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Pale moonlight ft. Nathanaël

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Mar 27 Mar - 3:52

pale moonlight

they've always been so kind
but now they've brought you away

voilà quelques temps que le ciel n'avait pas été dégagé
mais ce soir, tu t'imagines pouvoir compter les étoiles

Encore un peu plus d'une heure avant que le ciel ne commence à s'éclaircir, laissant place au soleil qui te manque parfois mais jamais plus que le sommeil. Tu regardes le vent chasser les nuages comme tu chasses l'adrénaline, mains dans les poches et expression déjà un peu fatiguée. Sautiller d'un toit à l'autre et parcourir la ville pour livrer des médicaments te demande de l'énergie, même si tu t'es habitué. Cyclamen revient sur ton épaule lorsque tu quittes la demeure de ta dernière livraison, laissant derrière toi les rires et la chaleur du foyer. Cette vieille femme a une toux terrible, tu espères distraitement qu'elle s'en remettra vite.

une maladie peut vite empêcher de travailler
tu en as bien fait l'expérience cet hiver

Après une rapide évaluation de l'heure, tu décides qu'il te reste un moment avant de devoir rentrer. La porte sera fermée à ton retour, mais tu pourras toujours entrer par le grenier si l'apothicaire dort. Normalement, il est toujours à ta portée de la déverrouiller. En attendant tu vadrouilles comme tu aimes tant le faire, escaladant un mur de briques pour accéder à un toit. Puis un autre, plus haut, plus vite, et tu oublies ta fatigue avec quelques goulées d'air glacé.

ton souffle donne au ciel les nuages qu'il n'a pas
et tu te sens de nouveau à ta place, Céleste

En hauteur, loin de la ville encore agitée malgré l'heure qui tourne, loin du port qui t'y a amené et loin, très loin de chez toi. La pensée te prend à la gorge lorsque tu t'en rends compte, t'arrêtant au bord d'un toit, vacillant dangereusement d'avant en arrière pendant que Cyclamen tire ta capuche vers la sécurité. Tu ris de sa panique et elle te picore l'épaule sans pitié aucune. Elle va te laisser un bleu mais tu ne prétendras pas que ça t'inquiète. Pas quand tu en as eus de pires.

inconsciemment, tu mords ta lèvre inférieure là où elle a été fendue
une ombre passe dans tes yeux clairs et tu changes de toit

Ton esprit bataille entre 'laisser couler' et 'y penser un moment', parce que même si c'est ce que tu fais de mieux, tu ne peux pas fuir éternellement. Pas quand le problème est dans ta tête. Tu empruntes une route différente du dernier soir où tu as eu du temps libre, marchant précautionneusement sur des toits inconnus. Avec le temps, tu aurais imaginé pouvoir simplement l'oublier, mais ce n'est visiblement pas si simple. Après tout, tu l'as connu quasiment toute ta vie.

tu t'arrêtes près d'une cheminée
sur un toit que tu n'as jamais vu

Tu contournes lentement l'objet, avant de t'assoir à sa base sur la face abritée du vent et Cyclamen vient prendre place sur tes genoux. Etirer ton dos produit quelques craquements mais tu soupires d'aise, basculant ta tête en arrière, pour te mettre des étoiles plein les yeux. D'ici, la lumière du phare n'est pas parasite. Ce n'est pas un ciel que tu connais bien, parce que tu es loin de Kalos et tu ne le vois pas exactement sous le même angle, mais ça ne t'empêche pas d'en profiter.

Des minutes s'écoulent en silence pendant que tu caresses lentement les plumes de ton Passerouge d'une main gantée. Elle tient chaud, t'évitant de trouver le toit trop désagréable. Ca te rappelle le bateau, et un goût désagréable revient dans ta bouche. Non, tu ne peux pas t'empêcher d'y penser de temps à autres. Alors tu fais glisser le masque de loup et le ranges dans une poche de ton manteau noir. (il couvre ta bouche, ça ferait une étrange résonance) Puis tu t'éclaircis la gorge, heureux de ne pas être enroué comme la semaine précédente, et t'échauffe un peu la voix avant d'entamer une chanson.

l'air est enjoué
les paroles un peu moins

(tu bats la mesure sur ton genou)
(mais son tambourin te manque)

Pourtant tu souris au fur et à mesure que la chanson avance, et l'entrain colore ta voix qui s'élève sans fausses notes au dessus des toits. Tu n'as jamais pris de cours, parce que ton père avait décidé que tu n'avais pas le temps pour ça, mais tu as de la pratique. Voilà bien longtemps que tu n'as pas fait ça, du moins pas avec les étoiles et Cyclamen comme seul auditoire. Bien sûr si quelqu'un habite sous ton perchoir, iel pourra t'entendre clairement, mais tu comptes sur le fait que tout le monde ne soit pas encore rentré chez soi à cette heure-ci.

(ou peut être que tu t'en moques, au fond)
(parce que personne ne pourra te rattraper si tu t'enfuis)

Tu ris presque lorsque tu oublies les paroles, couvrant la partie qu'il te manque en fredonnant alors que ta Passerouge émet un piaillement moqueur. Sans pitié, comme toujours, elle t'étudie d'un oeil critique. Tu murmures les mots kalosiens pour retrouver ceux qu'il te manquaient. (tu ne parles plus ta langue avec personne, tu crains presque de l'oublier) Elle siffle un quatre sons aigus en rythme, comme Micaiah comptait pour t'aider à commencer et tu reprends du début.

et ça sonne mieux
maintenant que tu sais où tu vas
@feat Nathanaël Cel parle en #9399b1
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Mar 27 Mar - 23:10
Le capitaine fit un geste et deux moussaillons arrivèrent, portant difficilement une lourde caisse qu'ils placèrent face au négociant. Celui-ci haussa un sourcil, toujours peu convaincu, mais le marin le rassura.

"Vous allez voir, de la première qualité, tout juste arrivée de Kanto. Je suis un homme d'honneur !"

Les moussaillons dégainèrent ensuite des marteaux, s'affairant pour arracher les clous qui maintenaient le couvercle en place. L'homme d'affaire trépignait, pressé d'en finir, alors que son associé imaginait déjà sa fortune prochaine. Un troisième marin arriva, chuchotant quelque chose à l'oreille de son capitaine avec un air inquiet, mais celui-ci le rembarra sèchement. Les ennuis pourraient attendre, l'heure était aux affaires et aux réjouissances !

Les moussaillons vinrent à bout des clous et repoussèrent le couvercle de la caisse, révélant son contenu. Le capitaine invita d'un geste le négociant à contempler, à voir de ses yeux la précieuse cargaison de bonbons rage authentiques. Le marchand ne se fit pas prier et s'approcha de la cargaison avant de pousser un gémissement de dégoût. En lieu et place des bonbons, un demi-quintal de queues de ramoloss saumurées et illégales attendait d'être cuisinées et dégustées. Le capitaine regarda avec horreur les queues, conscient des ennuis qui allaient s'abattre sur lui. Il fit brusquement volte-face et appela ses hommes, leur ordonnant de remonter la caisse à bord. Une nouvelle voix s'éleva des quais, intimant les marins de n'en rien faire. A quelques mètres seulement, un petit contingent de garde commençait déjà à monter à bord.

