:: Scémède :: Palais du Monarque :: Jardins Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Vous n'êtes pas un cadeau... // ft. Richard

avatar
Or : 225
Métier : Princesse
Sexualité : Hétéro
Equipe :
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 8 Avr - 20:37
« Tu te portes mieux, Narcisse ? »
 
Notre Otaria nous répondit par un gémissement que nous ne sûmes trop interpréter. Quel désastre ! Avec la venue des beaux jours, il commençait à se plaindre de la chaleur. Avez-vous déjà vu un Pokémon haleter et suer à la fois ? Manifestement, Narcisse en était capable. Et dire que Lorenzo nous avait offert un tel cadeau en nous comparant à cette… cette chose. Au visage boursoufflé, aux canines surdimensionnées et au regard benêt. Cet affront nous était resté en travers de la gorge et, chaque fois que nous le voyions, nous nous remémorions combien il serait agréable de voir la tête de notre frère empalée sur un piquet.
 
Nous avions donc emmené Narcisse dans les jardins, afin de le laisser se prélasser dans les bassins, auprès des autres Pokémon eau (en espérant que ces bêtes soient bien dressées). La perspective de le laisser là ne nous réjouissait pas, mais celle de nous promener en compagnie d’une créature répugnante de sueur non plus, aussi nous n’avions pas exactement le choix.
 
Nous tirâmes un pan de notre robe, craignant qu’elle ne traîne dans l’eau. Acte de prudence qui nous poussa à reculer de quelques pas. Sait-on jamais, une chute dans le bassin était vite arrivée… bien que nos ornements aient été notre principal souci. Nous avions mis une robe en mousseline de soie verte tout juste fabriquée par notre tailleur. Nous lui avions demandé des couleurs légères et en vogue, et il nous faut admettre que le résultat était très satisfaisant ; nous nous étions amusée le matin-même à nous parer de bijoux, cherchant à les accorder au mieux à notre nouvel accoutrement. Il était impensable que nous ne soyons pas la personne la plus élégante de ce palais (ça changeait des velours lourds et ridicules de Lorenzo et ses sous-fifres).
 
Ah, ce tailleur était vraiment excellent. Si seulement il n’avait fait aucun commentaire sur la quantité de bijoux que nous mettions et sur notre goût pour les sucreries au moment de prendre nos mesures, il aurait certainement pu recevoir une coquette promotion. Somme toute, il avait été installé dans la cellule la plus confortable du donjon.
 
La raison pour laquelle nous nous étions tant préparées était la venue de plusieurs visiteurs importants au palais. L’été arrivant, le palais était plus grouillant que jamais et la noblesse organisait toutes sortes d’évènements (auxquels nous avions hâte de briller). Si nous en avions déjà rencontrés quelques uns plus tôt dans la journée, nous avions préféré passer l’après-midi dans les jardins pendant qu’ils couvraient Lorenzo de cadeaux. Naturellement, nous n’oubliions pas qui était supposé venir, et encore moins ceux qui ne prendraient pas la peine de nous rendre visite avec un présent. Si il leur fallait venir jusqu’au plus cœur de nos jardins pour nous y retrouver et nous accorder plus d’attention qu’au Seigneur lui-même, quelle valeur avaient-ils ?
 
Il fallait bien déterminer qui récompenser une fois que nous serons reine, non ?
 
Mais certains connaissaient bien leur étiquette. Et parmi eux, à notre grand regret, la personne qui nous aborda en premier. Difficile de ne pas apercevoir ses vêtements exotiques et sa longue chevelure rouge, même de loin. Nous désintéressant de Narcisse, nous accourûmes vers lui, tout sourire.
 
« Compte Da Félidaé ! Vous êtes enfin rentré de voyage ! Comment allez-vous ? »
 
   
Qu’avez-vous ramené et est-ce mieux que ce que vous avez offert à Lorenzo ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Or : 160
Métier : Noble (possède nombreux élevages)
Sexualité : Bisexuel
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 8 Avr - 21:36

Mes petits voyages ponctuaient mon existence. En plus de me permettre de faire connaître par-delà nos frontière l'excellence de mes élevages, ils me permettaient de me renseigner sur bien des choses et bien de gens, de quoi parfaire les différents plans que je comptais mettre en œuvres pour obtenir le trône. MON trône. Je me servais aussi de ces passages loin de Scémède pour rapporter bien entendu des cadeaux à Lorenzo afin de nous "rapprocher" davantage. Il n'était cependant pas le seul à qui je devais faire attention. S'il avait le pouvoir aujourd'hui, à sa mort, celui-ci reviendrait à sa sœur. Je ne l'oubliais donc jamais non plus, cette petite boule rouge sur patte et son titre de princesse.

