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Un Mardi ordinaire [flashback] ft. Amarante

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Métier : Dresseuse de Pokémon canins
Sexualité : Hétéro
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Sam 22 Sep - 2:30
C'était une matinée printanière des plus belles. Le Soleil se levait à peine, et la couleur rosée du ciel avait motivé les oiseaux à chanter. Ce superbe spectacle son et lumière naturel perça les rideaux translucides de la grande fenêtre de la chambre de Marigold, la réveillant en douceur, comme à son habitude, aux aurores. Une belle journée s'offrait à elle, tandis qu'elle se débattait pour se délivrer de ses draps, ridiculement lourds. A mi-assise sur son matelas à plumes, elle s'étira longuement, prête à littéralement attaquer la vie.

Une courte toilette lui suffirait, il n'y avait aucun intérêt à tarder dans la salle d'eau alors qu'elle avait pris la peine de se coucher avec les Poussifeu et de se lever de bonne heure. Le visage correctement débarbouillé, ses longs cheveux d'argent peignés et attachés, un peu de maquillage, mais pas trop, pour ne pas être vulgaire - une simple mouche près de son œil, elle était fin prête à s'habiller.
Avec parcimonie, elle choisit un ensemble parfaitement assorti, élégant, dont le prix aurait sûrement servi à nourrir un village entier pendant un mois, tout en prenant soin de ne pas porter de vêtements trop handicapants. Au diable les traditionnelles robes portées par les femmes de Scémède ! Si elle adorait les porter les jours de fête pour montrer sa beauté, aujourd'hui était un jour d'action, qui nécessitait alors le port de la culotte, comme les hommes.

Enfin, elle était prête. Ou plutôt, presque prête. Il ne lui manquait plus que son arme fétiche, qui dormait chaque nuit près d'elle sur sa table de chevet, une cravache qui commençait à être bien malade à force de frapper Galopa comme domestiques désobéissants, ou encore quiconque lui manquait de respect. Elle s'en saisit, prête à commencer sa longue liste de responsabilités.
En poussant la porte, malgré quelques servantes qui s'affairaient, les couloirs lui semblèrent bien vides. Cette impression persistait depuis le départ des aînées, jeunes mariées. Elle se dirigea vers une chambre non loin de la ses quartiers, assez similaire à la sienne, bien que trop grande et belle à son goût par rapport à la sienne.
A l'intérieur de la pièce, aucun bruit. On entendait presque davantage le gazouillis des Nirondelle que la personne qui y logeait. L'explication se révéla évidente lorsque Marigold rentra. Dans cette chambre quasiment vide, un grand lit à baldaquin siégeait en plein milieu. Sur les oreillers et couvertures blanches, elle put distinguer une masse de cheveux noir de jais. Elle joua nerveusement avec la cravache, montrant ainsi son agacement. Evidemment que le jeune homme dormait encore à une heure pareille : il avait probablement passé toute la nuit dernière à bramer dans les bars mal-famés du village de Whiterun avec ses amis troubadours. Cette excuse ne vaudrait rien pour la jouvencelle. Il était tout bonnement inacceptable de ronfler à une heure où même les Ronflex vivaient pleinement leur vie.
Ainsi, il ne mériterait pas un réveil classique, chanté par un oiseau, par une trompette, ou gentiment secoué par l'épaule. Marigold s'approcha de la silhouette assoupie avant de se jeter dessus, lui assénant le coup de cravache de sa vie en pleine figure.

AMARANTE, LEVE-TOI, TIRE-AU-FLANC !


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Métier : Mercenaire et Artiste
Sexualité : Hétérosexuel
Equipe : -Cyrano Taillemythes(Insécateur, ♂)
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Mer 26 Sep - 21:06
C'était une matinée printanières des plus banales. L'astre diurne, à peine debout, et déjà si puissant, et si ardent, ainsi que ce filtre rose, parsemant les cieux, avaient motivé ces maudits êtres volants à chanter. Cet horrible scène, qui, d'ordinaire, aurait plut à notre barde, le perturbait, pour l'heure. Ses rideaux trop peu épais, comme les vêtements d'une fille de joie, ne cachaient rien, et laissaient tout passer. Agacé, d'avoir été forcé à se réveiller si tôt, Amarante se réveilla, et emprisonna la grande fenêtre de sa chambre, d'un sombre linge. Une belle nuit s'offrait à lui, tandis qu'il glissait sous la couverture, l'esprit apaisé, le corps prisonnier de la douce et légère couette. Complètement étalé sur son lit, il s’endormit profondément, prêt à littéralement, courir après ses rêves.

Tout se passait pour le mieux. Dans ses songes, ils poursuivaient son aventure nocturne de plus tôt. Il chantait, il dansait, il faisait le spectacle, et finissait dans des bras féminins, oui. Un rêve, ou plutôt, un souvenir agréable, qui repassait en boucle. Puis, ce qui devait arriver arriva, mais je ne puis vous le décrire. Passant sa nuit dans un élan de passion, et de désir, Amarante devait déjà rentrer, afin de se reposer. Il était tôt, trop tôt. "A cette heure-ci, on se levait, on ne dormait pas", dirait Marigold. Mais pour l'heure, il dormait, et bien. Tout allait donc pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles.

Oui, vraiment tout. Jusqu'à ce qu'une intense douleur ne vienne tirailler la face de notre barde favoris, accompagnée par une voix forte, et puissante. Réveillé, il l'était, nuls doutes. Agacé ? Passablement, mais il ne pouvait le montrer à l'autrice de cet acte odieux, à savoir, sa très chère sœur. Le visage chaud, et probablement marqué, l'héritier Whiterun s’assit, tel un piquet dans son lit, avant de répliquer:

-Quelle idée d'ainsi réveiller son frère bien aimé. Ma chère Mari, tu pourrais être plus douce, comme nos sœurs l'étaient !

