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Do what you want because an artist is free. I am a pirate ! [Will]

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Lun 11 Juin - 10:41
Aros la fraîche, Aros la nocturne, Aros la douce, Arrosée matinale, les termes ne manquaient pas, pour évoquer cette grande cité portuaire. De retour dans la fameuse ville, où j'avais déjà pu rencontrer le fameux Songbird, je m'étais décidé à partir en mer. Oui Chers Lecteurs, j'allais me jeter à l'eau, sur un navire, naturellement. Nul besoin de vous raconter tous les détails de mon périple, puisque vous les connaîtrez en lisant les précédents chapitres de mon œuvre. Retrouvons nous donc à Aros, tout simplement, à chercher un navire pour embarquer, et découvrir les eaux, comme Valdemare avait pu le faire, avant moi.

Point question de devenir Seigneur des pirates pour moi, laissons ça à un chapeauté, simplement une envie de découvrir ce magnifique univers qu'était le monde marin. Devenir pour quelques temps un homme de la mer, un pirate, ho ho ho ! Avant de me diriger vers les quais, afin de trouver un navire, je décidais de faire escale par quelques boutiques, du quartier portuaire. Les borgnes ne manquaient pas, à Hastérion, mais il était vrai qu'un cache-oeil ajoutait un certain charisme, et une certaine légitimité, en tant que pirate.

J'entrais finalement au Piètre Raté, une échoppe miteuse, certes, mais emplie d'accessoires, tous plus impressionnants les uns que les autres. Lorsque je poussai la porte, un nuage de poussière vint assaillir mes yeux, et mes narines, me provoquant un éternuement. Ah, si j'avais su plus tôt, dans quoi je m'embarquais, en achetant ici, je serai resté prudent. Je vous déconseille par ailleurs ce commerce, Chers Lecteurs, mais laissez moi tisser mon histoire, afin de vous faire comprendre pourquoi. Le vendeur était un petit vieux, rabougri, dégarni, avec un visage si banal, et insignifiant, que seule sa paire de lunettes brillait, et signifiait sa présence. Après plusieurs minutes de recherches, je m'approchai du comptoir, un cache œil en main, ainsi qu'un bandana, pour Cyrano. La loque humaine ricana, afin de parler, ce qui me surpris, c'était rare, de voir des rats parler :

-Héhéhéhéhéhéhé, intéressants choix que voilà. Le cache-oeil du célébrissime Prokam le Rose, et le bandana du pathétique Bade Gui au gros nez rouge, vous êtes un connaisseur.

Je répliquai, posant la somme due, sur le large morceau de bois :

-Si vous le dites, prenez votre solde.

Il ricana de nouveau, probablement trop fort pour sa gorge de rongeur puisqu'une violente quinte de toux vint l'assaillir. Dans une accalmie, il passa ses mains pleines de terre, et de crasse sur les pièces, et les ramena à lui, avant de les laisser tomber, dans un clignant tintamarre. Je sortis, peu envieux de rester dans cette boutique, à l'atmosphère sale, et étrange, et j'enfilai le fameux monocle sombre de Prokam le Rose, après l'avoir épousseté. L’œil gauche voilé, j'avançai fièrement, un pirate se devait d'avoir l'air fort, et sûr, Chers Lecteurs. Sieur de Taillemythes, à mes côtés, paradai lui aussi, avec son superbe bandana de Bade Gui le gros nez rouge. Un duo de flibustiers, prêts à en découdre, et qu'il ne fallait pas embêter, voilà ce que nous étions devenus !

Après plusieurs minutes supplémentaires à déambuler, n'ayez crainte, Chers Amis, je vous épargnerai ces détails, nous arrivâmes au garage à bateaux, le port ! Plutôt actif, l'endroit était empli de sons, de commerce à la criée, de gros bras portant des caisses afin de les déplacer, de sirène de bateaux, de prostituées, avec lesquelles je n'avais aucune envie de passer la nuit, vu leur air, ainsi que de miséreux, faisant la manche. Ignorant finalement tout ce beau monde, je me focalisai sur les rafiots, j'en voulais un avec de l'allure, de la prestance, du panache, un qui en imposait, quoi ! Celui-là, par exemple, avec sa proue en forme de pokémon, et son pavillon, qui possédait les traits des plus grands pavillons de pirates ! Sa coque, en bois sombre (espérons qu'il ne s'agisse pas de bois de noyer, je n'y connaissais rien en bois, alors le reconnaître aurait été difficile...) et son pont actif, et plein de vie !

Sans gêne, je montais sur le navire, fronçant les sourcils, ou plutôt, le sourcil, avant de vociférer :

-Je veux voir le Capitaine de c'bateau là.

Les hommes présents, une dizaine, cessèrent leurs activités, et se tournèrent vers moi, main au sabre, prêt à jaillir, une fois de plus, votre humble Godot s'était mis dans la panade, visiblement... Mais une voix rauque, et puissante s'éleva alors, ordonnant "STOP" aux corsaires. Des jurons, et des protestations s’élevèrent, et ils reprirent leurs travaux, pendant que le possesseur de la voix s'approchait, une de ses jambes cognant contre le pont, dans un bruit sec, et sourd, un membre de bois, la classe !
Répondant à tous les clichés que l'on se faisait des pirates, l'homme était vêtu tel un capitaine, allant du grand manteau, au tricorne, en passant par l'oeil recouvert d'un tissu sombre, la barbe longue, et grise, tachée du tabac de sa pipe, et la fameuse jambe en bois, dont la hanche était recouverte par le fourreau d'un sabre, semblant posséder une grande valeur, la classe ! Suite à quelques minutes de pourparlers, je fus accepté sur le navire, par le capitaine, un artiste qui écrirait sur leurs aventures, et jouerait de la musique pour apaiser les cœurs, ça lui avait plu. Finalement, ces gars là n'étaient pas si méchants, il fallait juste savoir leur parler !
Nous étions désormais partis, j'ai préféré vous épargner les détails, car je n'étais moi-même point capable de comprendre toutes les manœuvres, et n'avais aucune idée du vocabulaire utilisé par ces marins illégaux. Sachez juste qu'ils ont beaucoup communiqué, ou plutôt gueulé, et que, malgré l'approbation de leur chef, ces types continuent à mal me regarder, de travers, ou avec un rictus assez étrange. Ils testaient sûrement mon cran, afin de vérifier que je sois bien de leur trempe, c'est pourquoi j'avais décidé de tenir leurs regards, prêt, s'il l'avait fallu, à en découdre !
Nous naviguions toujours, et la mer était calme. Le puissant et frais vent marin lacerait mon visage, ma peau me tiraillait un peu. Mais ça ne m'empêcha pas de sortir mon luth, afin de faire s’élever quelques notes, inspirées par cette ambiance aquatique, je commençais à jouer. Réactifs, les pirates commencèrent à chanter, par-dessus mes accords, allant chercher un fût, et une planche, ils firent couler l'alcool, certains se mirent même à danser. Ils m'acceptaient, enfin ! Après plusieurs tournées, les loubards d'eau commencèrent à, étrangement, calmer les festivités. A vrai dire, ils étaient même en train d'adopter une formation étrange, venant peu à peu m'encercler. Je me levais, et les saluais, pensant qu'il s'agissait là de leur façon de me féliciter pour ma performance, j'étais malheureusement dans l'erreur, Chers Lecteurs.
Un sabre fila droit vers moi, lors de ma révérence, mais ma chance me sourit à nouveau, puisqu'une vague vint déranger le navire, faisant rater l'assaillant. Sautant sur le côté, et rengainant mon instrument de musique, afin de sortir celui de massacre, je scrutais ces traîtres, leur envoyant :
-Sacrebleu, que faîtes vous ?!
Ils rirent en cœur, et la voix de tête s’éleva de nouveau :
-ZEHAHAHAHAHAHAHAHA, qu'il est naïf. Je sais pas où qu't'as obtenu ton cache-oeil, et ce bandeau p'tiot, mais sache que piller les tombes, même des raclures, c'mal, alors t'vas payer."
Il marqua une pause, puis reprit :
-Pis c'pas tous les jours qu'on a la chance de choper une arme, un instrument, et une bourse aussi pleine hahahaha T'as vraiment cru qu'les pirates faisaient dans l'transport, moussaillon ?
Il s'arrêta, puis dégaina son arme, il fendit l'air, d'une fente avant, afin de m'embrocher, je fis un pas de côté, maladroit, il n'était pas aisé de se battre en mer, et abattit ma lame sur l'avant-bras tendu, et offert par le capitaine. Un membre vola, l'arme avec, plouf, directement dans l'eau, un filet de sang se propulsa, puis dans un cri de douleur, le barbu vint poser son unique main, sur le vide que je venais de créer. Mon attaque venait d'énerver les autres pirates, et impossible pour Cyrano et moi, de les affronter sur ce support instable, quelle merde. Je tentais de fuir, reculant vers la proue, après m'être frayé, de force, un chemin, Cyrano à mes talons. L'équipage s'était regroupé, et nous entourait, la mer dans notre dos.

Mourir par la lame, ou par l'eau... Choix intéressant, c'était amusant. C'était comme en amour, il fallait foncer, et tout tenter, sans quoi, l’échec était inévitable, peut être d'ailleurs, que l'expression "Se jeter à l'eau" venait de là ? C'est donc sans sommation que j'attrapais mon acolyte par le bras et sautai vers l'étendue bleue, ne manquant pas de montrer mon magnifique majeur à mes "collègues de route".

L'atterrissage fut plus... violent que prévu, ainsi, tomber de si haut, rendait la mer dure ? Non, je n'étais pas tombé dans la mer, mais sur un autre navire ?!
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Ven 22 Juin - 21:23
Aujourd'hui était un bon jour pour la pèche. Non, mieux, c'était une bonne semaine. Les cales étaient remplies de poissons et William savait que les femmes s'affairaient déjà à les saler pour conserver les chairs. N'aillant pas besoin de ramener beaucoup de poisson, le pêcheur avait décidé de partir seul ce matin.
En effet, c'était une belle journée : il avait réussi à échapper à sa fille et à ses nombreuses recommandations plus tôt que d'habitude : Oui, il serait rentré avant le jour. Oui, il allait être prudent. Mais hé ! Il était adulte et connaissait son métier. Non, il ne prendrait personne avec lui, à part Mary. Il avait besoin parfois (souvent) d'être isolé et pour une fois, il n'y avait aucun nécessité à ramener du monde pour l'aider à manœuvrer ou pour récupérer de grandes quantités de poisson. Soudain, la jeune fille s'était redressée. Son visage avait pâli, ses yeux s'étaient agrandis et sa main s'était plaquée contre sa bouche. "Ho non, j'ai oublié Elara ! Papa, tu ne fais pas de folie et ne fumes pas trop, c'est mauvais pour le poisson ! Mary tu veille sur lui." Le pokemon se contenta de flotter à quelques mètres du sol comme à son habitude, mais Lili savait qu'elle pouvait compter sur elle. Mary n'était pas très communicative, comme son maître à vrai dire, cependant, elle avait cette douceur et cette assurance qui faisait que la jeune fille n'hésitait jamais à lui confier son paternel. Sur ces derniers mots Lili mis presque son père à la porte, c'est un comble ! Si elle avait su...
Mais William était content, il ne faisait pas encore totalement nuit. Le soleil venait de se coucher, de rares nuages accrochaient les derniers rayons et brillaient d'une douce lueur rosé. Le ciel n'était pas encore noir et on pouvait distinguer la lune, attendant sagement son heure. Le marin aimait particulièrement ce moment à mi-chemin entre le jour et la nuit, où les lampes n'étaient pas encore allumées et où le port s'éveillait doucement. Soudain, le Phare s'alluma et ce fut comme un signal : la nuit tomba d'un coup tel un rideau percé de trous lumineux. Will sourit en entendant les soupirs soulagés de ceux dont les yeux étaient un peu trop sensibles.
Ils se mirent à déambuler vers les quais. Le port était maintenant totalement éveillé, notre héros avait un peu de mal à se déplacer, il devait continuellement éviter les marins chargés de tonneau ou de caisses et s'arrêtait toutes les deux minutes pour répondre à un salut familier. La Méditikka, quant à elle, n'avait qu'a flotter un peut plus haut pour éviter tous ces obstacles. Décidément, si tout le monde pouvait voler, la vie serait bien plus simple...
Enfin, ils arrivèrent près de l'eau... L'espace d'un instant, les sourcils de Will se froncèrent : un étrange bateau était amarré. Cela faisait quelques jours que le marin l'avait remarqué, il faut dire que sa taille imposante faisait désordre parmi tous les navires de pêcheurs. Il arrivait parfois qu'un vaisseau étranger s'aventure à Aros, pourtant aucun n'avait cette allure... De temps en temps, William croisait un membre d'équipage qui l'ignorait ou lui jetait un regard noir. Et a chaque fois le pêcheur sentait un frisson le parcourir. Non, décidément, il n'aimait pas du tout ce bâtiment...

Cela faisait plusieurs heures que le borgne était parti en mer avec son pokemon. Le vent était clément, la mer calme, Mary semblait somnoler sur son coin préféré à la proue du navire, aucun nuage ne dissimulait les étoiles et les Magicarp se jetaient presque dans ses filets. En bref, tout était parfait. Il était temps de rentrer, les poissons avaient été entassés sur le pont et ne bougeaient presque plus, de plus, il avait promis de rentrer avant le jour. William mis donc le cap vers le phare lorsqu'il vit un bateau un peut plus loin. Intrigué, il s'approcha... ce n'est qu'a deux trouée qu'il reconnut l'étrange vaisseau du port. La curiosité l'emportant, il garda le cap... Depuis les quelques mois que le vaisseau était amarré, William ne l'avait jamais vu lever l'encre, sûrement attendait-il le bon moment... mais pourquoi ?
Il était maintenant presque bord à bord, ce n'était sûrement pas prudent de s'approcher autant. Heureusement, personne ne semblait l'avoir remarqué... La voix de Lili résonna dans la tête du borgne : "Sois prudent !" Si elle savait, elle lui passerait sûrement un savon...
Lentement, comme s'il craignait ce qu'il allait voir, William leva son œil unique vers le bastingage, de là où il était, il ne pouvait pas voir grand chose, mais il lui semblait que l'équipage se disputait. La main qui atterrit dans l'eau à quelques mètres du bateau confirma l'hypothèse du borgne. Attendez une main ?! Sérieusement ! Will fixa avec dégoût l'appendice qui flotta un moment avant de s'enfoncer dans les ténèbres aqueuses. Il était grand temps de partir ! Le pécheur manœuvra son bateau de manière à profité le plus possible du vent et ainsi quitter les lieux avant de se faire tuer. Il allait passer la proue du navire lorsque la lune fut obscurcie par quelque chose. De nouveau, Will leva l'œil pour voir un homme et... son pokemon sûrement... faire un magnifique vol plané avant d'atterrir pathétiquement à deux centimètres du tas de poisson. Le choc manqua de renverser la petite embarcation et fit sursauter, Mary.
William s'approcha doucement, s'il avait eu un bâton, il aurait tâté les corps... On ne pouvait pas survivre à une chute pareille n'est-ce pas ? Il observa les deux "cadavres" d'un peu plus près. Le pokemon était sans aucun doute un Insecateur qui ne mis pas longtemps à ce redresser, annulant de fait son statue de macchabée. L'autre individu était allongé, face contre terre, mais même ainsi Will pouvait distinguer quelques éléments. Déjà, c'était un humain à n'en pas douter, d'ailleurs il remuait déjà... Cet invité surprise devait être jeune, enfin plus que lui du moins. Mary flotta au-dessus de l'individu, curieuse. William voulut la rappeler, il n'aimait pas voir son pokemon aussi proche des lames de l'autre créature. L'ignorant royalement la Méditikka s'approcha de l'étrange objet que portait l'inconnu. On aurait dit un gros fruit coupé en deux. Quelques pas plus loin, une sorte de sabre s'était planté entre les magicarpes. Will haussa un sourcil, une lame et un étrange objet, cet homme était soit un original, soit un noble soit les deux...

Soudain, quelque chose fit de nouveau tanguer le bateau. Le vaisseau, il l'avait complètement oublié ! Là où il était aucun cannon ne pouvait les visés. Mais apparemment, il y avait des pokemons sur le pont et l'un deux leur envoyait de puissants jets d'eau. Il fallait fuir !
William borda la voile, sous le choc de voir atterrir les deux autres, il l'avait totalement lâché, si bien qu'ils n'avançaient presque plus. En fait, ils étaient à deux doigts de partir à la dérive. Le marin ne lâcha qu'un "Attention" avant de virer. La bôme changea de côté en un claquement sec et le petit navire repris immédiatement de l'allure. "Il est sous le vent, on a l'avantage et on est plus léger", murmura le pêcheur comme pour lui-même. Ils avaient un autre atout, William connaissait la mer d'Aros comme sa poche et il savait qu'il y avait plus loin des récifs, s'ils réussissaient à les atteindre ils pourraient les semer. Mais avant ça... Will se mordit la lèvre, il n'aimait pas ça... du tout... Sans se préoccuper de savoir si son invité était totalement réveillé, il ordonna d'une voix forte : "Jette le poisson par-dessus bord, on doit s'alléger." Il savait qu'au moins Mary aurait entendu et s'exécuterait. Le regard toujours fixé sur l'horizon à la recherche du moindre trace d'écume. Il n'osait pas se retourner, ils étaient à présent à bonne distance des canons et il savait qu'il n'était questions que de secondes avant que les premiers boulets fuses. D'ailleurs, en parlant de ça, il allait profiter des derniers instant de calme. "Je suis William, mais appel moi Will, la Méditikka c'est Mary. Ici, c'est moi le capitaine, alors si vous voulez rester en vie, il va falloir m'obéir. Déjà, qui êtes vous ? Et par le Phare d'Aros, qu'est ce qu'ils vous veulent ?!"