En contrebas, Nathanaël rangea sa longue vue et soupira. Les queues de ramoloss lui avaient coûté une fortune. Engager les hommes qui avaient discrètement échangé les caisses n'avaient pas non plus été bon marché. Même la revente des bonbons rages ne couvrirait pas les pertes. Ce n'était cependant pas une question d'argent. Le capitaine était un vieil associé de son oncle qui avait abandonné le navire au décès de celui-ci, rompant son contrat et participant à la presque ruine du jeune homme. Nathanaël était depuis redevenu son armateur, écartant de force tout rival potentiel. Le marin n'avait cependant toujours aucune confiance dans ce jeune blanc-bec sans expérience, il faut croire. Dès son second voyage, il avait tenté d'escroquer le borgne. A son arrivée au port, il s'était plaint d'une terrible attaque de pirates qui avait pillé une partie de la marchandise, poignardant une fois encore Nathanaël dans le dos. Le négociant avait besoin de cette cargaison, il avait des boutiques à alimenter et des commandes à honorer. Pire, le marin avait tenté de revendre une cargaison pas perdue du tout moins de trois nuits plus tard. Nathanaël avait pardonné la première trahison, pas la seconde.

Il attendit encore quelques secondes, le temps de voir la garde embarquer les marins. Les queues de ramoloss étaient abondamment braconnées à Kanto, et les dirigeants de la lointaine région luttaient activement contre leur commerce. Aros en avait donc interdit la vente par geste commercial, obtenant en contrepartie des avantages pour ses marchands. Ceux qui s'étaient crus plus malins que Nathanaël allaient désormais payer cher, voir passer quelques temps en cellule. Mieux encore, le contrat que le capitaine avait signé impliquait que Nathanaël puisse saisir son navire si le marin n'était plus en mesure de le commander. Il pouvait désormais le revendre pour éponger ses dettes, ou l'armer avec un équipage plus fiable pour reprendre les affaires. Cette décision devrait attendre, cependant. Le matin approchait et Nathanaël était fatigué.

Il prit la direction de sa maison, se faufilant dans la foule. Les badauds profitaient de la dernière heure de la nuit pour finir leurs emplettes, certains rentraient du travail, d'autres commençaient à faire la fête. L'activité incessante des rues, la chaleur pesante des torches, la lumière écrasante du phare, tout épuisait le jeune homme qui ne rêvait que de repos. Il retrouva fort heureusement son foyer sans incident et se précipita vers sa chambre. Nautilus l'y accueillit avec un petit bon heureux. Sa petite frimousse joyeuse tira un sourire au jeune homme qui s'assit sur son lit et passa une main dans l'eau. Jouer avec son pokémon le détendait et il en avait bien besoin.

Alors que le barpau se trémoussait vigoureusement, Nathanaël remarqua pour la première fois la voix, filet de son ténu et harmonieux. Il soupçonna d'abord Sarah et se dit que si elle voulait chanter, il pouvait bien la laisser faire. Elle était une servante modèle le reste du temps, après tout. Et elle chantait bien. Il réalisa toutefois son erreur quand il la vit furtivement passer dans le couloir, les bras chargés de linge et la bouche close. La chanson devenait soudainement plus intrigante. Il retira sa main de l'eau et fit signe à Nautilus de s'immobiliser. Le silence lui permit de se concentrer et de discerner que la voix venait d'en haut. Une découverte surprenante car en haut, il n'y avait que le toit.

Il passa la tête par la fenêtre et regarda vers le ciel, mais il n'y avait rien qu'un ciel violacé et le soleil qui se dessinait mollement à l'horizon. Il changea donc d'approche, préférant la fenêtre plus large de sa bibliothèque pour s'y glisser. Grognant sous l'effort, il parvint à y poser les deux bras et à lever ses épaules au niveau de la gouttière. Là il découvrit le mystérieux artiste, penché dans le vide, prêt à basculer. Un sursaut et l'inconnu basculerait, ce que Nathanaël ne souhaitait vraiment pas. Son corps irait rougir la rue et la garde voudrait savoir ce qu'un cadavre faisait devant chez lui. Hors de question donc de se faufiler comme un voleur jusqu'à ce mystérieux musicien qui s'était installé sans permission sur son toit. A la place, il se racla la gorge et finit de se hisser sur les tuiles.
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Ven 30 Mar - 3:42

pale moonlight

I can fly high as I can go low

c'est facile quand tu ne penses pas aux paroles
quand tu chantes simplement pour le son

Ca te laisse oublier qu'il fait froid, que le jour se lève et que tu devrais déjà être rentré. Pas que tu culpabilises: l'apothicaire ne t'attendra pas, et il aura raison. Son sommeil est plus important que tes vagabondages. Tu laisses les étoiles encore visibles emplir tes yeux parce qu'à travailler de nuit pour suivre le rythme de la ville, tu n'as plus beaucoup le temps de les observer.

Bientôt le violet deviendra bleu clair, et le phare s'éteindra en même temps qu'Aros s'endormira. (à l'exception peut être de Meg, qui t'attendra un peu avant de se rappeler que tu ne passes qu'un matin sur deux) Tu devrais le faire aussi, voilà bien longtemps que tu t'es habitué à leur rythme nocturne, mais parfois tu te demande s'ils savent ce qu'ils ratent.

des après-midis ensoleillées te reviennent en flot
sur le toit de chez lui, à regarder les rues grouiller de monde

(enfin seuls)
(ce n'était pas désagréable)

Tu approches du dernier couplet lorsqu'un sifflement alarmé échappe à ta Passerouge. Elle a entendu quelque-chose qui t'a échappé dans ta concentration pour trouver les notes justes, semble-t-il. Elle saute de tes genoux, prend son envol et tourne autour de la cheminée une fois avant de te revenir, agitée. Ses mouvements dirigent ton regard un peu plus bas, et il finit par tomber près d'une fenêtre, sur un jeune homme qui a dû sortir de la maison au dessus de laquelle tu chantes. Tu t'interromps, figé contre la cheminée, pas certain de la marche à suivre.

ta première pensée va à ton masque, bien sûr
mais il est trop tard pour cacher ton visage, Céleste

Puis tu te détends, sourire aux lèvres: d'ici, il ne peut pas te faire grand-chose. Cyclamen semble piailler quelque-chose d'agressif et tu lui tapotes le dos pour lui signifier de baisser d'un ton. Peut-être qu'il veut simplement dormir. A cette heure-ci, ça ne serait pas surprenant. Tu serais déçu de changer de toit, cela dit: celui-ci te permet des prises relativement sûres tout en n'étant pas gêné par la lumière du phare.

