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Le bleu nuit de ses rêves m'attire, même si elle connaît les mots qui déchirent.

Dolorès L. Muñoz
Or : 280
Métier : Gitane ( Voyante )
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Sam 1 Déc - 20:31

L'hiver était tombé. Mais à Aros, cela n'avait pas vraiment d'importance. Le froid était mordant partout, et plus particulièrement dans la zone portuaire. Le vent glacé de l'océan venait lécher les côtes sans pitié. Les habitants et les marins, étaient habitués. Et Dolorès commençait à supporter le froid, elle aussi.

La gitane au sang chaud avait troqué ses longues jupes et voiles pour un épais manteau qui tombait jusqu'à ses chevilles. Il était en cuir de tauros, et l'intérieur, en coton d'altaria, un volatile rare, dont les ailes ressemblent particulièrement à des nuages. Non, elle n'avait pas acheté un manteau aussi beau et onéreux. A vrai dire, c'était un riche voyageur qui l'avait oublié sur le dossier d'une chaise. La gitane passait par là, et a saisit sa chance. Désormais, les sorties dans Aros lui semblaient beaucoup plus agréables, ou du moins, supportable.

La nuit était tombée, et dans la foule du hall, on pouvait entendre l'écho des talonnettes de la gitane qui résonnait contre le pavé froid. Les marchands commençaient à la connaître, et avaient cessés de lui faire des remarques, ou de la siffler lorsqu'elle passait devant eux. Depuis son retour à Aros, la belle passait au moins une ou deux fois par semaine dans le hall, pour récupérer des restes de vicaires, des os, ou tout autre déchet organique. La raison de cette collecte particulière ? Dans son corsage, au chaud contre sa poitrine caramel, dormait un chacripan que les hommes observaient avec jalousie. Elle avait adopté Hannibal lorsqu'elle avait visité Nimus, lors de son voyage. Enfin... C'était plutôt lui qui l'avait adopté.

Elle s'approcha du poissonnier, un petit homme au ventre rond et à la moustache épaisse, et lui demanda quelques restes pour son chat. Du coin de l’œil, elle observait l'entrée de la halle, et regardait Gringo, qui attendait à l'extérieur. Il était couvert d'une épaisse couverture en coton, qui était un peu écrasée sur son dos. A force de l'utiliser comme une selle, la couverture avait prit la forme du fessier de la gitane. Le percheron, quant à lui, attendait patiemment, les yeux dans le vide. Du haut de ses deux mètres cinquante, le mâle pouvait admirer le crâne de tous les humains qui passaient à côté de lui, et surtout, il pouvait continuer à suivre sa gitane du regard, pour se rassurer.

La belle attendit les bras croisés devant le comptoir, les yeux dans le vide. Ses cheveux noirs étaient rentrés dans son épais manteau, et seules ses grosses créoles trahissait son apparence. Car après tout, elle ressemblait à un habitant d'Aros maintenant, avec son manteau et ses bottes rembourrées. La gitane se cachait-elle ? Possible. Mais la cause principale de cet accoutrement, était bien cet hiver, ce froid mordant, qu'elle apprenait à dompter avec douceur.



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Amarante Whiterun
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Mer 5 Déc - 17:53
Dos à la lune, sur un toit perché, je scrutais au loin. Le vent giflait le foulard qui protégeait mon cou, et quelques flocons tentaient d'atterrir dessus, en vain. Je soufflai, afin de m'amuser, avec la buée qui sortait de ma bouche. Aros se dévoilait toujours aussi belle, mais bien plus froide qu'à l'accoutumée. Il était venu le temps, du froid, du gris, de la mort de la végétation. Triste pour certains, mais Ô combien inspirante à mes yeux, la saison blanche faisait partie des mes préférées. Elle signifiait peut être la mort, mais aussi, bientôt, l'arrivée du renouveau, et de la renaissance ! Enfin. Je venais de revenir ici, et je m'ennuyais déjà. J'avais gravi les toits, afin de prendre de la hauteur, et de réfléchir, mais aussi pour, éventuellement, croiser Celeste. Un brave guide, souvenez vous, de notre aventure ! Mais point de Songbird. Je m'accroupis, et lançai mes bras en arrière, afin de m'étirer. Le contact froid du bracelet que Lorna m'avait donné me fit réagir. Quand allais-je pouvoir la retrouver, et lui rendre son précieux bijou ? Nous nous l'étions promis, je ne pouvais rentrer à la maison, sans jamais lui rendre son bien. Peut-être aurais-je la chance inouïe de la recroiser, en Aros ?

