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Bright minds encounter ft. Amarante

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Jeu 5 Avr - 6:07

bright minds encounter

je cherche le soleil au milieu de la nuit

l'aube pointe à l'horizon lorsque tu atteins le phare
la nuit a été longue, mais ça ne t'empêchera pas de passer la voir

Le masque noir tombe avant que tu ne passes les portes ouvertes de jour comme de nuit sous l'oeil désintéressé des gardes. Ils doivent être fatigués. Tes yeux te picotent, ayant été exposés au froid de la ville trop longtemps. Pourtant c'est sans un bruit et sans une plainte que tu montes les escaliers et traverses la bibliothèque vers ta fenêtre habituelle. L'air s'engouffre dans la pièce lorsque tu l'ouvres, mais tu ne frissonnes pas. De tes mains gantées, tu assures ta prise sur les briques du phare.

Cyclamen n'approuve pas
peur que tu tentes de voler

Mais la peur t'échappe complètement tandis que tu effectues l'habituelle ascension, l'enivrante adrénaline fluidifiant tes mouvements alors que le vent désordonne tes cheveux blancs. C'est sans égratignures que tu atteins la fenêtre de la Gardienne, et elle ne tarde pas à t'ouvrir. Tu as un cadeau pour Meg, aujourd'hui. Il est soigneusement tiré d'une poche de ton manteau noir tandis que Cyclamen repose ses ailes, perchée sur ton épaule. La fenêtre est fermée, et ton sourire rayonnant. Tu laisses l'enfant te recoiffer de ses mains maladroites, tâchant de ne pas rire trop fort.

c'est inutile puisque tu repartiras par la fenêtre
et tu iras de nouveau jouer avec le vent

Le temps s'écoule en contes et histoires. En sourires timides et fausses prononciations de mots Hastériens. En un peu de mélancolie et beaucoup d'encouragements. Puis tu bâilles tandis que ton Pokémon piaille, et il est l'heure de partir. Tu lui souhaites une bonne journée en ignorant son air un tantinet déçu, retournant à la fenêtre. Puis tu redescends comme tu es monté, ta nerveuse Passerouge voletant à proximité comme si elle avait la force de soutenir ton poids au cas où tu perdes l'équilibre.

bibliothèque, escaliers
porte du phare, rues d'Aros

Le masque reste dans ta poche, et Cyclamen sur ton épaule lorsque tu étouffes un bâillement dans ta main gantée. Un joli soleil s'est levé, et tu te fais la réflexion que c'est étrange d'être à l'extérieur de jour. Etrange mais pas désagréable. Sans doute un brin nostalgique. Tu t'étires lentement, lâchant un soupir en entendant les craquements de ton dos. Une bonne journée de sommeil et tu seras comme neuf, supposes tu. Si ce n'est pas le cas, tu.. n'auras qu'à faire avec.

Tu ne presses pas le pas dans les rues entourant le phare, puis décides de faire un crochet par l'avenue portuaire. Le Soleil repousse les ombres de la nuit qui t'est devenue familière, mais si tu te sens désagréablement exposé, tu n'en montres rien. Mains dans les poches et tête haute, tu empruntes les raccourcis habituels dans le labyrinthe qu'est Aros pour atteindre l'endroit qui t'intéresse. Qui sait, on a pu laisser traîner une cargaison intéressante.

Sur le bord d'un toit, mains étendues sur les côtés pour garder l'équilibre, tu dépasses une énième cour qui ne mène nulle-part lorsqu'une silhouette attire ton attention. Il n'est pas excessivement rare de voir des gens toujours debout à cette heure-ci, mais pas dans ce genre d'environnement. Généralement, ils parcourent surtout l'avenue des lanternes, boisson en main, prêts à boire toute la journée. Ou alors ils hantent les ruelles ombrages, pour des raisons aussi douteuses que les tiennes.

perdu, peut être ?
c'est assez courant, par ici

Tu manques de glisser en t'accroupissant sur le bord des tuiles avant de t'asseoir avec précaution. Il fait jour, mais l'humidité de la nuit n'a pas séché. Tes jambes se balancent dans le vide et tu parcoures brièvement du regard l'inconnu que tu t'imagines être un touriste. Dans cette situation, c'est ce qui te semble le plus logique. Ou peut être que tu es un peu trop fatigué pour y réfléchir sérieusement, aussi.

« Je peux vous aider ? » tentes tu, une fois le masque de loup à nouveau en place

pas sûr qu'il t'entende
(et tu devrais dormir)

mais tu auras essayé
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Sam 7 Avr - 15:07
Il me tardait d'arriver à ce chapitre de mon aventure, mon arrivée à Aros. Sachez en premier lieu, Chers Lecteurs, que cette cité, bien que resplendissante, est froide comme la glace. Oui, un cristal glacé, c'est ce qu'est cette bien jolie ville.

Ce fut un peu par hasard, que Cyrano et moi, nous étions retrouvés dans la froide bourgade. Une erreur de calcul de ma part, lires les cartes n'étaient pas ma spécialité, après tout. Plutôt fatigués par nos escapades, et épuisés par cet incessant froid, mordant nos chairs, et lacérant nos peaux tel une paire de griffes, nous avions décidé de prendre une pause. Instant repas, moment chaleur, mais aussi temps de réflexion, et oui mes braves, il m'arrive de réfléchir. Un rapide instant de réflexion, une conclusion, nos tenues n'étaient pas adaptées à ce climat.

Refermant mon manteau, j'observais les alentours afin de trouver quelques branches, et de la glace. J'avais, dans ma jeunesse, déjà eu l'occasion de passer par ces froides contées, et l'on m'avait montré une façon fort efficace d'allumer le feu, utiliser de la glace. Nul besoin de crier au mensonge, ou à l'hérésie, la méthode était fort simple, une fois connue, il suffisait de mettre quelques brindilles en tas, comme ceci, puis d'utiliser le morceau de glace, comme ceci, afin que les rayons solaires le traversent, et soient renvoyés sur les brindilles. C'était magique, et croyez le ou non, ça fonctionnait.

La chaleur remontait, et l'envie de jouer quelques notes s'empara de moi, tel un saoulard en quête de bouteille. Deux pincements de cordes, horribles. Cyrano lui-même se refusa d'écouter cela. Mes doigts gelés, il était difficile de les faire danser au gré des cordes, point de mélodie donc.

Apaisés par le crépitement du feu, et revigoré par la succulente sensation de force revenant dans les jambes, le moment me semble propice pour vous parler un peu d'Aros. Un climat froid, mais une ambiance chaleureuse, et beaucoup de monde. Il y avait là-bas des commerçants de toute la carte, et même si lire une carte m'était tâche ardue, j'étais sûr que nous trouverions des objets intéressants ! Commercer avec ces étrangers allait être marrant. Il y avait une autre chose à savoir, cependant, sur cette cité marchande, un léger détail local dont Cyrano et moi avions oublié l'existence, mais vous le raconter maintenant gâcherait tout effet de surprise, alors soyez patients, je vous prie !

De nombreux pas crépitants dans la neige, de violentes bourrasques, quelque temps et une ellipse plus tard, nous arrivions devant la ville. Ma première impression fut... Et bien, une grande excitation, tout était tant différent du souvenir que je me faisais de l'endroit. Il y avait cependant un détail intriguant, les rues étaient vides... Hormis les gardes, et quelques rares égarés, pas ombre qui vive. C'était insensé...

Curieux, je décidai d'avancer dans cette douce et magnifique ville... Ou plutôt devrais-je dire ce damné dédale. Perdu, encore une fois. Le bon point était que le jour était levé, ainsi, la température était plus clémente, les cieux acceptant même de nous offrir quelques rayons solaires, une bien douce morsure. Enfin, je ne souhaitais pas être égaré plus longtemps, ainsi, je décidai de reprendre la marche.

De nombreux mouvements lents et répétitifs plus tard, je me repérais enfin. Toujours perdu, c'était ça mon point de repère. Soupirant je décidais de m'immobiliser quelques instants et de réfléchir. Et une idée de génie me vint ! Mes doigts étaient de nouveaux gracieux, souples et agiles, et la population locale saurait forcément m'aider. Je n'aurais qu'à jouer, et les gens viendraient à moi, je n'aurais ensuite plus qu'à demander mon chemin, m'étais-je dis ! Empoignant mon instrument, je fis donc glisser mes doigts sur les cordes, quelques doux sons s’envolèrent alors, au gré de la fraîche atmosphère, j'étais prêt ! Débutant par de lentes notes, assez douces et hypnotisantes, je variais parfois l'intensité du son, tout en veillant cependant à garder la même idée pour ma suite de notes.

Et tenez vous bien spectateur, mon génie venait, encore une fois, de me sauver ! Une voix s'était élevée derrière moi, en hauteur, un garçon, si mes oreilles ne me trompent point. Interrompant dés lors mon activité, je me tournais vers le gaillard. Un masque, et un ruban au cou. Et bien, l'art n'avait pas de limites semblait-il, c'était probablement lui aussi un artiste, et il allait m'aider, une chouette collaboration. La voix m'avait proposé de l'aide, et c'était avec grande joie que j'avais accepté, bien évidemment !

"-Oui, je te cache point qu'un peu d'aide ne serait pas de refus. C'est pas facile de se repérer ici !"


Ce furent mes mots, prononcés assez puissamment pour que le garçon, perché du haut de son toit, puisse correctement m'entendre. Sans me faire attendre, j'avais envoyé une seconde volée de mots, persuadé alors que cette personne était elle aussi dans le domaine artistique :

"-C'est quoi ton truc ?"

Levant le bras, afin de mettre en valeur mon luth, je voulais lui faire comprendre que je parlais d'art. Et compte tenu du fait qu'il me parlait depuis un toit, il y avait de fortes chances que ce gaillard soit acrobate, ou quelque chose de la sorte.
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Ven 13 Avr - 0:10

bright minds encounter

j'sais pas si c'est la Terre qui tourne à l'envers

tu ne sais pas de quoi il joue
tu n'as pas pas eu d'éducation musicale

(ça ne t'aurait pas déplu)
(mais ce n'était pas de ton ressort)

Force est pourtant constater qu'il joue bien. L'air est doux, pas spécialement entrainant mais agréable à l'oreille, il te tire un sourire qu'on ne verra pas. Même Cyclamen émet un sifflement approbateur. Peut-être es-tu tombé sur un artiste itinérant plutôt qu'un touriste. Manque de bol dans tous les cas: il s'est trompé d'heure. En cette matinée ensoleillée, seuls quelques insomniaques et oiseaux de jour dans ton genre pourront l'écouter. Peut-être même que les personnes habitant autour de cette cour lui demanderont de cesser, plus intéressés par leur sommeil que sa mélodie.

dommage, supposes-tu
mais Aros n'est pas une ville d'artistes

Il se retourne vers toi, l'instrument réduit au silence par ses mains immobiles. Tu regrettes presque de l'avoir interrompu, mais tes intentions n'étaient pas mauvaises. Le prévenir du rythme de vie particulier d'Aros te semble être la moindre des choses, sans doute l'habitude d'être aimable avec les touristes. Pas seulement avec l'optique de les détrousser: tu es peut-être un voleur, mais à l'origine, on t'a bien élevé.  

L'inconnu n'a effectivement pas l'air d'ici, bien que personne n'aie réellement l'air d'Aros, en soi. Etudiant son visage depuis le toit, tu laisses ses cheveux noirs et sa peau claire te faire penser à Kii. N'ayant jamais mis les pieds dans la contrée montagneuse, peu désireux d'affronter des températures plus basses que celles du port de commerce, tu as pourtant déjà croisé certains de ses habitants. Soit dans les rues, soit dans la boutique de Nicholas, à discuter de remèdes et/ou de poisons, c'était encore l'époque où tu avais du mal à saisir les subtilités de la langue locale.

pas facile de se repérer, dit-il
ça t'arrache un rire qui n'a rien de moqueur

« Je ne vous le fais pas dire. » encore une raison qui t'entraine sur les toits plutôt que sur le pavé

Bien que ça soit peu conventionnel, tu te repères mieux sur les toits que dans les rues. Tu ne comptes plus le nombres de fois où tu t'es perdu dans ce labyrinthe qu'on décrit à tort comme une ville, lors du premier mois suivant ton arrivée. Hochant la tête, tu lui adresses un sourire compatissant qui reste invisible sous ton masque. Sans doute pourrais-tu le retirer: il n'est pas d'ici, après tout, tu n'as rien à craindre de lui. Mais avec l'habitude, tu ne te rends même plus compte avoir gardé ton visage de monstre en place.

puis il demande ton 'truc'
tu penches la tête, confus

Difficile de suivre ce à quoi fait référence ton interlocuteur avant qu'il ne lève sa main tenant l'instrument de musique. Un nouveau rire te vient, plus discret: t'a-t-il pris pour un saltimbanque ? Ce ne serait pas étonnant, et pas la première fois. Perché sur les toits, tout de noir vêtu, avec un un masque pour cacher ton visage et une capuche pour dissimuler tes cheveux, tu as plus l'air d'un personnage que d'une personne. Chose qui n'est pas vraiment pour te déplaire: moins on te prendra au sérieux, moins on se méfiera de toi.

et puis tu restes un joli souvenir
un curieux objet céleste, sans plus

« Je guide les visiteurs, peut-être puis-je vous indiquer le chemin ? » lances-tu, rieur

Ce n'est pas là qu'il voulait en venir, certes. Tu balances tes jambes dans le vide, une main gantée sur ta nuque, comme absorbé dans quelque réflexion. Cyclamen piaille comme un avertissement: tu te réceptionnerais mal, si tu glissais. Et puis la Passerouge te ressemble: elle n'aime pas te savoir à protée des terriens. Encore moins lorsqu'ils sont accompagnés de monstres aussi impressionnants que cet Insécateur. Ta réflexion dure quelques secondes avant que tu ne hausses les épaules comme pour dire 'tant pis'.

la capuche glisse sur tes épaules
tu défais les rubans du masque

l'air frais rosit tes joues
et picote tes yeux fatigués

« Pas seulement, cela dit. On m'appelle Songbird, pour des raisons assez simples à deviner, enchanté. » te présentes-tu, souriant

Un faux nom, mais quelle importance ? Songbird ou Céleste, aucun des deux n'est réel. Aucun des deux n'est tout à fait honnête non plus. Tu ranges précautionneusement le masque dans une poche intérieure de ton manteau noir, observant toujours ton interlocuteur prudemment. Descendre lui poser tout un tas de questions sur cet instrument que tu ne connais pas vraiment semble être une option attirante, mais ta méfiance te garde sur le toit.
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Dim 15 Avr - 21:14
C'était là une rencontre fort intéressante. Ce garçon masqué, malgré ses frêles airs semblait jouir d'une certaine agilité en hauteur.Enfin, masqué n'était plus de mise, puisque le gaillard venait de mettre son visage à jour, tel un acteur terminant sa prestation, et patientant pour l'ovation des spectateurs. Sa voix s'était de nouveau élevée, et j'avais désormais un nom à mettre sur ce doux visage : Songbird. Le gaillard possédait un visage plutôt gracieux, assez enfantin, surplombé par une casquette de mèches blanches, contrastant parfaitement avec ses allures de marmot.

Le fameux Songbird n'était d'ailleurs pas seul, puisqu'un oiseau lui tournait autour, semblant plutôt proche du garçon des toits. L'information essentielle, Chers Lecteurs, étaient que le détenteur de ce visage blafard, creusé par les cernes, se révélait être guide, une aubaine, pour un perdu. Lors de mon arrivée à Aros, ma pensée s'était dirigée vers l'idée de dégoter quelques ouvrages concernant Maître Valdemare, cependant, voir ce garçon sur les toits titillait mes envies d'acrobaties, et de sensations.

Sans spécialement crier gare, j'avais donc décidé de monter, après tout, si lui tenait aussi bien là-haut, pourquoi pas moi ? Entreprise complexe, Très Chers, car après avoir trouvé un support me permettant de grimper, puis de m'accrocher à la charpente, je dus me hisser, et là n'est que la partie la moins complexe. Le plus dur vint après, quand, une fois perché sur les tuiles, je dus faire tourbillonner mes bras, et secouer mes jambes de façon frénétique, afin de reprendre mes appuis et ne point me retrouver à terre, en voulant me mettre en l'air. Accroupi pour plus de stabilité, pensez-y si vous tentez un jour la balade sur toits, je vérifiais que mes affaires étaient encore toutes là. Katana, toujours accroché, luth, remis au préalablement à mon dos avant de faire le singe, pareil, carnet, dans le sac, parfait, le compte y était.

D'une poignée de main, je vins attraper l'équivalent de l'avant-bras de Cyrano, afin de l'aider à se hisser, puis je pus, finalement, après un soupir et quelques secondes pour reprendre mes esprits, la têtelégerement tournoyante suite à cette houleuse prestation, reprendre la conversation avec le guide Songbird. Je tentai ainsi de me redresser, m'apprêtant à me présenter correctement. Maladroitement, je parvins à trouver une position correcte, quoi qu'un poil glissante, comme ces maudites tuiles recouvertes de rosée matinale, puis ma voix s’éleva:

"-Godot. Mercenaire, vagabond, explorateur, mais avant tout ARTISTE." Avais-je commencé, et vous me connaissez désormais, Chers Lecteurs, je ne pouvais pas me limiter à ça.

"-Ton nom est amusant, en tout cas."

Commençant désormais à prendre mes aises, je me permis quelques secondes d'observation, me redressant légèrement, me dépêchant d'attraper le sommet de la toiture afin d'avoir une accroche, venant poser ma main libre sur mes sourcils afin de ne point être ébloui, et pouvoir scruter les alentours. Cette vue était sublime, pour ne pas dire inspirante. L'envie de gratter la mélodie vint, mais je n'étais encore point assez à l'aise pour me permettre ce genre de fantaisie, ce serait pour plus tard, ne pensez vous pas, Lecteurs, que ce serait un magnifique spectacle ? Votre humble Godot grattant son luth en rythme, sur les toits, afin que le son se propage au mieux !

Je sortis enfin de mes pensées, je gratterai sur le papier ces idées de projets plus tard, pour l'heure, j'avais envie d'explorer cette ville, et un guide, qui pouvait peut-être m'apprendre à me déplacer sur ces pierres bancales, ne serait pas de refus. Posant mes yeux dans ceux du petit Songbird, je parlais, derechef :

"-Un guide ne serait point de refus. Tu me fais visiter la ville ? Et puisque tu as l'air de te plaire en l'air, que dirais-tu que nous y restions, Songbird ?" Une courte pause puis je repris

"-Je devrais m'accoutumer rapidement, t'en fais pas pour moi."

Mes actes vinrent confirmer mes mots, comme pour persuader le guide que je disais vrai, je tentais de me redresser complètement, en concluant mon mouvement pas un saut, ou quelque chose de spectaculaire, malheureusement, ce fut impossible, je dus bien vite me résoudre à fléchir encore les jambes, évitant une chute mémorable. La situation semblait beaucoup amuser Cyrano, qui semblait bien à l'aise sur ce milieu incertain pour moi, ce pokèmon apprenait vite, et il était très agile, après tout.
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Lun 7 Mai - 23:26

bright minds encounter

take flight

tu n'oses peut-être pas descendre
mais il se fait un devoir de monter

(tu ramènes tes jambes sur le toit)
(des fois qu'il faille t'éloigner)

Difficile de le trouver agile, et ton visage maintenant découvert laisse se dessiner un sourire amusé par ses mouvements plutôt gauches. Sans doute n'a-t-il pas l'habitude, contrairement à certains. C'est un peu rassurant, en soi: si les choses tournent au vinaigre, pour une raison ou une autre, il ne pourra te rattraper. Tu plisses cependant les yeux lorsque ton regard tombe sur l'Insécateur qu'il aide à grimper à sa suite. Le monstre devrait être plus stable mais..

mais c'est sans importance
tu t'en fais pour rien, comme souvent

Tu étends une main en guise d'avertissement lorsqu'il entreprend le périlleux mouvement de se redresser: les toits sont glissants, et tu doutes que ses chaussures y soient adaptées. Fort heureusement,t il se débrouille pour ne pas perdre l'équilibre, entamant par la même occasion une présentation qui a le mérite de ne pas être courante. Ce n'est pas souvent que tu tombes sur un tel original, Céleste, on dirait que tu as une chance folle ce matin. C'est d'un hochement de tête que tu réponds, tandis que Cyclamen émet un sifflement qui sonne assez peu impressionné.

"pas besoin d'en faire tout un plat"
si elle pouvait parler, elle serait terrible

Contrairement à lui, tu restes un genou à terre dans la pente du toit, une main de chaque côté pour te stabiliser. Prendre des risques d'accord, mais dans ce genre de contexte ça ne t'amuse pas à moitié. Il n'y a pas vraiment d'enjeu, après tout. Maintenant qu'il est plus proche, tu ne te gardes pas de le détailler un peu plus, passant du sabre typique de Kii au Luth en notant sa tenue pas spécifiquement adaptée à l'exercice de grimpe qu'il vient de s'imposer. Globalement un voyageur, donc, comme il vient de te le dire. Et armé malgré sa musique apaisante. Mais pour un mercenaire, ça n'a rien de surprenant: même accompagné d'un monstre aux lames aiguisées, il est bon d'avoir de quoi se défendre.

et puis tu n'as rien à dire là-dessus, Céleste
ton manteau cache un poignard

(et ton attitude, bien d'autres choses)
(tu ne fais que te donner l'air désinvolte)

« Je vous retourne le compliment. » réponds-tu lorsque Godot mentionne ton nom

(ton surnom, en réalité)
(mais ça revient au même)

'Godot', ce n'est pas quelque-chose que tu as beaucoup entendu. Tu te demandes de quelle origine ça peut être avant d'abandonner la pensée, conscient que ta culture n'est pas assez étendue pour déterminer ça. Il a le bon réflexe de s'accrocher au haut de la toiture, ce qui te fait inconsciemment hocher la tête: c'est déjà moins risqué que tout à l'heure. Avec sa stature, tu ne seras capable de l'empêcher de tomber s'il glisse. Trop grand, avec trop de matériel sur le dos, hélas. (ce n'est pourtant pas la volonté d'aider qui manquerait: tu t'en voudrais de laisser périr une telle oeuvre d'art.)

Il parle de visiter la ville malgré sa position au moins précaire, et tu le gratifies d'un haussement de sourcil partagé entre l'amusement et l'incrédulité. Oh vraiment ? En voilà un qui ne manque pas de témérité. Mais tu aurais dû t'y attendre en le voyant grimper malgré le terrain instable et son équilibre chancelant. En dépit de ton opinion plus réservée sur ses capacités à s'adapter aux hauteurs, tu hoches la tête sur ses paroles. Son Insécateur est plus à l'aise, comme tu t'y attendais. Il devrait l'aider à ne pas redécorer le pavé.

« Touché, c'est un plaisir pour moi de rester sur les toits. Une des raisons pour lesquelles je porte bien les noms d'oiseaux, sans doute. » confirmes-tu avec un sourire espiègle

Tu ne sais pas si tu joues correctement sur les mots, ou si l'expression existe à Hastérion; mais des noms d'oiseaux, on t'en a donné. Cyclamen quitte ton épaule lorsque tu te redresses également jetant un regard circulaire sur les toits. Habitués à la luminosité, tes yeux piquent moins malgré la fatigue. Marchant avec une assurance venue de l'habitude, tu te hisses sur le sommet du toit, trottines sur les tuiles sans les faire tomber. Pour lui donner une idée plus claire de la configuration, tu ferais bien de trouver des bâtiments longeant la mer plutôt que couper à travers les ruelles comme tu le fais souvent.

« Oh mais je m'en fais pour vous: c'est une surprise que vous ne soyez pas déjà tombé. » ajoutes-tu en changeant de toit, un rire dans la voix

Tu viens de te laisser glisser vers le bord du précédent à une vitesse périlleuse avant d'utiliser l'élan pour sauter sur le suivant, à peu près à la même hauteur. Une chance que les tuiles soient bien accrochées, mais si tes pas sont contrôlés, on doit t'entendre quand même. Sans parler de l'habitué du sol qui t'accompagne. Jetant un regard par dessus ton épaule, tu lui fais signe d'approcher avant de t'éloigner à nouveau dans un mouvement souple. Si tu ne devais pas t'assurer qu'il suive, tu courrais sans doute. L'adrénaline ramène à tes lèvres un sourire que même le vent glacé ne saurait effacer.

tu as presque atteint les toits qui t'intéressent
ceux qui longent le port d'Aros

« Venez par là.. et ne marchez pas sur cette tuile: elle tremble à chaque fois. » conseilles-tu en désignant l'appui bancal

Tu lui indiques de se tenir au sommet du toit comme il l'a fait tout à l'heure et vas te percher sur le bord de la cheminée qui, heureusement, ne fume pas. Vous êtes à deux rues de la destination, et tout seul tu y serais déjà, mais mieux vaut laisser à Godot le temps de souffler. Ne serait-ce que pour réduire le risque d'erreurs: à cette hauteur, ça pourrait brusquement écourter son séjour à Aros.

« C'est assez inhabituel, qu'on me suive là-haut, vous ne manquez pas de courage. commentes-tu distraitement, On a presque atteint l'avenue portuaire, qui est un bon endroit pour commencer à vous guider, mais je préfère m'assurer que vous ne préférez pas redescendre sur terre. » ajoutes-tu en lui jetant un regard curieux

Techniquement, il ne vous est pas impossible de retourner sur un terrain moins dangereux. Ce serait sans doute mieux pour Godot, par ailleurs, mais libre à lui de continuer sur sa lancée. Il n'est certainement pas acrobate, mais sa tentative aura eu le mérite de t'amuser.
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Dim 20 Mai - 11:23
Décidément, ce Songbird était fort plaisant, et étonnant. En plus de faire preuve d'une grande agilité, afin de trôner sur les toits, voilà qu'il se mettait à jouer avec les mots, de quelle façon, vous demandez-vous, Lecteurs ? Et bien à base de noms d'oiseaux, oiseau de son, ou de mauvaise augure, peu importait, c'était le lot des artistes, après tout, que d'essuyer de nombreux surnoms, positifs comme mélioratifs.

L'oiseau du garçon, parfois, piaillait, en réaction à mes paroles, ou à celles de son camarade. Leur lien semblait fort, probablement plus que celui qui nous unissait, Cyrano et moi. Vagabondant dans mes pensées, comme vous en avez désormais l'habitude, je fus interrompu, ou plutôt sortis, de ma tête par la voix de mon collègue de hauteurs.

Surpris que je ne sois pas déjà tombé ? Et bien, pour vous, Chers Lecteurs, c'était une évidence, mais pour d'autres, moins. L'entraînement de Père fut rude, et l'équilibre était primordial en escrime, comme en arts, ainsi, même si je n'en avais pas l'air aux premiers abords, je me débrouillais, dans la mesure du possible, assez bien.

Je détestais mentir, mais je ne pouvais pas parler de Père pour l'instant, il me faudrait attendre mon retour au manoir Whiterun, afin de m'identifier comme Amarante Whiterun, et non plus comme Godot. Malgré son accord, concernant mon voyage, je savais que cette histoire aurait pu peser lourd sur sa réputation, et je refusais d'être un obstacle à ce grand homme. Enfin, revenons à notre chapitre, à la rencontre avec Songbird et notre escapade sur les toits, je répondis donc, ne mentant finalement pas, mais ne dévoilant pas tout à l'oiseau sans plumes :

"-J'ai beaucoup été entraîné, je me débrouille, au mieux, pour ne pas choir, surtout quand ça peut être fatal."

Et c'était vrai, en combat, comme en situation périlleuse, bien qu'un combat, en soi, en soit déjà une, une chute augmentait de beaucoup, les chances de mourir. Mais ça aussi, Braves Lecteurs, vous le saviez.

Suite à court interlude, nous commencions à crapahuter sur les toits. Avec la grâce du félin, la souplesse du serpent, et le caractère vif des oiseaux les plus puissants, Songbird avançait, de tuiles en tuiles, puis de maisons en maisons, de mon côté ? Je me débrouillais. Mimant les mimiques du garçon des toits, je tentais de suivre son rythme qui, bien que visiblement ralentit (il marquait même des pauses pour m'attendre.), était digne de l'exploit. Le pouls s’accélérant, le corps chauffant, les tempes raisonnant au bruit de mon cœur cognant en mon sein, je faisais de mon mieux. Cette activité n'était pas seulement marrante, elle demandait une concentration, et une condition physique extrêmes, ainsi, Chers Lecteurs, je me permets de ne pas essayer cela chez vous, au risque de sévèrement le regretter, dans un lit ou sous la terre.

Nous eûmes quelques mots, pendant notre traversée des cieux, beaucoup d'indications venant du guide, je sentis même comme une certaine bienveillance, comme il en existe entre vous et moi, à moins qu'il n'eût s'agit d'une des facettes du métier de Songbird ? Après une autre mise en garde, concernant une tuile instable, l'acrobate des rues se percha, plus haut encore, sûrement pour observer les alentours ?

Me stabilisant, afin de ne point chuter pendant l'arrêt, je décidais de profiter de ce moment de répit. Un vent s'écrasa sur mon visage, frais, puissant, tranchant, était-ce le fameux vent marin, à propos duquel j'avais lu tant de choses ? Probablement. Je n'avais pas fait attention, trop concentré par ma course, mais la mer n'était pas loin, pour ne pas dire juste à côté.

Posant les yeux sur la merveille bleue, je ne pus décrocher mon regard qu'au moment où la voix de Songbird s’éleva. Comme si le temps s'était arrêté, j'avais bloqué sur la mer, une étendue si grande, et si pure. Regarder l'espace bleu me faisait me sentir ridicule, et attisa ma soif de curiosité, encore plus, Chers Lecteurs. Partir en mer, c'était bien là quelque chose que je comptais bien faire un jour. Les Aventures de Godot en mer, ou quelque chose comme ça. Devenir un homme de la mer, c'était une idée, avant de succéder à Père.

Mes excuses, je me suis perdu, revenons à notre sujet, Songbird me causa donc, me proposant de retourner au sol. L'idée semblait bonne, j'approuvais, décidant d'agir plutôt que parler. Ayant lu de nombreuses histoires sur le grand Valdemarre, et sur les guerriers de Kii, je décidais de tenter un retour au sol impressionnant. Vérifiant les alentours, je ne trouvais rien de mieux que la toile servant de toit à un étal, et peut être cette bannière, qui ornait une grande bâtisse.

Un grand sourire sur les lèvres, je me lançai donc, sans crier gare, en direction de la maison voisine, celle ornée par la bannière, sautant et l'attrapant fermement, je balançai désormais, les pieds vers le vide. Le fanion n'avait pas cédé, une chance, cependant, il me fallait désormais un moyen d'accéder à l'étal, afin d'atterrir sans trop de douleurs. Comme à mon habitude, sans trop réfléchir, mais en le faisant efficacement, je décidai de balancer mes jambes, afin de m'approcher de mon objectif, puis, lorsque mon instinct me le dicta je me lâchai, envoyant brusquement mes jambes vers l'avant, pour mieux me propulser.

Bonne visée, mauvaise estimation de la solidité du tissu couvrant l'étal. Dans un lourd vacarme, le tout s'écroula, et je me retrouvais, pattes en l'air, enfin, au sol. Mais bien vivant, sans quoi vous n'auriez point l'occasion de me lire. Me relevant péniblement, j'observais les environs, les rues étaient presque toutes vides, mais il y avait là, un groupe individus fort étrange, dont le bruit de ma chute n'avait point manqué d'attirer mon attention. Tous les regards étaient sur moi, encore une fois, mais j'avais l'habitude, aux regards, qu'ils soient plein d'émotions positives, ou d'hostilité, comme ceux de ces types, approchant désormais. Qu'allait-il arriver ? Et bien, tournez la page Lecteurs, et vous saurez !
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Mar 5 Juin - 21:39

bright minds encounter

what goes up must come down

jusqu'à présent, il t'a suivi
mieux que tu ne l'aurais cru

(ça mérite des applaudissements)
(mais il y a des gens qui dorment)

Tu devines l'ennui de Cyclamen à la façon dont elle volète quelques mètres au-delà de l'endroit où tu t'es stabilisé en attendant que Godot n'arrive à votre hauteur. Habituée à la façon dont tu file -souvent pour échapper aux conséquences de tes actes-, la Passerouge s'accommode mal des pauses que tu ménages par égard pour le voyageur. Elle te fait néanmoins le plaisir de passer son mécontentement sous silence, limitant son action à des mouvements d'ailes sans doute un peu plus vifs que nécessaires et de regards appuyés en direction de l'homme qui t'accompagne lorsqu'une pause dure trop à son goût.