« Oh, bonsoir. Bientôt bonjour, même.. » ton accent est plus marqué que d'habitude, sans doute est-ce parce que tu chantais en kalosien

Tu souris comme si de rien n'était. Comme si tu rencontrais des inconnus sur leurs toits tous les jours. Comme si tu ne flirtais pas avec le danger, une minuscule marge d'erreur comme seule assurance, à quelques centimètres du grand plongeon. Pas complètement en confiance, tu n'approches néanmoins pas. Rester hors de sa portée te va très bien.

tu n'as pas la confiance facile
tu préfères rester à distance

(toujours un objet céleste)
(tu te sens mieux, loin des terriens)

L'observer ne t'apprend rien: tu ne penses pas l'avoir une nuit rencontré. Ni ses cheveux sombres, ni son cache-oeil ne te rappellent quoi que ce soit. Peut-être l'as tu déjà croisé en ville, mais lorsque tu files vers un objectif, comme la plupart des soirs, tu ne fais pas très attention aux passants.

ceux que tu cherches, ce sont les gardes
mais c'est l'uniforme et non pas les visages qui attirent tes yeux bleus

(si tu avais flirté avec lui, tu le reconnaitrais sans doute)
(observer les réactions des autres te laisse souvent une impression)

« Vous préféreriez que je passe à une berceuse ? » une lueur malicieuse s'allume dans ton regard

Tu te tournes de sortes à être dans sa direction mais toujours assez stable pour ne pas prendre trop de risques. Sur les tuiles, les semelles de tes bottes accrochent heureusement bien. Calant un coude sur ton genou droit, tu appuies une joue dans ta paume gantée, penchant légèrement la tête. L'altitude ne t'effraie pas, comme on le lit facilement dans ta posture, et tu te contentes de l'observer en attendant une réponse. S'il te demande de partir tu ne chercheras pas les ennuis.

pas à cette heure-ci
pas quand la fatigue menace

(mais tu lâcheras peut être une remarque sarcastique ou deux)
(pour faire bonne mesure)
@feat Nathanaël Cel parle en #9399b1
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Merci Ney, c'est de toute beauté keur leur lov



Merci Yuki pour ce rappel (et le joli sprite), au cas où on aie un jour pris Cél au sérieux keur leur lov
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Lun 2 Avr - 19:30
L'inconnu interrompit presque aussitôt sa chanson. Un voile de panique passa rapidement sur son visage, suivi par un sourire naïf et presque mesquin. Soit l'artiste improvisé jouait un rôle, soit il avait vite réalisé que Nathanaël n'avait absolument rien de menaçant. Même s'il essayait parfois, le borgne ne parvenait jamais à faire peur à qui que ce soit. C'était une des raisons derrière son propre masque de naïveté et d'innocence, qu'il arborait en cet instant. Il fit même semblant d'être gêné, passant une main sur sa nuque et lâchant un petit rire gêné avant de faire un premier pas vers le squatteur chanteur.

S'il devait être franc avec lui-même, Nathanaël était en pleine improvisation. Il ne savait pas qui était cet homme, ce qu'il faisait là, ni ce que lui-même ferait dans un instant. Le chasser, discuter ? Il n'avait pas assez d'informations pour décider, et il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas improviser. Préparer, planifier, réfléchir et s'informer, voilà comment il réglait les problèmes. Même si, là encore, il n'y avait peut-être aucun problème. L'inconnu n'était peut-être que ça, un inconnu qui s'était trouvé là par hasard.

Le borgne en doutait, cependant. Tout d'abord, parce qu'il s'agissait d'un étranger. Son accent était marqué, et sa confusion entre le bonjour et le bonsoir était typique de ceux qui vivaient de jour dans une ville nocturne. Nathanaël n'avait rien contre les étrangers, il les imaginait simplement mal se promener sur les toits. Quoique, c'était peut-être une coutume de chez lui. L'instant de malice, presque de provocation, était plus parlant à ce sujet. Peu de personnes provoquaient gratuitement. Soit c'était pour se défendre, soit c'était pour attaquer, soit.. c'était pour être agressif gratuitement. Certaines personnes aimaient provoquer juste pour provoquer, pour nuire et emmerder le monde. Nathanaël ne pouvait pas supporter ça, c'était idiot et une perte de temps pour tout le monde.

Et… son analyse s'arrêtait là. En résumé, un étranger qui était peut-être aussi, mais pas forcément, un petit con avait décidé de s'asseoir sur son toit pour chanter. Il ne savait pas plus quoi faire, quoi dire, et après ce qui s'était passé cette nuit, il était trop fatigué pour l'improvisation. Il fit un second pas en avant.

"Oh, eh bien, ne vous forcez pas."

Si, il y avait une chose qu'il pouvait déduire. L'étranger n'était sans doute pas un voleur, ou en tout cas il n'était pas là pour le voler lui. Les voleurs avaient besoin d'être furtifs, et chanter n'était pas vraiment discret. Il était peut-être juste là pour chanter, après tout. Dans tous les cas, Nathanaël avait besoin de savoir.

"Je me demandais juste, eh bien… ce que vous faisiez sur mon toit."
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Sam 7 Avr - 17:33

pale moonlight

we're all playing the same game

il a l'air à-moitié embarrassé
un peu comme toi, qu'on t'aie surpris

(mais tu n'es jamais gêné bien longtemps)
(pas avec ce que tu as fait de plus honteux)

Si cette douce malice ne quitte pas tes yeux clairs, ces derniers ne quittent pas non plus le jeune homme. Il s'est avancé vers toi, et tu l'observes attentivement au cas où il tente de jouer avec ta gravité. Tu n'es pas là pour ça, tu flirtes assez avec le vide dans la nuit. Mais s'il voulait te voir filer, il l'aurait sans doute déjà manifesté, supposes-tu. Le regard inquisiteur de Cyclamen ne le quitte pas non plus, même si l'oiseau est potentiellement plus violent que toi.

qu'il tente quoi que ce soit de louche
elle serait capable de viser le 2e oeil

(contrairement à toi)
(tu n'es pas cruel, Céleste)

Il te dit de ne pas forcer et tu penches la tête sur le côté curieusement. Ta gorge n'a pas encore refroidi malgré l'air mordant d'Aros, tu peux très bien te lancer à nouveau. Ce n'est pas la réponse à laquelle tu t'attendais, pour tout dire. Mais il a encore avancé, et si ton expression ne se durcit pas, ton regard passe rapidement à ses pieds.

il joue à un jeu dangereux
le même que toi, l'habitude en moins

« Vous non plus, ne forcez pas. Je ne peinerais à vous rattraper. » avertis-tu, gardant ta voix légère

Comme si tu ne parlais pas de glisser sur un toit de tuiles humides et aller rencontrer le pavé d'un peu trop près, se fracturant pus d'os que nécessaire au passage. Tu ne pourrais pas le rattraper, t'imagines tu. Pas sans te mettre dans une position un peu trop précaire à ton goût, du moins. Et si tu n'es pas cruel, tu n'es pas non plus un héros, Céleste.

Chasser l'adrénaline est une chose, mais contrairement à ce qu'on aura tendance à dire, tu n'es pas fou. Le calcul n'est pas ton fort, il est vrai, pourtant les risques que tu prends au quotidien te semblent mesurés. Contrôlés. Tu sais ce que tu fais, parait-il. Autant quand tu escalades le phare pour aller voir Meg que quand tu glisses un sourire moqueur aux gardes sous ton masque blanc, depuis l'autre côté d'un gouffre qu'ils ne peuvent franchir.

il aimerait savoir ce que tu fais là
tu hausses presque les épaules

Pas de raison précise, ou du moins pas une seule. Tu pourrais lui expliquer que tu as des nuages dans la tête et chanter te fait l'effet d'un coup de vent. Tu pourrais lui dire que d'ici tu ne vois pas trop le phare, bien assez les étoiles, et c'est un cadre qui te plait. Tu pourrais éventuellement admettre que tu n'es pas à l'aise au sol, tu as peur qu'on te rattrape et t'y enchaine. Songbird ou Céleste, les deux ont quelques ennuis.

mais même sans masque, tu fais semblant
alors tu ris doucement et lui donnes la réponse que tu préfères

« Je m'entraine pour une amie. Votre toit est bien placé et la cheminée abrite du vent, alors je me suis posé là, réponds-tu en désignant la cheminée, J'ose espérer que ce n'est pas trop mauvais.. » ajoutes-tu avec un rire presque penaud

Tu te fais un plaisir de chanter pour Meg, et elle écoute attentivement, charmée, mais tu n'es pas certain que ça soit une référence. Pas certain qu'elle aie entendu grand-monde avant toi. L'apothicaire te reprend rarement sur tes notes, cela dit, ça doit être bon signe. Avec son tact légendaire, il t'aurait depuis longtemps coupé le sifflet si tu étais catastrophique.

et puis, il y a Cyclamen
ta Passerouge ne connait pas la pitié

« Non, parce que je peux aller plus loin. » assures-tu, hochant la tête

Ses mouvement ne te mettent pas spécialement à l'aise. Jusque là il te semble assez loin, mais un peu plus près et tu iras sans doute te percher sur la cheminée pour rétablir la distance. La suie ne t'effraie pas: tous tes vêtements sont noirs, on ne remarquerait pas la différence. Il n'y a que sur tes cheveux et ta peau laiteuse que ça se verra, mais tu devrais pouvoir nettoyer ça rapidement. Nicholas ne te laisserait pas atteindre le lit dans ce genre d'état.
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Mar 10 Avr - 0:21
Il ne put s'empêcher de lancer un regard vers le sol en entendant la remarque de l'étranger. Le véritable sol, pas les tuiles sous ses pieds. Oui, s'il glissait, l'inconnu n'aurait pas le temps de réagir et de le rattraper. Et quand bien même, en aurait-il la force ? Il semblait bien frêle. Par chance il n'en aurait pas besoin car sous ses airs de jeune bourgeois sans histoire, il était lui-même un habitué des toits de la ville. Du sien, surtout, après de nombreuses nuits et journées à arpenter ses quelques mètres carrés de ciel dégagé, souvent muni d'un télescope pour admirer la voûte céleste en détail, loin des feux de la ville. Son équilibre était excellent sur ce sol instable, à tel point qu'il marchait aisément sans y penser. Il s'approcha d'ailleurs encore, nonchalamment, conservant son faux air benêt.

Il se permit même de lever le nez et le regard, observant les toits alentours au lieu de regarder où il posait les pieds. Le chanteur prétendait que son toit, justement, était idéalement placé. Nathanaël n'avait jamais pensé à comparer. Ce toit avait toujours été le sien, celui qu'il avait hérité de son oncle et qu'il avait sauvé de la ruine et des vautours. Pas question d'aller ailleurs, il était ici chez lui, et si ce toit était meilleur qu'un autre, eh bien tant mieux. L'espace d'un instant, cependant, le sourire fut sincère.

"Oh non, c'est même bon. Vous pourriez louer vos services et vivre de votre voix, sans aucun doute !"

Il songea à proposer ses services pour lancer sa carrière, pour plaisanter, mais ça n'aurait sans doute pas été très drôle, plutôt lourd, et il ne voulait pas risquer d'être pris au sérieux. D'un autre côté, sa réaction aurait pu en dire beaucoup sur lui, et sur la véritable raison de sa présence s'il mentait. C'était après tout bien possible, le borgne ne l'oubliait pas. Il avait toujours besoin d'en apprendre plus avant de prendre une décision. Mais pas besoin de mauvaise plaisanterie pour ça, il y avait d'autres moyens de faire parler l'inconnu. Il parlait déjà, après tout, la glace était brisée. Nathanaël n'avait qu'à en profiter et poser toutes les questions qui pouvaient lui venir à l'esprit. Il fit un pas de plus et se pencha légèrement, les mains sur un genou pour se stabiliser, s'abaissant pour ne plus dominer son interlocuteur.

"Que raconte votre chanson ?"
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Dim 15 Avr - 0:55

pale moonlight

I hope they didn't get your mind

il regarde le sol un instant
pas vraiment un conseil que tu donnerais

(mais ce sont ses affaires)
(alors tu ne commentes pas)

Il n'a pas l'air d'être le moins nerveux du monde, comme le seraient certaines personnes face à la promesse d'être réduit à l'état de crêpe en cas de faux pas. Un bon point pour lui, sans doute: moins il se crispera, moins il risquera de glisser à cause de ça. Tu hausses presque les épaules lorsqu'il estime avec un sourire que tu pourrais vivre de ta voix. Sans doute pas, non, ce n'est pas un métier sérieux. Ce n'est même pas un métier à proprement parler, comme on a pas manqué de te le répéter lorsque tu vivais encore à Kalos. Raison pour laquelle tu devrais 'arrêter ces sottises', que ça te plaise ou non.

ton propre sursaut d'amertume te surprend
mais tu forces vite des constellations dans tes yeux

« Ne dites pas ça pour me faire plaisir, quel flatteur ~ » ris-tu, même si ça ne t'amuse pas

Ca t'est désagréable, au mieux. Tu te mords la langue pour ne rien laisser glisser, réarranges tes cheveux blancs le temps de ne te souvenir de rien. La première fois que ton père t'a entendu chanter.. tes oreilles en bourdonnent encore, si tu écoutes bien. Une chance qu'à l'époque, tes frères aient été de ton côté: tu imagines maintenant qu'il t'aurait brisé quelques os sans personne d'autre que toi pour tenter de ralentir la marche de sa colère.