Aucune idée. Je regardai Sieur de Taillemythes, et lui proposai de retourner au sol, afin de ne point nous mettre en l'air, en glissant, ou en manquant un saut. Il accepta, bien que les risques, pour lui, étaient minimes. Le bougre, en plus d'être rapide, était vif, agile, et capable de voler légèrement. Une chute ne lui serait point fatale. Il y avait de la vie, en bas. Je venais de poser un pied-à-terre, et j'observais. Des passants allaient et venaient. Tous tout emmitouflés dans d'épais vêtements, souvent à fourrure. Des vêtements peu communs, à Scéméde, mais visiblement fréquents ici. Amusé, j'avançais donc, sur les pavés couverts de blanche poudre. Cyrano à mes côtés, nous avancions, le regard vaquant un peu partout. Outre la foule, on apercevait aussi des marchands. Derrière leurs étals, ils se faisaient leur publicité, commerçaient, brodaient les prix, et échangeaient avec la clientèle. Souvent gantés, et couverts de la tête aux pieds, les commerçants affrontaient ce froid, afin de gagner quelques piécettes. Admirable ! Quelques pas, et j'entrais dans les halles. L'endroit était plein, cette fois, contrairement à son état, lors de ma dernière visite, de jour. Des gardiens de nuit, c'était leur métier, disposés ci, et là, jetaient des regards sévères un peu partout.

À nouveau, le même schéma, qui se répétait, encore et encore. Foule, marchands, échanges. Là, un enrobé qui négociait, ici, une vieille mégère, à la voix crispante, et devant... QUE ?! Chers Lecteurs, face à moi, se dressait un immense pokémon. Je levais la tête, surplombé par l'épais cou du bourrin. Curieux, je fis quelques pas sur le côté, afin de l'observer, et bien, il existait de véritables monstres, en ce monde. La bête me rappelait cependant quelque chose. Et son attirail aussi. Je décalai mes yeux, avant de glisser sur la silhouette d'une fine femme, qu'un manteau de fourrure dissimulait. Peut-être qu'enfin quelque chose d'intéressant allait se passer, finalement. En remontant le regard, des pieds à la tête de la silhouette féminine, un détail m'interpella... Etait-ce possible ? Ces grandes boucles d'oreilles... Je n'en avais vu qu'une seule fois, et je me souvenais très bien de qui les portait.

Sans crier gare, je bondis sur le dos de l'immense pokémon, prenant appuie sur un rebord à côté. Une fois là-haut, je sortis mon luth, et ce fut le début d'accords d'accord. Je rangeais mon instrument, puis je retournais au sol, d'un salto avant. L'attention de tous captivée, je me dirigeais vers celle qui m'intéressait, et, ignorant totalement la foule, je posais une main sur l'épaule de la femme, envoyant:

-Comme un diamant tombé d'un coffret, au milieu de vulgaires pierres, il est difficile de vous manquer, au milieu de cette foule. Ma Belle Lorna.

Il me fut difficile de dissimuler mon grand sourire, heureux d'enfin retrouver cette femme, à qui j'avais promis, une promesse, que j'allais pouvoir tenir. Et un bon moment, que j'allais pouvoir passer à ses côtés.







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Dolorès L. Muñoz
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Ven 14 Déc - 16:51
Le regard vide de l'immense Gringo surplombait toutes les têtes qui passaient devant lui. Sa mâchoire allait et venait de gauche à droite, mâchant un bout d'herbe déjà bien trop mastiqué. De là haut, le mâle voyait les humains comme de nombreuses petites fourmis noires, qui s'agitaient pour un rien. Il n'y avait que sa gitane, au regard de braise et à la démarche sensuelle, qui était une fourmi de feu. Mais cette flamme était trop éloignée, et le grand percheron pratiquait son activité préférée: la réflexion intense.

Cette fois ci, le mâle se demandait quand il allait enfin pouvoir repartir en voyage. Peut être allait-il croiser Victoire, s'ils repassaient près de cette mystérieuse forêt, à Nimus. C'était d'ailleurs dans cette forêt qu'ils avaient récupérés Hannibal, le nouveau chouchou de sa gitane... Gringo était parfois jaloux de sa petite taille. Lui pouvait se blottir tout contre sa maîtresse, sans lui faire de mal. Mais après tout, sa vie était bien différente de celui du bourrin: il chassait toute la nuit, et dormait le jour. Ainsi la gitane pouvait se partager l'un la journée, et l'autre la... Oh ? Qu'est-ce que ?