Après avoir donc rendu visite à notre Seigneur en lui apportant plusieurs petits trésors, je me mis à la recherche de la jeune femme avant de me diriger vers les jardins et les bassins. Elle était bien ici, dans une petite robe verte et recouverte de bijoux, son petit Otaria batifolant dans l'eau comme un Magicarpe. Qu'est-ce que j'avais ri quand son frère lui avait offert en le comparant à elle ! Pas devant elle bien sûr, mais une fois rentré à ma demeure, j'avais relâché tout un fou rire que j'avais retenu. Certes, j'avais souris quand même lors de ce "cadeaux", c'était si amusant, mais la pauvre avait déjà l'air si honteuse qu'il n'avait mieux pas fallut en rajouter. Dire que j'avais osé lui faire un clin d'œil dans le dos de Lorenzo pour l'encourager... Je m'étais demandé un moment si ça n'avait pas été risquer, ce jour-là, de jouer sur les deux tableaux...

Mais apparemment, non. Lorenzo semblait toujours ravi de me voir – surement comme il est ravi de voir chaque noble qui le gâte... - et Euridice était toujours une enfant. Enfin, une enfant qui commençait à grandir. Nul doute que plus tard, elle aurait pu devenir une magnifique jeune reine, mais hélas, je ne comptais pas lui laisser vraiment le temps de l'être. 

Était-ce par mes vêtements ou mes cheveux qu'elle me reconnut de si loin ? Je l'ignore mais que c'était flatteur toujours de la voir accourir ainsi. On aurait dit un genre de petit chiot qui vous accueille après une journée de travail. Je souriais à son approche avant de m'incliner avec savoir-faire devant elle avec le respect qui lui était mérité. Bien sûr, je l'avais laisser parler en première. Bien que je songeasse prendre la place de roi, je n'oubliais pas l'éducation que j'avais reçus. 

"Princesse Canegli, c'est un plaisir de vous revoir. Vous voir embellis ma journée."

Me redressant, je lui tendis le petit paquet emballé de papier brun car les voyages étants salissant, j'avais appris a recouvrir ce qui me semblait le plus précieux. 

"Je ne sais pas si vous avez fini les autres ouvrages que je vous ai ramené mais j'espère que ceux-ci trouveront autant une place autant dans votre cœur que dans votre bibliothèque."

S'l y avait une chose que je savais, c'est que la petite adorait les livres. Si dans le lot il y avait bien sûr un ou deux romans pour son petit cœur de fillette, il y avait aussi parfois des petits guides ou des petits ouvrages diverses. Aujourd'hui je lui laissais donc une histoire de princesse et de prince charmant – quel idiotie – mais aussi un petit guide sur les soins des Pokémons eau et un livret sur les différents nœuds de marins. Ce dernier livre, bien entendu, je l'avais lu moi-même pour me renseigner sur les nœuds coulant mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir. 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Or : 225
Métier : Princesse
Sexualité : Hétéro
Equipe :
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 8 Avr - 22:48
Il se courba à nos pieds, se réjouissant de nous voir. Si nous étions habituée à ces manières, entendre de telles paroles nous arrachait toujours un petit élan de satisfaction. Nous ne pûmes réprimer un petit sourire, qu’il ne vit heureusement pas, trop occupé à fixer nos pieds. Nous venions tout juste d’apercevoir le paquet qu’il cachait, et qu’il nous tendit tout de suite après s’être relevé. Des livres ? Ce n’était pas la chose qui nous déplaisait le plus, il est vrai, mais… nous espérions que ce n’était tout de même pas des contes à l’eau de rose comme la dernière fois. Certes, nous les avions dévorés, mais tel n’était pas le sujet ! Nous avions des priorités, et lire la romance parfaite de personnages fictifs n’en faisait pas partie. Heureusement, il se trouva être venu avec des ouvrages bien plus intéressants. Un d’entre eux concernait les Pokémon eau (nous nous demandâmes un instant si il n’y avait pas là un sous-entendu fâcheux de sa part au sujet de Narcisse, mais nous l’oubliâmes vite, reconnaissant que tout serait bon pour corriger les problèmes que nous causait cette sale bête), l’autre des nœuds de marins. Sur le moment, il ne nous parut pas bien utile, mais avec un peu de chance, nous pourrions bâtir des pièges… intéressants à l’aide de telles connaissances techniques. L’idée de nous abîmer les mains ne nous séduisait pas, mais soit…
 
« Nous les avons finis, bien sûr ! nous nous exclamâmes en les saisissant. Nous vous remercions, Comte. Nous en prendrons grand soin ! »
 
Nous en étions sincèrement satisfaite, si tant est bien sûr que Lorenzo n’avait pas reçu quoi que ce soit de luxueux.
 