Tu préfères te concentrer sur ce que tu veux bien entendre. Ce n'est pas trop mauvais, parait-il, ça maintient un sourire sur tes lèvres froides. Cyclamen, apparemment plus réceptive à tes discrets nuages que tu n'aimerais voir qui que ce soit l'être, cesse de voleter pour venir se poser sur le plat de ton genou libre. Elle tourne la tête dans ta direction quelques secondes, ses yeux sombres tournés sur ton visage comme pour te signifier qu'elle a suivi.

elle apprend vite
(elle te connait depuis 2 ans, aussi)

Il est beaucoup trop proche lorsque tu lui accordes à nouveau toute ton attention, sa silhouette fine se découpe sur le ciel mauve de plus en plus clair. C'est inconsciemment que tu cesses de t'appuyer sur l'un de tes genoux, redressant ton buste comme pour créer de la distance. Non, il n'a vraiment pas l'air d'avoir peur de glisser. Le toit n'est peut être pas recouvert de neige pour l'instant, mais ce n'est généralement pas une raison suffisante.

tu te lèves dans un mouvement presque brusque
et tu grimpes un peu pour t'asseoir sur le bord de la cheminée

Pas de risque d'y tomber: elle n'est en théorie pas assez large pour ça. Cyclamen piaille, délogée de son perchoir, mais n'a aucun mal à s'envoler au dernier moment et garder l'équilibre. Bien sûr qu'elle s'en sortirait, tu lui fais confiance pour ça. Le jeune homme te demande de quoi parle ta chanson, et tu en conclus qu'il est d'ici ou de pas loin, avec un niveau d'éducation ne couvrant pas les langues étrangères.

pas que ça te fasse beaucoup d'effet
tu as appris l'hastérien sur le tas, après tout

« Hm de rien d'intéressant ? » pas la meilleure façon de présenter la chose

Tu as peu de réserves, généralement, mais expliciter te ferait potentiellement penser à ce que tu esquives lâchement. Puis une vague de dégoût te submerge, et tu secoues la tête comme pour te débarrasser de cette idée idiote que ça veut dire quelque-chose.

ce n'est qu'une chanson, Céleste
ses mots ne peuvent rien te faire

« Je plaisante, assures-tu avec un sourire, rien de très original: c'est une chanson amoureuse un peu niaise. complètes tu en haussant les épaules, Comme quoi une certaine personne manque au chanteur, qu'il voudrait récupérer le temps qu'on leur a volé, à lui et cette personne qu'on lui a prise, qu'il ne ressent plus grand-chose aussi. » finis-tu par développer

Tu explicites un peu plus. Sur la façon dont 'elle' danse, même si tu la chanson ne t'a jamais fait penser à une femme, sur le fait que son coeur soit trop fort pour que ses agresseurs le lui aient pris, sur le grand froid qui est évoqué, aussi. Le grand froid, c'est très Aros, d'ailleurs tu frottes tes mains entre elles pour en chasser l'engourdissement. Pourtant le jour se lève, cet aspect devrait donc s'améliorer, avec un peu de chance. Depuis le haut de ta cheminée, tu observes sa réaction tandis que ton accent réduit au fur et à mesure que tu parles la langue locale.

« Dit comme ça c'est sans doute mélancolique, mais l'air est trop entraînant pour qu'on s'en doute. C'est ce qui fait son charme, je suppose. » complètes-tu sur un ton enjoué

A vrai dire, tu n'as pas d'éducation musicale. Tu ne sais pas vraiment sur quel instrument elle irait mieux, tu ne saurais parler des changements de sonorités avec les termes appropriés. Tu ne saurais expliquer quoi que ce soit au sujet du tempo. Tu ne pourrais pas parler des images, des métaphores et des rimes de la chanson parce que c'est trop technique pour toi. La seule chose t'ayant atteint, c'est le message de fond.
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Dim 15 Avr - 19:00
Quand Nathanaël se pencha pour s'approcher de l'inconnu, celui-ci eut la réaction inverse, se perchant au sommet de la cheminée. Plus question d'être à même hauteur désormais, le drôle d'oiseau dominait désormais la scène comme perché sur son arbre. Avec un peu d'amertume, le borgne aurait pu penser que cet étranger avait besoin de ça, de dominer la scène de dominer ses interlocuteurs ou même de dominer le reste du monde, il était venu se percher sur un toit après tout. Et Nathanaël était amer, toujours, et plus encore depuis cet histoire de bonbons rage. Mais il remarqua surtout la brusquerie du mouvement, juste au moment où le blond cessait de rêvasser. Un peu comme s'il avait été surpris, comme s'il avait pris peur, en bref, s'il avait voulu fuir. Ainsi, la proximité le mettait mal à l'aise ? Un brin de cruauté poussa Nathanaël à s'approcher un peu plus.

Cela ne l'empêcha pas d'écouter quand l'inconnu accepta d'expliquer sa chanson. Quelques mots auraient suffit car, comme il le dit lui-même, la chanson n'avait rien d'original. Un nouvel air sur les amours brisés, chaque région devait avoir les siennes. Elles racontaient souvent la même histoire, à quelques détails près, et tournaient un peu en rond. Il attendit poliment que le blond ait fini mais ponctua son récit par un soupir dubitatif.

"Hm. Donc cette personne lui manque mais il ne ressent plus rien ? C'est un peu contradictoire, non ?"

Encore un pas, un autre, toujours aussi lent. Il se tenait désormais là où était l'étranger un instant plus tôt, les pieds au bord du vide. La rue s'étendait en contrebas, de moins en moins animée alors que les torches mourraient et que le jour naissait. La vue avait-elle quelque chose d'inspirant pour cet inconnu qui s'était posé sur son toit ? Lui évoquait-elle quelque chose ? D'ailleurs, sa chanson parlait-elle vraiment d'amour ? Au moins Nathanaël avait une conviction désormais, il n'avait pas à faire à un voleur ou un assassin. Les occasions de s'échapper ou de frapper n'auraient pas manqué sur le toit. Il savait donc ce que le blond n'était pas, restait à savoir ce qu'il était. Le borgne détourna le regard de la rue, concentrant son attention sur le blond.

"Au fait, vous ne m'avez pas donné votre nom, je crois. Moi – il tendit la main, si proche qu'il pouvait presque le toucher désormais – c'est Nathanaël."

Il n'avait aucun intérêt à mentir, l'information était après tout connue. N'importe quel passant dans la rue pourrait dire à qui appartenait la maison, sans parler de Sarah si l'inconnu venait frapper à la porte.
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Ven 4 Mai - 13:11

pale moonlight

can't find a way out of here

il soupire
tu hausses les épaules

Ca a plus de sens dans ta langue natale, aussi ridicule cela puisse-t-il sonner. "Je ne ressens que de la peine à cause de ton absence" font les paroles, sur le même ton léger qui va sur l'air jouant toujours dans ta tête. Donc en soi ça se tient plus ou moins. Il ne ressent plus grand-chose, exceptée de la peine, car la destinataire de cette chanson lui manque. Les mots repassent dans ton esprit pendant qu'il continue d'approcher de la cheminée où tu t'es perché. A-t-il besoin d'être aussi près ? Tu parles pourtant assez fort pour qu'il t'entende de plus loin, théoriquement.