Un humain était monté sur son dos. Une fourmi noire parmi tant d'autres, s'était hissée sur son dos et avait commencé à jouer du luth. Il était si léger, que le mâle ne l'avait presque pas senti. Après tout, qu'est ce que quatre-vingts kilos pour une créature qui pèse près d'une tonne ? Le mâle tourna la tête vers l’intrus, et fit une petit ruade, afin de le déséquilibrer. Mais avec sa carrure, sa vitesse était réduite, et l'homme sauta de lui même, en un salto avant. Désormais bien à l'écoute de son environnement, Gringo leva la tête, comme un cheval en colère, perturbé et outré qu'une vulgaire fourmi noire pose ses pieds sur son dos. Ce privilège n'était réservé qu'à une personne...

La gitane. Tendis que le vieux poissonnier lui tendit quelques restes, il lâcha un "roh, c'bestiau est p'tet fort, mais 'reusement qu'il pô trop rapide. V'la qu'il a faillit piétiner quelqu'un !". La belle secoua doucement la tête, n'imaginant pas une seule seconde que la bête en question puisse être son Gringo. Elle soupira doucement, et laissa son regard ambré descendre vers Hannibal, toujours blottis contre sa poitrine, et son épais manteaux. La danseuse passa un doigt affectueux sur le crâne de l'animal, qui se mit presque immédiatement à ronronner.  

Le bruit léger et entraînant d'une mélodie se fit un chemin à travers la foule, et lui parvint aux oreilles. Il s'agissait d'un luth, apparemment. Mais la gitane avait encore quelques courses à faire, et ne pouvait pas se laisser distraire par un musicien, aussi bon soit-il. De plus, elle n'était pas en tenue pour aller danser, et gagner quelques pièces. Aujourd'hui était un jour de repos, et de dépenses.
Se créant un chemin dans la foule, la belle fit quelques pas de plus, avant d'être stoppée par une main sur son épaule, et une voix qui lui semblait familière. Elle fit volte face et entrouvrit la bouche tant la surprise était grande. Lui ?

- Godot ? Souffla-t-elle.

Par un habile jeu de hasard ou simplement une prémonition, Hannibal ouvrit un œil vers l'inconnu, et feula lui aussi de surprise, les yeux remplis de haine et de peur. Sans dire un mot, la gitane caressa sa tête, pour le calmer. Son regard doré resta planté vers cet homme, cet amant d'un soir que les mois avaient finis par effacer...

- Quelle surprise.

Son visage redevint impassible, légèrement provoquant, comme à son habitude. Et puis quoi encore ? Lui montrer qu'elle était contente de le revoir ? Certainement pas.


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Amarante Whiterun
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Mer 2 Jan - 18:15
Je reculai d'un pas, et continuai de fixer la belle gitane. Je la scrutai, sans aucune discrétion, des pieds à la tête, avant de redescendre, en direction de l'étrange créature, blottie entre les deux atouts féminins de la dame. Sa tenue avait changée, et elle dévoilait bien moins de plaisirs visuels, bien que ce visage suffirait, à lui seul, à apaiser nombre de tourments. Tout sourire, je remontai les yeux au niveau de ceux de la grande Lorna, avant de reprendre la parole:

-Ne soyez point surprise. Une promesse est une promesse, il fallait vous attendre à me revoir.

Je tendis le bras gauche, avant de remonter ma manche, dévoilant le bracelet que la fougueuse me donna, quelques mois auparavant, en gage de retrouvailles.

-Votre héros, bien qu'ayant pris son temps, est de retour, et il, Je, compte bien vous rendre votre dû.


De la main droite, je fis glisser la boucle métallique le long de mon avant-bras, puis, de mon poignet, avant de finalement la retirer, et de la tendre à Lorna.

-Il semblerait que vous ayez vécu nombre de choses. Accepteriez-vous de me laisser vous accompagner, le temps de vos courses, puis de vous inviter quelque part ensuite, afin que vous me racontiez vos aventures ?

En attendant la réponse de la danseuse, je scrutai brièvement les environs, à la recherche de gardes, ou de canailles. Précaution plus que crainte, chacun de mes passages ici, en Aros, avait terminé en course poursuite, avec des gardes, ou des pirates, je me devais d'être méfiant, désormais. Il y avait bien des gardes, postés ci, et là, mais ils ne semblaient pas prêter d'attention particulière, sur Lorna, ou sur moi-même. Aurais-je l'occasion de passer un séjour tranquille, dans la ville du froid ?

