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Bright minds encounter ft. Amarante

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Jeu 5 Avr - 6:07

bright minds encounter

je cherche le soleil au milieu de la nuit

l'aube pointe à l'horizon lorsque tu atteins le phare
la nuit a été longue, mais ça ne t'empêchera pas de passer la voir

Le masque noir tombe avant que tu ne passes les portes ouvertes de jour comme de nuit sous l'oeil désintéressé des gardes. Ils doivent être fatigués. Tes yeux te picotent, ayant été exposés au froid de la ville trop longtemps. Pourtant c'est sans un bruit et sans une plainte que tu montes les escaliers et traverses la bibliothèque vers ta fenêtre habituelle. L'air s'engouffre dans la pièce lorsque tu l'ouvres, mais tu ne frissonnes pas. De tes mains gantées, tu assures ta prise sur les briques du phare.

Cyclamen n'approuve pas
peur que tu tentes de voler

Mais la peur t'échappe complètement tandis que tu effectues l'habituelle ascension, l'enivrante adrénaline fluidifiant tes mouvements alors que le vent désordonne tes cheveux blancs. C'est sans égratignures que tu atteins la fenêtre de la Gardienne, et elle ne tarde pas à t'ouvrir. Tu as un cadeau pour Meg, aujourd'hui. Il est soigneusement tiré d'une poche de ton manteau noir tandis que Cyclamen repose ses ailes, perchée sur ton épaule. La fenêtre est fermée, et ton sourire rayonnant. Tu laisses l'enfant te recoiffer de ses mains maladroites, tâchant de ne pas rire trop fort.

c'est inutile puisque tu repartiras par la fenêtre
et tu iras de nouveau jouer avec le vent

Le temps s'écoule en contes et histoires. En sourires timides et fausses prononciations de mots Hastériens. En un peu de mélancolie et beaucoup d'encouragements. Puis tu bâilles tandis que ton Pokémon piaille, et il est l'heure de partir. Tu lui souhaites une bonne journée en ignorant son air un tantinet déçu, retournant à la fenêtre. Puis tu redescends comme tu es monté, ta nerveuse Passerouge voletant à proximité comme si elle avait la force de soutenir ton poids au cas où tu perdes l'équilibre.

bibliothèque, escaliers
porte du phare, rues d'Aros

Le masque reste dans ta poche, et Cyclamen sur ton épaule lorsque tu étouffes un bâillement dans ta main gantée. Un joli soleil s'est levé, et tu te fais la réflexion que c'est étrange d'être à l'extérieur de jour. Etrange mais pas désagréable. Sans doute un brin nostalgique. Tu t'étires lentement, lâchant un soupir en entendant les craquements de ton dos. Une bonne journée de sommeil et tu seras comme neuf, supposes tu. Si ce n'est pas le cas, tu.. n'auras qu'à faire avec.

Tu ne presses pas le pas dans les rues entourant le phare, puis décides de faire un crochet par l'avenue portuaire. Le Soleil repousse les ombres de la nuit qui t'est devenue familière, mais si tu te sens désagréablement exposé, tu n'en montres rien. Mains dans les poches et tête haute, tu empruntes les raccourcis habituels dans le labyrinthe qu'est Aros pour atteindre l'endroit qui t'intéresse. Qui sait, on a pu laisser traîner une cargaison intéressante.

Sur le bord d'un toit, mains étendues sur les côtés pour garder l'équilibre, tu dépasses une énième cour qui ne mène nulle-part lorsqu'une silhouette attire ton attention. Il n'est pas excessivement rare de voir des gens toujours debout à cette heure-ci, mais pas dans ce genre d'environnement. Généralement, ils parcourent surtout l'avenue des lanternes, boisson en main, prêts à boire toute la journée. Ou alors ils hantent les ruelles ombrages, pour des raisons aussi douteuses que les tiennes.

perdu, peut être ?
c'est assez courant, par ici

Tu manques de glisser en t'accroupissant sur le bord des tuiles avant de t'asseoir avec précaution. Il fait jour, mais l'humidité de la nuit n'a pas séché. Tes jambes se balancent dans le vide et tu parcoures brièvement du regard l'inconnu que tu t'imagines être un touriste. Dans cette situation, c'est ce qui te semble le plus logique. Ou peut être que tu es un peu trop fatigué pour y réfléchir sérieusement, aussi.

« Je peux vous aider ? » tentes tu, une fois le masque de loup à nouveau en place

pas sûr qu'il t'entende
(et tu devrais dormir)

mais tu auras essayé
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Merci Yuki pour ce rappel (et le joli sprite), au cas où on aie un jour pris Cél au sérieux keur leur lov
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Sam 7 Avr - 15:07
Il me tardait d'arriver à ce chapitre de mon aventure, mon arrivée à Aros. Sachez en premier lieu, Chers Lecteurs, que cette cité, bien que resplendissante, est froide comme la glace. Oui, un cristal glacé, c'est ce qu'est cette bien jolie ville.

Ce fut un peu par hasard, que Cyrano et moi, nous étions retrouvés dans la froide bourgade. Une erreur de calcul de ma part, lires les cartes n'étaient pas ma spécialité, après tout. Plutôt fatigués par nos escapades, et épuisés par cet incessant froid, mordant nos chairs, et lacérant nos peaux tel une paire de griffes, nous avions décidé de prendre une pause. Instant repas, moment chaleur, mais aussi temps de réflexion, et oui mes braves, il m'arrive de réfléchir. Un rapide instant de réflexion, une conclusion, nos tenues n'étaient pas adaptées à ce climat.

Refermant mon manteau, j'observais les alentours afin de trouver quelques branches, et de la glace. J'avais, dans ma jeunesse, déjà eu l'occasion de passer par ces froides contées, et l'on m'avait montré une façon fort efficace d'allumer le feu, utiliser de la glace. Nul besoin de crier au mensonge, ou à l'hérésie, la méthode était fort simple, une fois connue, il suffisait de mettre quelques brindilles en tas, comme ceci, puis d'utiliser le morceau de glace, comme ceci, afin que les rayons solaires le traversent, et soient renvoyés sur les brindilles. C'était magique, et croyez le ou non, ça fonctionnait.

La chaleur remontait, et l'envie de jouer quelques notes s'empara de moi, tel un saoulard en quête de bouteille. Deux pincements de cordes, horribles. Cyrano lui-même se refusa d'écouter cela. Mes doigts gelés, il était difficile de les faire danser au gré des cordes, point de mélodie donc.

Apaisés par le crépitement du feu, et revigoré par la succulente sensation de force revenant dans les jambes, le moment me semble propice pour vous parler un peu d'Aros. Un climat froid, mais une ambiance chaleureuse, et beaucoup de monde. Il y avait là-bas des commerçants de toute la carte, et même si lire une carte m'était tâche ardue, j'étais sûr que nous trouverions des objets intéressants ! Commercer avec ces étrangers allait être marrant. Il y avait une autre chose à savoir, cependant, sur cette cité marchande, un léger détail local dont Cyrano et moi avions oublié l'existence, mais vous le raconter maintenant gâcherait tout effet de surprise, alors soyez patients, je vous prie !

De nombreux pas crépitants dans la neige, de violentes bourrasques, quelque temps et une ellipse plus tard, nous arrivions devant la ville. Ma première impression fut... Et bien, une grande excitation, tout était tant différent du souvenir que je me faisais de l'endroit. Il y avait cependant un détail intriguant, les rues étaient vides... Hormis les gardes, et quelques rares égarés, pas ombre qui vive. C'était insensé...

Curieux, je décidai d'avancer dans cette douce et magnifique ville... Ou plutôt devrais-je dire ce damné dédale. Perdu, encore une fois. Le bon point était que le jour était levé, ainsi, la température était plus clémente, les cieux acceptant même de nous offrir quelques rayons solaires, une bien douce morsure. Enfin, je ne souhaitais pas être égaré plus longtemps, ainsi, je décidai de reprendre la marche.

De nombreux mouvements lents et répétitifs plus tard, je me repérais enfin. Toujours perdu, c'était ça mon point de repère. Soupirant je décidais de m'immobiliser quelques instants et de réfléchir. Et une idée de génie me vint ! Mes doigts étaient de nouveaux gracieux, souples et agiles, et la population locale saurait forcément m'aider. Je n'aurais qu'à jouer, et les gens viendraient à moi, je n'aurais ensuite plus qu'à demander mon chemin, m'étais-je dis ! Empoignant mon instrument, je fis donc glisser mes doigts sur les cordes, quelques doux sons s’envolèrent alors, au gré de la fraîche atmosphère, j'étais prêt ! Débutant par de lentes notes, assez douces et hypnotisantes, je variais parfois l'intensité du son, tout en veillant cependant à garder la même idée pour ma suite de notes.

Et tenez vous bien spectateur, mon génie venait, encore une fois, de me sauver ! Une voix s'était élevée derrière moi, en hauteur, un garçon, si mes oreilles ne me trompent point. Interrompant dés lors mon activité, je me tournais vers le gaillard. Un masque, et un ruban au cou. Et bien, l'art n'avait pas de limites semblait-il, c'était probablement lui aussi un artiste, et il allait m'aider, une chouette collaboration. La voix m'avait proposé de l'aide, et c'était avec grande joie que j'avais accepté, bien évidemment !

"-Oui, je te cache point qu'un peu d'aide ne serait pas de refus. C'est pas facile de se repérer ici !"


Ce furent mes mots, prononcés assez puissamment pour que le garçon, perché du haut de son toit, puisse correctement m'entendre. Sans me faire attendre, j'avais envoyé une seconde volée de mots, persuadé alors que cette personne était elle aussi dans le domaine artistique :

"-C'est quoi ton truc ?"

Levant le bras, afin de mettre en valeur mon luth, je voulais lui faire comprendre que je parlais d'art. Et compte tenu du fait qu'il me parlait depuis un toit, il y avait de fortes chances que ce gaillard soit acrobate, ou quelque chose de la sorte.
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Ven 13 Avr - 0:10

bright minds encounter

j'sais pas si c'est la Terre qui tourne à l'envers

tu ne sais pas de quoi il joue
tu n'as pas pas eu d'éducation musicale

(ça ne t'aurait pas déplu)
(mais ce n'était pas de ton ressort)

Force est pourtant constater qu'il joue bien. L'air est doux, pas spécialement entrainant mais agréable à l'oreille, il te tire un sourire qu'on ne verra pas. Même Cyclamen émet un sifflement approbateur. Peut-être es-tu tombé sur un artiste itinérant plutôt qu'un touriste. Manque de bol dans tous les cas: il s'est trompé d'heure. En cette matinée ensoleillée, seuls quelques insomniaques et oiseaux de jour dans ton genre pourront l'écouter. Peut-être même que les personnes habitant autour de cette cour lui demanderont de cesser, plus intéressés par leur sommeil que sa mélodie.

dommage, supposes-tu
mais Aros n'est pas une ville d'artistes

Il se retourne vers toi, l'instrument réduit au silence par ses mains immobiles. Tu regrettes presque de l'avoir interrompu, mais tes intentions n'étaient pas mauvaises. Le prévenir du rythme de vie particulier d'Aros te semble être la moindre des choses, sans doute l'habitude d'être aimable avec les touristes. Pas seulement avec l'optique de les détrousser: tu es peut-être un voleur, mais à l'origine, on t'a bien élevé.  

L'inconnu n'a effectivement pas l'air d'ici, bien que personne n'aie réellement l'air d'Aros, en soi. Etudiant son visage depuis le toit, tu laisses ses cheveux noirs et sa peau claire te faire penser à Kii. N'ayant jamais mis les pieds dans la contrée montagneuse, peu désireux d'affronter des températures plus basses que celles du port de commerce, tu as pourtant déjà croisé certains de ses habitants. Soit dans les rues, soit dans la boutique de Nicholas, à discuter de remèdes et/ou de poisons, c'était encore l'époque où tu avais du mal à saisir les subtilités de la langue locale.

pas facile de se repérer, dit-il
ça t'arrache un rire qui n'a rien de moqueur

« Je ne vous le fais pas dire. » encore une raison qui t'entraine sur les toits plutôt que sur le pavé

Bien que ça soit peu conventionnel, tu te repères mieux sur les toits que dans les rues. Tu ne comptes plus le nombres de fois où tu t'es perdu dans ce labyrinthe qu'on décrit à tort comme une ville, lors du premier mois suivant ton arrivée. Hochant la tête, tu lui adresses un sourire compatissant qui reste invisible sous ton masque. Sans doute pourrais-tu le retirer: il n'est pas d'ici, après tout, tu n'as rien à craindre de lui. Mais avec l'habitude, tu ne te rends même plus compte avoir gardé ton visage de monstre en place.

puis il demande ton 'truc'
tu penches la tête, confus

Difficile de suivre ce à quoi fait référence ton interlocuteur avant qu'il ne lève sa main tenant l'instrument de musique. Un nouveau rire te vient, plus discret: t'a-t-il pris pour un saltimbanque ? Ce ne serait pas étonnant, et pas la première fois. Perché sur les toits, tout de noir vêtu, avec un un masque pour cacher ton visage et une capuche pour dissimuler tes cheveux, tu as plus l'air d'un personnage que d'une personne. Chose qui n'est pas vraiment pour te déplaire: moins on te prendra au sérieux, moins on se méfiera de toi.

et puis tu restes un joli souvenir
un curieux objet céleste, sans plus

« Je guide les visiteurs, peut-être puis-je vous indiquer le chemin ? » lances-tu, rieur

Ce n'est pas là qu'il voulait en venir, certes. Tu balances tes jambes dans le vide, une main gantée sur ta nuque, comme absorbé dans quelque réflexion. Cyclamen piaille comme un avertissement: tu te réceptionnerais mal, si tu glissais. Et puis la Passerouge te ressemble: elle n'aime pas te savoir à protée des terriens. Encore moins lorsqu'ils sont accompagnés de monstres aussi impressionnants que cet Insécateur. Ta réflexion dure quelques secondes avant que tu ne hausses les épaules comme pour dire 'tant pis'.

la capuche glisse sur tes épaules
tu défais les rubans du masque

l'air frais rosit tes joues
et picote tes yeux fatigués

« Pas seulement, cela dit. On m'appelle Songbird, pour des raisons assez simples à deviner, enchanté. » te présentes-tu, souriant

Un faux nom, mais quelle importance ? Songbird ou Céleste, aucun des deux n'est réel. Aucun des deux n'est tout à fait honnête non plus. Tu ranges précautionneusement le masque dans une poche intérieure de ton manteau noir, observant toujours ton interlocuteur prudemment. Descendre lui poser tout un tas de questions sur cet instrument que tu ne connais pas vraiment semble être une option attirante, mais ta méfiance te garde sur le toit.
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Dim 15 Avr - 21:14
C'était là une rencontre fort intéressante. Ce garçon masqué, malgré ses frêles airs semblait jouir d'une certaine agilité en hauteur.Enfin, masqué n'était plus de mise, puisque le gaillard venait de mettre son visage à jour, tel un acteur terminant sa prestation, et patientant pour l'ovation des spectateurs. Sa voix s'était de nouveau élevée, et j'avais désormais un nom à mettre sur ce doux visage : Songbird. Le gaillard possédait un visage plutôt gracieux, assez enfantin, surplombé par une casquette de mèches blanches, contrastant parfaitement avec ses allures de marmot.

Le fameux Songbird n'était d'ailleurs pas seul, puisqu'un oiseau lui tournait autour, semblant plutôt proche du garçon des toits. L'information essentielle, Chers Lecteurs, étaient que le détenteur de ce visage blafard, creusé par les cernes, se révélait être guide, une aubaine, pour un perdu. Lors de mon arrivée à Aros, ma pensée s'était dirigée vers l'idée de dégoter quelques ouvrages concernant Maître Valdemare, cependant, voir ce garçon sur les toits titillait mes envies d'acrobaties, et de sensations.

Sans spécialement crier gare, j'avais donc décidé de monter, après tout, si lui tenait aussi bien là-haut, pourquoi pas moi ? Entreprise complexe, Très Chers, car après avoir trouvé un support me permettant de grimper, puis de m'accrocher à la charpente, je dus me hisser, et là n'est que la partie la moins complexe. Le plus dur vint après, quand, une fois perché sur les tuiles, je dus faire tourbillonner mes bras, et secouer mes jambes de façon frénétique, afin de reprendre mes appuis et ne point me retrouver à terre, en voulant me mettre en l'air. Accroupi pour plus de stabilité, pensez-y si vous tentez un jour la balade sur toits, je vérifiais que mes affaires étaient encore toutes là. Katana, toujours accroché, luth, remis au préalablement à mon dos avant de faire le singe, pareil, carnet, dans le sac, parfait, le compte y était.

D'une poignée de main, je vins attraper l'équivalent de l'avant-bras de Cyrano, afin de l'aider à se hisser, puis je pus, finalement, après un soupir et quelques secondes pour reprendre mes esprits, la têtelégerement tournoyante suite à cette houleuse prestation, reprendre la conversation avec le guide Songbird. Je tentai ainsi de me redresser, m'apprêtant à me présenter correctement. Maladroitement, je parvins à trouver une position correcte, quoi qu'un poil glissante, comme ces maudites tuiles recouvertes de rosée matinale, puis ma voix s’éleva:

"-Godot. Mercenaire, vagabond, explorateur, mais avant tout ARTISTE." Avais-je commencé, et vous me connaissez désormais, Chers Lecteurs, je ne pouvais pas me limiter à ça.

"-Ton nom est amusant, en tout cas."

Commençant désormais à prendre mes aises, je me permis quelques secondes d'observation, me redressant légèrement, me dépêchant d'attraper le sommet de la toiture afin d'avoir une accroche, venant poser ma main libre sur mes sourcils afin de ne point être ébloui, et pouvoir scruter les alentours. Cette vue était sublime, pour ne pas dire inspirante. L'envie de gratter la mélodie vint, mais je n'étais encore point assez à l'aise pour me permettre ce genre de fantaisie, ce serait pour plus tard, ne pensez vous pas, Lecteurs, que ce serait un magnifique spectacle ? Votre humble Godot grattant son luth en rythme, sur les toits, afin que le son se propage au mieux !

Je sortis enfin de mes pensées, je gratterai sur le papier ces idées de projets plus tard, pour l'heure, j'avais envie d'explorer cette ville, et un guide, qui pouvait peut-être m'apprendre à me déplacer sur ces pierres bancales, ne serait pas de refus. Posant mes yeux dans ceux du petit Songbird, je parlais, derechef :

"-Un guide ne serait point de refus. Tu me fais visiter la ville ? Et puisque tu as l'air de te plaire en l'air, que dirais-tu que nous y restions, Songbird ?" Une courte pause puis je repris

"-Je devrais m'accoutumer rapidement, t'en fais pas pour moi."

Mes actes vinrent confirmer mes mots, comme pour persuader le guide que je disais vrai, je tentais de me redresser complètement, en concluant mon mouvement pas un saut, ou quelque chose de spectaculaire, malheureusement, ce fut impossible, je dus bien vite me résoudre à fléchir encore les jambes, évitant une chute mémorable. La situation semblait beaucoup amuser Cyrano, qui semblait bien à l'aise sur ce milieu incertain pour moi, ce pokèmon apprenait vite, et il était très agile, après tout.
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Lun 7 Mai - 23:26

bright minds encounter

take flight

tu n'oses peut-être pas descendre
mais il se fait un devoir de monter

(tu ramènes tes jambes sur le toit)
(des fois qu'il faille t'éloigner)

Difficile de le trouver agile, et ton visage maintenant découvert laisse se dessiner un sourire amusé par ses mouvements plutôt gauches. Sans doute n'a-t-il pas l'habitude, contrairement à certains. C'est un peu rassurant, en soi: si les choses tournent au vinaigre, pour une raison ou une autre, il ne pourra te rattraper. Tu plisses cependant les yeux lorsque ton regard tombe sur l'Insécateur qu'il aide à grimper à sa suite. Le monstre devrait être plus stable mais..

mais c'est sans importance
tu t'en fais pour rien, comme souvent

Tu étends une main en guise d'avertissement lorsqu'il entreprend le périlleux mouvement de se redresser: les toits sont glissants, et tu doutes que ses chaussures y soient adaptées. Fort heureusement,t il se débrouille pour ne pas perdre l'équilibre, entamant par la même occasion une présentation qui a le mérite de ne pas être courante. Ce n'est pas souvent que tu tombes sur un tel original, Céleste, on dirait que tu as une chance folle ce matin. C'est d'un hochement de tête que tu réponds, tandis que Cyclamen émet un sifflement qui sonne assez peu impressionné.

"pas besoin d'en faire tout un plat"
si elle pouvait parler, elle serait terrible

Contrairement à lui, tu restes un genou à terre dans la pente du toit, une main de chaque côté pour te stabiliser. Prendre des risques d'accord, mais dans ce genre de contexte ça ne t'amuse pas à moitié. Il n'y a pas vraiment d'enjeu, après tout. Maintenant qu'il est plus proche, tu ne te gardes pas de le détailler un peu plus, passant du sabre typique de Kii au Luth en notant sa tenue pas spécifiquement adaptée à l'exercice de grimpe qu'il vient de s'imposer. Globalement un voyageur, donc, comme il vient de te le dire. Et armé malgré sa musique apaisante. Mais pour un mercenaire, ça n'a rien de surprenant: même accompagné d'un monstre aux lames aiguisées, il est bon d'avoir de quoi se défendre.

et puis tu n'as rien à dire là-dessus, Céleste
ton manteau cache un poignard

(et ton attitude, bien d'autres choses)
(tu ne fais que te donner l'air désinvolte)

« Je vous retourne le compliment. » réponds-tu lorsque Godot mentionne ton nom

(ton surnom, en réalité)
(mais ça revient au même)

'Godot', ce n'est pas quelque-chose que tu as beaucoup entendu. Tu te demandes de quelle origine ça peut être avant d'abandonner la pensée, conscient que ta culture n'est pas assez étendue pour déterminer ça. Il a le bon réflexe de s'accrocher au haut de la toiture, ce qui te fait inconsciemment hocher la tête: c'est déjà moins risqué que tout à l'heure. Avec sa stature, tu ne seras capable de l'empêcher de tomber s'il glisse. Trop grand, avec trop de matériel sur le dos, hélas. (ce n'est pourtant pas la volonté d'aider qui manquerait: tu t'en voudrais de laisser périr une telle oeuvre d'art.)

Il parle de visiter la ville malgré sa position au moins précaire, et tu le gratifies d'un haussement de sourcil partagé entre l'amusement et l'incrédulité. Oh vraiment ? En voilà un qui ne manque pas de témérité. Mais tu aurais dû t'y attendre en le voyant grimper malgré le terrain instable et son équilibre chancelant. En dépit de ton opinion plus réservée sur ses capacités à s'adapter aux hauteurs, tu hoches la tête sur ses paroles. Son Insécateur est plus à l'aise, comme tu t'y attendais. Il devrait l'aider à ne pas redécorer le pavé.

« Touché, c'est un plaisir pour moi de rester sur les toits. Une des raisons pour lesquelles je porte bien les noms d'oiseaux, sans doute. » confirmes-tu avec un sourire espiègle

Tu ne sais pas si tu joues correctement sur les mots, ou si l'expression existe à Hastérion; mais des noms d'oiseaux, on t'en a donné. Cyclamen quitte ton épaule lorsque tu te redresses également jetant un regard circulaire sur les toits. Habitués à la luminosité, tes yeux piquent moins malgré la fatigue. Marchant avec une assurance venue de l'habitude, tu te hisses sur le sommet du toit, trottines sur les tuiles sans les faire tomber. Pour lui donner une idée plus claire de la configuration, tu ferais bien de trouver des bâtiments longeant la mer plutôt que couper à travers les ruelles comme tu le fais souvent.

« Oh mais je m'en fais pour vous: c'est une surprise que vous ne soyez pas déjà tombé. » ajoutes-tu en changeant de toit, un rire dans la voix

Tu viens de te laisser glisser vers le bord du précédent à une vitesse périlleuse avant d'utiliser l'élan pour sauter sur le suivant, à peu près à la même hauteur. Une chance que les tuiles soient bien accrochées, mais si tes pas sont contrôlés, on doit t'entendre quand même. Sans parler de l'habitué du sol qui t'accompagne. Jetant un regard par dessus ton épaule, tu lui fais signe d'approcher avant de t'éloigner à nouveau dans un mouvement souple. Si tu ne devais pas t'assurer qu'il suive, tu courrais sans doute. L'adrénaline ramène à tes lèvres un sourire que même le vent glacé ne saurait effacer.

tu as presque atteint les toits qui t'intéressent
ceux qui longent le port d'Aros

« Venez par là.. et ne marchez pas sur cette tuile: elle tremble à chaque fois. » conseilles-tu en désignant l'appui bancal

Tu lui indiques de se tenir au sommet du toit comme il l'a fait tout à l'heure et vas te percher sur le bord de la cheminée qui, heureusement, ne fume pas. Vous êtes à deux rues de la destination, et tout seul tu y serais déjà, mais mieux vaut laisser à Godot le temps de souffler. Ne serait-ce que pour réduire le risque d'erreurs: à cette hauteur, ça pourrait brusquement écourter son séjour à Aros.

« C'est assez inhabituel, qu'on me suive là-haut, vous ne manquez pas de courage. commentes-tu distraitement, On a presque atteint l'avenue portuaire, qui est un bon endroit pour commencer à vous guider, mais je préfère m'assurer que vous ne préférez pas redescendre sur terre. » ajoutes-tu en lui jetant un regard curieux

Techniquement, il ne vous est pas impossible de retourner sur un terrain moins dangereux. Ce serait sans doute mieux pour Godot, par ailleurs, mais libre à lui de continuer sur sa lancée. Il n'est certainement pas acrobate, mais sa tentative aura eu le mérite de t'amuser.
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Dim 20 Mai - 11:23
Décidément, ce Songbird était fort plaisant, et étonnant. En plus de faire preuve d'une grande agilité, afin de trôner sur les toits, voilà qu'il se mettait à jouer avec les mots, de quelle façon, vous demandez-vous, Lecteurs ? Et bien à base de noms d'oiseaux, oiseau de son, ou de mauvaise augure, peu importait, c'était le lot des artistes, après tout, que d'essuyer de nombreux surnoms, positifs comme mélioratifs.

L'oiseau du garçon, parfois, piaillait, en réaction à mes paroles, ou à celles de son camarade. Leur lien semblait fort, probablement plus que celui qui nous unissait, Cyrano et moi. Vagabondant dans mes pensées, comme vous en avez désormais l'habitude, je fus interrompu, ou plutôt sortis, de ma tête par la voix de mon collègue de hauteurs.

Surpris que je ne sois pas déjà tombé ? Et bien, pour vous, Chers Lecteurs, c'était une évidence, mais pour d'autres, moins. L'entraînement de Père fut rude, et l'équilibre était primordial en escrime, comme en arts, ainsi, même si je n'en avais pas l'air aux premiers abords, je me débrouillais, dans la mesure du possible, assez bien.

Je détestais mentir, mais je ne pouvais pas parler de Père pour l'instant, il me faudrait attendre mon retour au manoir Whiterun, afin de m'identifier comme Amarante Whiterun, et non plus comme Godot. Malgré son accord, concernant mon voyage, je savais que cette histoire aurait pu peser lourd sur sa réputation, et je refusais d'être un obstacle à ce grand homme. Enfin, revenons à notre chapitre, à la rencontre avec Songbird et notre escapade sur les toits, je répondis donc, ne mentant finalement pas, mais ne dévoilant pas tout à l'oiseau sans plumes :

"-J'ai beaucoup été entraîné, je me débrouille, au mieux, pour ne pas choir, surtout quand ça peut être fatal."

Et c'était vrai, en combat, comme en situation périlleuse, bien qu'un combat, en soi, en soit déjà une, une chute augmentait de beaucoup, les chances de mourir. Mais ça aussi, Braves Lecteurs, vous le saviez.

Suite à court interlude, nous commencions à crapahuter sur les toits. Avec la grâce du félin, la souplesse du serpent, et le caractère vif des oiseaux les plus puissants, Songbird avançait, de tuiles en tuiles, puis de maisons en maisons, de mon côté ? Je me débrouillais. Mimant les mimiques du garçon des toits, je tentais de suivre son rythme qui, bien que visiblement ralentit (il marquait même des pauses pour m'attendre.), était digne de l'exploit. Le pouls s’accélérant, le corps chauffant, les tempes raisonnant au bruit de mon cœur cognant en mon sein, je faisais de mon mieux. Cette activité n'était pas seulement marrante, elle demandait une concentration, et une condition physique extrêmes, ainsi, Chers Lecteurs, je me permets de ne pas essayer cela chez vous, au risque de sévèrement le regretter, dans un lit ou sous la terre.

Nous eûmes quelques mots, pendant notre traversée des cieux, beaucoup d'indications venant du guide, je sentis même comme une certaine bienveillance, comme il en existe entre vous et moi, à moins qu'il n'eût s'agit d'une des facettes du métier de Songbird ? Après une autre mise en garde, concernant une tuile instable, l'acrobate des rues se percha, plus haut encore, sûrement pour observer les alentours ?

Me stabilisant, afin de ne point chuter pendant l'arrêt, je décidais de profiter de ce moment de répit. Un vent s'écrasa sur mon visage, frais, puissant, tranchant, était-ce le fameux vent marin, à propos duquel j'avais lu tant de choses ? Probablement. Je n'avais pas fait attention, trop concentré par ma course, mais la mer n'était pas loin, pour ne pas dire juste à côté.