Son agacement t'amuse au lieu de t'être communiqué, et tu lui lances des sourires qui éclipseraient le soleil en murmurant dans ta langue natale de 'rester patiente'. Il n'est pas des toits, et encore moins d'Aros: la différence de vitesse n'est pas quelque-chose dont on peut lui tenir rigueur. A vrai dire, comme tu le lui as fait remarquer, Godot se débrouille même très bien. Qu'importe en quoi consiste l'entrainement qu'il a mentionné, ce dernier a suffisamment entrainé son équilibre et son évaluation des distances pour lui permettre de suivre à un rythme tout à fait honorable.

ta Passerouge est beaucoup trop exigeante
et pas le moins indulgente du monde

Lorsque ses yeux repèrent la mer quelques rues plus loin, tu surprends comme un air d'émerveillement sur son visage. Maintenant qu'il s'est arrêté sur le même toit que toi, difficile de le rater. Tu perds la bataille contre le sourire qui cherche à s'installer, plissant tes yeux et étirant tes lèvres: c'est presque l'air qu'a pris Meg la première fois que tu lui as chanté ramené une babiole. Un petit bracelet de perles d'une teinte à mi-chemin entre le bleu sombre et le gris nacré que tu as obtenu de façon plutôt discutable. Comme si elle découvrait quelque-chose dont elle n'avait jusque là qu'entendu parler, et que ça dépassait loin les images élaborées par son imagination.

puis il approuve l'idée de descendre
et le souvenir t'échappe

Glissant souplement de la cheminée tu évalues ce que vous avez à disposition pour une descente comportant un risque de se briser les os aussi bas que possible. Ce serait dommage que Godot s'écrase en essayant d'atterrir alors que malgré un envol difficile, il s'en est jusque là sorti correctement. Atteindre le bord du toit pour s'appuyer ensuite sur le rebord d'une fenêtre du bâtiment voisin semble être une option décente. Il suffira de passer au rebord du dessous et.. mais Godot a visiblement une toute autre idée en tête.

Apparemment fort peu attaché à la notion de sécurité, il s'élance pour s'accrocher à une banderole dont la solidité n'avait rien de garanti. Un rire monte dans ta gorge tandis que tu te retrouves incapable de détourner le regard, partagé entre l'amusement et une touche d'inquiétude. Il est vrai que le voyageur n'a pas froid aux yeux, difficile de savoir comment ça t'est sorti de l'esprit. Mais ton expression tourne vite à la grimace lorsqu'en voulant se réceptionner sur le toit de tissu d'une étale, il déchire ce dernier et rencontre le sol avec pertes et fracas.

ce n'est pas sans rappeler des souvenirs
la première réception de Micaiah, par exemple..

Constatant qu'il bouge encore, tu ris à voix basse avant de constater que ses acrobaties ont attiré l'attention d'un groupe d'individus dans la même rue. Les cinq hommes qui semblaient mener une conversation à voix feutrées jusqu'à l'atterrissage de Godot le fixent avec insistance, surpris mais pas forcément ravis d'être interrompus. Profitant du fait que l'attention ne soit pas dirigée vers toi, tu tires le masque noir de ton manteau et attaches solidement le ruban derrière ta tête.

ce ne sont pas les commerçants de cette rue
leurs visages te seraient familiers

Peut être des marchands ou des marins de passage, s'ils sont debout à cette heure-ci. Peut-être des gens à l'honnêteté aussi discutable que toi, aussi. Mais même à une horaire aussi tardif, fomenter quelque coup monté en pleine rue n'aurait rien de bien judicieux. Aros ne manque pas de passages dissimulés et de petites cours obscures pour des réunions de cet acabit. D'autant que les gardes royaux y passent moins souvent que dans les rues comme celle-ci. Tu en sais quelque-chose. Tu as croisé leurs patrouilles bien trop de fois à ton goût, Céleste.

Sautant sur le toit du bâtiment où est accrochées la banderole, tu viens à ton tour t'accrocher au tissus et descends le long de celui-ci jusqu'à ce que tes pieds trouvent un rebord de fenêtre où prendre appui. Surveillé par une Cyclamen nerveuse, tu prends quelques autres appuis avant de te réceptionner sur le pavé d'une façon un peu plus discrète que Godot, pliant les genoux pour amortir le choc. Les 5 personnes se sont approchées du mercenaire, le bloquant à ta vue et demandant probablement d'où il sort, s'ils n'ont pas pu observer sa cascade dans son intégralité.

« C'était risqué, vous m'avez fait bien peur ! En combien de morceaux êtes vous ? » interroges-tu, presque moqueur en lui jetant un coup d'oeil attentif

Ton regard passe vite à vos interlocuteurs dont aucun ne connait ton visage. Aucun ne t'est familier non plus, et tu commences à te demander si vous n'êtes pas effectivement arrivé au milieu de la réunion de navigateurs plus ou moins honnêtes. Les barbes fournies et l'odeur d'embruns semblent aller dans ce sens, mais peut-être n'est-ce que la proximité de la mer. Cyclamen de nouveau sur ton épaule, tu leur souris aussi poliment que possible, oubliant que le masque cache ton expression.

« Il a fait un joli vol plané, une chance qu'il ne vous soit pas tombé dessus ! On ne vous dérangera pas longtemps: il nous reste un port à visiter. » assures-tu en hochant la tête

Tes yeux clairs passent sur sur le tissu déchiré, et tu espères que le bruit n'aura pas réveillé les habitants de cet bâtiment. Il ne manquerait plus que vous vous mettiez à dos un commerçant d'Aros probablement fatigué et mécontent d'être réveillé en pleine journée. Le groupe de marins grommelle dans un langage que tu ne reconnais pas, te faisant supposer qu'ils parlent entre eux pour l'instant. Sans doute l'occasion de filer avant qu'ils ne décident que s'écraser à leurs pieds est un affront inacceptable.. on t'a déjà menacé pour moins que ça.

sont-ce des pas que tu entends à travers la porte ?
vous feriez bien de ne pas vous éterniser
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Mar 26 Juin - 14:52

Page tournée, Chers Lecteurs, vous allez donc connaître la suite. Patatras. Une légère douleur parcourait mon dos, je décidai d'effectuer quelques mouvements de buste, afin de vérifier que mes os étaient toujours en place. Gauche, droite, saut, parfait, les os n'avaient, à première vue, rien. Continuant mon inspection corporelle, je secouais d'abord mes bras, puis mes jambes, une à une, là encore, rien de cassé. J'aurais sûrement quelques bleus. Par chance, mon instrument avait aussi survécu à la chute, sans quoi, c'est moi qui n'aurais survécu.

Pour être honnête, Chers Amis, la tête me tournait encore, lorsque ces loubards m'encerclèrent, et mon premier réflexe avait été de renforcer la force que j’exerçais sur la garde de mon arme, ramassée après m'être relevé. Le regard féroce, et l'esprit guerrier, je sentais l'hostilité chez ces hommes virils et barbus.

Fort heureusement, la voix de notre cher guide, Songbird, vint apaiser cette étrange assemblée, et moi-même. Il parla, plusieurs fois, m'adressant au passage une question, à laquelle je commençai à répondre, alors que le groupe se dispersait. Le guide, redevenu masqué, voulait savoir si j'étais toujours entier. Évidemment, Chers Lecteurs, si vous pouvez lire ceci, c'est que la réponse était positive.


-Toujours vivant, toujours debout, tous mes morceaux sont encore là, corps comme âme ! Navré de provoquer en toi de la peur, je ne voudrais pas être le premier client qui périt durant ton service, et entacher ta réputation. A moins qu'il n'y en ait déjà eu ? envoyais-je, haussant les épaules, en souriant légèrement.

Récupérant petit à petit de cette escapade sur les chapeaux de maisons, je pus remarquer que le froid qui, plus tôt, m'avait forcé à fermer ma veste, avait été remplacé par une grande chaleur, celle du mouvement, celle de l’adrénaline, celle de la curiosité, mais surtout celle de l'aventure ! D'un vif geste, j'ouvrais grand mon manteau, offrant à mon corps l'air salé d'Aros.

Aux alentours, des bruits s'agitaient, des volets s'entrouvraient, des rideaux se tiraient, et quelques portes laissèrent échapper le son d'une serrure s'ouvrant, allait-on enfin pouvoir croiser d'autres personnes ? N'était-ce pas le bon moment pour un petit concert ? Il y avait, à quelques mètres de nous, un endroit qui me semblait une bonne place, pour jouer un peu de luth, je voulais y aller ! Mais avant tout, il me fallait questionner mon guide :


-Songbird ? Saurais-tu à qui appartenait l'étal que j'ai brisé ? Je souhaiterais dédommager son propriétaire.

Puis, entamant ma marche, suivi par Cyrano, je montrais du doigt l'endroit, et dis au masqué:

-On avance un peu ? J'aimerais essayer quelque chose.

Et oui Chers Lecteurs, je ne connaissais point assez bien Aros à ce moment-là, et je continuais à me questionner quant à l'inactivité de la ville, en plein jour ! Mon idée était donc simple, jouer de la musique, afin de réunir ces timides Arosiens, endurcis par le froid.

J'arrivais à destination, et vins me placer au centre du cercle de pavés. Face à moi, se trouvait une grande rue, ombrée par d'imposantes batîsses, plus ou moins pittoresques. A droite, Songbird, et son oiseau, ainsi que les habitations que nous avions passées plus tôt. Quand à la gauche, point de rouge, mais quelques mats dominant des navires, navires qui faisaient de l'ombres à des barques, et barques qui se laissaient glisser aux caprices de l'eau. Le guide aux cheveux pâles étant assez loin, je du hausser la voix pour m'adresser encore à lui, il pourrait m'accompagner, si il le souhaitait, dans ma petite representation improvisée:


-Hey Songbird, si tu veux, tu peux danser, ou chanter ou... montrer tes talents !

Et c'est ainsi, que, sur ces mots, commencèrent à s'élever quelques notes, puis d'autres, et encore de nouvelles, remplacées par une gamme inédites. Ah Chers Lecteurs, si vous saviez, la raison pour laquelle les rues d'Aros sont si vides, lorsque le soleil est à son zénith... Ne soyez point trop frustrés, vous le saurez bien assez tôt, pour l'heure, profitez du concert que vous offre votre brave Godot, et détendez vous encore un peu, nous avons tout notre temps, pour passer aux choses sérieuses, et vous faire vous ronger les ongles n'est point dans mes priorités.

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Mar 17 Juil - 2:28

bright minds encounter

on the run

il avait une main sur son arme
une chance que tu sois intervenu rapidement

(à cette heure-ci, un accrochage est vite arrivé)
(et tu as beau savoir te défendre, tu préfères les éviter)

Il est en un seul morceau, te répond-t-il en riant. Un soulagement. Car tu es certain qu'il n'y en a pas deux comme lui, il serait dommage de l'abîmer. Quant à entacher ta réputation de guide.. un léger rire t'échappe, derrière ton masque. Tu lui adresses un clin d'oeil espiègle: qui sait, peut-être ne serait-il pas le premier ? Mais peut-être est-il présomptueux de parler de réputation pour quelqu'un comme toi.

(après tout, on te regarde déjà de travers)
(ton accent laisse souvent les gens sceptiques)

Tes yeux sont rivés sur la porte de la maison devant laquelle Godot s'est écrasé lorsqu'un mouvement vif de ce dernier te fait presque sursauter. Cyclamen bat des ailes tandis que tu recules d'un pas par instinct. Vient-il..d'ouvrir son manteau ? Un frisson te parcoure rien qu'à l'idée: peut-être est-ce la fatigue, mais même avec le lever du jour, tu ne t'y risquerais pas. La chaleur de l'astre doré te parait dérisoire face aux vents salés qui peuvent si rapidement gagner en violence. Même en été, avec le soleil à son zénith, te défaire d'une couche de vêtements te paraitrait insensé.

Aros n'a pas un climat auquel on expose sa peau
le froid ne laisse aucune chance à ceux qui s'y risquent

(mais peut-être es-tu un peu frileux)
(les températures de Kalos n'ont pas fini de te manquer)

Autour de vous, des curieux essaient de savoir d'où venait le fracas de tout à l'heure. L'envie de fuir se fait plus insistante à chaque ouverture de volets, chaque nouveau visage à la fenêtre. Peut-être ne dorment-ils pas encore, peut-être ont-ils été réveillés.. mais qu'importe le cas de figure, tu doutes que ce raffut leur plaise. Après une dure journée, ils ont mérité leur sommeil et malheur à celui qui les empêchera d'en profiter. Vous ne devriez pas rester là. Rien ne vous oblige à subir leur mécontentement, après tout. Mais il semble que Godot ne partage pas tes inquiétudes.

« Euh, pas personnellement ..? » bredouilles-tu, sidéré qu'il pense à cela maintenant

est-ce ce qu'on appelle avoir un bon fond ?
ce n'est définitivement pas ton cas

Cyclamen a quitté ton épaule, voletant entre toi et Godot qui propose d'avancer comme si de rien n'était, accompagné de son Insécateur. Peut-être devriez vous avancer dans une direction moins.. entourée de maisons ? Dans le style loin de l'endroit où sa chute a déjà attiré l'attention ? Les marins vous lancent des regards à la limite de l'hostilité. Quant à Godot, son absence totale d'inquiétude quant au fait d'être bruyant en plein jour te laisse stupéfait jusqu'à ce qu'un détail te revienne.

il n'est pas d'ici
il ne doit pas être au courant

Voilà qui a le potentiel d'être très amusant. Calmant ta Passerouge d'un mouvement de la main, tu emboites le pas à Godot, curieux de savoir ce qu'il a en tête. Lorsqu'il tire son instrument de musique que ses mésaventures n'ont heureusement pas abîmé, ton sourire devient rayonnant. Un concert. Ici et maintenant.

en voilà un qui ne manque pas d'audace
et il ne s'en rend même pas compte

C'est un coup à attirer les gardes, mais il n'y pense visiblement pas un instant, haussant la voix pour s'adresser à toi. Montrer tes talents, dit-il ? Vous allez surtout devoir faire preuve de talent pour la fuite dans assez peu de temps, à ton humble avis. Tu ne l'avertis néanmoins pas, te rapprochant de lui tandis que les notes de musique s'élèvent vers le ciel désormais bleu. Ton regard se porte sur les fenêtres alentours. Certains volets s'ouvrent, d'autres se ferment bruyamment. Tes yeux croisent des regards courroucés mais aussi quelques sourires amusés, curieux, voire enchantés.

il est vrai que Godot a un certain talent
la musique t'entrainerait presque

L'air te semble familier, à vrai dire. Il ressemble à celui d'une chanson que tu as appris à l'époque où tu vivais toujours à Kalos. Peut-être est-ce légèrement plus rapide, mais il y a moyen que tu t'adaptes. Relevant un peu ton masque pour ne pas y faire résonner ta voix, tu attends d'être sûr de l'air pour te mettre à chanter, sourire aux lèvres. Si la pratique de manque, depuis le temps, ta langue natale te vient tout de même avec fluidité. Les syllabes s'écoulent sur la mélodie, et tu accompagnes Godot sans fausses notes.

jusqu'à ce que Cyclamen ne t'interrompe d'un sifflement
celui qui annonce l'arrivée des gardes

Il ne te faut qu'un instant pour remettre ton masque et ta capuche en place, dissimulant ton identité le mieux possible. Rapidement, tu te tournes vers Godot tandis que les quelques spectateurs n'ayant pas préféré le sommeil vous observent d'un air amusé.

« Il semblerait que j'aie failli à mon devoir de guide, commences-tu sans une once de culpabilité, J'ai omis de vous dire l'essentiel: Aros est une ville nocturne. A cette heure-ci, les gens dorment. » l'informes-tu avant de te diriger à pas pressés vers une ruelle pour le moins sombre

Elle vous éloignera du port en passant par des coins plus ou moins fréquentables. Tu les connais comme ta poche pour y avoir navigué à plusieurs reprises. De jour comme de nuit, pour des raisons tout à fait honnêtes ou absolument pas. Parfois pour Nicholas, souvent pour fuir les gardes. Vous pourrez les y perdre si vous ne vous y perdez pas avant, et certains bars ouverts jusqu'à minuit se feraient un plaisir de vous servir de refuge.

« Si vous ne voulez pas de démêlés avec les gardes, vous devriez peut-être me suivre. » ajoutes-tu, rieur

Il ne voit pas tes yeux scintiller mais oh, le nombre d'étoiles qui y brillent. Tu as un large sourire de gamin, lorsque, conformément aux indications de Cyclamen, trois silhouettes en uniforme apparaissent dans la rue principale. Entre le casque et l'épée à la ceinture, difficile de ne pas les reconnaitre. Les volets se ferment chez les moins téméraires, tandis que les plus curieux s'appuient aux rebords de leurs fenêtre pour observer la suite des évènements. Du coin de l'oeil, tu vois le groupe de marins de tout à l'heure s'éclipser sans une vague.

« Alors, vous préférez visiter la ville ou sa prison ? » lances-tu, comme si la question se posait vraiment

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Dim 12 Aoû - 18:37
 Je grattais avec ferveur, et entrain les cordes de mon instrument, prêt à allumer les flammes de la fête, et de la joie en cette froide ville. Ma chaleur corporelle un poil retombée, je commençais à sentir le froid mordiller avec gourmandise mon torse. Enfin, la chaleur remonterait d'ici quelques instants. Mon camarade Songbird se joignit finalement à moi, envoyant, en rythme, des mots d'une langue que je ne connaissais point. Notre duo était bon, merveilleux même, oserai-je dire, sans prétention. Des volets s’ouvrirent, avec de multiples faces qui nous observaient.

Tantôt souriantes, tantôt en colère, je commençais à prendre conscience d'une chose. L'oiseau de Songbird se joignit à la prestation, et le chant de l'homme tomba. Sa voix ne disparut cependant point. Mon guide me dévoila finalement la vraie situation d'Aros. Une ville nocturne. Et bien, mon intuition précédente était juste, mais... Je haussai les épaules, tout sourire, vers le garçon aux pâles cheveux :

-Mais n'est-ce point la nuit, que se font normalement les meilleures fêtes ?

Je frottais les cordes de plus belle, et prenais mon pied à le faire,(il fallait bien prendre son pied, avant de fuir, jambes au cou, non ?) Mais la voix de mon acolyte de fortune s’éleva de nouveau, quoi ? Les gardes arrivaient ? Je soupirai, et cessai de jouer. Je fixai Songbird, afin de lui répondre :

-Et bien, pourquoi ne point visiter la prison. Mais hors de question d'être du mauvais côté des barreaux.

Effectivement Chers Lecteurs, même si ma tendance à outrepasser certaines coutumes, ma foi fort stupides, est grande, je reste un bon et juste personnage, point un sale mécréant, hors-la-loi. Puis, qui voudrait croupir en prison, surtout pour si peu ?! Un sourire se dessina finalement de nouveau sur mon visage, alors que Songbird commençait à courir pour fuir. Je fis un tour sur moi-même, et faisais sonner mon instrument, puis je vins saluer mon public, avant de le remercier pour son attention, et de leur tirer la révérence. Une ovation s’éleva, mélangée à quelques sifflements, en même temps que je rangeais mon luth, et démarrais ma course folle, afin de suivre Songbird, et d'échapper à ces gardes.

Nous avions un peu d'avance, et courir dans cette accoutrement ne devait point être aisé pour eux. Le bruit produit par le public avait attisé la curiosité de certains résidents des ruelles où Songbird m'amenait. Ces spectateurs étaient plus calmes, moins enjoués, mais c'était normal, ils n'avaient pas l'honneur de nous entendre. Un rapide coup d'œil vers l'arrière, ils étaient toujours à nos trousses. Une échelle patientait, à gauche, adossée contre un mur. Je l'attrapai en passant, et la couchai en direction des gardes, afin de ralentir un peu leur course. Ma chaleur remontait, et je ne pouvais effacer le grand sourire qui ornait mon visage. Cette sensation, c'était génial ! La voix pleine d'entrain, alors que nous nous enfoncions dans des ruelles de plus en plus sombres, et étroites, je hurlai à l'égard de Songbird:

-Tu crois qu'ils ont une chance de nous rattraper ? On devrait peut-être les attendre, ou repasser sur les toits ?

Je riais de bon cœur, et prenais même la peine de passer par des rambardes, ou des escaliers, afin de faire quelques acrobaties, et autres sauts. Au loin, je pouvais discerner une grosse pancarte de bois, sur laquelle était peinte une épée, croisée à un livre. En dessous, on pouvait lire "L'ivre de poche". Le tout ornait des escaliers qui semblaient descendre, et pas qu'un peu. Amusé, je demandais à mon camarade de fuite :

-Très cher guide, aurais-tu l'amabilité de me faire visiter ce fameux "L'Ivre de poche" ? Je suis curieux !

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