Finalement, avant que la gitane ne réponde, je décidais de la provoquer un peu, après tout, c'était dans ma nature.

-Vous me voyez, cependant, fort surpris, ma Belle. Je n'aurais point cru que mon départ ferait de vous une frileuse. Quel dommage, votre tenue d'autrefois ravissait tant; les yeux comme le coeur. ~






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Dolorès L. Muñoz
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Dim 6 Jan - 17:53
La belle se sentie observée, dévorée par le regard sombre de l'homme en face d'elle. Cela n'était pas si déplaisant, mais elle aurait aimé être un peu plus à son avantage. Ce grand manteau de fourrure était bien pratique, mais peu affriolant, il fallait le dire. Mais Godot semblait porter peu d'attention à ça. Son sourire en disait long sur sa joie, et cela lui fit plaisir. Mais cela aurait été une faiblesse de sa part, de le lui montrer.
Une promesse était une promesse, disait-il. Combien d'hommes lui avaient promis monts et merveilles ? Beaucoup trop. Les promesses ne valaient rien de leur bouche, elles n'étaient qu'une suite de mots trop naïfs. Mais Godot semblait être plus accroché que les autres, apparemment.

La gitane leva les yeux au ciel, lorsque celui ci se qualifia de "héros". Eh bien, elle en avait presque oublié son immense modestie.

- Je n'ai pas besoin d'attendre le retour del heroe pour être secourue, dit-elle avec détachement.

Cette histoire remontait à quelques mois déjà, et il fallait dire que beaucoup d'hommes se bousculaient à sa porte. La gitane n'avait qu'à choisir celui qu'elle préférait. Mais lorsqu'elle vit son bracelet glisser le long de son bras, elle ne put s'empêcher d'afficher une mine étonnée. Il l'avait gardé pendant tout ce temps ? Elle tendit le bras pour attraper le bijou chauffé par la chaleur de son bras, et l'enfila à son poignet, presque heureuse de retrouver le cercle métallique.

Godot lui proposa de l'accompagner dans ses achats, pour qu'ils puissent échanger sur ce qu'ils ont vécus, tous les deux. A cette phrase, la belle passa un doigt sur le crâne d'Hannibal, blotti contre ses deux imposantes mamelles. C'est vrai qu'il s'en était passé, des choses. Après quelques secondes de réflexion, la gitane leva ses yeux vers l'homme, un léger sourire au coin des lèvres.

- Je comptais racheter de l'eau de vie, justement, dit-elle mielleusement.

Après un dernier coup d’œil au barde, la gitane lui tourna le dos, et se fraya un chemin à travers les commerçants et les acheteurs, l'incitant à le suivre. A sa remarque piquante, la gitane ne répondit pas immédiatement. Cela serait trop facile de lui faire plaisir. Alors qu'elle s'approchait d'un présentoir où plusieurs bouteilles étaient présentées, la brune tourna son regard félin vers Godot, elle aussi provocatrice.

- Hannibal n'aime pas les vêtements, dit-elle en caressant le crâne violet de l'animal. Il tolère seulement le manteau.

Elle fit un clin d’œil, espérant que Godot comprenne ce qu'elle voulait dire par: il n'aime pas les vêtements. Cela le ferait peut être changer d'avis sur la frilosité de la gitane.



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Amarante Whiterun
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Lun 28 Jan - 17:46
Toujours aussi mordante, cette bonne gitane. Mais elle sonnait presque doux, en comparaison à ma très chère sœur, Marigold. Je finis simplement par répondre, à la dame :

-Il est vrai. Vous êtes assez rodée pour vous secourir seule. Et puis, sans moi à vos côtés, il est certain que les problèmes affluent moins.

Je levai brièvement les yeux au ciel, et me remémorais toutes les embrouilles, et les cas où je m'étais fourré. Autant vous dire que ça tournait souvent mal. Enfin, par chance, je m'en sortais plutôt toujours bien, et entier, comme si une entité supérieure s'était portée garante de l'humble personne de votre brave Godot. Elle ne refusa pas ma demande, et m'informa de ses emplettes. De l'eau-de-vie, hein. Prévoyait-elle une folle soirée ? Elle avait avancé. Après un bref coup d'œil aux environs, j'avais suivi. Je me frayai un chemin dans la foule. Je souriais, écartant du bras les importuns sur ma route, fixant l'interminable chevelure de jais de ma gitane, tel le nord d'une boussole.

Là, mon nord se figeait. Face à un étal, où de nombreuses bouteilles se reposaient, elle observait. Bien qu'écumant souvent tavernes et autre lieu de boissons, je n'avais que peu de connaissance en matière d'alcool. Un rien me contentait, voyez-vous, je n'avais point des goûts de noble, après tout. Je m'approchai, et me fixai derrière la gitane, observant avec soin les bouteilles, par-dessus son épaule.

Les dires de la femme fatale attisèrent ma curiosité, mais point la bonne, la vicelarde. Désormais détaché des bouteilles, mon regard vint se planter vers le bas, plongeant droit vers la peau dévoilée par ce grand manteau. Quel avantage j'avais, à être plus grand qu'elle.

Malgré le félin, bien loti, entre les deux atouts de la femme exotique, la vue ne blessait point. Puis, sans prévenir, j'approchai légèrement mon visage de son oreille, afin d'y glisser, souriant, et joueur :

-Difficile de ne point le comprendre. Ce brave petit se situe à une place que beaucoup aimeraient prendre, ma chère Lorna. D'ailleurs, je vous remercie pour votre générosité, la vue fut plaisante.

Je me redressais finalement, riant légèrement. Puis je relançai :

-Enfin, ça ne doit point être pratique, pour vous mouvoir.


Mes yeux quittèrent les généreuses et chaleureuses formes de la dame au chat, puis retournèrent lécher les bouteilles, de diverses formes, et de divers contenus :

-Quelle marque comptez-vous prendre ?

Je pris une bouteille, puis la tournais, observant le nom :

-Eau de vie d'Ange, hein. Vous connaissez ? Ca a bon goût ?

Avais-je lancé, à l'égard de la gitane. Le marchand, qui aurait normalement du répondre, ne le fit point, bien trop occupé à discuter avec d'autres clients. Mais ce n'était point un souci, pour l'heure, Chers Lecteurs !






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Dolorès L. Muñoz
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Dim 3 Fév - 18:21
La gitane leva les yeux au ciel lorsque le barde lui dit que ses problèmes étaient moindres, s'il n'était pas à ses côtés. Avait-il oublié à qui il parlait ? Certes, le barde était joueur avec la loi, mais la gitane n'en était pas à son premier coup d'essai. Combien de fois avait-elle été arrêtée ? Combien de fois avait-elle échappé de justesse à la corde, et à la guillotine ? Beaucoup trop, à son goût. Heureusement que ses atouts faisaient faiblir même le plus dur des bourreaux.

A travers la foule, Dolorès porta une main à sa poitrine, afin qu'Hannibal ne soit pas délogé par un coup mal placé. Les gens ne faisaient pas attention aux autres, et dans le brouhaha de la halle, les bousculades étaient fréquentes.
A l'entente de sa remarque, Godot se pencha vers elle, afin de lui glisser quelques mots près de son oreilles. La belle entrouvrit la bouche, les yeux toujours rivés vers l'alcool. Hannibal, quant à lui, irrité par la proximité de l'homme, coucha les oreilles en arrière et feula le plus fort qu'il le pouvait. Dolorès se détacha de ses bouteilles pour regarder l'animal, et câliner son crâne du bout des ongles.
Quel jaloux celui-là.

- Estimez vous heureux, cette vue est d'habitude payante, dit-elle en arquant un sourcil.

Le chat, quant à lui, ne quitta pas le barde du regard, comme si au moindre faux pas, il serait prêt à lui sauter à la gorge. Heureusement pour Godot, sa petite taille ne l’avantageait pas.

- Il me tient chaud, répondit-elle en haussant les épaules. Et je peux garder un œil sur lui.

Hannibal leva son regard hautain vers sa maîtresse, avant de lâcher un miaulement faussement enfantin. Mais Dolorès n'était pas dupe: elle savait que le félin était un petit monstre.
Qu'est-ce qu'elle allait choisir ? C'était une bonne question. A vrai dire, la fiole importait peu, tant que l'ivresse y était. Le barde souleva une bouteille, Eau de vie d'Ange. Elle en avait déjà bu une fois dans une taverne après une représentation. Cela avait un gout assez fruité, étant donné que la liqueur de poire était l'ingrédient principal. La belle tourna son regard ambré vers le brun, un léger sourire aux lèvres.

- C'est un bon choix. Pero es demasiado fuerte para ti, rajouta-t-elle avec un sourire malicieux.

La gitane fit un pas vers l'homme et prit la bouteille d'entre ses mains, l'air provocateur.

- Je prends. Mais vous avez intérêt à me suivre.

Un regard sournois plus tard, et la gitane se dirigea vers le marchand une pièce à la main. Seulement, il était tellement occupé qu'une idée malsaine lui vint en tête. Devait-elle voler cette bouteille ?



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Jeu 7 Fév - 0:03
Une vue payante. Ah, il était vrai, un détail, et pas des moindres, mais cette femme aimait l'argent. Pas au point que sa vie ne soit régie seulement par lui, mais bien assez, pour jouer de ses charmes, afin d'en obtenir. Enfin, l'aventurier que j'étais, et surtout ma fibre artistique, ne pouvaient s'empêcher de diriger mes yeux vers les agréables choses, quel qu'eut été le prix.

-N'ayez crainte, je saurais vous rendre la pareille, à un moment, ou l'autre. Glissais-je simplement, l'air taquin.

Son animal semblait hostile à mon égard, mais peu m'importait. Je ne sous-estimais point la bête, je signifiais juste qu'elle ne m'effrayait point.

-Et bien, il vous doit bien cela. C'est pour lui, que vous ne portez que ce manteau, après tout. ~

Cette bête avait su s'imposer face à la gitane, ou je rêvais ? L'idée se voulait amusante, mais peut être la réalité était autre, allez savoir. La gitane s'avança, et valida mon choix. Ce qu'elle raconta ensuite, je ne pus le comprendre, sûrement un dialecte propre à son peuple. Je suivais du regard la belle à la peau mat. Elle comptait tout payer, hein ? Et bien, ce n'était point très digne d'un damoiseau, mais comme vous le saviez, peu m'importaient mes obligations sociales. Pour l'heure, j'étais Godot, et non Amarante, après tout. Et puis, ça semblait lui faire plaisir, alors, je ne comptais point la contredire, au risque de la vexer. De souvenir, cette brave exotique savait user d'un caractère bien trempé.

-Bien entendu, que je vous suis, ma belle.


Quelques pas, et elle s’apprêtait à payer. Enfin, quand ce vendeur cesserait de discuter. La discussion sonnait fortement, assez pour que nous, clients, puissions l'entendre. Il évoquait d'étranges bruits, audibles le jour. La garde enquêtait, mais on ne savait toujours pas l'origine du tapage. Certains commençaient déjà à crier au retour des morts, ou d'autres faits dangereux. Intrigué, mes esgourdes n'en rataient point un mot, pendant que mes yeux oscillaient entre le corps de la gitane, et les alentours, par prudence, Aros n'étant point dépourvue de roublard, et autres voleurs. Je commençais à m'impatienter. Et la gitane semblait avoir une sale idée en tête.

Sans prévenir, je vins poser une main sur son épaule, un léger sourire au visage :

-Ah, ma belle Lorna. Peu me chaut vos habitudes, et vos méthodes habituelles, mais point de ça en ma présence, je vous prie.

La discussion du marchand bedonnant continuait. Il cognait ses mains contre sa panse, en accord avec les hausses de sa voix, lorsqu'il évoquait ces fameux "fantômes", qui faisaient tant peur. De ses mots, s’élevèrent aussi des hypothèses. Un groupe de fanatiques des sciences occultes, et des pokémons sombres, qui tenteraient des rituels, et s'adonneraient à d'autre sortes de sombres magies. Intéressant. Toujours intrigué, je dis tout bas, à l'égard de la gitane :

-Je ne sais pas vous, Lorna, mais cette histoire de fantôme titille mon côté aventurier. Que diriez-vous d'une escapade de jour, afin de vérifier de quoi il s'agit ? Après notre bouteille, bien entendu, ma chère Abeille. ~

Autour de nous, les autres clients venaient de partir, impatients. Le marché s'étendait sur plusieurs stands, ils repasseraient sûrement plus tard. La garde, toujours présente, continuait de patrouiller, des yeux, ou en se déplaçant, selon le poste. Raison de plus pour ne point dérober à ce brave marchand. Les bruits continuaient de s'élever, un peu partout. Tantôt, le tintement des pièces qui se cognent, de l'autre, le bruit d'un hachoir contre du bois, parfois même des bottes contre le sol. Et bien, c'est qu'il y avait de la vie, dans ces petites boîtes !






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