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Quel avenir merveilleux me réserves-tu ? // ft. Dolorès

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Dim 4 Nov - 22:35
Quel avenir merveilleux me réserves-tu ?

Dolorès L. Muñoz & Hidemi Uta

De retour à Aros. Hum… Je ne suis pas encore attaché à cette ville. Enfin ais-je jamais été attaché à une ville ? Je n’ai jamais été aussi bien depuis que j’ai quitté la maison de mes géniteurs. Non, je me refuse à les appeler parent ou leur demeure le nid familiale. Ce serait bien trop gentil et prestigieux pour ce que ce n’était réellement. Pourquoi je pense à ça maintenant ? Tss… Voilà ça m’a mis de mauvaise humeur ! Qu’est-ce que je déteste me rappeler de cette époque. Je serre les poings, commençant à marcher un peu plus rapidement en ruminant cette époque. J’ai bien fait de partir, je me demande qu’est-ce que je serais devenu avec eux, si j’étais resté là-bas. Hum… Rien qui ne convienne à ma personne assurément. La seule que mes géniteurs ont bien fait ont été de mettre au monde. Pour le reste, j’ai mieux fait de prendre ma vie en main et de partir que de rester avec ces faibles.

Je continue à marcher rapidement dans les rues d’Aros, ne prêtant pas attention à ce qui m’entoure jusqu’à ce que je sente quelque chose accrocher mon kimono. Je me tourne vivement vers ce qui l’a provoqué, déjà agacé, pour remarquer qu’il ne s’agit que de Grenat. Je me stoppe en voyant ses grands yeux assez tristes et en entendant ses glapissements. Elle n’aime pas quand je suis dans cet état. Je lève les yeux au ciel un court instant avant de m’accroupir en soupirant pour venir caresse la petite goupix.
Là, tout va bien… Ne t’en fais pas pour moi, je me suis juste souvenu de mauvais souvenirs. Je ne suis pas énervé contre toi.
Grenat glapit de nouveau en penchant la tête sur le côté, avant de venir se frotter contre moi, dans un geste que j’attribue à une volonté à vouloir me réconforter. Je l’imagine comme ça en tout cas. C’est pour ça que je lui dis que tout va bien. Même si son inquiétude est touchante je dois bien le reconnaître, je ne veux pas trop la stresser.

En parlant de ce qui m’accompagne, je relève les yeux pour regarder Jaspe, toujours un peu à la traine. Depuis que nous nous sommes quitté avec Mélos, il me suit. Peut-être que ma musique lui a plût ? Ou qu’il a vu que j’étais meilleur que le plongeur. Sa coquille est bien reconstituée et il ne laisse plus de poussière derrière lui. Il est encore craintif, il ne veut pas encore que je l’approche de trop prêt. C’est pour ça qu’il est toujours en retard. Mais j’ai bien espoir qu’il me fasse confiance. Il a l’air assez rare, alors autant qu’il soit à moi non ?

Une fois cela fait, je me remets en route, déambulant dans les rue d’Aros. J’aime bien cette ville. Elle est animé, jolie, conviviale, peut-être un peu cher, mais les gens ont de l’argent. Je pensais au début que le nuit m’aiderait à voler plus facilement, mais au finale les rues fréquentés sont très bien éclairées, ça ne change pas grand-chose au final.
Je ne suis pas ici depuis assez longtemps pour connaitre toutes les rues de cette immense ville, mais au moins je sais aller au centre-ville et surtout à l’avenue aux lanternes. L’endroit parfait pour y exercer son art ! Et pour gagner de l’argent accessoirement.
Enfin a vrai dire ce n’est pas mon but principal aujourd’hui. Petit jour de repos, et j’ai un petit peu d’argent de côté pour me le permettre. Et puis ça fêtera mon arriver ici tien ! Voilà c’est une bonne raison. Et puis ça me changera de mon humeur. Je n’ai pas très envie de jouer pour d’autre. Et vu que je n’en ais pas le besoin, pourquoi se forcer ?

Je déambule dans les grandes rues éclairées, prenant garde à ce que Grenat ne s’éloigne pas et à ce que Jaspe ne fasse pas de bêtise. Il s’est rapproché de moi. Je ne sais pas s’il est habitué aux contacts avec les humains. Pour le moment il a l’air de s’y faire, mais mieux vaut prévenir que guérir. Je lui jette quelque regard avant de commencer à regarder les boutiques et enseignes du lieu. Hum… Ou pourrais-je aller… ? La nuit est encore jeune, il me faut un bon endroit.
Je continue de marcher jusqu’à ce que mon œil soit attiré par quelque chose de plus inhabituelle. Une carriole ? Je me souviens l’avoir déjà vu, de loin. J’évite toujours d’être à côté lorsque je joue. Elle est assez glauque vu de loin. Je me suis toujours bien demandé qui s’en occupait et pour quoi faire. J’ai bien entendu quelques échos mais… Rien ne vaut l’expérience pas vrai ? Surtout si mes rumeurs sont vraies. Mais soyons sage, je dois bien dire que le tirage de cartes m’intrigue. Je crois que c’est ça.

Je regarde Grenat, souriant, en lui montrant la carriole. Elle ne semble pas spécialement rassurée mais lorsque je m’élance elle me suit.
Maintenant que je suis proche de la … boutique ? Je peux la regarder un peu plus précisément et… En effet c’est bien lugubre. Je me demande d’où viennent tous ces petits bibelots et autre breloques ? Ca ne semble pas d’ici ? Enfin ça ne vient pas de Kanto j’en suis sûre, je ne connais pas assez cette région pour affirmer la suite.
L’odeur est enivrante et colle étrangement à l’ambiance. J’avoue être un peu étonné de trouver une telle chose ici, mais cela ne me déplait pas. Ca pique ma curiosité, et m’inspire aussi. J’ai soudainement envie de savoir plus à propos de cette boutique.

Je me rapproche de l’entrée remarquant la monture à côté. Je n’y fais pas plus attention, sans doute en fait-elle autant pour moi. Je regarde s’il y a quoique soit qui indique qu’elle soit ouvert, une porte, un panonceau, des rideaux ouverts, une personne dehors ? Sinon, je toquerai sur le bois en lançant :
Il y a quelqu’un ?
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Sam 10 Nov - 14:06
Gringo mâchait un brin d'herbe sans envie ni émotion, comme une vache proche de la dépression. Sur son dos, le chacripan violacé dormait à poing fermé, ronronnant parfois lorsque le canasson changeait de posture. Depuis quelques temps, Hannibal était devenu étrangement proche de Gringo. Peut être était-ce ses sorties nocturnes qui le rendait plus social ? Certainement.

Le canasson quant à lui, regardait mollement les gens qui passaient dans la rue, sans émotions aucunes. Il était fatigué de ne rien faire, et ce cercle vicieux le rendait encore plus épuisé. Soudain, le mâle dressa les oreilles, reconnaissant un bruit familier, réconfortant. Le cliquetis des bijoux de sa gitane. Il pouvait l'entendre avant même de la voir arriver. Les gens s'écartaient parfois sur son passage, et au bout de quelques secondes, Gringo changea de visage lorsqu'elle s'approcha de lui. Ses longs doigts vinrent se coller à sa joue, et remonta vers sa crinière et enfin sur son encolure et son dos. Sa main poursuivit son chemin, et c'état au tour du chat d'être câliné. Ce cernier ouvrit un œil mollement, puis bailla à s'en décrocher la mâchoire. La gitane disparut derrière la porte en bois de sa calèche, et les deux monstres retournèrent à leur stade initial: éteint.

Dolorès s'installa devant son bureau, et ferma les yeux quelques secondes, profitant du calme de l'endroit pour penser à des choses agréables, légères. Elle revenait de deux heures de danses en pleine ville, pour très peu d'argent. La fatigue avait gagné son corps, mais elle ne pouvait permettre de se reposer: il fallait faire les comptes. Sortant un grand grimoire d'un coffre caché, la belle tria ses pièces, et nota le résultat. Mais une voix la fit sursauter. Il y a quelqu’un ?

- Un minuto, cria-t-elle depuis l'intérieur.

Elle se précipita pour ranger ses biens, mais surtout son livre de compte qui n'avait pas de prix à ses yeux. Elle passa une main dans ses cheveux, remonta un peu plus son corset vers sa poitrine, et fit grincer la porte.
C'était une personne aux longs cheveux violets qui se présenta à elle. Visiblement, il n'avait pas l'air d'un homme de loi ni même d'un soldat, alors Dolorès pensa que la plupart des problèmes étaient évités. Enfin du moins, pour l'instant.

- Que voulez vous ? Demanda-t-elle dans l'embrasure de la porte.

Son regard ambré détailla sa tenue mais aussi son petit monstre canin, qui avait certainement du faire fuir Hannibal dans la foulée. Tant pis, il savait se débrouiller après tout.



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