Posant les yeux sur la merveille bleue, je ne pus décrocher mon regard qu'au moment où la voix de Songbird s’éleva. Comme si le temps s'était arrêté, j'avais bloqué sur la mer, une étendue si grande, et si pure. Regarder l'espace bleu me faisait me sentir ridicule, et attisa ma soif de curiosité, encore plus, Chers Lecteurs. Partir en mer, c'était bien là quelque chose que je comptais bien faire un jour. Les Aventures de Godot en mer, ou quelque chose comme ça. Devenir un homme de la mer, c'était une idée, avant de succéder à Père.

Mes excuses, je me suis perdu, revenons à notre sujet, Songbird me causa donc, me proposant de retourner au sol. L'idée semblait bonne, j'approuvais, décidant d'agir plutôt que parler. Ayant lu de nombreuses histoires sur le grand Valdemarre, et sur les guerriers de Kii, je décidais de tenter un retour au sol impressionnant. Vérifiant les alentours, je ne trouvais rien de mieux que la toile servant de toit à un étal, et peut être cette bannière, qui ornait une grande bâtisse.

Un grand sourire sur les lèvres, je me lançai donc, sans crier gare, en direction de la maison voisine, celle ornée par la bannière, sautant et l'attrapant fermement, je balançai désormais, les pieds vers le vide. Le fanion n'avait pas cédé, une chance, cependant, il me fallait désormais un moyen d'accéder à l'étal, afin d'atterrir sans trop de douleurs. Comme à mon habitude, sans trop réfléchir, mais en le faisant efficacement, je décidai de balancer mes jambes, afin de m'approcher de mon objectif, puis, lorsque mon instinct me le dicta je me lâchai, envoyant brusquement mes jambes vers l'avant, pour mieux me propulser.

Bonne visée, mauvaise estimation de la solidité du tissu couvrant l'étal. Dans un lourd vacarme, le tout s'écroula, et je me retrouvais, pattes en l'air, enfin, au sol. Mais bien vivant, sans quoi vous n'auriez point l'occasion de me lire. Me relevant péniblement, j'observais les environs, les rues étaient presque toutes vides, mais il y avait là, un groupe individus fort étrange, dont le bruit de ma chute n'avait point manqué d'attirer mon attention. Tous les regards étaient sur moi, encore une fois, mais j'avais l'habitude, aux regards, qu'ils soient plein d'émotions positives, ou d'hostilité, comme ceux de ces types, approchant désormais. Qu'allait-il arriver ? Et bien, tournez la page Lecteurs, et vous saurez !
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Mar 5 Juin - 21:39

bright minds encounter

what goes up must come down

jusqu'à présent, il t'a suivi
mieux que tu ne l'aurais cru

(ça mérite des applaudissements)
(mais il y a des gens qui dorment)

Tu devines l'ennui de Cyclamen à la façon dont elle volète quelques mètres au-delà de l'endroit où tu t'es stabilisé en attendant que Godot n'arrive à votre hauteur. Habituée à la façon dont tu file -souvent pour échapper aux conséquences de tes actes-, la Passerouge s'accommode mal des pauses que tu ménages par égard pour le voyageur. Elle te fait néanmoins le plaisir de passer son mécontentement sous silence, limitant son action à des mouvements d'ailes sans doute un peu plus vifs que nécessaires et de regards appuyés en direction de l'homme qui t'accompagne lorsqu'une pause dure trop à son goût.

Son agacement t'amuse au lieu de t'être communiqué, et tu lui lances des sourires qui éclipseraient le soleil en murmurant dans ta langue natale de 'rester patiente'. Il n'est pas des toits, et encore moins d'Aros: la différence de vitesse n'est pas quelque-chose dont on peut lui tenir rigueur. A vrai dire, comme tu le lui as fait remarquer, Godot se débrouille même très bien. Qu'importe en quoi consiste l'entrainement qu'il a mentionné, ce dernier a suffisamment entrainé son équilibre et son évaluation des distances pour lui permettre de suivre à un rythme tout à fait honorable.

ta Passerouge est beaucoup trop exigeante
et pas le moins indulgente du monde

Lorsque ses yeux repèrent la mer quelques rues plus loin, tu surprends comme un air d'émerveillement sur son visage. Maintenant qu'il s'est arrêté sur le même toit que toi, difficile de le rater. Tu perds la bataille contre le sourire qui cherche à s'installer, plissant tes yeux et étirant tes lèvres: c'est presque l'air qu'a pris Meg la première fois que tu lui as chanté ramené une babiole. Un petit bracelet de perles d'une teinte à mi-chemin entre le bleu sombre et le gris nacré que tu as obtenu de façon plutôt discutable. Comme si elle découvrait quelque-chose dont elle n'avait jusque là qu'entendu parler, et que ça dépassait loin les images élaborées par son imagination.

puis il approuve l'idée de descendre
et le souvenir t'échappe

Glissant souplement de la cheminée tu évalues ce que vous avez à disposition pour une descente comportant un risque de se briser les os aussi bas que possible. Ce serait dommage que Godot s'écrase en essayant d'atterrir alors que malgré un envol difficile, il s'en est jusque là sorti correctement. Atteindre le bord du toit pour s'appuyer ensuite sur le rebord d'une fenêtre du bâtiment voisin semble être une option décente. Il suffira de passer au rebord du dessous et.. mais Godot a visiblement une toute autre idée en tête.

Apparemment fort peu attaché à la notion de sécurité, il s'élance pour s'accrocher à une banderole dont la solidité n'avait rien de garanti. Un rire monte dans ta gorge tandis que tu te retrouves incapable de détourner le regard, partagé entre l'amusement et une touche d'inquiétude. Il est vrai que le voyageur n'a pas froid aux yeux, difficile de savoir comment ça t'est sorti de l'esprit. Mais ton expression tourne vite à la grimace lorsqu'en voulant se réceptionner sur le toit de tissu d'une étale, il déchire ce dernier et rencontre le sol avec pertes et fracas.

ce n'est pas sans rappeler des souvenirs
la première réception de Micaiah, par exemple..

Constatant qu'il bouge encore, tu ris à voix basse avant de constater que ses acrobaties ont attiré l'attention d'un groupe d'individus dans la même rue. Les cinq hommes qui semblaient mener une conversation à voix feutrées jusqu'à l'atterrissage de Godot le fixent avec insistance, surpris mais pas forcément ravis d'être interrompus. Profitant du fait que l'attention ne soit pas dirigée vers toi, tu tires le masque noir de ton manteau et attaches solidement le ruban derrière ta tête.

ce ne sont pas les commerçants de cette rue
leurs visages te seraient familiers

Peut être des marchands ou des marins de passage, s'ils sont debout à cette heure-ci. Peut-être des gens à l'honnêteté aussi discutable que toi, aussi. Mais même à une horaire aussi tardif, fomenter quelque coup monté en pleine rue n'aurait rien de bien judicieux. Aros ne manque pas de passages dissimulés et de petites cours obscures pour des réunions de cet acabit. D'autant que les gardes royaux y passent moins souvent que dans les rues comme celle-ci. Tu en sais quelque-chose. Tu as croisé leurs patrouilles bien trop de fois à ton goût, Céleste.

Sautant sur le toit du bâtiment où est accrochées la banderole, tu viens à ton tour t'accrocher au tissus et descends le long de celui-ci jusqu'à ce que tes pieds trouvent un rebord de fenêtre où prendre appui. Surveillé par une Cyclamen nerveuse, tu prends quelques autres appuis avant de te réceptionner sur le pavé d'une façon un peu plus discrète que Godot, pliant les genoux pour amortir le choc. Les 5 personnes se sont approchées du mercenaire, le bloquant à ta vue et demandant probablement d'où il sort, s'ils n'ont pas pu observer sa cascade dans son intégralité.

« C'était risqué, vous m'avez fait bien peur ! En combien de morceaux êtes vous ? » interroges-tu, presque moqueur en lui jetant un coup d'oeil attentif

Ton regard passe vite à vos interlocuteurs dont aucun ne connait ton visage. Aucun ne t'est familier non plus, et tu commences à te demander si vous n'êtes pas effectivement arrivé au milieu de la réunion de navigateurs plus ou moins honnêtes. Les barbes fournies et l'odeur d'embruns semblent aller dans ce sens, mais peut-être n'est-ce que la proximité de la mer. Cyclamen de nouveau sur ton épaule, tu leur souris aussi poliment que possible, oubliant que le masque cache ton expression.

« Il a fait un joli vol plané, une chance qu'il ne vous soit pas tombé dessus ! On ne vous dérangera pas longtemps: il nous reste un port à visiter. » assures-tu en hochant la tête

Tes yeux clairs passent sur sur le tissu déchiré, et tu espères que le bruit n'aura pas réveillé les habitants de cet bâtiment. Il ne manquerait plus que vous vous mettiez à dos un commerçant d'Aros probablement fatigué et mécontent d'être réveillé en pleine journée. Le groupe de marins grommelle dans un langage que tu ne reconnais pas, te faisant supposer qu'ils parlent entre eux pour l'instant. Sans doute l'occasion de filer avant qu'ils ne décident que s'écraser à leurs pieds est un affront inacceptable.. on t'a déjà menacé pour moins que ça.

sont-ce des pas que tu entends à travers la porte ?
vous feriez bien de ne pas vous éterniser
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Mar 26 Juin - 14:52

Page tournée, Chers Lecteurs, vous allez donc connaître la suite. Patatras. Une légère douleur parcourait mon dos, je décidai d'effectuer quelques mouvements de buste, afin de vérifier que mes os étaient toujours en place. Gauche, droite, saut, parfait, les os n'avaient, à première vue, rien. Continuant mon inspection corporelle, je secouais d'abord mes bras, puis mes jambes, une à une, là encore, rien de cassé. J'aurais sûrement quelques bleus. Par chance, mon instrument avait aussi survécu à la chute, sans quoi, c'est moi qui n'aurais survécu.

Pour être honnête, Chers Amis, la tête me tournait encore, lorsque ces loubards m'encerclèrent, et mon premier réflexe avait été de renforcer la force que j’exerçais sur la garde de mon arme, ramassée après m'être relevé. Le regard féroce, et l'esprit guerrier, je sentais l'hostilité chez ces hommes virils et barbus.

Fort heureusement, la voix de notre cher guide, Songbird, vint apaiser cette étrange assemblée, et moi-même. Il parla, plusieurs fois, m'adressant au passage une question, à laquelle je commençai à répondre, alors que le groupe se dispersait. Le guide, redevenu masqué, voulait savoir si j'étais toujours entier. Évidemment, Chers Lecteurs, si vous pouvez lire ceci, c'est que la réponse était positive.


-Toujours vivant, toujours debout, tous mes morceaux sont encore là, corps comme âme ! Navré de provoquer en toi de la peur, je ne voudrais pas être le premier client qui périt durant ton service, et entacher ta réputation. A moins qu'il n'y en ait déjà eu ? envoyais-je, haussant les épaules, en souriant légèrement.

Récupérant petit à petit de cette escapade sur les chapeaux de maisons, je pus remarquer que le froid qui, plus tôt, m'avait forcé à fermer ma veste, avait été remplacé par une grande chaleur, celle du mouvement, celle de l’adrénaline, celle de la curiosité, mais surtout celle de l'aventure ! D'un vif geste, j'ouvrais grand mon manteau, offrant à mon corps l'air salé d'Aros.

Aux alentours, des bruits s'agitaient, des volets s'entrouvraient, des rideaux se tiraient, et quelques portes laissèrent échapper le son d'une serrure s'ouvrant, allait-on enfin pouvoir croiser d'autres personnes ? N'était-ce pas le bon moment pour un petit concert ? Il y avait, à quelques mètres de nous, un endroit qui me semblait une bonne place, pour jouer un peu de luth, je voulais y aller ! Mais avant tout, il me fallait questionner mon guide :


-Songbird ? Saurais-tu à qui appartenait l'étal que j'ai brisé ? Je souhaiterais dédommager son propriétaire.

Puis, entamant ma marche, suivi par Cyrano, je montrais du doigt l'endroit, et dis au masqué:

-On avance un peu ? J'aimerais essayer quelque chose.

Et oui Chers Lecteurs, je ne connaissais point assez bien Aros à ce moment-là, et je continuais à me questionner quant à l'inactivité de la ville, en plein jour ! Mon idée était donc simple, jouer de la musique, afin de réunir ces timides Arosiens, endurcis par le froid.

J'arrivais à destination, et vins me placer au centre du cercle de pavés. Face à moi, se trouvait une grande rue, ombrée par d'imposantes batîsses, plus ou moins pittoresques. A droite, Songbird, et son oiseau, ainsi que les habitations que nous avions passées plus tôt. Quand à la gauche, point de rouge, mais quelques mats dominant des navires, navires qui faisaient de l'ombres à des barques, et barques qui se laissaient glisser aux caprices de l'eau. Le guide aux cheveux pâles étant assez loin, je du hausser la voix pour m'adresser encore à lui, il pourrait m'accompagner, si il le souhaitait, dans ma petite representation improvisée:


-Hey Songbird, si tu veux, tu peux danser, ou chanter ou... montrer tes talents !

Et c'est ainsi, que, sur ces mots, commencèrent à s'élever quelques notes, puis d'autres, et encore de nouvelles, remplacées par une gamme inédites. Ah Chers Lecteurs, si vous saviez, la raison pour laquelle les rues d'Aros sont si vides, lorsque le soleil est à son zénith... Ne soyez point trop frustrés, vous le saurez bien assez tôt, pour l'heure, profitez du concert que vous offre votre brave Godot, et détendez vous encore un peu, nous avons tout notre temps, pour passer aux choses sérieuses, et vous faire vous ronger les ongles n'est point dans mes priorités.


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Mar 17 Juil - 2:28

bright minds encounter

on the run

il avait une main sur son arme
une chance que tu sois intervenu rapidement

(à cette heure-ci, un accrochage est vite arrivé)
(et tu as beau savoir te défendre, tu préfères les éviter)

Il est en un seul morceau, te répond-t-il en riant. Un soulagement. Car tu es certain qu'il n'y en a pas deux comme lui, il serait dommage de l'abîmer. Quant à entacher ta réputation de guide.. un léger rire t'échappe, derrière ton masque. Tu lui adresses un clin d'oeil espiègle: qui sait, peut-être ne serait-il pas le premier ? Mais peut-être est-il présomptueux de parler de réputation pour quelqu'un comme toi.

(après tout, on te regarde déjà de travers)
(ton accent laisse souvent les gens sceptiques)

Tes yeux sont rivés sur la porte de la maison devant laquelle Godot s'est écrasé lorsqu'un mouvement vif de ce dernier te fait presque sursauter. Cyclamen bat des ailes tandis que tu recules d'un pas par instinct. Vient-il..d'ouvrir son manteau ? Un frisson te parcoure rien qu'à l'idée: peut-être est-ce la fatigue, mais même avec le lever du jour, tu ne t'y risquerais pas. La chaleur de l'astre doré te parait dérisoire face aux vents salés qui peuvent si rapidement gagner en violence. Même en été, avec le soleil à son zénith, te défaire d'une couche de vêtements te paraitrait insensé.

Aros n'a pas un climat auquel on expose sa peau
le froid ne laisse aucune chance à ceux qui s'y risquent

(mais peut-être es-tu un peu frileux)
(les températures de Kalos n'ont pas fini de te manquer)

Autour de vous, des curieux essaient de savoir d'où venait le fracas de tout à l'heure. L'envie de fuir se fait plus insistante à chaque ouverture de volets, chaque nouveau visage à la fenêtre. Peut-être ne dorment-ils pas encore, peut-être ont-ils été réveillés.. mais qu'importe le cas de figure, tu doutes que ce raffut leur plaise. Après une dure journée, ils ont mérité leur sommeil et malheur à celui qui les empêchera d'en profiter. Vous ne devriez pas rester là. Rien ne vous oblige à subir leur mécontentement, après tout. Mais il semble que Godot ne partage pas tes inquiétudes.

« Euh, pas personnellement ..? » bredouilles-tu, sidéré qu'il pense à cela maintenant

est-ce ce qu'on appelle avoir un bon fond ?
ce n'est définitivement pas ton cas

Cyclamen a quitté ton épaule, voletant entre toi et Godot qui propose d'avancer comme si de rien n'était, accompagné de son Insécateur. Peut-être devriez vous avancer dans une direction moins.. entourée de maisons ? Dans le style loin de l'endroit où sa chute a déjà attiré l'attention ? Les marins vous lancent des regards à la limite de l'hostilité. Quant à Godot, son absence totale d'inquiétude quant au fait d'être bruyant en plein jour te laisse stupéfait jusqu'à ce qu'un détail te revienne.

il n'est pas d'ici
il ne doit pas être au courant

Voilà qui a le potentiel d'être très amusant. Calmant ta Passerouge d'un mouvement de la main, tu emboites le pas à Godot, curieux de savoir ce qu'il a en tête. Lorsqu'il tire son instrument de musique que ses mésaventures n'ont heureusement pas abîmé, ton sourire devient rayonnant. Un concert. Ici et maintenant.

en voilà un qui ne manque pas d'audace
et il ne s'en rend même pas compte

C'est un coup à attirer les gardes, mais il n'y pense visiblement pas un instant, haussant la voix pour s'adresser à toi. Montrer tes talents, dit-il ? Vous allez surtout devoir faire preuve de talent pour la fuite dans assez peu de temps, à ton humble avis. Tu ne l'avertis néanmoins pas, te rapprochant de lui tandis que les notes de musique s'élèvent vers le ciel désormais bleu. Ton regard se porte sur les fenêtres alentours. Certains volets s'ouvrent, d'autres se ferment bruyamment. Tes yeux croisent des regards courroucés mais aussi quelques sourires amusés, curieux, voire enchantés.

il est vrai que Godot a un certain talent
la musique t'entrainerait presque

L'air te semble familier, à vrai dire. Il ressemble à celui d'une chanson que tu as appris à l'époque où tu vivais toujours à Kalos. Peut-être est-ce légèrement plus rapide, mais il y a moyen que tu t'adaptes. Relevant un peu ton masque pour ne pas y faire résonner ta voix, tu attends d'être sûr de l'air pour te mettre à chanter, sourire aux lèvres. Si la pratique de manque, depuis le temps, ta langue natale te vient tout de même avec fluidité. Les syllabes s'écoulent sur la mélodie, et tu accompagnes Godot sans fausses notes.

jusqu'à ce que Cyclamen ne t'interrompe d'un sifflement
celui qui annonce l'arrivée des gardes

Il ne te faut qu'un instant pour remettre ton masque et ta capuche en place, dissimulant ton identité le mieux possible. Rapidement, tu te tournes vers Godot tandis que les quelques spectateurs n'ayant pas préféré le sommeil vous observent d'un air amusé.

« Il semblerait que j'aie failli à mon devoir de guide, commences-tu sans une once de culpabilité, J'ai omis de vous dire l'essentiel: Aros est une ville nocturne. A cette heure-ci, les gens dorment. » l'informes-tu avant de te diriger à pas pressés vers une ruelle pour le moins sombre

Elle vous éloignera du port en passant par des coins plus ou moins fréquentables. Tu les connais comme ta poche pour y avoir navigué à plusieurs reprises. De jour comme de nuit, pour des raisons tout à fait honnêtes ou absolument pas. Parfois pour Nicholas, souvent pour fuir les gardes. Vous pourrez les y perdre si vous ne vous y perdez pas avant, et certains bars ouverts jusqu'à la tombée de la nuit se feraient un plaisir de vous servir de refuge.

« Si vous ne voulez pas de démêlés avec les gardes, vous devriez peut-être me suivre. » ajoutes-tu, rieur

Il ne voit pas tes yeux scintiller mais oh, le nombre d'étoiles qui y brillent. Tu as un large sourire de gamin, lorsque, conformément aux indications de Cyclamen, trois silhouettes en uniforme apparaissent dans la rue principale. Entre le casque et l'épée à la ceinture, difficile de ne pas les reconnaitre. Les volets se ferment chez les moins téméraires, tandis que les plus curieux s'appuient aux rebords de leurs fenêtre pour observer la suite des évènements. Du coin de l'oeil, tu vois le groupe de marins de tout à l'heure s'éclipser sans une vague.

« Alors, vous préférez visiter la ville ou sa prison ? » lances-tu, comme si la question se posait vraiment

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Dim 12 Aoû - 18:37
 Je grattais avec ferveur, et entrain les cordes de mon instrument, prêt à allumer les flammes de la fête, et de la joie en cette froide ville. Ma chaleur corporelle un poil retombée, je commençais à sentir le froid mordiller avec gourmandise mon torse. Enfin, la chaleur remonterait d'ici quelques instants. Mon camarade Songbird se joignit finalement à moi, envoyant, en rythme, des mots d'une langue que je ne connaissais point. Notre duo était bon, merveilleux même, oserai-je dire, sans prétention. Des volets s’ouvrirent, avec de multiples faces qui nous observaient.

Tantôt souriantes, tantôt en colère, je commençais à prendre conscience d'une chose. L'oiseau de Songbird se joignit à la prestation, et le chant du garçon tomba. Sa voix ne disparut cependant point. Mon guide me dévoila finalement la vraie situation d'Aros. Une ville nocturne. Et bien, mon intuition précédente était juste, mais... Je haussai les épaules, tout sourire, vers le garçon aux pâles cheveux :

-Mais n'est-ce point la nuit, que se font normalement les meilleures fêtes ?

Je frottais les cordes de plus belle, et prenais mon pied à le faire,(il fallait bien prendre son pied, avant de fuir, jambes au cou, non ?) Mais la voix de mon acolyte de fortune s’éleva de nouveau, quoi ? Les gardes arrivaient ? Je soupirai, et cessai de jouer. Je fixai Songbird, afin de lui répondre :

-Et bien, pourquoi ne point visiter la prison. Mais hors de question d'être du mauvais côté des barreaux.

Effectivement Chers Lecteurs, même si ma tendance à outrepasser certaines coutumes, ma foi fort stupides, est grande, je reste un bon et juste personnage, point un sale mécréant, hors-la-loi. Puis, qui voudrait croupir en prison, surtout pour si peu ?! Un sourire se dessina finalement de nouveau sur mon visage, alors que Songbird commençait à courir pour fuir. Je fis un tour sur moi-même, et faisais sonner mon instrument, puis je vins saluer mon public, avant de le remercier pour son attention, et de leur tirer la révérence. Une ovation s’éleva, mélangée à quelques sifflements, en même temps que je rangeais mon luth, et démarrais ma course folle, afin de suivre Songbird, et d'échapper à ces gardes.

Nous avions un peu d'avance, et courir dans cette accoutrement ne devait point être aisé pour eux. Le bruit produit par le public avait attisé la curiosité de certains résidents des ruelles où Songbird m'amenait. Ces spectateurs étaient plus calmes, moins enjoués, mais c'était normal, ils n'avaient pas l'honneur de nous entendre. Un rapide coup d'œil vers l'arrière, ils étaient toujours à nos trousses. Une échelle patientait, à gauche, adossée contre un mur. Je l'attrapai en passant, et la couchai en direction des gardes, afin de ralentir un peu leur course. Ma chaleur remontait, et je ne pouvais effacer le grand sourire qui ornait mon visage. Cette sensation, c'était génial ! La voix pleine d'entrain, alors que nous nous enfoncions dans des ruelles de plus en plus sombres, et étroites, je hurlai à l'égard de Songbird:

-Tu crois qu'ils ont une chance de nous rattraper ? On devrait peut-être les attendre, ou repasser sur les toits ?

Je riais de bon cœur, et prenais même la peine de passer par des rambardes, ou des escaliers, afin de faire quelques acrobaties, et autres sauts. Au loin, je pouvais discerner une grosse pancarte de bois, sur laquelle était peinte une épée, croisée à un livre. En dessous, on pouvait lire "L'ivre de poche". Le tout ornait des escaliers qui semblaient descendre, et pas qu'un peu. Amusé, je demandais à mon camarade de fuite :

-Très cher guide, aurais-tu l'amabilité de me faire visiter ce fameux "L'Ivre de poche" ? Je suis curieux !


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Dim 26 Aoû - 19:51

bright minds encounter

on the run

les meilleurs fêtes se font de nuit, dit-il
tu ris un peu: justement, il fait jour

(sans doute sa langue a-t-elle fourché par habitude)
(tu vois bien où il voulait en venir)

Hélas, vous n'êtes pas dans le meilleur environnement pour festoyer jusqu'à la tombée de la nuit. Godot ne met heureusement pas longtemps à le comprendre, cessant de gratter les cordes de son instrument. Visiter jusqu'aux cachots l'intéresserait ? Tu as rarement vu touriste aussi curieux. L'endroit est généralement repoussant, que ça soit par son architecture sans grâce ou simplement par la population qui l'habite. Il a néanmoins la présence d'esprit de préférer le côté des barreaux duquel vous êtes. Après tout il est question de les visiter, pas d'y habiter.

Godot ne manque pas de saluer le public
tu le regardes faire d'un oeil amusé

Ton compagnon a le sens du spectacle, il semblerait, mais tu crains qu'un jour il ne s'en morde les doigts. Les gardes ont déjà commencé à courir dans votre direction lorsqu'il détale à ta suite dans l'étoile ruelle. Vous n'avez que quelques foulées d'avance. Mais vous aurez sans doute de la chance, ou du moins tu l'espères. Courant le plus vite possible, tu effectues quelques changements de direction successifs pour essayer de perdre vos poursuivants. (en espérant ne pas perdre Godot avec) Devant toi, Cyclamen vole à vive allure, esquivant les quelques passants qui vous regardent filer avec curiosité.

ils ont dû entendre les applaudissements
à croire que vous avez réveillé tout le quartier

Lorsqu'un bruit se fait entendre, tu jettes un coup d'oeil par dessus ton épaule. Ton compagnon a décidé de rendre la poursuite plus complexe, renversant une échelle sur le chemin des gardes. Tu jettes un regard appréciatif à Godot, mais les mots te manquent à la vue de son expression. Il est hilare. Tout le contraire de ce que tu pourrais t'attendre venant d'un touriste fuyant la justice. Curieux personnage. A-t-il l'habitude de telles mésaventures ? Ca te semble de pulsent plus probable. Son enthousiasme est contagieux, élargissant ton sourire dessiné par l'adrénaline.

il demande s'il faut les attendre
tu manques de souffle mais ça ne t'empêche pas de rire

« Les attendre ? Vous êtes trop bon, ils ne feraient pas preuve d'autant de considération à votre égard ! » assures-tu, amusé par l'idée

Peut-être que si tu étais seul, tu tenterais le coup. Ca te rappellerait les fois où tu t'es assis sur le bord d'un toit après avoir bondi par dessus une rue trop large pour que les gardes fassent de même. Faire mine de les attendre avait été bien trop amusant. Ton masque blanc s'arrêtant au niveau du nez, ils avaient eu tout le loisir de voir le sourire narquois étirant tes lèvres.

« Le mieux qu'on puisse leur accorder, c'est de rester à terre. Sur les toits, ils n'ont aucune chance. » ajoutes-tu tandis qu'il joue les acrobates dans un escalier

Tu prends la peine de ralentir un peu ta course pour brièvement applaudir Godot. Pour quelqu'un qui transporte une arme et un instrument de musique aussi larges, il ne manque pas d'agilité. Ca te donnerait presque envie de l'imiter, mais il faut bien que l'un de vous deux reste entièrement attentif. Tu vois encore les gardes, mais ils ont quelques longueurs de retard. Sans doute leur armure n'est-elle pas faite pour courir le pavé. Vous bifurquez une fois de plus lorsque Godot attire ton attention sur une taverne.

l'Ivre de poche
ça faisait longtemps

« Mais certainement ! Que serait un tour de la ville sans un passage dans une taverne ? » réponds-tu avec enthousiasme

Si Cyclamen n'est pas du tout amusée par l'idée, tu réponds à ses piaillements furieux par une moue un peu gamine. Il faut bien s'amuser, de temps à autres. Certes, tu sais qu'elle est seulement inquiète, mais tu aimerais bien qu'elle apprenne à se détendre. Prenant la direction de l'escalier, tu ranges le masque de loup dans une de tes vastes poches. L'Ivre de poche n'a pas la réputation de n'être fréquentée que par des honnêtes gens. C'est l'un des lieux où tu ne risques rien à sortir à visage découvert.

pas de risque qu'on appelle les gardes
tu n'es pas le seul à être recherché

Poussant l'épaisse porte en bois, tu t'empresses de faire rentrer Godot à ta suite avant de jeter un oeil circulaire sur la salle. Sans te connaitre, on trouverait que tu détonnes. Tu n'as ni la carrure, ni les muscles ni la barbe des clients qui tournent leurs regards vers vous. Tout fin, avec un air encore un peu enfantin et donnant l'impression de flotter dans ton manteau trop grand, on jurerait que tu t'es égaré.

c'est pourtant un accueil chaleureux que te réserve la propriétaire des lieux
Dorothée, une femme à l'allure imposante qui te dépasse d'une ou deux têtes

« Mesdames, Messieurs, un instant d'attention: une célébrité nous honore de sa présence ! se moque-t-elle en t'approchant Ta prime a augmenté, ça commence à être du sérieux ! » ajoute-t-elle sous les rires des clients

Tu papillonnes des yeux quelques instants, surpris, avant de rire à ton tour. Voilà un moment que tu ne prêtes plus vraiment attention aux avis de recherche, si ce n'est pour les arracher. Mais vu le temps depuis lequel les gardes te courent après sans succès, ça n'a rien de surprenant. Dorothée ébouriffe tes cheveux blancs sans ménagement tandis que les conversations plus ou moins discrètes reprennent sans perdre de temps.

« Tu en as mis, du temps, j'ai cru qu'ils t'avaient eu ! s'exclame-t-elle en ouvrant de grands yeux, M'enfin c'est bien sympathique de te revoir, Céleste. Tu as ramené un ami ? » demande-t-elle en désignant Godot du menton

Te dégageant tant bien que mal de sa prise, tu la repousses sans réelle violence en prétextant qu'elle va t'arracher la tête, avec la force qu'elle a.