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Lun 13 Aoû - 18:23
Ouch. Chers Lecteurs, cet atterrissage fut rude. Ma tête tournait, et mes oreilles bourdonnaient très fort. Je poussai le pont de mes bras, pour tenter de me relever, mais je retombai bien vite, sur les fesses. Une étrange sensation, je ne l'avais jamais ressentie avant. Chaque son aux alentours était comme un coup de couteau dans l'oreille. Horrible, déformé, strident, bourdonnant, un vrai supplice. Ma vue, trouble, commençait à se stabiliser, et les sons se voulaient de plus en plus supportables. Mes yeux se fermèrent, puis se ré-ouvrirent. Il y avait... Un homme ? Quelques mots qu'il dit vinrent jusqu'à mon cerveau. "Mari"... William ? Qui j'étais ? Étourdi, ma voix s’éleva :

-Mari, ma chère sœur, tu t'es finalement trouvé un fiancé ? Ne fais pas mine de ne point me reconnaître, allons, c'est moi, Am...


Je m'arrêtais. Je commençais à saisir la situation. Un violent tir, non point de boulet de canon, mais de canon d'eau, vint s'écraser prés de nous. Là, un pokèmon qui, accompagné par Cyrano, poussait des Magicarpes à l'eau. Mon katana trônait, lame enfoncée dans le bois du point de la petite barque. Ma tête tournait, à gauche, à droite, en bas, vers le navire ennemi, et tout se remettait peu à peu en place. Je repris finalement la parole, à l'encontre du fameux homme, sûrement William:

-Mes excuses, le choc m'a quelque peu sonné. Je suis Godot, mon brave, artiste et aventurier. Lui, c'est Cyrano de Taillemythe. Ravi de vous rencontrer, et merci pour votre coup de main !


Sur ces mots, je passais une main sur mon visage, et me rappelais de tout ce qu'il s'était passé, au moment où je touchais le fameux cache-oeil qui m'avait mené en ces eaux troubles.

-Je crois qu'ils pensent que nous avons dépouillé les corps de leurs confrères.

Je montrai du doigt mon attirail de pirate, puis celui de mon acolyte, Cyrano:

-Mais il n'en est rien. Nous avons acheté ceci dans une boutique !

D'autres tirs fusèrent, à proximité, très prés. Notre petit navire fut projeté un peu plus loin, par le remous créé par le puissant canon du gros pokémon des pirates. Je me jetais vers mon luth, dans un premier temps, et le remis à mon dos, puis je sautais vers mon sabre. J'atterris maladroitement, toujours un peu désorienté, avant d'attraper mon arme, et de la ranger au fourreau. Je m'attelai ensuite à la tâche, et poussai la poiscaille par-dessus bord, aidé par ces deux braves pokémon. Je repris finalement la parole :

-Hep, Capitaine ! Vous pensez qu'on peut échapper à leur vue, s'approcher discrètement, et les aborder ? Ou vous préférez les semer ? Dites moi quoi faire, et j'obéirai, sacre bleu, ces gibiers d'potence ne nous couleront point !

Artiste, Chers Lecteurs, mais aussi comédien. J'adorais me mettre dans le rôle, en toutes circonstances. Mes esprits étaient revenus, et la situation me procurait un afflux très important de sentiments positifs, malgré la situation imminente de danger. J'espérais qu'il en était de même pour ce brave Capitaine William, entraîne dans mes mésaventures par pur hasard !






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