« Comme beaucoup de choses, ça perd du sens en hastérien. Et je ne prétendrai pas être bon traducteur. » te contentes-tu de répondre, désinvolte

C'est une chanson qui te plait bien, quand bien même ce qu'elle ramène à la surface pourrait être plus agréable, mais tu n'as rien à justifier. Pas de raisons de t'expliquer plus avant: comme dit précédemment, on fait difficilement moins original qu'une chanson d'amour. D'autant que ça te ferait réfléchir, activité que tu ne trouves pas spécifiquement attirante, sans mentir. Tu as grimpé ici pour le ciel et l'aube, pas pour exhumer les vestiges d'une éducation oubliée depuis un temps qui te semble maintenant long.

(pas pour discuter non plus)
(mais la vie est faite de surprises)

Il est maintenant à l'endroit où tu t'étais posé tout à l'heure, apparemment peu décidé à cesser sa progression. Veut-il littéralement te parler face à face ? Voilà une perspective qui ne t'enchante pas, aussi plaisant à regarder puisse-t-il être avec le lever du jour. Il ferait mieux de s'assoir et profiter du spectacle avant que les vapeurs mauves et rosées ne se dispersent en un bleu assez ordinaire. Certes, le ciel en plein jour n'est pas non plus une vue très courante compte tenu du rythme d'Aros, mais il reste moins spectaculaire. Lorsqu'il te tend la main, Cyclamen manque de lui mettre un coup de bec: trop soudain pour elle.

tu la retiens d'un geste
juste à temps

« Cyclamen je t'en prie. » siffles-tu en kalosien

Ce n'était pas agressif. C'était trop rapide dans une position un peu précaire à son goût (et au tien), mais ça ne justifie pas sa réaction. Sans doute est-elle sur les nefs, après une nuit à faire diversion. Depuis que tu as  manqué de te faire avoir le soir où tu n'as vu comme ligne de fuite que la boutique de Dayl, elle te semble excessivement vigilante. Brièvement, tu t'imagines qu'elle serait aussi désemparée sans toi que tu le serais sans elle.

« Désolé, vous êtes trop près on dirait. expliques-tu en levant les yeux au ciel, Songbird, enchanté Nathanaël. » tu lui serres brièvement la main

'Songbird', c'est ce que tu dis par réflexe
même sans ton masque noir

(bien sûr, ça sonne faux)
(mais 'Céleste' est un criminel)

Avec tes gants, le contact doit être froid et pas spécifiquement agréable. Tu la retires bien vite, retournant à ta position initiale tandis que Cyclamen vient se poser sur ton genou. Son perchoir, essaie-t-elle sans doute de signifier. Ce n'est pas comme si une Passerouge pouvait impressionner grand-monde, même en essayant avec autant de véhémence qu'elle le fait, mais ça n'a jamais eu l'air de la décourager.

« Hm je suis au dessus de chez vous, du coup, j'imagine, fais-tu, pensif, On ne va pas se demander où vous êtes passé ? » tu n'as pas envie de voir plus de monde sur ce toit

Nathanaël est déjà trop près, tu n'as pas envie qu'on s'ajoute à ça. Ca réduirait tes possibilités de fuite au cas où.. au cas où quoi ? As tu toujours été aussi méfiant, Céleste ? Tes yeux clairs passent du ciel au jeune homme presque comme si tu venais de remarquer sa présence. Il ne te menace pas, il est étonnamment calme même, pourtant tu ne cesses d'échafauder des plans de fuite.

une nouvelle habitude, sans doute
Aros te fait des cadeaux charmants
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Sam 12 Mai - 17:27
Si un peu de confiance avait pu s'établir pendant leur échange, si le peu de temps passé ensemble avait pu émousser la méfiance et les craintes de Nathanaël, tout cela fut balayé en quelques instants. Par la réaction du passerouge, d'abord. Une attaque pure et simple, même si l'inconnu l'avait interrompue. Une agression manifeste, un recours aussi déplacé que sauvage à la violence. Si l'oiseau réagissait ainsi à tous les signes de familiarité ou toutes les opportunités de contact, il n'était pas bien dressé. Pire, cela signifiait que le mystérieux chanteur ne sociabilisait pas souvent, à moins que le pokemon n'ait beaucoup de sang sur les mains. Les serres. Peu importe. Cette idée était peu réjouissante et laissait supposer peu de bonnes choses sur son dresseur. Bien sûr, la réaction du borgne fut tout aussi instinctive et il retira brusquement sa main.

La suite n'arrangea rien car, en plus de confirmer son insociabilité totale, "Songbird" – puisque tel n'était bien évidemment pas son nom – refusa de se présenter convenablement. Un nom d'emprunt approprié pour un drôle d'oiseau qui chantait apparemment mieux qu'il ne parlait. Avec une petite moue dédaigneuse, comme si le seul fait de devoir donner son – faux – nom était une corvée humiliante. Au moins fit-il l'effort d'effectivement lui serrer la main, il n'était donc pas entièrement irrécupérable. Sans ça, sans doute Nathanaël l'aurait-il planté là, avec simplement des verrous supplémentaires à ses fenêtres. Là, au moins, il pouvait continuer à sourire et faire comme si de rien n'était, comme s'il y croyait et que tout ça ne le dérangeait pas. Un déguisement qui était presque une seconde nature désormais. Il haussa même les épaules avec désinvolture, comme si de rien n'était.

"Oh, non. Habituellement je dors à cette heure, ma servante ne sera pas surprise de ne pas me voir. J'imagine que personne ne vous cherche non plus."

Si c'était le cas, l'inconnu sans nom ne serait pas planté là à parler à quelqu'un qu'il ne connaissait pas, il serait plutôt en train de se hâter pour rentrer chez lui. Et quelqu'un avec un chez-soi, une famille, des obligations, ne pouvait pas être assez insociable pour garder avec lui un pokemon qui attaquait pour une simple poignée de main. Non, "Songbird" était un solitaire. Ce qui expliquait bien qu'il recule ainsi, qu'il s'isole sur son perchoir. Eh bien tant pis pour lui, le borgne aimait le contact humain et, il devait bien le reconnaître, il aimait avoir l'avantage. Il ne pouvait pas se rapprocher plus mais il pouvait fixer le jeune étranger, le dévisager en gardant son sourire innocent et lui imposer son regard. Tant pis pour le soleil levant, le borgne en avait déjà vu beaucoup et en verrait encore d'autres.

"Au fait, vous ne m'avez pas donné votre nom, je crois."
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Lun 21 Mai - 4:47

pale moonlight

can't find a way out of here

Il recule sa main en voyant Cyclamen attaquer mais ne réagit pas plus que ça. Curieux: tu as vu sa furie en effrayer plus d'un, quand bien même elle fait difficilement de vrais dégâts. A se demander ce qu'il vit généralement pour ne pas être simplement reparti, mais te passes de commentaires. Ou de questions sur la teneur de ses journées. (parce que tu n'aimes pas qu'on t'en pose) Son sourire a l'air aussi faux que ton nom. Nathanaël n'a peut être pas fait montre d'hostilité, mais il commence à te faire froid dans le dos. Sans doute t'inquièterait-il moins s'il était plus loin. Mais il est assez près pour tester tes ailes, et ça a tout pour te déplaire.

tu n'as pas assez confiance pour être tranquille
(mais as tu jamais assez confiance, Céleste ?)