« Je cours plus vite qu'eux, tu devrais le savoir ! répliques-tu, feignant l'indignation, Quant à lui, c'est un mercenaire en visite à Aros. Il a insisté pour passer par ta taverne, tu devrais peut être lui offrir sa première boisson ~ » ajoutes tu avec un sourire

Si Dorothée voit clair dans ton jeu, elle ne manque pas de partir d'un grand rire avent de vous indiquer de la suivre jusqu'au bar. Tu te perches sur un tabouret tandis que Cyclamen se perche sur le comptoir et que vos boissons arrivent.

« Alors, charmé par les lieux ou la propriétaire ? » plaisantes-tu tandis que Dorothée part s'occuper d'autres clients

La taverne n'est à vrai dire pas déplaisante. Le mobilier en bois a certes vécu, et ton tabouret est d'ailleurs un peu bancal, mais il tient la route. Sur chaque table, des lanternes servent à faire l'éclairage. En effet, si le soleil est levé, sa lumière peine à filtrer jusqu'ici, le lieu étant un peu en sous-sol.  

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Lun 27 Aoû - 16:43
Mon guide accepta ma demande. Nous allions, enfin, pouvoir nous désaltérer, et qui sait, peut être continuer notre duo. La taverne possédait une ambiance bien à elle. Premièrement, la luminosité. Point de lumière vive, et forte, qui venait de l’extérieur, seulement la timide lueur de quelques lumières artisanales, qui peinaient à éclairer la bâtisse jusqu'à son bas plafond. J’appréciais, ça ressemblait fortement à une ambiance nocturne, de taverne de Scèméde ! Secondement, la tavernière. Elle était grande, très grande. Cette femme possédait par ailleurs d'épaisses mains, et ce n'était visiblement pas que pour l'esthétique, au vu de l'expression de Songbird, lorsqu'elle vint poser son membre sur sa tête.


Mon guide venait par ailleurs de se faire nommer... Céleste ? Un autre bien joli nom, qui ressemblait d'avantage à un pseudonyme, là aussi. Et bien, cet artiste jouait sur plusieurs bords ? Impressionnant. Son visage était découvert, et j'étais assez proche de lui pour le scruter. Un long moment d'hésitation me prit, s'agissait-il d'un garçon, comme je le pensais depuis le début, ou d'une femme ? Le plus simple serait sûrement de lui demander, ou de vérifier de moi-même, mais dans les deux cas, il y avait une chance de vexer la personne, et vexer mon, ma, guide n'était point dans mes intentions. J'étais fort curieux, Chers Lecteurs, mais au fond, qu'importait. Une autre information m'arriva aux oreilles, mon binôme d'art avait donc une prime. S'amusait-il avec les gardes par habitude ? Ça expliquerait probablement l'aisance avec laquelle il m'avait guidé, dans cette fuite. Il avait brillamment choisi où tourner, où passer, et où se réfugier. Cet oiseau n'était pas sot, et bien rôdé, visiblement. C'était intéressant !


Je me tournais, sur le tabouret qui me servait de siège, et j'observais les alentours. De nombreux hommes, bourrus, virils, aux airs vaillants. Ah, une taverne de bonnes gens ! Ils apprécieraient sans aucun doute un morceau, j'en étais persuadé. Dans un coin éloigné de l'entrée, au fond de la taverne, sur une sorte d'estrade, s'élevaient des bruits. Mon expérience me fit reconnaître des bruits de... Coups ? Des cris s'envolaient aussi, des encouragements, des râles de colère, puis un magnifique "Choppes-y les couilles" ! Je reconnaissais là un langage fort raffiné, et digne des plus grands poètes du siècle. Cependant intrigué, je tournais la tête vers l'estrade, des hommes se battaient, et d'autres les regardaient ! Ah, cette taverne me plaisait de plus en plus, un cercle de combat ! Fréquemment interdit, il fallait bien souvent attendre la nuit, où sélectionner des tavernes peu fréquentées par la garde, afin d'en trouver, et de s'essayer au pugilat.

Derrière moi, un cri s’éleva, je me tournai vivement. Une paluche s'abattit sur un visage, un fessier s'écrasa au sol, et un pied atterrit droit dans un plexus. L'assaillant possédait une longue chevelure blonde, tenait l'endroit, et s'appelait Dorothée. La victime... Avait déjà tourné le dos, sous les injures de la furie Arosienne:



-Dégage de la, sale porc ! Remets plus jamais les pieds ici, si c'est pour nous arnaquer !


Une tornade de rires s’éleva, suivie de quelques hourras. L'un des combattants du cercle, intrigué par ce tumulte, tourna la tête. Puis c'est son œil qui tourna. Il venait d'en prendre une bonne, directement dans la mâchoire, et de s'écrouler au sol. C'était pourtant basique, que de rester concentré lorsqu'on se battait. Un sourire se dessina sur mon visage. Je me répète sûrement, mais l'ambiance de cet endroit me plaisait énormément, Chers Lecteurs. Je me tournais vers Céleste. Est ce que les lieux et la propriétaire me plaisaient ? Et bien, nier serait lui mentir !


-Et bien mon brave Songbird, j'avoue être charmé. Le lieu est accueillant, l'ambiance y est chaleureuse. Quant à la propriétaire, même si elle n'est pas mon genre du tout, j'admettrai volontiers que sa tignasse dorée et ses iris bleuets ne sont point désagréables à voir ! Quant à son comportement, un régal, là aussi.


Je ris fortement. Puis je fixai à nouveau Songbird, toujours intrigué par son potentiel genre. Je ne comptais malgré tout point le nommer Céleste. Il s'était présenté comme Songbird, c'est ainsi que je l'appellerai, question de principe. Je détachai finalement mon regard du guide, et fis rouler mes yeux vers l'imposante barmaid, qui nous apportaient nos boissons. Je la remerciai, et lui souriait, puis je repris la parole, à l'égard de mon acolyte.

-Mon cher, que dirais-tu que nous continuions notre petit spectacle improvisé, ici ? Les gens semblent ouverts, et plein d'entrain. Je suis persuadé que nous pourrions faire un tabac.

Je vins gratter légèrement mon luth, toujours à mon dos. Quant à mon arme, elle reposait, entre les jambes de Cyrano, lui aussi, assis sur un magnifique tabouret, du plus bel effet, de haute qualité. Un régal, pour petits, comme pour grands, en somme. D'autres clients arrivèrent, tous les fixèrent, puis, après les avoir identifiés, tous reprirent leurs activités.


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Lun 10 Sep - 15:11

bright minds encounter

sing it up

il semble effectivement charmé
tant mieux, c'est lui qui voulait venir

Tu suis son regard jusqu'au cercle de combat dans lequel Dorothée a plusieurs fois tenté de te pousser pour un affrontement 'amical'. Histoire de comprendre comment tu as aussi souvent échappé aux gardes, insistait-elle. Sans succès. Non seulement, tu es loin d'avoir le gabarit approprié, mais en plus, tu doutes de pouvoir rester 'amical' bien longtemps. Pour toi, ça n'a jamais été un jeu. Plutôt une question de survie. Alors forcément, tu les regardes d'un oeil mi-inquiet mi-dégoûté. C'est bien la seule partie de l'Ivre de Poche que tu n'apprécies guère. Surtout qu'il n'est pas rare que les combats dérivent hors du cercle dans un moment d'emportement.

d'où l'état discutable du mobilier de la taverne
enfin, il n'y a pas que ça qui mette sa solidité à l'épreuve

Tu lèves les yeux au ciel lorsque la voix forte de Dorothée s'élève à quelques pas. Encore une raison pour laquelle tu te demandes comment la plupart des chaises tiennent encore debout. Pourtant, la regarder ne manque pas de te tirer un sourire. Elle est impressionnante. Un ouragan déguisé en personne, avec ses longs cheveux blonds qui volent à chaque mouvement. Quelques clients se joignent à elle tandis qu'elle injurie l'escroc qui s'empresse de quitter les lieux; même Cyclamen ne manque pas d'y ajouter son piaillement. Tu lui jettes un regard amusé tandis qu'elle revient sur le comptoir.

ton oiseau semble toujours encourager la violence
tu ne peux pas dire que ça te surprenne beaucoup

De son côté, Godot ne tarit pas de compliments. Comme tu l'avais supposé à en juger par son expression, l'endroit est à son goût. Tu joins ton rire au sien lorsqu'il te parle de Dorothée, te demandant sincèrement combien de personnes viennent principalement pour observer le phénomène qu'est la gérante. Honnêtement, tu n'as pas de talent particulier pour évaluer ce genre de proportions, mais tu partirais sur au moins 40%.

« Oh, merci. » dis-tu lorsque la femme en question apporte vos boissons

Si l'insistance avec laquelle ton interlocuteur te regardait ne t'a pas échappé, tu n'émets pas de commentaire pour l'instant. Peut-être est-il perturbé par cette histoire de prime ? Ca ne doit effectivement pas être rassurant de se dire qu'on a fait confiance à un criminel pendant tout ce temps.. Mais d'un autre côté, vu sa réaction au cercle de combat qui n'est pas exactement légal non plus, tu doutes que ça soit le problème. Il détourne ton attention de la question en proposant de reprendre le spectacle que les gardes ont interrompu, ne perdant pas de temps pour récupérer son luth.

tu ris légèrement de son inépuisable entrain
très bien, ce ne serait pas la première fois que tu chantes ici

Prenant une gorgée de ta boisson avant de hocher la tête, tu tournes la tête pour chercher Dorothée des yeux. C'est tout de même sa taverne. Certes, la dernière fois, c'est elle qui a insisté pour entendre ta voix, mais tu préfères lui demander. Te retrouver du mauvais côté de sa fureur n'est pas une perpective qui t'enchante. Repérant la gérante, tu quittes ton tabouret bancal pour attirer son attention.

« Dorothée, Ma Dame, que dirais-tu d'un fond musical ? je suis d'humeur à chanter et il se trouve que Godot ici présent joue habilement du luth; tu ne regretteras pas de l'avoir entendu ~ » proposes-tu avec un clin d'oeil à son attention

Tu n'es pas surpris de l'entendre accepter, se déclarant ravie de ne pas avoir à te convaincre cette fois-ci. Elle manque de te faire perdre l'équilibre d'une tape dans le dos, mais tu te rattrapes à la chaise d'une cliente juste à temps. Son rire ne t'échappe pas, mais le regard que tu lui lances n'est que faussement offensé. Revenant vers Godot, tu t'assois sur le comptoir plutôt que ton tabouret, prenant tout de même garde à ne pas renverser vos boissons.

« Nous avons la permission de la Dame, plus qu'à se faire entendre par dessus ces individus. » l'informes-tu avant de t'éclaircir la voix

Tu ignores s'il va jouer le même air que tout à l'heure et tu doutes que vos répertoires de chansons aient beaucoup en commun, mais il doit bien y avoir moyen de s'adapter. D'autant que curieusement, certaines chansons populaires d'Aros ressemblent  celles que tu as entendues en Illumis. Certainement le résultat du vaste mélange de cultures qu'est cette ville, mais quoi qu'il en soit, ça joue en ta faveur. Quand bien même tu chanterais dans une autre langue, on ne manquerait pas de reconnaitre l'air.

« Oh, et à propos de la prime dont parlait Dorothée, dis-tu avant qu'il ne commence à jouer, Si ça vous inquiète, sachez qu'on ne me recherche pour rien de grave. Les gardes prennent juste mal que je coure plus vite qu'eux, alors ils l'ont encore augmentée. » expliques-tu en haussant les épaules, un sourire malicieux aux lèvres

Tu supposes que c'est ça, du moins. Parce que ce n'est pas comme si tu avais commis quoi que ce soit de sérieux. Ce n'est pas comme si tu étais le seul voleur de cette ville, peu importe ce que la Dragonne essaie de faire croire. C'est juste que d'habitude, tu t'imagines qu'ils les arrêtent plus vite.

pas de chance pour eux
tu ne comptes pas visiter la prison

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Mar 11 Sep - 15:27
"Nous avons la permission de la dame, plus qu'à se faire entendre au dessus de ces individus" envoya Celeste. C'est vrai qu'ils étaient virils, et braves, mais aussi bruyants. Enfin, nous pourrions sans doute composer avec. Je saisis mon fameux instrument, et tentai de jouer, mais impossible. Non, les grognements, et autres râles de colère et de virilité ne me gênaient pas. Pour jouer, j'avais vu pire, comme conditions. Cependant, impossible de me concentrer ! Non, ce n'était point l'admirable visage, ou la généreuse poitrine de Dorothée qui me dérangeaient, ou encore mon interrogation, en ce qui concernait ma, mon guide. Non, ce qui freinait ma capacité d'attention, c'était mon envie d'aller me battre avec ces hommes ! De toutes façons, nous ne pourrions nous faire entendre, ou capter leur attention, tant qu'ils se battaient, alors me joindre à eux, afin d'écourter leur session pourrait, peut-être, qui savait, nous permettre d'être au centre de l'attention !

Bien, j'allais faire ça. Je retirais mon haut, et l'enfilai à Cyrano. Je lui confiai par la même occasion la garde de ma précieuse arme, et de mon précieux instrument. Je vins coller mon poing droit, serré, dans le creux de ma main gauche, afin de faire jouer quelques notes à mes phalanges. Crac. D'un côté, puis de l'autre. Je fis de même avec mon cou. Je me tournais ensuite vers mon brave Songbird, avec un grand sourire. Je répondis, en premier lieu, à ce qu'il m'avait dit, à propos de sa prime :

-Je vois haha. Mais tu n'avais point à te justifier, brave guide. Tu me sembles être une personne correcte, alors qu'importe que tu sois mis à prix, ou non. Cependant, prends garde, je ne suis point homme fourbe et vicieux, mais ne crains-tu pas que certains profitent de ton statut de guide pour te piéger ?

Je soupirai à mon inquiétude, elle était stupide. J'avais pu voir cette personne à l'œuvre, et elle était plus qu'apte à s'échapper. Je haussai les épaules, puis repris :

-Mes excuses, tu m'as montré de quoi tu étais capable, te piéger ne doit point être aisé. Enfin... Me permets-tu d'aller calmer notre public ? Il serait dommage que ta sublime voix n'atteigne point leurs oreilles.

La question était là pour la politesse, il allait sans dire, qu'en bon aventurier, je comptais me battre, accord ou pas. Et c'est ainsi que je me dirigeais, l'allure fière et l'esprit vaillant, vers l cercle de combat. Ils venaient de terminer. Sans attendre, j'entrais en scène, d'un magnifique salto avant. Je lâchais ensuite, prêt à en découdre :

-Salutations, braves hommes. Godot, pour vous servir. Artiste, mais avant tout aventurier. Mon camarade et moi aimerions vous proposer un peu d'art, mais vous me paraissez trop bruyants.

Ils me regardaient, ébahis d'abord. Après avoir entendu ma provocation, leurs mines se renfrogna. Enfin, celles de certains. Les autres souriaient, ils appréciaient sûrement ma "jugeote". Une voix s'éleva, derrière moi :

-T'veux nous faire taire ?

Je tournais la tête, et vins plonger un regard sombre dans cette mer irisée, surmontée par une cascade de cheveux de blé:

-Parfaitement. Je gagne, vous cessez de vous battre pendant notre représentation. Tu gagnes, je vous paie une tournée.

Il éclata de rire, et vint se poser face à moi. S'il avait osé parler, c'est qu'il était prêt à se battre, c'était la raison pour laquelle ce fut à lui que j'avais adressé le "Tu gagnes". Bien. Il était sacrément costaud le bougre. Probablement plus lourd que moi. Mais la force n'avait jamais été mon atout. Je me reposais d'avantage sur mon esquive, et ma vitesse ! Un cri débuta le combat. C'était parti !

Point le temps de niaiser, il attaquait. Un coup lourd, lent, et prévisible. Un large mouvement du bras, qui ressemblait à ce que l'on appelait, dans d'autres horizons (j'avais eu connaissances de tout ça dans des livres) plus rompus au combat, un crochet. Je passai sous le bras de mon adversaire. D'un habile mouvement, je vins percuter le bout de son biceps, à proximité de la boule de son coude, avec mon genou. Déséquilibré par son coup, il avança un peu, j'en profitai pour venir caler les phalanges de ma main gauche, directement dans sa mâchoire, découverte.

L'homme pivota, et se retrouva de nouveau face à moi. Un robuste, hein. Il hurla de colère, et se précipita vers moi, deux mains prêtes à m’agripper. Je voulais esquiver, de nouveau en me baissant. Il m'intercepta, de sa lourde botte droite. Touché au visage, je chutai sur les fesses. Le blond me saisit au col, et à la ceinture, et il me fit passer par-dessus lui, me jetant au sol. Ce fut douloureux. Une chance que ce sol était en bois. Toujours couché, je rêvassais. Il en profita pour venir m'asséner un violent coup au ventre. Je me retournai. Je venais de passer de, sur le dos, à quatre pattes. Je crachais sur le sol. Et me relevai. Toujours sonné.

Le bougre savait que je n'étais pas remis. Mais je ne comptais point perdre. En colère, et surtout sans l'effet de l’adrénaline, mon regard s'assombrit encore. Il était temps, mon brave Godot, d'être sans pitié. Il fonça avec le même coup. Pauvre homme, je n'étais point idiot, moi non plus. Je ne le sous-estimerai plus. Ses deux coudes vers l'arrière, tels des ailes, et ses mains, grandes ouvertes, prêtes à venir se refermer sur mon cou, telles des pinces, il fonçait. Je décidai de rester stoïque. Lorsqu'il fut à portée, et que ses mains commencèrent à se resserrer, je fis pivoter mon corps, et j'avançai, tout en poussant le bras droit de mon ennemi, avec mes avants bras, durant la rotation. Désormais entre ses deux bras, face à son membre droit, dos à l'autre, je vins écraser violemment, mon coude, sur le dos de sa main, qui venait de me rater. Hargneux, je profitai de la rotation du mouvement pour continuer à tourner, désormais dos à mon adversaire, j'envoyai mon talon gauche, mon pied arrière, directement dans son plexus. Il recula, j'étais de nouveau face à lui.

Ah Chers Lecteurs, ce combat était... Exquis ! Je regrette d'ailleurs beaucoup de m'être mis en colère durant l'affrontement. Je n'ai pu en profiter pleinement. Enfin. Retournons au cœur du duel !

Les autres membres du cercle de combat applaudissaient, et hurlaient, ils semblaient biens, dans le feu de l'action. Je n'entendais, personnellement point tout cela, bien trop concentré dans le brasier du combat. Mais je le savais, car on me l'avait ensuite dit.

Son membre droit semblait en peine. Mais il ne le montrait pas. Un vrai homme, ce blondin. Il fonça de nouveau, bras gauche en avant. Cette fois-ci, je ne serais pas touché. D'un mouvement similaire à celui de tantôt, souvenez-vous, la rotation tout en avançant, je vins attraper le bras de l'homme et, profitant de nos mouvements à tous les deux, je vins le faire s'écraser au sol. Et d'un patatras, je vins m'asseoir sur lui, et commençai à distribuer le pain. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit. Au moins huit, Chers Lecteurs.

Il ne bougeait presque plus. Mais il n'avait toujours pas abandonné. Il était temps de continuer. De nouveau, un barrage de phalanges, puis je vins terminer ma comédie guerrière par un sublime coup de coude, requiem de ce combat, en plein dans son nez. J'avais gagné.

Le souffle puissant, et le corps en besoin d'oxygène, je me laissai glisser sur le plancher, et vins me relever, péniblement. Redresser le buste serait un difficile exercice. Mais il le fallait, pour le public ! Dans un intense effort, je vins me redresser, et je levai haut le bras. J'usai, avec fierté, et joie, de la pose du pouce ! "Celle-là, elle était pour toi, Celeste", c'était ce que je voulais faire passer comme message. Finie la vantardise, désormais, je vins rabattre mon buste, et poser mes deux mains sur mes deux jambes fléchies. Les autres bagarreurs avaient sifflé, applaudi, et scandé "Godot" de nombreuses fois. Ils avaient aussi aidé notre camarade à se réveiller, à grands seaux d'eau. Il chavirait, lui aussi. Mais il vint, tout de même, jusqu'à moi, afin de me gratifier d'une lourde tape dans le dos.

-Pas mal, Etranger. T'peux aller jouer, on va vous écouter bien sagement, alors nous dec'vez pas !

Ah... Jouer, il était vrai, c'était la raison de cette bagarre. Je hochai la tête, brièvement, afin de dire "Oui". Et je me déplaçai, lentement, jusqu'au bar. Je commandais une bonne chope, et me tournai vers mon duo, le souffle toujours court, et le corps encore fatigué. Sans un mot, je le fixai, et lui montrai "Cinq", avec mes doigts. Comprenez "Cinq minutes, je te prie, brave garçon." Cyrano se hisse sur le tabouret à côté de moi, je remis mon haut, et mon arme à mon dos, et décidai de laisser mon luth sorti, il me serait utile, dans à peine cinq minutes.

La pause s'écoula. Il était temps de jouer. J'étais un peu remis, mais pas totalement. Enfin, il suffirait de commencer doucement. J'inspirai profondément, puis je relâchai tout cet air. Le silence était presque entièrement présent. Hormis quelques voix, et les bruits de frottement de chaises au sol, ou de chopes qui claquent, rien ne nous dérangerait.

-Commençons, mon brave Oiseau !

C'était pour Celeste, ça aussi. Et je commençai à gratter les cordes, debout devant mon, ma (je ne savais toujours pas) camarade. Un rythme modéré, et une mélodie sur laquelle plus ou moins tout le monde pouvait danser. C'était ce que j'avais pour coutume de jouer, en tavernes.  


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Mar 18 Sep - 2:28

bright minds encounter

who would win ?
bards or the entire guard ?

la prime ne l'inquiète pas
tant mieux: tu ne peux rien y faire

Il s'inquiète même que l'on profite de ton métier peu officiel de guide pour te piéger. A cette idée, tu ne peux empêcher un sourire d'étirer tes lèvres: ce Godot est décidément un curieux personnage. Avec un sens des priorités inhabituel. Mais c'est agreement le tien, alors loin de toi l'idée de te plaindre. Tu as réfléchi à la question, en réalité. A des gardes ayant eu vent de tes activités de guide et se faisant passer pour des touristes pour t'arrêter.

mais jusque là, ça ne t'a pas posé de problème
tu connais les visages de la plupart d'entre eux

tu les reconnaitrais sans l'uniforme
à supposer qu'ils tentent le coup

Secouant la tête d'un air désinvolte, tu t'apprêtes à rassurer Godot lorsque ce dernier s'en charge tout seul, louant ton talent pour la fuite. Tu confirmes dans un sourire, avalant une gorgée de ta boisson tandis qu'il continue de parler. Il te faut te concentrer pour l'entendre. Entre les encouragements pour le combat et les conversations, la taverne est effectivement un peu bruyante pour jouer de la musique.

« Ce serait bien, mais prudence: la plupart ont le sang chaud. » conseilles-tu, passant au tutoiement sans y réfléchir

Ce n'est qu'à ce moment là que tu réalises ses intentions. Ainsi que sa tenue, accessoirement. Si le compliment t'a fait sourire, constater que Godot est maintenant torse nu colore tes joues d'un rose discret. Il.. est bien mieux comme ça, pour faire sobre. On dirait que la vie de mercenaires a quelques avantages esthétiques. Sur le comptoir, Cyclamen tressaute dans un piaillement moqueur tandis que tu reprends une gorgée de bière pour te donner une contenance.

une chance qu'il te tourne le dos
tu n'aurais pas eu l'air fin

« Ton ami n'a pas froid aux yeux, ça me plait ! » commente Dorothée en arrivant à ta hauteur

Tu ris avec elle dans un hochement de tête: ce n'est pas tout le monde qui a le cran de demander le silence aux clients de l'Ivre de poche. (en omettant la patronne, bien entendu) Encore moins de provoquer une personne au hasard pour un combat. Tous n'étaient pas bons gagnants. Ou bons perdants, dans le cas où Godot s'en sortirait victorieux.

« Voyons comment il s'en sort. » répliques-tu avec un haussement d'épaules

Appuyé sur tes bras, tu sirotes ta boisson en suivant le combat des yeux. Ce n'est pas une activité que tu apprécies, mais disons que la vue vaut le coup d'oeil. Le tatouage sur le torse de Godot te rend curieux. S'intéresser aux mouvements plutôt que sa.. personne, disons, est une épreuve de concentration. Tu détournes les yeux plusieurs fois pour éviter à tes joues de se colorer. Dorothée se moque mais ne te blâme pas: le mercenaire est au moins distrayant.

et plutôt doué, il semblerait
tu joins tes encouragements aux cris des autres

Il a bien commencé. Mal continué, d'ailleurs ce coup au visage laisserait assurément une marque, mais ça n'a pas duré. Godot retourne la situation à son avantage avec l'habilité de quelqu'un ayant fait ça souvent. Tu l'observes avec intérêt, descendant ta bière par la même occasion. Même Cyclamen semble de son côté, ayant oublié de lui en vouloir pour avoir stoppé votre fuite alors que les gardes ne devaient pas être bien loin.

le combat touche à sa fin
ils scandent son nom

(peut être que toi aussi)
(en tout cas, tu as le sourire)

Lorsqu'il te gratifie d'une pose hautement dramatique, tu ne peux t'empêcher d'éclater de rire. Il a encore l'énergie de jouer les clowns ? Voilà qui mérite ton respect. Le calme retombe tandis qu'il quitte le cercle de combats après avoir été félicité par son adversaire. (un habitué, remarques tu: ces yeux sombres ont attiré ton attention plusieurs fois) Tu le parcoures des yeux tandis qu'il demande 5 minutes. Rien d'ouvert, c'est une bonne nouvelle. Sans doute de futurs bleus aux côtes, cela dit.

« Du grand art, complimentes-tu, même Cyclamen était impressionnée, c'est dire ~ » ajoutes-tu en désignant l'oiseau

Toujours sur le comptoir, tu parles un peu à Dorothée tandis que les minutes s'écoulent, commandant une seconde boisson au passage. En théorie, tu as de quoi payer. Les touristes ont été involontairement généreux, ces dernier temps. D'où viennent-ils tous pour transporter autant d' objets de valeur ? Unys et Kalos, principalement, mais tu restes surpris.

Godot est prêt à commencer
tu te redresses un peu

('mon Oiseau', vraiment ?)
(tu accumules les surnoms, Céleste)

C'est curieux, d'avoir autant d'attention. Tu sens les paires d'yeux rivées sur vous tandis qu'un presque silence enveloppe la taverne. Certes, on vous regardait curieusement tout à l'heure dans la rue, mais.. les gens étaient moins proches. Moins dans l'expectative. Une pointe de nervosité manque de te serrer la gorge, mais tu la chasses d'une gorgée de ta boisson. Ce n'est pas le moment de laisser tomber le mercenaire.

le rythme est familier
une musique pour danser

Des étoiles s'allument dans tes yeux. Tu prends quelques secondes à trouver quoi chanter mais ne manques pas de te caler sur le rythme. Les paroles en kalosien t'échappent avec fluidité tandis que tu descends du comptoir. Un sourire illumine ton visage, accompagnant à merveille les paroles optimistes que tu es probablement le seul à comprendre. Nul besoin, cependant, de comprendre, pour avoir envie de danser.

la plupart battent la mesure
mais personne ne semble se lancer

qu'à cela ne tienne
tu peux arranger ça

Suivant le discret mouvement de ta main, Cyclamen quitte le comptoir pour voleter autour de toi. Tu l'accompagnes tournant un moment, prenant soin de garder assez de souffle pour chanter; jusqu'à ce qu'elle te quitte au profit du reste de la taverne. Il ne se passe que quelques secondes avant qu'elle ne revienne, tirant Dorothée par le poignet. Ou du moins, faisant de son mieux pour: tu doutes que Cyclamen, malgré toute sa volonté, puisse déplacer une telle montagne.

montagne qui semble surprise
tu lui fais signe de t'approcher

Sans prévenir, tu prends ses mains pour l'entrainer dans des mouvements simples, qu'elle suit d'abord avec maladresse. Puis avec entrain. Tu ne regrettes pas d'avoir laissé l'une des danseuses de l'avenue des lanternes t'apprendre ses mouvements. Grâce à elle, tu es capable de les effectuer tout en te concentrant sur la chanson. Libérant Dorothée en voyant que d'autres personnes se sont levées, tu retournes sur le comptoir. Le mobilier a été poussé par endroits, laissant plus de place pour se déplacer.

Ton sourire se fait rayonnant lorsque tu vois d'autres personnes danser sur la musique. Il y en a plus que tu ne l'aurais pensé, c'est bien encourageant. Cyclamen revient à tes côtés et tressaute en rythme sur le bois jusqu'à ce que votre chanson touche à sa fin, saluée par des applaudissements. Par réflexe, tu inclines légèrement la tête en avant avant de jeter un regard complice à Godot.

« Le public est conquis. » commentes-tu avec un rire

Plusieurs voix s'élèvent, demandant que vous recommenciez, et tu interroges Godot du regard jusqu'à ce qu'un tout autre message ne parvienne à tes oreilles. Un message qui sonne comme "danger" mais qui consiste en "gardes". Ton sang se glace l'espace d'un instant. Ont-ils entendu la musique depuis l'extérieur ? Pas improbable. Ils ont tenté d'ouvrir la porte, il semblerait, mais quelqu'un l'a retenue. Cependant, pour éviter les problèmes, il serait judicieux de ne pas continuer ce manège bien longtemps.

tout le monde ici n'est pas recherché
mais tous ne sont pas honnêtes non plus

« Reste pas là Céleste, conseille Dorothée en se dirigeant vers la porte, Je m'en vais parler à ces malotrus. » ajoute-t-elle en remontant les manches de son haut

Elle compte leur "parler", hein ? Tu ne pouffes discrètement avant de passer derrière le comptoir. Y déposant quelques pièces pour tes consommations, tu cherches des yeux la porte de derrière. Ce ne serait pas la première fois que tu l'empruntes. D'autres s'y dirigent déjà. Les plus prudents, sans doute. Ou ceux avec les plus hautes primes, difficile à dire. Les gardes n'ont certes aucune chance face à la majorité de la clientèle, mais ce n'est pas une raison pour s'éterniser. Ils sont capables de vous attendre près de l'entrée, s'ils te repèrent. Ou de surveiller tous les potentiels accès au bâtiment, pour ce que tu en sais.

« Prêt à partir ? demandes-tu calmement en regardant Godot, Ou préfères-tu aller leur 'parler' avec Dorothée et les autres ?   » ajoutes-tu avec un sourire malicieux

Des éclats de voix se font entendre depuis la porte. Dorothée tonnerre plus qu'elle ne parle, aussi mécontente qu'à chaque fois que les "chiens de la Dragonne" importunent ses clients. A se demander comment ils ont le cran de revenir. S'ils ne sont pas trop nombreux, comme tu le suspectes, tu doutes fort que les hostilités tardent à s'engager. Après tout, quel meilleur moyen de faire rentrer la leçon dans leurs crânes qu'avec le seul langage à leur niveau ?

la violence, bien entendu
c'est à des brutes que l'on s'adresse
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Dorothée parle en #29053d
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Mer 19 Sep - 15:21
Une affaire rondement menée ! Ronds comme des queues de pelle, ou pas, les gens semblaient avoir apprécié notre duo. D'abord timides, il fallut que l’intrigante personne, qui chantait à mes côtés, ne fasse quelques pas, accompagné par son petit oisillon, afin que les pieds ne se délient. Petit à petit, ils s'avançaient, et dansaient avec les pieds, plutôt qu'avec les poings, en rythme, plutôt qu'uniquement en boisson. La clientèle s'unissait, sous la chanson produite par les deux âmes d'artistes que nous étions, Songbird et moi. Le spectacle progressait, et tous y donnaient du leur. Certains déplaçaient les lourdes tables de bois massif, d'autres utilisaient les tabourets pour se grandir, ou pour en faire des "partenaires" fictives, les derniers payaient des tournées, et la patronne finit par danser avec ma, mon, guide ! Tout se déroulait donc pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles, enfin, c'était sans compter sur le contrecoup du combat.

Je continuais à jouer. Je refusais d'interrompre ce tourbillon de joie, même si je devais en mourir. Sous cette tempête d'euphorie, l’adrénaline fuit, et des bourdonnements, ainsi que de légères nausées s’emparèrent de mon esprit. En somme, la tête me tournait. J'avais déjà joué ivre, mais la sensation se voulait différente, moins... agréable. Ah, un peu de cran, foi d'Artiste, décevoir ce public équivaudrait à un grand crime ! Je décidai de surpasser cette désagréable sensation, et d'enflammer mon jeu. L’interprète à mes côtés savait se débrouiller, ses mots filaient, au rythme de mes notes. Malgré l'étrange langue dont il attifait ma mélodie, je pouvais déceler d'excellentes capacités, et un chant joyeux, pour sûr. Je souris à la remarque de mon duo, en ce qui concernait notre conquête du public. Nous venions de terminer. Le public, en liesse, hurla, applaudit, siffla, et s'unit en une voix commune, qui réclamait : "Une autre, une autre !" C'allait être difficile, mais pouvais-je le faire ? J'avais chaud, et la tête me tournait, beaucoup. Je vins m'asseoir, sur le fameux comptoir, et j'observai la foule, tête haute, et grand sourire. Ils semblaient tant heureux. Ah, souvenez-vous, quand je vous parlais de crimes, Chers Lecteurs...

Nous fîmes finalement rejoints, Céleste et moi, non point pas d'autres artistes, bien que leurs voix portaient, mais par ceux qui géraient le crime, les fameux gardes royaux. Rapidement, l'ambiance changea. Chacun s'attela à une tâche, fuir, ou se précipiter vers l'entrée, la patronne en tête du groupe. Une situation fréquente, à l'Ivre de Poche ? Je tentai de suivre le mouvement. J'envoyais mes yeux à gauche, puis derrière. Il y avait, à l'arrière, une porte, probablement une autre sortie, puisque beaucoup des clients l'empruntaient ? Les gardes rappliquaient probablement à cause de nous, la tâche nous incombait d'en débarrasser cette brave Dorothée, et ses clients.

-Ah, mon Oisillon. Allons leur parler. C'est probablement nous qu'ils veulent voir, plutôt que Dorothée.

J'empoignai mon arme, remis mon instrument à sa place et fis un pas, deux pas, trois, peut-être quatre, avant de m'immobiliser. Une vive douleur vint saisir mon buste, et je ressentis un point au niveau de mes côtes. Je me recroquevillai brièvement, puis, rapidement, me redressai. Hors de question de montrer quelconque signe de faiblesse. Je tentai de respirer, fortement, la douleur atteignait son pic lorsque mon ventre gonflait, puis retombait, lorsqu'il dégonflait. Petit à petit, elle s'échappa, mais me mouvoir me paraissait compliqué.

Je m'essayai de nouveau à la marche, un pas, deux pas. Clac. Je venais de prendre appui sur mon arme, toujours dans son fourreau. Il me fallait... Un peu de repos. Je vins m'asseoir sur une table, et je me tournai vers Songbird. Mes épaules se soulevèrent, suivies de mes mains, paumes faces au plafond.

-Il me semble impensable de laisser notre chère tavernière payer pour nos ennuis. Mais tu l'as sûrement constaté, il semblerait que je ne puisse me battre. À ma grande peine.

Un soupir, puis des mots :

-Partons. Mais je te prierai de repasser par ici, quand les choses se seront calmées, afin de vérifier que ces braves gens vont bien, et de leur payer une tournée, pour les remercier.

Ces quelques secondes de calme ne me remirent sûrement pas sur pieds, mais elles me donnaient de quoi fuir, sans être un fardeau. Le torse allait mieux, mais la tête... Il faudrait sûrement quelques nuits, afin de récupérer. Hors de question, cependant, de laisser cette légère blessure me priver de ma découverte d'Aros. Plein d'entrain, et tout sourire, je lançai :

-Je te suis, Cher Guide. Mène-moi à d'autres beaux endroits, veux-tu ?

Cyrano, que je n'avais point vu sortir, revint par la porte de derrière. Il venait de partir en éclaireur, et il indiquait que la voie était libre. Une multitude de choses à demander au brave guide tournoyaient dans mon esprit, mais il me faudrait attendre un moment serein, afin de les lui demander.

-Un bel endroit, calme, et sans gardes, je te prie, que nous puissions récupérer un peu, et causer, si tu le veux bien. ~

Une idée naquit en moi. Avant de partir... J'attrapai de quoi écrire, dans ma sacoche, et un bout de papier, sur lequel je vins griffonner, à l'égard de Dorothée:

"Merci pour votre hospitalité, charmante et puissante Demoiselle. Je repasserai ici, à chacun de mes périples à Aros, soyez-en sûre !"

Puis je posais l'écrit sur le comptoir. Bien. Tout était là. Vêtements, arme, instrument, Cyrano, Celeste, l'oiseau de Celeste. Nous pouvions partir.

Ainsi, débuta la fuite.  


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Ven 21 Sep - 17:27

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il compte aider Dorothée
tu le regardes tituber en croisant les bras

Difficile de savoir si ses bonnes intentions te laissent sceptique, consterné ou amusé. Comment espère-t-il affronter qui que ce soit avec la façon dont il.. chancelle plus qu'il ne marche ? Sur ton épaule, Cyclamen secoue la tête d'un air réprobateur. S'il était grimpé dans son estime, ton oiseau a bien vite revu son jugement: aucun instinct de survie.

il empoigne son arme
tu ne fais rien pour l'arrêter

(ce n'est pas comme s'il risquait d'aller loin)
(la preuve: il ne tarde pas à s'asseoir)

Tu ne feins aucune inquiétude, ayant déjà vu nombre d'hommes sous l'emprise de l'alcool s'en tirer moins honorablement. En rendant le contenu de leur estomac dans la minute, notamment. Godot est plus solide que d'autres. C'est déjà surprenant qu'il aie eu les réflexes nécessaires à ne pas perdre l'équilibre. L'habitude ? Tu l'observes d'un oeil curieux tandis qu'il hausse les épaules, admettant ne pas exactement être en état. Un demi-sourire joue sur tes lèvres: contrairement à lui, tu ne ressens aucune culpabilité à laisser Dorothée gérer les gardes.

c'est plutôt pour eux que tu serais désolé
s'ils ne devaient pas leur malheur à leur propre inconscience

« Si ça peut te rassurer, ce n'est pas qu'après nous qu'il en ont. » souffles-tu avec un regard pour la clientèle de la taverne

Il compte repasser payer une tournée pour présenter ses excuses, t'arrachant un léger rire. Oh, vraiment ? Si chaque personne ayant attiré les gardes faisait ça, Dorothée serait probablement une femme riche. Mais c'est tout à son honneur, supposes-tu. Acquiesçant en silence sans pouvoir cacher ta malice, tu fais quelques pas vers la porte tandis qu'il se relève. Ne cesse-t-il dont jamais de rayonner ? Son sourire te fait cligner des yeux. Tu jurerais qu'il s'est mis en tête de faire une compétition avec le soleil..

malgré son état, il veut continuer la visite
parcourir d'autres jolis endroits de la ville

« Ce n'est pas ce qui manque dans Aros. » réponds-tu avec un clin d'oeil, retrouvant ton attitude de guide

Un endroit au calme, dit-il. C'est déjà plus compliqué.. Les gardes ne font certes pas tous du zèle, mais ils sont généralement assez assidus pour mériter leur paye. Pourtant.. oui, ce coin des halles devrait faire l'affaire. L'objectif de départ était de lui montrer la mer, après tout. L'endroit par lequel la majorité des gens arrivent à Aros. Tu réarranges ton manteau lorsque son Insécateur apparait, confirmant apparemment que la voie est libre. Tant mieux: tu n'as pas spécialement envie de devoir tenir des gardes en respect avec un partenaire dans l'état de Godot.

tu es capable de leur échapper, certes
mais tu ne saurais en protéger personne

(du moins, c'est ce que tu imagines)
(tu n'en as jamais eu besoin)

« J'ai un endroit en tête. » confirmes-tu pendant qu'il note un curieux message

Tu ne lis pas assez bien l'hastérien pour le déchiffrer, mais ça ne te regarde sans doute pas. D'autant qu'il y a plus urgent. Du côté de l'entrée, les cris ont gagné en volume. Tu t'assures que Godot suit le mouvement avant d'emprunter la porte du fond, respirant l'air frais de l'extérieur. Le soleil est maintenant haut, mais les températures n'ont pas autant grimpé. Tu presses le pas. Le barde est peut être blessé et dans un état douteux, mais s'éterniser n'est pas une option. Et puis ce n'est pas comme si tu courrais. Ou comme si tu comptais rejoindre les toits: faire quitter la terre ferme à Godot semble être le meilleur moyen pour qu'il ne se relève pas.

or, ce n'est pas l'objectif
tu aimerais bien qu'il s'en tire

C'est bien dommage, à vrai dire, que prendre de la hauteur ne soit plus une option: il y a bien plus d'endroits calmes là-haut que sur le pavé. Probablement car les toits ne sont pas adaptés au commun des mortels. Cependant, tu n'émets aucune plainte, remettant en place ton masque noir tandis que Cyclamen part en avant. Elle volète entre les rues, surveillant toute présence plus suspecte que la vôtre.

mais le jour, la ville est plutôt vide
vous vous en sortez sans encombres

(si on oublie ce maudit Ratatta)
(il t'a bien fait sursauter)

« Nous ne sommes plus très loin. » souffles-tu à l'attention de Godot

Et vous ne l'êtes effectivement plus. Après un n-ième détour dans une ruelle à l'odeur de poisson, tu débouches sur une rue plus large. Globalement inoccupée, comme les autres, outre un ou deux passants éméchés. T'assurant que Godot suit toujours le mouvement, tu les contournes sans un regard, prenant la direction des quais. La mer est calme par ici, bien qu'elle ne soit pas d'hile. Seules de petites vaguelettes viennent lécher la coque des bateaux amarrés.

Tu fais un détour par réflexe, évitant les rues où les patrouilles sont les pus fréquentes avant de revenir vers les halles. A cette heure-ci, ni marchands ni stands, mais c'est bien ce qui t'intéresse. Tu fais le tour du bâtiment jusqu'à trouver une entrée normalement réservée aux marchands. La porte de bois est fermée à clé, comme la dernière fois que tu es venu.

« Patience, je m'occupe de ça. » assures-tu en jetant un coup d'oeil à Godot

Tirant de ta poche un couteau moins large que ton poignard ainsi qu'un vieux scalpel volé à un médecin, tu te mets au travail. Comme tu t'y attendais, la serrure n'offre que peu de résistance. Passés quelques essais infructueux, un 'clic' significatif te laisse savoir que la porte peut être ouverte. Sourire triomphant aux lèvres, tu la pousses avant d'inviter le mercenaire à entrer avant toi dans l'obscur couloir.

une odeur de poisson flotte dans l'air
rien d'inhabituel pour les halles

Prenant soin de tirer la porte derrière toi sans pour autant la verrouiller, tu ne tardes pas à repasser devant. Ce ne sont pas les halles en elles-même qui t'intéressent. Le marché est certes couvert, mais les toits de tissu sont d'une solidité discutable. T'engageant dans un étroit escalier, tu passes quelques étages avant d'arriver à une nouvelle cloison de bois vermoulu. Cyclamen piaille de surprise, reconnaissant enfin le premier endroit où vous avez fait effraction lors de votre arrivée à Aros.

« Normalement, l'odeur est moins forte par ici » commentes-tu en poussant la porte

Elle s'ouvre lentement dans un grincement désagréable. Tu l'ignores, pénétrant dans l'espace rendu lumineux par les fissures dans le plafond. Cette pièce a dû servir de bureau à une époque, mais il semblerait que le marchand qui l'utilisait l'aie délaissé depuis un moment. Il ne reste que des vestiges fatigués de son activité. Un bureau avec un large livre qui devait servir à faire les comptes, une chaise bancale, des étagères poussiéreuses où s'alignent des bocaux contenant probablement des épices.. Dans un coin, une pile de tissus désormais invendables prend l'humidité. Tu soulèves l'un d'entre eux avec espoir.

ton échelle est toujours là
ça t'arrache un sourire

Faite de bric et de broc, elle est aussi bancale que la porte est branlante, mais au moins tient-elle le coup. Tu la poses de sortes à ce qu'elle donne sur l'un des trous du plafond puis t'y engages en faisant signe à Godot de suivre. Avec un peu de chance, il aura assez récupéré pendant votre marche pour ne pas perdre l'équilibre. Cyclamen vole à travers la fissure avant même que ton compagnon n'approche de l'échelle, te rejoignant sur le haut du bâtiment dans un sifflement joyeux.

D'ici, vous pouvez voir la mer. La brise est faible, le murmure des vagues agréable. Tu prends une grande inspiration et t'étires longuement. C'est probablement la vue qui t'a fait rester ici aussi longtemps avant d'aller squatter le grenier de Nicholas. L'hiver t'a chassé de cet endroit et tu n'y étais pas revenu depuis.

« Les gardes ne nous embêteront pas, ici. Ils ne savent même pas que cet endroit existe, à mon avis ~ » assures-tu à l'attention du voyageur

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Ven 28 Sep - 18:18
Le brave Songbird reprit son rôle de guide, il menait la marche. Nous allions donc quitter l'Ivre de poche. Ce fut amusant, comme répit, cela dit. Avant de partir, je décidai de m'emparer d'une bouteille, et de la fourrer discrètement dans mon sac, avant de laisser tomber un nombre conséquent de pièces d'or sur le comptoir. Artiste, aventurier, mercenaire, saltimbanque, dissident, oui, voleur non.

Dehors, enfin. Le guide se tenait là, et avançait, prudemment. L'ambiance s'imposait plus calme qu'à mon arrivée ici. Probablement à cause de mon état, sonné. Nous étions potentiellement recherchés par la garde, mais le vide des rues, et l'ambiance offerte par la nature apaisaient mes maux. Oh, la bougresse avait caché son visage, quel dommage. Démasqué, ce visage rendait les choses si agréables. Tant pis. Connaisseuse de sa tâche, Songbird me menait donc, à un endroit "joli et calme", comme je l'avais demandé. Traversant rues, et ruelles, plutôt vides, nous avancions donc. Les morsures du vent se transformaient peu à peu en caresses, et le soleil réchauffait peu à peu ma peau, bien que l'air restait froid, malgré la chaleureuse présence à mes côtés.

Je me contentai donc de suivre, fait assez rare pour le préciser. Ma tête encore embourbée, mais déjà moins, je n'aurais point été capable de retrouver l'endroit où Songbird me menait. Après quelque nombreux pas, un méphitique effluve s’éleva. Jamais je n'avais eu l'occasion de recevoir si mauvaise odeur dans les narines. Finalement, ma camarade de fortune s'arrêta devant une porte.Me sommant de patienter, chose que je détestais, elle fouilla dans sa poche. Curieux, je regardais par-dessus son épaule, était-elle en train de... Crocheter la porte ? Quelle classe ! J'avais, dans de nombreux ouvrages, lu les exploits de voleurs, et d'autres bandits, capables d'ouvrir n'importe quelles portes, clef ou pas, et on m'offrait désormais la chance d'y assister.

Presque totalement remis de mon combat, je lançai, à l'égard de Celeste :

-Et bien, on dirait que toi aussi, tu possèdes de nombreux talent, Chère Cele... Songbird, tu as appris ça de toi-même ?

Ah, Chers Amis, la frontière entre curiosité et indiscrétion se voulait fine, très fine. J’espérais donc ne point en demander trop, à mon agréable guide. Finalement, le grincement de la porte, désormais dénudée de serrure, me ramena à la réalité. À moins qu'il eut s'agit de la pestilentielle odeur de poiscailles, qui venait d'assaillir mon subtil nez d'artiste ? Une chose me paraissait sûre : nous pouvions entrer. Nullement dérangé de la nature illégale de cette... Invitation de mon guide, je fis quelques pas, dans les halles, et je laissai aller mon regard.

L'odeur, bien que peu agréable, ne se révélait point non plus insurmontable. Je suivais assidûment mon guide, et Cyrano aussi. Rien d'extraordinaire pour l'instant. Nous passâmes un escalier, bruyant, quelques planches du sol, et finalement une nouvelle porte. La douce Céleste (oui, j'avais pris le temps de réfléchir, et j'étais désormais presque sûr qu'il s'agissait d'une demoiselle.) ouvrit une seconde porte, et me donna une indication concernant l'odeur. Amusé, je répliquai, en repensant à une de mes aventures, que vous avez sûrement déjà lue, où que j'ai sûrement déjà évoqué :

-Oh, tu sais, j'ai déjà senti pire, lorsque je me suis infiltré au sein d'une meute de Grayhenas.

Elle entra. Je fis de même. L'histoire des Grayhenas se voulait plus une anecdote, qu'un haut fait. J'avais, après tout, dû me rouler dans leurs... Excédents, de poils, et autres pertes, afin d'assimiler leur odeur. Enfin, après tout, Songbird n'était point une personne à qui je cacherai cela, si elle souhaitait en savoir plus, elle m'avait déjà vu sous mon meilleur jour, un si petit détail n'entacherait guère mon image. Mais je me dispersais, pendant que la guide à la voix d'ange fouillait la pièce, pour découvrir une échelle. Ou quelque chose qui s'apparentait à une échelle.

Ma douce Nirondelle plaça l'objet, et se hissa. Les rayons passaient le plafond, dont le bois avait sûrement pourri avec le temps, et l'air salé, qui s'insinuait, je le sentais, enfin, dans mon nez. Elle connaissait bien le lieu. Était-ce son repaire secret ? Après tout, elle courait sur les toits, crochetait, se rendait dans des tavernes où la gérante se présentait comme tout sauf dans la légalité... Est ce que cette belle guide était une assassin ? Ou quelque chose du genre ? En tout cas, tout ceci me faisait grandement penser au fameux assassin gentleman, évoqué dans l'un des ouvrages sur Valdemare. Ah, mon cher Valdemare, je marchais dans tes pas, une fois encore. Content, je souriais. Je remarquais une canne à pêche, ainsi qu'une étrange casquette, accrochée à un porte-manteau. Bien trop attiré, je décidai de m'emparer des objets, simple emprunt, souvenez vous : "Artiste, aventurier, mercenaire, saltimbanque, dissident, oui, voleur non."

Je grimpais ensuite l'échelle, sans trop de problèmes. Elle semblait fébrile, mais peu m'importait, je ne comptais point être prudent. Une fois en haut, aucun mot ne sortit. Quel magnifique spectacle. Impossible de parler. Je fis quelques pas en avant, les yeux réquisitionnés par cette masse de liquide bleu, à la fois si banale, et peu originale, mais aussi si imposante, et magnifique. Un subtil mélange de ce dont était capable la nature : vous surprendre avec un rien. J'avançai encore d'un pas, posant la casquette que j'avais pris dans la précédente pièce sur la tête de ma guide masquée, et lâchant la canne au sol.

Puis, les mots de Céleste, qui assuraient une tranquillité certaine vis-à-vis des gardes s’élevèrent, et les miens suivirent :

-Et bien, je ne regrette pas de t'avoir choisie comme guide. Cet endroit est magnifique. Avoir la chance de la découvrir, et de le partager à ta sublime présence me ravit encore plus, Céleste.

Plus de gardes, ou d'oreilles potentiellement malveillantes, je pouvais appeler la dame par son vrai nom, et plus par ce sobriquet d'artiste. Je me laissai finalement tomber en arrière, les yeux toujours rivés sur l'endroit. Je fis glisser mon sac sur le côté, et vins fouiller dedans. Une feuille, un crayon, il me fallait dessiner ce magnifique paysage. Amusé, je demandais à l'agréable présence à mes côtés :

-Accepterais-tu que je te dessine, sur ce magnifique fond, mon oisillon ?  Tu peux garder ton masque, le retirer, poser, qu'importe, je souhaiterais simplement pouvoir te représenter sur ce paysage. Car à paysage spectaculaire, modèle radieux il faut.


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Dim 14 Oct - 18:49

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il t'a suivi (presque) sans un mot
inhabituel, venant de lui

Tu t'es contenté de sourire à sa question sur la serrure crochetée, ne relevant pas la confusion sur ton nom. ('Songbird' t'arrange, pour ne pas attirer l'attention, mais il n'y a que vous ici) Disons que tu as tenté le coup seul, puis que quelqu'un sachant ce qu'elle faisait t'a montré une meilleure méthode. Une dénommée Iris, criminelle depuis des années, qui a eu pitié d'un autre kalosien il semblerait. C'était bien ta veine. Depuis, elle t'a à l'oeil. Tu ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose

(tu essaies de ne pas trop y penser)
(elle te fait froid dans le dos)

Lorsqu'il mentionne l'infiltration d'une horde de Grahyena, tu hausses un sourcil, curieux. Vraiment ? Dans quel but ? Tes yeux clairs ont glissé vers lui quelques instants avant que tu ne te re-concentres sur ta tâche, décidant de poser des questions plus tard. Pourtant, tu dois admettre que les mésaventures du mercenaire (si elles sont vraies) soulèvent des questions. Certaines plus inquiétantes que d'autres.

comment infiltre-t-on des Grahyena ?
pendant combien de temps a-t-il fait ça ?

Ces questions tournent encore dans ta tête lorsqu'il gravit l'échelle branlante. Par chance, elle ne cède pas sous son poids. Il ne semble pas bien lourd, mais il l'est certainement plus que toi. Ne serait-ce qu'en masse musculaire (ce que tu as pu voir à l'Ivre de Poche ne t'est pas sorti de l'esprit). Surtout qu'elle tenait ton poids à l'époque de ton arrivée dans la ville blanche. Lorsque tu étais encore plus fluet et léger que tu ne l'es actuellement, n'ayant pas pu manger à ta faim pendant les longues semaines de bateau. Tu t'es un peu remplumé, depuis.

d'une part grâce à l'exercice
de l'autre, grâce à Nicholas

« Tout le plaisir est pour moi. » assures-tu, souriant

Tu ne tiltes pas sur 'sublime' parce que ce n'est pas un mot dont tu saisis vraiment le sens. Il t'échappe, n'entrant pas dans le vocabulaire que tu entends au quotidien. (si tu avais compris, sans doute un rose n'ayant rien à voir avec l'air frais serait-il venu colorer tes pommettes) Au lieu de penser à ça, tu penses au fait qu'il t'appelle maintenant Céleste. S'imagine-t-il que c'est ton vrai prénom ? Il n'a aucun moyen de deviner que c'est le surnom donné par les gardes, après tout.

tu ne le corriges pas
du moment que personne ne l'entend

Te sachant loin des regards indiscrets, tu fais à nouveau glisse le masque noir de ton visage. Il reprend sa place dans l'une des poches de ton manteau tandis que tu prends une longue inspiration. L'air est meilleur ici qu'en bas. Curieusement, l'odeur nauséabonde de poisson n'arrive pas jusqu'à vous. Seuls les embruns venus de la mer donnent au vent un léger goût salé. Cyclamen bien de rejoindre ton épaule lorsque la voix de Godot attire ton attention.

il aimerait te dessiner..?
ne serait-il toujours pas sobre ?

Si tu as bien conscience que les artistes prennent parfois des êtres humains comme modèles, au lieu de monstres ou de paysages; tu ne pensais pas être qualifié pour ça. D'autant que la signification de 'radieux' a beau ne pas être claire dans ton esprit, tu es à peu près certain que c'est un terme mélioratif. Ce qui est perturbant. Pas désagréable, mais perturbant. Tu papillonnes des yeux quelques instants, à défaut de répondre.

est-ce pour garder un souvenir de la journée ?
c'est vrai qu'il ne peut pas en capturer d'image par magie

« Dessiner..? Tu ne manques pas de talents non plus, il semblerait, complimentes-tu avant d'adopter une moue pensive, Les rues sont vides en ce moment, mais la ville ne manque pas de jolis modèles pour tes dessins.. si tu demandes aux bonnes personnes. » ajoutes-tu

Ce n'est cependant pas en parlant de rues vides que tu feras avancer l'heure. (ce serait beaucoup trop facile) Alors tu contournes précautionneusement le trou par lequel vous êtes montés, évites les fissures du toit, et vas t'assoir sur le bord de celui-ci. Cyclamen ne quitte pas ton épaule alors que tes jambes se balancent au dessus du vide. Tes yeux passent un moment sur les vagues grises du port avant de revenir à Godot en faisant un détour par le phare.

(tu te demandes si Meg dort)
(tu espères que Meg dort, à cette heure-ci!)

« Mais en attendant, tu peux toujours t'entrainer avec moi, j'imagine. » souris-tu avec un haussement d'épaules

Difficile de refuser les requêtes d'un homme qui génère 10 surnoms à la minute, en toute honnêteté. Ca mérite un tant soit peu de respect, pour ne pas dire de l'admiration. Faut-il de l'entraînement, pour faire ça ? Pourras-tu y arriver un jour ? Est-ce réellement une ambition à avoir, dans ta situation ? Tant de questions sérieuses auxquelles tu n'apporteras pas de réponse. Au lieu de réfléchir à ce détail, tu poses plutôt une question supplémentaire au mercenaire.

« Pourquoi as tu 'infiltré' des Grahyena, d'ailleurs ? Pour.. la science ? » tu as entendu certaines personnes dire ça

Le genre de personnes qui t'ont fait trimbaler des cadavres jusqu'à leurs sortes de caves lugubres. Après avoir sur plusieurs fois être le prochain sur la liste des défunts, tu t'es résolu à demander pourquoi ils avaient besoin d'un mort. Plus tard, alors que le mort en question était posé su une table en bois puis ouvert de part en part, tu as même dû demander en quoi c'était nécessaire.

la vision était atroce
l'odeur était atroce
pourquoi ?

Ce à quoi on t'a répondu "pour la science" sans pression aucune. Imaginer que Godot est ce genre de personne sans preuve aucune serait tout de même exagéré. D'autant que s'il a montré un intérêt pour les arts et le combat, tu doutes que ça fasse de lui un potentiel ouvreur de cadavres. Mais peut-être que "pour la science" est une raison qu'on peut donner à tout un tas de choses curieuses, qu'en sais tu, après tout ? Peut-être même est-ce une région légitime ..?

à débattre
mais pas maintenant

« Ou par nécessité ? Même si ce serait.. tout aussi étrange, je suppose. » ajoutes-tu comme une arrière pensée avant de rire légèrement

Dire que tu n'en es même pas à ta question la plus pressante: comment s'y prendre pour infiltrer des Grahyena. Ne serait-ce que l'idée sonne comme un bon moyen de mourir jeune. Un peu comme ce que tu fais toute la nuit, à savoir voler d'honnêtes citoyens et courir les toits d'Aros, mais là n'est pas la question.

tu fais ça pour 'gagner' de l'argent
(et un peu pour te moquer des gardes)

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Merci Ney, c'est de toute beauté keur leur lov



Merci Yuki pour ce rappel (et le joli sprite), au cas où on aie un jour pris Cél au sérieux keur leur lov
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