Nous détournâmes la tête, entendant un feulement au loin. Un Flamiaou à l’air agressif chassait les Poichigeons juchés sur les statues de marbre des jardins, le pelage hérissé. En voilà un Pokémon bien dressé… nous réprimâmes une grimace de dégoût. Il faut peut-être mentionner que, si nous connaissions le comte Da Félidaé depuis notre prime enfance, il avait rapidement perdu du statut de vieil oncle sympathique quoiqu’un peu pathétique lorsque notre très cher frère avait osé lui offrir un Pokémon mignon et élégant. Cet affront ne saurait jamais être pardonné.
 
« Altaïr semble bien énergique aujourd’hui… » nous dîmes d’un ton admiratif qui, nous l’espérions, ferait tout de même passer le sous-entendu.
 
Mais mieux valait ne pas s’attarder sur cette boule de poils. Nous avions toutes nos raisons de nous en éloigner au plus vite. Avec un peu de chance, le beau parleur qui lui servait de maître pourrait nous distraire un peu… qui plus est, nous ne supportions simplement pas qu’il soit le chien-chien de Lorenzo plutôt que le nôtre. Nous mesurerions son attention aux cadeaux qu’il nous ferait~
 
Nous arborâmes notre plus beau sourire et redressâmes notre ombrelle (faire face à la cour avec un visage rouge était une expérience que nous ne recommencerions pour rien au monde !), faisant signe de partir.
 
   
« Pendant qu’il se dégourdit, que diriez-vous de m’accompagner l’espace d’un instant ? Nous sommes certaine que vous avez beaucoup à nous raconter ! Nous sommes friande de vos récits de voyage, vous savez ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Or : 160
Métier : Noble (possède nombreux élevages)
Sexualité : Bisexuel
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 9:23

Qu'elle était utile la petite, à accepter toujours de façon si guillerette les bouquins que je lui laissais. Il me semble qu'elle avait aussi été enjoué la fois où, parmi les romans, j'avais glissé un bouquin sur les effets des plantes. J'avais apprécié ce livre qui nous donnais certes des remèdes contre le mal de tête avec certaines feuilles trouvées sur des fleurs communes mais aussi des avertissements sur les effets indésirables ou mortelles de certaines racines. Je m'étais dit qu'avec un peu de chance, si je tentais le plan de l'empoisonnement avec, on l'accuserait elle de par ce livre.



Je souriais donc à ses remerciements avant de tourner la tête comme elle vers la boulle de poil noire et rouge qui s'acharnait à attraper les oiseaux qui se posaient sur les statues du jardin. S'envolant sous la peur de se faire dévorer, les Poichigeons piaillaient tout en battant des ailes sous les feulements et les poils hérissés du chaton. 

La princesse, tout comme ceux travaillant ou se promenant dans le jardin à ce moment-là, ne manqua pas bien sur cette scène bruyante et je cru déceler, dans ces paroles, un léger reproche. Un soupire sortit de mes lèvres alors que je m'en excusais.



"Altaïr est adorable. Votre frère à bien choisi son cadeau, surtout vu la rareté dans son espèce mais il a un très sale caractère... Je me demande bien sur qui il a pris cet exemple."



Sur Lorenzo? Après tout le Seigneur avait osé donner un Otaria à sa sœur, en plein anniversaire, devant toute la cour alors pourquoi pas aussi s'amuser à donner un caractère malpoli aux Pokémons qu'il offrait à ces fidèles hein ?...



Enfin, il fallait quand même calmer ce félin avant que des corps emplumés ne jonchent la pelouse ou avant qu'un Déflaisan ne rapplique pour les protéger. Si j'avais un peu commencé à endurcir Altaïr en combat, il n'était encore nullement de taille contre un animal évolué. Glissant mes doigts entre mes lèvres, j'émis un sifflement court mais puissant pour attirer l'attention de l'animal puis lui montra la petite bourse ou je gardais ses sucreries tout en fronçant les sourcils. L'air de rien, innocent, il posa son popotin poilu sur le marbre conquis de la statue. Je savais très bien néanmoins qu'une fois le dos tourné, il recommencerait.