Que t'est-il arrivé ? Tu n'étais pas aussi méfiant d'emblée, avant de vivre ici. Tu te faisais même un plaisir de parcourir les toits avec quelqu'un. Mais être accompagné de Micaiah n'est pas te retrouver nez à nez avec un inconnu dans une ville d'escrocs dont tu parles difficilement la langue. Pourtant.. quand l'apothicaire te rejoint sur le toit, tu ne sursautes même pas. Tu lui tournes le dos sans y réfléchir, et Cyclamen l'ignore superbement. Quand tu te balances à quelques centimètres du vide à la fenêtre de la Gardienne, tu la laisses rajuster ton manteau sans un mouvement de recul.

ce n'est pas l'endroit qui joue sur tes nerfs
plutôt tout ce que tu ne sais pas de la personne

Tout ce que tu ne sais pas qui se réduit un peu lorsqu'il te répond. Vous êtes au dessus de chez lui, effectivement, mais sa servante ne le cherchera pas parce qu'il devrait être endormi. Voilà qui t'alarme plus que ton hochement de tête ne le laisse supposer. Viens tu d'empêcher un membre d'une grande famille d'Aros de dormir ? Ce serait bien ta veine de te mettre ce genre de personne à dos, tiens. Toi qui étais parti pour une matinée théoriquement tranquille.. bien joué, Céleste.

il suppose que personne ne te cherche
il n'a qu'à moitié raison

(les gardes royaux te cherchent)
(mais ce n'est pas de ça qu'il parle)

« Non, il sait que je rentrerai tard. » réponds tu en secouant la tête

Il sait aussi que tu n'as de toutes façons pas besoin que la porte d'entrée soit ouverte pour rentrer. Tant que tu es là au coucher du soleil -et que tu fais ton travail-, il est rare que l'apothicaire émette le moindre commentaire sur tes sorties. Hormis ses livraisons, il ne sait officiellement pas ce que tu fais de tes nuits. Bien sûr, Nicholas n'ignore pas héberger un voleur, mais si on lui pose la question il n'a jamais été au courant. C'est mieux pour vous deux, ou du moins c'est ce que tu te dis. Si on te rattrape, tu aimerais n'entrainer personne dans ta chute.

Contrairement à toi, Nathanaël ne semble porter aucun intérêt au ciel. Il te fixe avec insistance, comme s'il n'avait jamais vu le visage d'un autre être humain dans sa vie. Es tu si désespérément pâle ? Le froid a pourtant tendance à rosir tes joues et le bout de ton nez. Ou peut être essaie-t-il de se souvenir de ton visage pour savoir qui blâmer lorsqu'il manquera de sommeil.. une chance que tu portes généralement un masque. Tu ne commentes pas, faisant mine de ne pas remarquer cette excessive attention en t'intéressant plutôt aux couleurs qui disparaissent. Ca aura été bref, mais tu ne regrettes pas d'avoir trainé.

tu ne lui as pas donné ton nom, parait-il
la remarque te fait hausser les épaules

Dire que le nom ne sonne pas faux serait mentir, mais c'est généralement avec lui qu'on s'adresse à toi. Nicholas t'appelle comme ça, les clients auxquels tu livres des médicaments aussi, les.. gardes qui cherchent à t'interroger sur l'apothicaire de même. Le dernier souvenir ramène quelque-chose de gris dans ton esprit, et tu dois te retenir de porter une main à ton cou. La blessure a cicatrisé, nul besoin d'y penser. Pas de nuages noirs, Céleste, juste un ciel bleu. Ton regard revient sur Nathanaël à qui tu adresses un sourire franc, quelques étoiles amusées venant jouer dans tes yeux clairs.

« Peut être pas celui de naissance, mais tout le monde m'appelle comme ça, donc c'est mon nom. S'il ne vous plait pas, vous pouvez m'en donner un autre. » suggères tu avec un léger rire

Ca s'est déjà fait. L'apothicaire a choisi ce surnom quand tu n'as pas voulu lui donner ton nom de naissance. Tu as dit à la Gardienne de t'appeler 'Céleste' si elle préférait parce que tu doutes qu'elle compte un jour te dénoncer aux gardes. (et elle préfère: les sonorités lui paraissent plus jolies) Après, tu ne comptes plus tes noms d'oiseaux parce que se focaliser sur les mauvaises choses n'a jamais aidé personne, mais c'est une autre histoire..

peu t'importe la façon dont on t'appelle
tu ne réagis même plus à ton nom de naissance

« Je travaille pour un apothicaire, Mr Gills, la nuit. Vous n'aurez qu'à lui demander, si vous voulez être sûr. » ajoutes tu sans y penser, parce que ça n'a rien d'un secret

Songbird est un coursier, généralement masqué mais pas toujours. Placer 'Mr' devant son nom de famille te fait bizarre, quand tu te souviens n'avoir jamais fait montre d'autant de respect en t'adressant à Nicholas. Puis tu penses à la réaction qu'il aurait face à quelqu'un lui demandant si un dénommé 'Songbird' travaille pour lui. Sans doute quelque-chose d'agacé, par habitude. Un truc comme 'qu'est-ce que cet idiot a encore fait ?', parce que lorsqu'on parle de toi, Nicholas se dit que tu as mis les pieds où tu n'aurais pas dû.

pas qu'il aie tord de s'attendre au pire
tu es Céleste, pas Angélique
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Mar 29 Mai - 9:27
Est-ce que l'attention l'avait déstabilisé ? Le regard insistant, ou peut-être la proximité ? En tout cas, à défaut de donner un nom digne de ce nom, l'autoproclamé Songbird fit des confidences plus intéressantes. Qu'il se fasse appeler ainsi partout n'avait rien de bien surprenant. De ce que le borgne en savait, ce genre de choses était courante dans les milieux moins aisés de la ville, ou de toutes les villes. Titre, surnom, alias, les noms de naissances n'importaient vraiment que quand la loi était impliquée et Songbird ne devait pas souvent frayer avec la loi. Pas de contrat à signer, de parole à donner, de famille à honorer. Pour peu, cela aurait pu sembler enviable à Nathanaël s'il n'avait pas eu sous les yeux le prix à payer. Solitude, insociabilité et globalement, un manque cruel de classe.

Qu'il prenne quelqu'un d'autre à témoin restait le plus intéressant. Ainsi, si d'aventure Nathanaël avait besoin ou envie de retrouver l'oiseau sauvage, il savait où chercher son nid. Beaucoup de temps gagné pour ce jour-là. Bien sûr, si Songbird s'avérait une nuisance, ce serait le meilleur moyen de lui mettre la main dessus pour s'en débarrasser. Peu de chances cependant que cela arrive, il semblait plus avoir envie qu'on le laisse en paix que de causer du trouble. En revanche, Nathanaël pouvait aussi décider qu'il avait besoin de lui. Quelle que soit l'occupation exacte de l'oiseau, il n'en restait pas moins un monte-en-l'air capable de se déplacer sur les toits, sans doute avec aisance, et amateur de la lumière du jour. A Aros, ce genre de personnalités pouvait se livrer à beaucoup d'activités, certes illégales mais aussi particulièrement lucratives.

Aucun besoin de ça pour l'instant, cependant. Le borgne haussa simplement les épaules, reportant son regard vers les rues en contrebas et libérant Songbird de sa surveillance. Les rues étaient presque vides, seuls quelques badauds se hâtaient encore de rentrer chez eux bien tard. La vie diurne d'Aros allait commencer, bien plus calme et silencieuse. Quelle ironie, attendre le soleil pour être discret. Il avait beau vivre dedans depuis sa naissance, Nathanaël continuait de trouver cette ville insensée.

"A quoi bon ? Vous n'avez fait que chanter sur mon toit, ça ne mérite pas tant d'effort de ma part. Même si, avec un nom pareil, vous comprendrez que je me soit méfié."

Déjà, les passants pressés laissaient la place aux passants discrets. Naviguant d'arche en arche, d'ombre en ombre, profitant que sans torchères la ville se remplissait de cachettes, les voleurs et conspirateurs faisaient leur apparition. Malgré sa fortune, Nathanaël se souciait peu d'eux. Il avait déjà collaboré avec certains pour accélérer la ruine de rivaux. Quand aux autres, ils évitaient sa maison depuis que Nautilus avait défiguré l'un d'eux par surprise, brûlant cruellement son visage. Un épisode désagréable mais qui avait désormais valeur d'avertissement : la maison Dorfée était dangereuse et ne valait pas de prendre ce genre de risque. Sans décoller son œil de la rue, Nathanaël fit un petit geste vers le passerouge.

"Et son nom à lui ? Par pure curiosité."
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Mar 26 Juin - 23:43

pale moonlight

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Il hausses les épaules comme si, quelques instant auparavant, il n'avait pas attaché tant d'importance à un détail des plus futiles. Un nom n'est rien, pour lui comme il n'est rien pour toi. Peut-être a-t-il compris ? Être à cheval sur des choses aussi insignifiantes que la vérité ne mène à rien, avec toi. Parce que tu ne la modèles peut-être pas comme il t'arrange, mais tu l'esquives généralement sans honte aucune. Des artifices. Mais peu t'importe qu'on s'en rende compte. Les informations que tu laisses entendre sont celles que tu ne ressens pas le besoin de cacher.

les autres restent à leur place
derrière tes nuages

(bien loin des terriens)
(qui sait ce qu'ils en feraient ?)

A quoi bon, demande-t-il, te tirant presque un rire. Tu aurais pu poser une question du même style tout à l'heure. Il ne semble cependant pas t'en vouloir d'avoir choisi son toit comme perchoir, et dans ton esprit ça sonne comme un bon point. Il faut au moins que quelqu'un en voie un, et ce n'est pas Cyclamen qui le fera à ta place.

Si l'oiseau est plus détendu maintenant que le jeune homme ne cherche plus activement à s'approcher de ta personne, elle le surveille avec toute l'attention d'un Caninos de garde. Si on avertissement -avorté par tes soins- ne lui a pas suffit, elle n'hésitera pas à se montrer plus persuasive la fois suivante. Plus violente, surtout. Une telle véhémence dans un si petit monstre.. tu n'oses pas imaginer ce que ça sera lorsqu'elle évoluera. Après avoir voleté quelques instants de plus, elle reprend ton épaule pour perchoir.

« Je ne comprends pas vraiment, non, mais si vous le dites. » fais-tu en haussant les épaules, désinvolte

Tu comprends peut-être un peu, mais tu ne comptes pas faire l'effort d'y réfléchir. A quoi bon, pas vrai ? Songbird est le nom auquel tu t'es habitué, celui auquel tu répond. Tu ne comprends pas en quoi le fait qu'il puisse paraitre inhabituel le rend éligible à plus de méfiance qu'un autre. Les comportements te rendent plus méfiants que de simples noms.

comme les gens d'Aros sont étranges
pourvu que ça ne te déteigne pas dessus

(tu n'as pas envie de les comprendre)
(tu as juste hâte de quitter cette ville)

A ta surprise, il demande le nom de ta Passerouge, t'amenant à détacher tes yeux du ciel qui perd ses jolies couleurs à la même vitesse que les passants ont quitté les rues il y a peu. Seuls es individus pas plus honnêtes que toi arpentent les pavés, désormais. Eux et des gens qui ont décidé de boire un peu avec des amis dans le petit matin. Un frisson court dans ton dos lorsque le vent dérange tes cheveux blancs. Ton regard va de l'oiseau à Nathanaël.

« Elle s'appelle Cyclamen. » réponds-tu avec un sourire: tu aimes bien le nom de ta Passerouge, bien qu'elle n'aie rien d'une fleur délicate

A l'entente de son nom, l'intéressée tourne la tête vers lui. Tu l'entends presque lâcher un commentaire passif-agressif avant de te rappeler que, par chance, elle ne peut pas parler aux humains. Dans le cas contraire, vous auriez sans doute dû traverser bien plus de chaos que ce que vous avez vu jusqu'à maintenant.

le double, peut-être le triple
trop, en tout cas

Tu te frottes les yeux, retenant un bâillement au fond de ta gorge avant de lever les bras pour étirer ton dos. La nuit a été longue, et les muscles fatigués ne manquent pas de se faire ressentir. Tu t'imagines qu'ils méritent du repos. Mais pour ça, il faut rentrer. Relevant ta capuche, tu descends de la cheminée pour poser tes pieds sur la pente du toit, te réhabituant à être en équilibre quelques instants avant de t'adresser à Nathanaël.

« Le jour a fini de se lever, je devrais vous laisser dormir. dis-tu avec un sourire presque coupable D'autant que la nuit m'aura bien fatigué.» ajoutes-tu en repensant à tes livraisons

Tes yeux cherchent ceux de ton interlocuteur avant que tu n'inclines un peu la tête vers l'avent en guise de signe d'au-revoir. Cyclamen vole déjà vers le toit d'à côté, ayant quitté ton bras quand tu quittais la cheminée. Le masque reste dans ta poche, tu ne le remettras qu'une fois dans les ruelles ombrages. Nul besoin de réduire ton champ de vision lorsque tu cours sur les toits, c'est un coup à te faire mal.

« Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je reviendrai peut-être chanter ici.. mais libre à vous de refuser, ce serait même logique. » ajoutes-tu, pensif

Il n'a pas eu l'air de se sentir menacé un instant, que ça soit par ta personne ou par le vide. Nathanaël a eu beau dire que ton nom l'appelait à la méfiance, tu n'as pas eu l'impression de l'intimider un instant. Sans doute ne le connais-tu pas assez pour remarquer ce genre de détails. Tu attends sa réponse, une main sur la cheminée, disposé à ne jamais revenir s'il semble préférer cette option. Ce serait un toit sympathique de moins où te percher, mais Aros ne manque pas de bâtisses.
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