplacèrent vers le navire, et les gigantesques flammes dont il était prisonnier. Les pulsations de son cœur devinrent plus violent dans sa poitrine. Le feu. Dolorès était à la fois fascinée et effrayé par cet élément si particulier. Volatile et puissant, le feu était libre de faire ce qu'il voulait. Et aujourd'hui, il avait apparemment décidé de tuer des marins.

Nous devons les aider ! Cria le musicien, sortant ainsi la gitane de son admiration. Oui, il le fallait. Dolorès ne portait pas vraiment les marins dans son cœur, mais quel genre de femme serait-elle si elle décidait de rester là, les bras croisés ? Admirer la mort était une chose réservée aux nobles, trop soucieux de leur apparence pour se salir les mains.

- Je vais aider les autres à sortir du bateau, dit-elle en accrochant son jupon plus haut sur ses jambes, pour qu'il soit moins encombrant.

Tendis que leur chemin se séparait, la gitane jeta un coup d’œil au brade. Même s'il restait un homme, et donc par conséquent, un être faible, elle s'était attachée au musicien. Une part au fond d'elle même voulait que Godot reste vivant.

- Restez en vie, cria-t-elle au travers du désordre. J'ai encore besoin de vos talents de luthier.

Après un fin sourire, la belle grimpa sur le bateau, et l'enfer commença. Certain marins avaient les chaires brûlée, et Dolorès dut se retenir plusieurs fois de vomir. Indiquant aux autres sauveteurs où étaient les rescapés, la gitane faisait de son mieux pour apporter son aide, à sa hauteur. Mais malgré les horreurs qu'elle voyait, rien ne l'avait préparée à ce qui allait se produire.

Là bas, Gringo avançait avec l'autre canasson. Ils étaient soudés, et ne se lâchaient pas d'une semelle. Avec l'agitation, Dolorès en avait même oublié son compagnon. Mais elle aurait pensé qu'il aurait fuit, au lieu de se jeter dans la gueule du loup.

- Gringo ! Hurla-t-elle à travers les flammes.

Mais le tiboudet ne l'écouta point. En faisant le sourd, il évitait de se détourner de sa mission principale: rejoindre l'origine du feu, et aider d'autres personnes prisonnières à l'intérieures des cales. Suivant le zébibron avec une extrême prudence, les oreilles couchées, le mulet descendit les marches, et disparut dans les flammes.
Dolorès senti son coeur se contracter dans sa proitrine. Comme si on venait le lui enlever quelque chose de précieux. Comme si on arrachait un enfant à sa mère.

- Oh Dios mio, no ! Hurla-t-elle de nouveau, aux bords des larmes.

Abandonnant sans aucun regret les marins qu'elle devait aider, la gitane bouscula les hommes sur le pont pour se précipiter vers les cales. Le danger n'avait plus d'importance. Sans Gringo, sa vie ne valait pas la peine d'être vécue. Toussant frénétiquement à cause de la fumée, Dolorès avançait en tenant un foulard devant sa bouche et son nez. Ses yeux de félins balayait la grande salle à la recherche de son monstre. Mais rien. Et ici, ses nombreux cris et pleurnicheries ne traversaient pas les flammes. Dolorès ne voulait pas croire que son Gringo avait été mangé par le feu. Non, il était forcément quelque part.  



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Mer 12 Sep - 18:29
Ah ma gitane ! Que faisait-elle ?! Bien sûr, que je comptais rester en vie, mais si elle avait besoin de son luthier, moi, j'avais besoin de ma danseuse ! Elle s'engouffrait, avec les deux équidés, dans le navire. Les flammes commençaient à danser autour du véhicule flottant, le bois craquelait, et le feu crépitait. L'odeur âcre s'amplifiait, et la fumée s'envolait, grise, épaisse, et désagréable au nez, comme aux yeux. Un tourbillon de chaudes braises rougeoyantes s’éleva, puis une gerbe de flammes émergea. Il fallait faire vite. Aider les derniers marins à quitter le bord, et aider ma gitane, et nos deux équidés, en cas de besoin !

Cyrano n'était pas le plus adapté, face aux incendies, mais il était brave, et refusait de rester là, à ne rien faire. Avec mon brave acolyte, nous fonçâmes donc, derrière le petit trio. Il était déjà trop tard pour certains. Ils s'étaient éteints, dans cet intense brasier, qui ne cessait de croître. Le visage déformé, le corps aussi, parfois, certains méconnaissables. Un macabre spectacle, Chers Lecteurs, odeurs comprises. Le vacarme s'élevait toujours aux alentours, le feu, les marins, les bourrasques, la cloche d'alerte, les spectateurs de cette scène... Ah, un brin de musique pour enjoliver tout cela aurait pu être de mise, mais l'heure n'était point à la musique ! Lorna venait de foncer dans la cale. Ah, que faisait-elle ? C'était là-bas l'origine de ce torrent de flammes. Quelle femme.

Face à moi, un marin blessé, il gisait au sol, les deux mains sur un tibia. Cassé ? Fracturé ? Aucune idée, mais il ne pouvait plus marcher. L’adrénaline m'aidait bien, je saisis le gaillard et vins le poser sur mon épaule, afin de l'amener vers les bords du pont. Je hurlai, afin d'attirer ses collègues, ils vinrent. Je leur lançai leur camarade. Et je fonçai, moi aussi, dans la fameuse cale. La fumée était bien plus épaisse. Et la chaleur aussi. Logique, Lorna, et un feu, ça ne pouvait pas donner un environnement froid. Blague à part, je ne trouvais ni les équidés, ni la danseuse, ah, j’espérais qu'ils allaient bien. Cyrano à mes trousses, nous observâmes, au mieux, à travers l'épais rideau de fumée, afin de trouver notre groupe. Rien. Je décidai d'user de la voix, brièvement, et puissamment, afin de ne point trop prendre la fumée.

-LORNA ? OU ETES VOUS ? MA CHÈRE MONTURE, OU ES TU ?


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Mer 12 Sep - 19:28

 

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...



Un Darumarond Normal ♂ niv.18
Mitra-poing - Roulade -Bouhaha - Calcination

Dans la fumée épaisse, on ne voit pas grand chose. De la fumée, des flammes. Une vraie fournaise. Il n'y a apparemment plus aucun marin dans la cale mais pourtant on peut voir un corps calciné jusqu'à l'os. Le bateau a fait escale à Unys et cet homme a voulu ramener un cadeau à sa fille. Malheureusement, il a embarqué avec lui, non pas une poupée comme il le croyait, mais un Darumarond endormi. Celui-ci se réveillant brusquement lorsque l'homme le sortit de ses bagages a paniqué. On peut le voir bondir en tout sens, perdu dans cet nouvel environnement.



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Ven 21 Sep - 11:46
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On pouvait vraiment comprendre l'étendu de l'incendie en pénétrant dans la cale. Une fumée sombre et épaisse, collant au plafond en bois. Les flammes rougeoyantes dansaient furieusement, ressemblant curieusement à la danseuse quelques instants plus tôt. Le Zébibron descendit à petits pas jusqu'à la cale découvrant cette fournaise indescriptible. Il mesurait chacun de ses pas, refusant à se laisser à la panique. Garder ses forces était primordial ! Comme pour confirmer ses pensées, le bois craqua bruyamment et des braises coulèrent le long des poutres. Le navire était bâti dans un bois solide et les flammes mettaient du temps à le dévorer. Pourtant, le temps pressait.

D'un coup d’œil rapide, l'équidé était en quête d'un possible blessé. A ses côtés, son semblable sol scrutait lui aussi les alentours. Il n'avait pas hésité à le suivre et le Pokémon zébré pouvait être fier d'avoir un compagnon de confiance. Il connaissait des monstres qui n'auraient pas sauté à sa suite avec aussi peu d'hésitation ! Le Zébibron hennit doucement et frotta son museau contre le cou de son compère pour le remercier.

Mais ce doux instant fut de courte durée car avec un craquement sonore, une planche brûlante s'abattit entre eux. Le Zébibron bondit aussitôt sur le côté, piaffant de peur. Heureusement, plus de mal que de peur... Les crins de sa queue n'était même pas roussis mais il s'en était fallu de peu... Concernant le Tiboudet, il ne pouvait être sûr. La fumée était si dense et le feu si grand qu'il ne pouvait pas voir plus d'un mètre devant lui. Il hennit avec force, guettant un signe de son nouvel ami. Il voulu appeler une seconde fois mais il toussa. Ses yeux le piquaient furieusement et il tenta de se gratter en se frottant contre son poitrail. Sans vraiment de succès.
Dans tes vaines attentes de retirer la suie de son museau, il recula. Ses sabots rencontrèrent un objet inconnu et il faillit trébucher. Cependant, quand il releva la tête, il s'aperçut qu'il ne s'agissait pas d'un objet.

Étalé dans la cale, la peau noircie jusqu'à la moelle, un corps. La gueule béante comme un terrier sans fond, il semblait avait été coupé dans son ultime hurlement. Ses yeux et tous autres traits reconnaissables avaient été aspirés par le feu mais l'équidé pouvait dire qu'il s'agissait d'un humain. Un frisson le parcourut. Lorsque ses pattes l'avaient heurté, la fine couche de derme brûlée s'était fendue comme un fruit trop mûr.

Se détournant de cette macabre découverte, le Zébibron dressa les oreilles. Un bruit tranchant dans les crépitements du bateau en feu, une sorte de rire. Furieusement, l'équidé regardait de tous côtés. Une sorte de boule enflammée tournoyait, se cognant aux parois. Elle passa devant le quadrupède.
Puis, sans prévenir, la chose plongea vers une figure bipède, effacée par un écran de fumée.

Sans y réfléchir à deux fois, le Pokémon électrique s'élança vers les deux formes. Marin, danseuse ou musicien malpoli, il ne savait pas qui était en danger mais il n'allait sans doute pas survivre à cette attaque. Des flammes englobèrent le Zébibron et dans une charge enflammée, il percuta de plein fouet le Pokémon inconnu.

La boule roula et s'ouvrit pour faire apparaître un Darumarond en pétard.

Résumé combat:
 
 
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Lun 24 Sep - 18:53
Ces flammes allaient dévorer le navire tout entier. Dans la cale, l'air y était irrespirable. Un foulard sur le bas de son visage, Dolorès continuait d'appeler son tiboudet, sans réponses. La peur dévorait ses tripes, et au plus elle s'enfonçait dans la cale, au plus elle avait peur de retrouver son poney carbonisé, ou asphyxié. La gitane toussait, enjambait les cadavres et les barils tombés à la renverse, et soudain, un espoir. La voix de son ami le brade lui parvint aux oreilles, comme une douce mélodie. Il allait pouvoir l'aider dans sa recherche.

- Aquí ! Hurla-elle, je suis là !

Mais elle ne savait pas qu'un destin funeste l'attendait. A côté d'elle, masqué par les flammes, il y avait le pokémon endiablé qui avait fait sombrer le navire dans le chaos. Visiblement dans son élément, la boule rouge se jeta sur Dolorès, et cela lui aurait été fatal. C'était sans compter sur l'aide du zèbre, qui bouscula la bête avant qu'elle n'atteigne sa cible. La gitane émit un cri de surprise, avant de regarder l'étrange créature. Elle avait beau être de petite taille, elle n'en restait pas moins dangereuse. Ses yeux malicieux traduisait le plaisir qu'il prenait à tout faire flamber. Le monstre avait le regard posé sur le zèbre, plus que furieux. Il était temps de réagir au plus vite.

Ses yeux félins avaient repéré le brade, à quelques enjambées de là. Le plus rapidement possible, la gitane agrippa le bras de Godot, et cria:

- Godot ! C'est un monstre qui a fait ça ! Il est là bas ! Il faut le sortir du navire, et vite !