La princesse remonta son ombrelle afin de se protéger du soleil et se décida à se balader. Je lui emboitais le pas, suivant le rythme de ces petites jambes enfantines, bavassant avec elle de ce qu'elle souhaitait plus ou moins entendre.



"Avec plaisir Princesse mais je ne pense pas que mon voyage, cette fois, soit si palpitant à entendre. Si la première fois, voyager, remplis nos yeux de merveilles, à force, cela devient une banalité. Je n'ai fait que livrer certains des Pokémons de mon élevage et en vanter les mérites aux nobles hors de nos frontières. Certes, j'ai fait quelques agréables rencontres mais je doute que vous souhaitiez vraiment en entendre tous les détails."



J'esquissais un petit sourire amusé en sachant que les rencontres dont je parlais n'était pas du tout professionnels mais très charmantes ~ Parlant de charmant, Euridice ayant atteint sa quinzième années, Lorenzo comptait-il déjà de prévoir un mariage arrangé? Cela ne m'irait pas, ce serait encore une personne de plus à supprimer... Je repris un visage plus sérieux quand je me permis une légère question.



"Si vous me permettez Princesse, pourquoi ne pas demander à votre frère de sortir hors de Scémède? Je serais ravi de vous emmener sur les chemins, découvrir la foule étrange du port de d'Aros autant que les sommets de Kii. On y apprend, qui plus ai, bien des choses inconnus d'ici."



Autrefois je n'avais jamais voulu quitter Scémède, jusqu'à ce que ma mère arrive à m'envoyer en Kii. Finalement, il s'avéra que ça avait été une bonne chose, le voyage m'avait endurci et j'y avait appris à me battre non plus à l'épée mais aux poings, ce qui m'avait bien aidée pour "l'accident" d'élevage qui avait couté la vie à mon frère. Qui plus ai, la princesse loin de Lorenzo, c'était une princesse loin du trône. Si elle finissait par voyager souvent, personne ne serait surpris si un jour, elle n'en revenait pas. 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Or : 225
Métier : Princesse
Sexualité : Hétéro
Equipe :
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 15 Avr - 23:38
A notre grand soulagement, il rappela sa boule de poils à l’ordre. C’est que nous étions allergique aux félins… approcher cette créature risquait de causer quelques désagréments. En d’autres termes, il était hors de question que nous ne soyons pas présentables face à un interlocuteur, surtout un si pathétique.
 
Alors que nous commençâmes à marcher, il entama son récit, résumant ses activités à de simples mondanités. Nous dûmes nous empêcher de lever les yeux au ciel. Il aurait tout de même pu narrer ces histoires de manière intéressante – si il se débrouillait si bien à la cour, c’est qu’il était capable d’enjoliver les choses et de les rendre distrayantes, par exemple, à tout hasard, pour nous. Cela dit, si ses rencontres se résumaient uniquement à… ce qu’il sous-entendait, il avait au moins la décence de ne pas entrer dans les détails. Nous grimaçâmes en entendant cela. Etait-ce tout ce qu’il avait à faire ? Ce n’était pas comme si un homme d’un âge avancé comme le sien risquait de se retrouver en très charmante compagnie, qui plus est. En n’ayant jamais été marié à trente-sept ans, il ne devait s’attirer les faveurs que de femmes dont l’honneur dépassait à peine le sien lorsqu’il baisait les pieds de Lorenzo.
 
En bref, beurk.
 
La question qu’il nous posa ensuite nous surprit. Il désirait nous emmener loin hors du palais ? Après notre reflexion sur les activités les moins chastes de cet homme, la demande nous sembla légèrement étrange, mais nous revînmes rapidement à nos esprits.
 
« Oh, eh bien… nous sommes souvent en voyage, comme vous le savez, mais il est vrai que nous accompagnons la plupart du temps Lorenzo. »
 
Nous adoptâmes un ton mélancolique en finissant notre phrase. Tiens tiens… ça ne nous ravissait pas d’accompagner la folle aux chats, mais si il était un peu plus docile, peut-être que nous pourrions nous amuser un peu en dehors des murs du palais. Après tout, si il ne pouvait pas raconter une histoire intéressante, il ne nous restait plus qu’à l’expérimenter par nous-même ! Nous nous ennuyions beaucoup trop au palais, alors la proposition paraissait plutôt alléchante… qui plus est, c’était non seulement un moyen de nous attirer les faveurs d’un fervent partisan de Lorenzo, mais également de nous éloigner de lui. Nous détestions absolument être surveillée par tant de chiens de garde. Un peu d’air ferait le plus grand bien à nos plans. Cependant, était-il bien raisonnable d’accepter immédiatement… ? Nous ne pouvions être certaine de rien.
 