Il laissa retomber son buste en arrière. Le tout s'écrasa sur le doux matelas. Un soupir s’éleva de la literie, elle ne le lâcherait pas, il devait se lever. Amarante roula sur le côté, et sortit du lit de façon... plutôt spectaculaire. Les deux pieds au sol, il fixa sa sœur.

-Me voilà, tout à votre disposition, Mademoiselle.

Sarcastique, et ironique. Il savait énerver sa douce sœur. Sous le regarde de plomb de Marigold, l'acrobate passa quelques vêtements, bâilla une bonne dizaine de fois, et fit craquer sa nuque. Bien, il était prêt. Son long manteau ouvert le protégerait des rayons de soleil, avares de peau à brûler, mais permettrait une bonne aération. Son pantalon de sortie, lui offrirait une mobilité correcte, et protégerait bien sa peau, en cas d'incidents, et son arme sur le dos... lui servirait sûrement, au cas où. Il était totalement prêt.

-Et bien voilà, Mademoiselle. Je suis autant prêt que tu l'es. Par quoi commençons nous notre journée, Soeurette ?


Encore une pique envoyée à sa cadette, ah, quel vil scélérat, ce barde. Elle détestait cette appellation, et il le savait, mais ne se privait, pour autant, pas de l'utiliser.


Merci Euri, pour le beau dessin. just right
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Métier : Dresseuse de Pokémon canins
Sexualité : Hétéro
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Lun 8 Oct - 21:31

Plus réactif que n'importe quel canasson, le bougre se leva en un instant, la marque rouge laissée par la cravache aussi visible que si le fouet n'avait pas quitté son visage, une véritable empreinte. Malgré son air choqué et agacé, il sourit, certes un sourire narquois, pour saluer sa grande sœur, non sans lui-même lui asséner un coup, non pas de chambrière, mais à l'aide de ses mots. Oser reprocher la discipline dont elle faisait preuve en appelant ça de l'agressivité, et pis : la comparer à ses aînées auxquelles elle était encore très attachées, et dont la présence lui manquait. Elle voyait toujours Lily comme son modèle, sur un piédestal doré, comme si elle avait été parfaite, un but inatteignable. Parfaite, elle l'aurait été si elle n'avais pas eu la bêtise d'accepter d'offrir ses hanches à un riche noble de la contrée voisine. C'était bien l'erreur que Marigold refusait catégoriquement de faire. Pas question de dépendre d'un homme, ni même d'être soumise aux hommes comme les autres femmes de Scémède. Elle se savait supérieure au soi-disant sexe fort et allait le prouver une fois de plus en ce jour, en affrontant Amarante.
D'un seul ample mouvement, ce dernier se jeta sur ses solides jambes, et se proclama prêt à partir, encore dans ses vêtements de chambre. Si cela fit hausser un sourcil à sa sympathique compagne de jeu, il ne la mit pas en retard, puisqu'il se prépara en dix fois moins de temps qu'elle. Il lui suffit de quelques étirement, puis d'enfiler un manteau, avant de se positionner devant la porte. Son manque d'hygiène ne manqua pas de faire grimacer puis grogner la jeune fille. Comment pouvait-il se plaindre d'être traité de clébard s'il se comportait comme tel ? Il aurait au moins pu se passer un peu d'eau sur le visage... Mais non; sur celui-ci, on lisait encore les évènements de la nuit dernière, entre ces cernes démesurés, et un teint pâle, même pour lui. La simple image de son frère riant et se saoulant avec ses camarades musiciens fit grincer des dents l'adolescente.

Elle était déjà au bout de sa patience lorsque celui-ci lui demanda le programme de la journée. Une phrase innocente, somme toute, quand on ne connaissait pas par cœur le ton sarcastique du jeune homme. Il allait regretter de faire son malin, puisque ce jour là, une fois de plus, il allait être question de l'humilier dans toutes les disciplines possibles.
Incapable d'assez de maîtrise de soi pour faire preuve de cynisme, Marigold saisit son frangin par l'oreille - une habitude qui devenait de plus en plus difficile alors que le garçon devenait ridiculement grand - pour le tirer en dehors de la chambre.

La journée d'aujourd'hui va être chargée. Deux Galopa nous attendent aux écuries, dépêche-toi.

Elle le lâcha, le laissant lui et son oreille endolorie la suivre. Quelques séries d'escaliers descendants les menèrent dans le hall, puis à l'extérieur du manoir, où ils purent rejoindre les stables où étaient enfermés les chevaux. Comme l'avait promis la fille aux cheveux argentés, un palefrenier, prévenu la veille, tenait dans chacune de ses mains les brides de deux fières licornes de feu. S'il avait été tentant pour la cadette Whiterun de faire monter son frère sur un petit Ponyta ou sur une vieille rosse croulante, elle n'en avait rien fait. Elle aller remporter la victoire haut-la-main, et légitimement. Elle n'avait nul besoin de remettre un destrier de piètre qualité à son adversaire pour gagner.
Elle se hisse en tête de son cheval préféré, un étalon sanguin mais qui lui obéissait au doigt et à l'oeil, mais qui surtout avait appartenu à Lily depuis sa sortie de l’œuf. C'était un peu son assurance qu'elle ne pourrait pas perdre, avec ce Pokémon porte-bonheur.

Nous courrons jusqu'au village, en passant par les bois. Ne tombe pas, je ne m'arrêterai pas pour toi.


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