Mais comment s'y prendre, sans faire flancher tout le navire et ses matelots ? Il n'y avait pas vraiment le choix, hélas: il fallait l'attirer hors de la cale, et ainsi, le mettre dans l'eau. Il était beaucoup trop fort pour le battre sans faire de dégâts aux alentours. Peut être que sa fureur sera noyé dans l'eau glaciale du port...

Un contact au niveau de sa cuisse la fit sursauter. Mais lorsqu'elle posa les yeux sur Gringo, la gitane en eut les larmes aux yeux.

- Estás vivo ! s'écria-t-elle en lâchant le brade pour étreindre l'animal.

Le tiboudet avait quelques crins brûlés, mais sans plus. Il avait fait attention à ne pas s'approcher du feu, même si ici, c'était très compliqué. Mais les retrouvailles furent de courte durée, car le canasson fit volte face pour rejoindre son camarade équidé.
Ils formaient une belle équipe, tout les deux. Et Gringo avait compris les intentions du zébibron: mettre hors d'état de nuire la boule de nerf.

Cette dernière courra vers Gringo, plus furieux que jamais. Le canasson lui tourna le dos, et attendit patiemment. Lorsque le darumarond arriva à son niveau, le mâle usa de toutes ses forces pour l'envoyer valser au loin, en lui donnant un puissant coup de sabots. Cela eut au moins le mérite de faire reculer encore la bestiole rouge, même si le choc fit boiter le canasson.
Dolorès fronça les sourcils. Il fallait le mettre hors d'état de nuire.

- Il faut l'attirer dehors, cria-t-elle à Godot. Gringo n'est pas assez fort pour le battre.

La situation était plus que critique: les cales risquaient à tout moment de s’effondrer à cause du feu...


Déroulé du combat:
 
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Lun 1 Oct - 16:39
L'épaisse fumait rendait difficile la vue, ainsi que la respiration. De plus, la chaleur, bien qu'agréable, devenait vite intenable, à hautes températures. Rester ici trop longtemps signifiait mourir, et ce n'était point dans mes plans, j'avais une promesse à tenir, Brave Lecteurs. Je cherchais la gitane, sa monture, et ma propre monture, mais difficile, privé d'un sens important, dans ce genre d'opérations. Du bruit, beaucoup de bruit. Quelques choses se cognait contre du bois, pas le feu, ni même un humain, à l'entendue de l'intensité des chocs. Outre cela, je pouvais ouïr le craquement des planches, et le crépitement des flammes, voraces et avares d’engloutir le pauvre habitant de forêt, qui composait le navire. "Comment me repérer ?" Voilà ce qui me trottait en tête.

Par chance, la voix de ma douce Gitane perça, à travers le flamboyant vacarme. Elle avait perdu en chaleur, et en passion, mais je pouvais aisément le comprendre, cette situation, et cette foutue fumée n'aidaient pas. Elle m'avait d'ailleurs, dans le même temps, attrapé le bras, me tirant un réflexe. Mais la présence ne se révéla point hostile, au contraire. Elle m'informa de la situation, du mieux quelle put. Il s'agissait donc d'un pokèmon, sûrement la source des chocs, qui, d'ailleurs, continuaient, et qu'il fallait le sortir du navire. Ah, il s’agissait là d'une mission pour votre courageux Godot ! Attirer l'attention, je savais faire !

Sieur de Taillemythe s'était infiltré dans la cale, mais il n'avait pu avancer. Son corps, trop sensible, ressentait bien trop la chaleur pour qu'il puisse s'insinuer aussi profondément, dans la cale. Il me faudrait donc me débrouiller seul, avec la gitane, et ma monture. Une autre percussion fit vibrer le navire, plus puissante, plus dure. Le bois craqua, il se brisa même, terminant son triste saut dans la mer glaciale, un "plouf" comme ultime complainte. Un courant d'air frais s'engouffra dans la cale. Dangereux, et bénéfique. Les flammes grossirent, mais la chaleur s'échappa, ainsi qu'un trait de fumée. Il était là, face à moi. L'être bouléiforme, cause de tout ce raffut. Il me fixait, je le fixai. Sans attendre, je me décalai à distance raisonnable, de la gitane, et des deux équidés. Arme sortie, je lançai un débris, je ne préférais point savoir de quoi il s'agissait, sur la boule. Et je lui hurlai:

-Pier... Boule qui roule n'amasse pas mousse, mon cher. Mais pour vos actes, votre chair, lacération mérite.

Il ne réagit pas à ma provocation. Bien trop enragé par le bout de je ne sais quoi que je lui avais envoyé. Les pattes postérieures arquées, il préparait son assaut. Je le scrutai, et envoyai toute ma concentration sur lui. Le plancher miteux craqua. Il arrivait. Trop rapide. J'eus à peine le temps de me décaler, il m'avait touché à l'épaule droite. Une forte douleur, mais sûrement rien de cassé, une chance. Sa course stoppée par le coque branlante, je l'observai toujours. J'envoyais un coup de pied aux fesses de la boule rougeoyante, et je fis quelques pas chassés en arrière, désormais dos au trou que l'ifrit rond avait formé. Si j'esquivai, il sortait, comme l'avait demandé la gitane. Un défi de taille. Ah, mon Brave Godot, ne rate point, où c'est la fin.

Il fallait faire vite, respirer était, depuis quelques secondes déjà, un supplice, et la conscience souhaitait me quitter, sans ce trou dans la coque, nous serions probablement déjà morts, asphyxiés par cette épaisse brume nocive. Ah, il chargeait. Chancelant sur le côté, à cause du manque d'oxygène, je parvins à le faire me rater. Et il venait de... sortir ? Sans me poser trop de questions, je me dirigeais vers l'escalier, afin de retourner sur le pont. A moitié en rampant, à moitié accroupi. Il fallait faire vite. De retour vers le groupe, je toussai, avant de lancer, rapidement:

-Il est sorti, je crois. Partons vite, je refuse de crever ici.

Les escaliers qui montaient au pont s’élevaient, face à nous, forts de ne point avoir été encore engloutis par le brasier. Une chance. Je les empruntai, puis je jetai un coup d'oeil au pont, nous pouvions encore sûrement partir et retourner au port. Ma vision se porta ensuite sur le petit groupe, je comptais bien les attendre avant de fuir. L'air, bien que difficilement respirable, ici aussi, offrait plus d'oxygène, un régal pour les poumons. Mais ma voix risquait d'en pâtir, pour quelques jours. Je toussai encore. Et mon bras me lançait, fortement.


Spoiler:
 


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Jeu 4 Oct - 21:04

 

Bravo !


Fin du combat pour Yukiteru
Un combat très rapide mais rudement efficace. Il n'aura pas permis au Zébibron de dévoiler toute sa puissance malheureusement. Cela pour une prochaine fois.

Tu as utilisé l'objet : Oeuf chance.

Ton post combat fait 402 lettres et le Pokémon adverse est K.O.. Ainsi Ponita gagne 1 niveau avec 2 bonus + 1 bonus grâce à l'Objet.

Tu peux aller Ici pour signaler le gain de niveau. N'oublie pas de mettre à jour ton Répertoire !



 

Bravo !


Fin du combat pour Dolorès
Dolorès est sauve de peu et Gringo a l'air d'avoir été secoué par les événements. Sortir le plus vite d'ici serait préférable ! Sinon, je sens une amitié se consolider entre les deux Pokémon à sabots...

Tu as utilisé l'objet : Aucun

Ton post combat fait 376 lettres et le Pokémon adverse est K.O.. Ainsi Gringo gagne 1 niveau avec 2 niveaux bonus.

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Bravo !


Fin du combat pour Amarante
Si le combat s'est clos par la noyade de la boule en furie grâce à Amarante, j'ai le regret de vous annoncer que cela ne n'aura pas rapporter à son Pokémon...
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✧ Yukiteru Ito (fonda) ✧ MP
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Sam 6 Oct - 0:42
CATASTROPHE AU PORTMini-event d'Eté
Le Darumarond tomba dans l'eau avec un plouf qui retentit jusqu'à la moelle du Zébibron. Ce dernier se précipita jusqu'au trou, bousculant l'humain qui cherchait la sortie. Le Pokémon passa la tête par l'ouverture. La mer bouillonnait furieusement, brillante d'une lueur rubis avant de s'éteindre à longueur que le petit Pokémon sombrait dans les ténèbres marines.

Le Zébibron ne pouvait plus rien pour lui.
En quelques claquements de sabots, il s'élança vers la sortie. Les autres disparaissent déjà dans la nuit, fuyant la fournaise étouffante. Ses narines se dilatèrent avec colère lorsqu'il vit qu'aucun ne l'avait attendu. Néanmoins, sa colère fut de courte durée. Avec un craquement de tous les diables, la coque lâcha. Les planches, les poutres et l'ossature du ventre rond du navire, rongées jusqu'à leur cœur. Le bois réduit à des bûches incandescentes s'écrasèrent en un jeu de quilles misérable. Le Pokémon piaffa furieusement. Il rua, sauta un débris.
Puis, l'eau s'engouffra la carcasse fumante. Glacée. Elle mordit les paturons rayés du Pokémon tel un être sauvage.  
Tous les poils du Zébibron étaient hérissés et il pouvait sentir les battements de son sang dans ses veines. La panique avait assailli chaque muscle de son corps et il ne pensait plus qu'à une seule chose : sortir au plus vite !

Le panier en osier toujours accroché à son dos, il caracola jusqu'à l'escalier, sautant les marches en deux bonds. Une marche éclata sous le choc. Et dans une gerbe de cendres, plus noir que zébré, Ponita jaillit des tréfonds de la cale.
Sans faiblir, il dévala la coupée.      

Lorsque ses pattes résonnèrent sur la pierre des quais, un hennissement de soulagement lui échappa. S'il avait pu éprouver des regrets sur le sort du Darumarond, il se réjouissait de s'en être sorti indemne. Après tout, la créature était juste perdue et terrorisée comme il avait pu l'être en arrivant dans cet environnement inconnu. S'il avait pu, peut-être aurait réussi à le calmer...

Ses jambes tremblaient et quand il sentit une main se poser sur son encolure, sa tête se tourna tellement vite pour la mordre que l'on aurait pu croire qu'il allait se tordre le cou. Ses dents raclèrent la peau blanche mais il se retint au dernier moment. Ses yeux bleus rencontrèrent tes deux abysses noirs aux reflets améthyste et il put y lire de l'inquiétude pure et réelle.

D'un revers de manche blanche, tu essuyas la suie de ses yeux. Sans un mot, tu retiras la sangle du panier en charpie et les pièces claquèrent sur les pavés. Tes genoux traînaient dans l'eau de mer stagnante mais cela n'avait pas d'importance.
Avec un mouvement de tête, le Zébibron reprit ses esprits.

Autour, le feu était définitivement maîtrisé par les Pokémon entraînés à cet effet. Quelques humains hurlaient de joie, tandis que d'autres pleuraient leur embarcation. Cependant, tous les acteurs étaient pâles d'effroi d'être passé si près de la catastrophe.

Enfin, tu te relevas et toujours la main sur le museau chaud du Zébibron, tu te frayas un chemin parmi la foule. Ce dernier n'adressa aucun regard aux deux humains ni même à leur Pokémon, l'épuisement reprenant le dessus sur l'adrénaline.

Le spectacle était terminé. Rideau.
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Jeu 11 Oct - 13:51
Tout s'était passé rapidement. Les yeux luisant de flammes, Dolorès regardait Godot affronter seul cette boule de feu immonde. Elle tenait fermement la crinière de son canasson avec l'une de ses mains, pour ne jamais s'éloigner de lui. Dolorès ne voulait pas le perdre une seconde fois.

La boule chargea, et Godot fut touché. La belle retint son souffle, et instinctivement, chercha au sol n'importe quel poutre ou morceau de bois assez gros pour pouvoir le jeter sur le darumarond. C'est alors qu'elle entendit un bruit sourd et puissant, comme un gros craquement. Le navire avait un trou dans la coque. Dolorès senti son cœur se serrer. Voilà donc comment elle allait mourir hein ? Non, il en était hors de question.

Godot se plaça devant la brèche, et la gitane comprit enfin le but de ses actions: il voulait faire tomber le monstre dans la flotte. Ça pouvait marcher. Ça devait marcher ! Le barde le provoqua une nouvelle fois. Et comme si cela avait été écrit, tout se passa comme sur des roulettes: le monstre chargea, et Godot l'esquiva au dernier moment. Pris de court, le monstre n'a pas eut le temps de comprendre ce qu'il se passait, qu'il tombait déjà dans l'eau. Au moins, ses ardeurs étaient calmées...

Mais si ce "détail" avait été réglé, leurs vies étaient toujours en danger. Le bateau grondait, et les planches de bois avaient été beaucoup trop agressés par le feu pour tenir plus longtemps.
Il est sorti, je crois, rappliqua le musicien. Partons vite, je refuse de crever ici. Dolorès hocha la tête, tout à fait d'accord avec lui. Entre deux quintes de toux provoquée par la fumée, la gitane traversa la cale en tirant Gringo par les crins pour le forcer à la suivre. Cela ne lui fit pas mal, non, et être guidé de la sorte lui permettait de pouvoir suivre sans faire attention où il mettait les pattes. Cet affront avec le darumarond lui avait fait mal, et il se forçait à avancer sans prendre en compte sa douleur. La belle prit le temps de regarder par dessus son épaule pour voir si le zèbre suivait le groupe. Mais elle ne le vit pas. Elle espérait de tout cœur qu'il avait réussi à sortir d'ici avant eux...

Sortant enfin de la cale, la gitane se sentie revivre tant l'air froid d'Aros lui semblait pur. Certes, il restait encore beaucoup de fumée, mais cela n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait connu quelques minutes auparavant. La panique était toujours présente à bord: il restait des marins à secourir, et des provisions à sauver. Mais le petit groupe avait suffisamment aidé pour rester plus longtemps. La gitane descendit finalement du bateau par le biais d'une planche en bois, et la fraîcheur d'Aros vint la foudroyer de plein fouet. Il était temps que cette nuit se termine.

- Quelle soirée... Souffla ironiquement la gitane.

Gringo était fatigué, et noircit par la fumée. Dolorès passa une main bienveillante sur son pelage, avant de retirer le panier qui était sur son dos, et de compter les pièces. Elle garda une partie qu'elle emmitoufla dans l'un de ses foulards, et tendis l'autre au barde, un léger sourire aux coins des lèvres.

- Pour votre bravoure.

Une fois les pièces donnée, Dolorès tourna la tête vers un bruit qui lui était familier: derrière elle, au loin, le zèbre semblait avoir retrouvé son maître. Se délaissant de son panier en osier, et des pièces d'or, il parti avec lui, sans même se retourner. Gringo eut le cœur un peu serré. C'était toujours triste de quitter un copain. Les marins se précipitèrent vers les pièces claquantes au sol, ce qui fit soupirer la gitane. Un salaire en moins.
Ses yeux se posèrent vers le musicien, lui aussi couvert de suie. Il était temps de se quitter. Doucement, la belle posa sa main sur la joue piquante de Godot, avant de frotter l'une de ses pommettes avec son pouce, essuyant au passage la suie présente à cet endroit. En un fin sourire, la gitane retira sa main.

- La suie vous va bien, dit-elle mielleusement, cela vous rend... Sauvage.

Elle lui fit un petit clin d’œil qui se voulait complice, avant de faire volte face, la main toujours posée sur son petit compagnon. Le pauvre était épuisé, et ce simple contact lui redonnait assez de force pour rejoindre la carriole, quelques rues plus loin.

- Si votre bras vous fait toujours mal, passez me voir. J'ai d'autres talents en plus de la danse.

Elle tourna la tête, et ses longs cheveux noirs virent se balader le long de son dos non loin de ses hanches dansantes. Cette nuit avait été mouvementée, et malgré tout, Dolorès avait gagné quelques pièces. Mais surtout, elle avait vu un Godot près à risquer sa vie pour sauver un navire entier, et ça, elle n'était pas prête de l'oublier.



hrp:
 
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Lun 15 Oct - 22:51
Tout le monde passa. Lorna, sa monture, ainsi que ma monture. Le navire se vidait. De ses cendres, de bois, ou de corps, et de ses occupants. Je sautais de l'épave, puis, j'atterris avec grâce et finesse. Ou presque. La fatigue et la fumée avaient bien entamés mes capacités, j'avais du rouler, lorsque mes pieds touchèrent le sol, afin de ne point choir. Mais ça, personne n'avait à le savoir. Sieur de Taillemythes se dressait, à mes côtés. Vivement, je me tournais vers lui, et l’observais. Il leva sa faux, vers le haut, signe qui équivalait à la pose du pouce en l'air, pour un humain. Il allait bien, et ne semblait point avoir pris feu. J'étais rassuré.

La foule se dispersait, peu à peu. L'incendie se taisait, les marins partaient, pour les blessés, et restaient, pour ceux en santé. Lorna à mes côtés, avec sa monture, je cherchais du regard mon fidèle futur destrier. A gauche, à droite, rien. A nouveau, j'inspectai les environs du regard. Rien. A part ce type, au grand chapeau. Je soupirai, et laissai tomber épaules et regard, quelques secondes. Je venais de perdre ma monture. La voix de ma gitane, et le tintement des pièces me sortirent de ma pseudo déprime. Il était parti, tant pis. J'en trouverais un autre. Il semblait farouche et hostile à mon égard, de toutes façons. Mais il se montra courageux, et ça, il s'agissait d'une rare qualité.

-En effet, une belle, mais bien dangereuse aventure. Merci pour les pièces, ma douce. renvoyais-je à la belle danseuse.

Je fis glisser les ronds d'or dans ma bourse, bien accrochée à ma ceinture. Une paie dûment méritée, même si, je devais bien l'admettre, la main de la gitane sur ma joue, et son regard, à ce moment, furent, de loin, ma plus belle récompense, après un travail. Elle venait de me définir comme... "rendu sauvage par la suie." Je ne pus m'empêcher de rire. Si elle savait, quel genre de vie sauvage j'avais mené, avec les Grayhenas. Joueur, je répliquai:

-Ah, sauvage je sais l'être. Après mon périple au sein d'une meute de pokémons, j'ai appris à griffer, mordre, et même rugir. Je pourrais vous montrer, à l'occasion. Vous voir en femme d'action ne m'a d'ailleurs pas laissé indifférent, ma Chère.

Rajoutais-je, avec un clin d’œil. Elle s'attela ensuite à préparer son départ. Ah, la sonnerie du retour vers l'aventure s’élevait, pour elle, comme pour moi. Aros était une superbe ville, sans aucuns doutes, mais je voulais vivre de nombreuses aventures, je ne pouvais point stagner ici. Finalement, sur quelques mots, qui sonnèrent plus comme une invitation, que comme un adieu, la gitane tourna les talons, et s'échappa, son parfum, et son immense tignasse flottaient toujours dans l'air. Ah, Godot, il fallait t'entraîner, elle avait vu, que ton bras était blessé. Enfin, j'avais pu gagner une invitation. Et un homme galant ne refusait jamais les invitations. Surtout quand elles venaient de Lorna. Je la visiterai, après un bref tour en ville, et une toilette, bien entendu.


Merci Euri, pour le beau dessin. just right
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