« Pouvoir visiter ces lieux lointains sans être enfermé dans une salle de bal… ce serait en effet merveilleux. Mais comment nous emmèneriez-vous ? Ne craignez-vous pas que notre frère s’y oppose ? C’est que nous avons des responsabilités, et qu’il nous surprotège… »
 
Ne pas cracher ces dernières paroles nous parut insurmontable. Pwah, le goût amer du mensonge éhonté.
 
« Après tout, peut-être a-t-il raison… il y a des dangers auxquels une princesse ne devrait pas s’exposer. Et nous vous faisons toute confiance pour assurer notre sécurité, mais vous ne pourrez pas être là pour nous à tout moment. Nous avons déjà du mal à saisir pourquoi vous nous feriez une telle faveur… »
 
   
C’était de la minauderie, bien sûr. Au-delà du ton défaitiste, nous cherchions d’honnêtes réponses à ces questions – quitte à lire entre les lignes ce que nous désirions vraiment savoir.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Or : 160
Métier : Noble (possède nombreux élevages)
Sexualité : Bisexuel
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 17 Avr - 16:09

Accompagner Lorenzo... Ce n'était pas vraiment le terme. Je dirais plutôt qu'elle était sans arrêt obliger de le suivre à la trace comme un bon toutou tenue en laisse. Quelle ironie quand on savait justement que les Pokémons canins étaient leurs préférés. Surprotéger non plus, n'était pas le bon terme. Ah, l'innocence enfantine... à moins que la royauté l'ait rendu naïve de ne pas voir que son frère était plutôt du genre à se moquer d'elle que de la protéger, comme le jour il lui avait offert Otaria ? Non, gardons l'innocence plutôt, c'est plus sympathique et même si, c'est vrai, que cela lui ferra beaucoup plus mal quand elle rencontrera la douce douleur de la trahison. 

 
Ah, brave petite... C'était presque touchant de voir à quel point elle croyait autant en son grand frère. Peut-être que quand je le ferais disparaître, par cet amour sans fin, elle s'en suicidera. Ah, ce serait si bien... Mais, reprenons nos esprits, sa mort n'est pas encore là, bien que plus proche de jour en jour et en attendant, autant faire en sorte que chacun soit heureux. Enfin, si cela ne m'empêche pas d'atteindre mon but bien sûr.  

 
"La faveur serait plutôt pour moi Princesse. Pouvoir ne serait-ce que voir vos yeux émerveillés par l'inconnu et les merveilles qu'offrent les autres régions serait un immense honneur." 



C'était plus ou moins une vérité. Si elle était émerveillé par le monde, elle le serait nul doute aussi par la personne qui lui aura fait découvrir! Et si elle finissait par m'admirer, je n'aurais aucun problème à en faire ce que je veux.



"Néanmoins, vous avez raison, il y a peu de chance que votre frère vous laisse loin de ses yeux et de sa … Protection."



Réfléchissant un moment, je caressais alors ma barbichette avant de sourire en trouvant une solution plus ou moins possible.



"J'ai peut-être une idée pour vous permettre de voyager... Pourquoi ne pas dire que vous voulez voyager pour découvrir des prétendants d'autre pays ? De quoi faire des alliés et de la fortune en plus pour Lorenzo par votre possible mariage ? Je doute qu'il souhaite alors vous accompagner pour devoir voir de long flirt ennuyant au lieu de s'occuper des fêtes et des banquets bien plus amusants. A moins que vous ne vouliez partir incognito en vous faisant passer pour quelqu'un d'autre ?"



Bien sûr, l'idée que miss royauté lâche ses vêtements de soie et ses bijoux d'or pour une tunique de chanvre et des bijoux de fer afin de ne pas se faire connaître était une taquinerie que j'agrémentais d'un clin d'œil... Je ne la voyais pas du tout osé se faire passer pour un cul terreux ou même une domestique !

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hastérion :: Scémède :: Palais du Monarque :: Jardins-
Sauter vers: