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C'est l'amour à la FALAISE // solo

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Lun 6 Aoû - 23:16


ft. Un mystérieux Pokémon D:
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 Paupières closes. Nous pouvions sentir sur notre visage la caresse de la brise marine, soulevant des mèches de cheveux rouges qui nous chatouillaient les joues. Là où notre ombrelle ne pouvait couvrir notre peau, le soleil nous brûlait. Les effluves iodées de la mer nous reposait, comme les fumées nébuleuses d’un encens, joignant la douce berceuse du bruit des vagues. Nos souliers claquaient sur la roche que notre robe blanche effleurait, le tissu s’immisçant entre nos mollets.

Nous adorions les journées en bord de mer.
 
Nous ouvrîmes les yeux. Au loin, sur la côte, de petites maisons blanches, de pêcheurs sans doute, tranchaient avec le vert des oliviers. Au large, un beau soleil de fin d’après-midi. De temps en temps, la silhouette d’un Pokémon marin sautant hors de l’eau se découpait dans le tissu bleu de l’eau. Leur cri lointain pouvait alors être entendu, tel un chant des sirènes.
 
« ONCH, ONCH, ONCH »
 
… Et puis il y avait Narcisse, un peu moins mélodieux. Au moins était-il heureux d’être dans l’eau. Nous devions admettre qu’il était un peu plus gracieux dans son élément naturel (ce qui n’était guère difficile à accomplir).
 
Nous avions demandé aux serviteurs qui nous avaient accompagnée de nous laisser seule un instant. De toute manière, il n’y avait personne sur cette falaise – et c’était justement ce que nous cherchions. Un peu de calme, loin de l’agitation du palais. Et si des paysans avaient soudain l’envie de marcher sur mes plates-bandes de rochers rougeâtres, nous avions toujours la possibilité de privatiser les lieux. Ce n’était pas que nous n’aimions pas faire la rencontre de ces gens très particuliers couverts de purin, mais si nous avions envie d’être seule, alors notre désir devenait absolu.
 
Mais si il était facile de contrôler ce qui venait de la côte, la mer était bien plus imprévisible.
 
Narcisse nous parut agité. Il ne sortait plus la tête de l’eau pour nous regarder, mais s’éloignait du bord et tournait en cercles, comme guettant quelque chose.
 
« Narcisse ? Qu’est-ce qui se passe ? »
 
Mais une ombre jaillit pour répondre à sa place.
 

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Mar 7 Aoû - 15:16

 

Attention !


Un Pokémon sauvage apparaît...



Un Tentacool Normal ♀

La Tentacool jaillit de l'eau, tentacules toutes droites pour attaquer quiconque pourrait s'approcher. Les cercles de Narcisse l'a effrayé et elle est prête à se défendre. Essayant de le fuir, la créature bleue se rabat vers la plage.



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Mer 8 Aoû - 23:08


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Tout à coup, un Pokémon jaillit de l’eau.
 
Et nous éclaboussa au passage.
 
Sur le moment, nous ne pûmes y croire. Des mèches de cheveux rouges, poisseuses, étaient colées à notre front et bouchait notre vue. Notre robe, dont le blanc tournait au transparent par endroits, ruisselait, et nos bas étaient gorgés d’eau.
 
« Qui ose…  »
 
Nous écartâmes une mèche de cheveux de notre visage pour voir où se trouvait et qui était l’horrible goujat qui nous avait fait cet affront. En tournant la tête, nous pûmes voir les taches rouges d’un Tentacool flotter à la surface. Le Pokémon était en train de s’enfuir vers une plage environnante.
 
Nous avions été humiliée par un Tentacool ? Il était hors de question que les choses se passent ainsi !
 
« Reviens ici, méduse malotrue ! »
 
Nous commençâmes à courir sur la plage, un peu maladroitement, ne sachant pas trop où poser nos pieds – et ce sans tomber, la semelle impeccablement lisse de nos chaussures étant mouillée. Heureusement, Narcisse était plus rapide que nous ; si il peinait sur terre, dans son élément naturel, il glissait dans l’eau sans trop de difficultés, et parvint avant nous à bloquer le Tentacool. A défaut d’être très mignon, il savait ce que nous voulions et l’exécutait sans condition.
 
Nous arrivâmes assez rapidement à la petite plage vers laquelle le Tentacool s’était réfugié. Il était hors de question de le laisser s’échapper ainsi. Et puis, un petit combat ne pouvait pas nous faire de mal ; il fallait bien que nous mettions la théorie en pratique. Avec un Pokémon aussi limité que le nôtre, il faudrait se montrer imaginatif… d’autant que l’autre semblait vouloir s’échapper, laissant son délit impuni !
 
« Narcisse, ne le lâche pas d’une semelle ! Attaque-le de front ! »
 
Ca permettrait de le fatiguer dans un premier temps, et donc de l’empêcher de détaler. Le seul moyen que nous disposions de le repérer était de suivre Narcisse, qui de temps à autre apparaissait à la surface pour reprendre de l’air ; autrement, l’adversaire se cachait bien. L’Otaria, suivant nos ordres, fit une brusque accélération et heurta la méduse, qui poussa un cri. Mais, bien qu’ayant réussi son attaque, ce fut notre Pokémon qui recula. Nous ne comprîmes pas cette réation. De plus, il était difficile de voir quoi que ce soit depuis notre poste…
 
Nous nous dirigeâmes vers une langue rocailleuse s’enfonçant dans la mer, ce qui nous permit de mieux voir ce qui se passait plus loin du rivage. Le tableau était tout de suite un peu plus clair, ce qui nous permit de voir que le Tentacool avait laissé dans son sillage, et sur le visage de notre Pokémon… une large traînée violette.
 
Tout d’abord, beurk !
 
Et ensuite, cette… chose était capable d’émettre du poison lorsqu’elle était menacée. Un très direct Coup d’Boule n’était donc pas la meilleure solution pour en venir à bout… malheureusement, Narcisse n’offrait pas beaucoup d’autres options.
 
« Reste à distance et tente de l’affaiblir. »
 
Ce fut l’occasion pour Narcisse de faire preuve de ses talents musicaux en exécutant un puissant Rugissement.
 
ONCH, ONCH, ONCH
 
Nous soupirâmes. C’était à n’y rien comprendre, les chiens du palais faisaient pourtant beaucoup d’effet lorsqu’ils faisaient la même chose. Dans tous les cas, le Tentacool ennemi ne parut pas très impressionné et ne sembla pas affecté par sa tentative. C’était peut-être là un Talent caché de notre adversaire… ou bien simplement une absence de talent de notre Pokémon. Impossible donc de nous en débarrasser en l’affaiblissant jusqu’à le rendre sans danger…
 
C’était peut-être tant mieux. Un onch de plus, et notre Otaria finissait en manteau.
 
De plus, nous devions faire face à un nouveau problème ; le Tentacool avait décidé de cesser de fuir et d’en découdre à la place, ayant déjà affaibli son ennemi. Il fonça donc vers Narcisse, manifestement ravi à l’idée de lui cracher de nouveau au visage.
 
« Rah… fuis-le, fais-le tourner en rond ! »
 
Nous avions besoin de gagner du temps pour réfléchir, mais nous ne pourrions pas faire ça éternellement. Si Narcisse était bien plus agile dans l’eau que sur terre, les mers chaudes n’étaient toujours pas son milieu naturel, et il risquait de s’épuiser plus vite que le Tentacool… le suivre à peu près était une chose, le semer, une autre !
 
Une idée nous vint à l’esprit. Nous étions près de falaises ; peut-être était-il possible d’exploiter notre environnement pour le blesser. De toute manière, notre Otaria était totalement inutile. Mais si nous avions soigneusement étudié ses faiblesses (dans l’espoir de l’empêcher de transpirer, notamment), nous avions aussi découvert certaines choses intéressantes à son sujet. Nous pointâmes notre ombrelle fermée vers Narcisse, lançant l’ordre :
 
« Dirige-toi vers les rochers où je me trouve ! Essaie de zigzaguer entre les roches ! »
 
Il nous obéit et fonça droit vers nous. Le Tentacool le talonnait, mais tant qu’il ne le touchait pas, c’était une très bonne chose. En effet, compte tenu de leur vitesse, il leur était impossible de ne pas heurter les roches très resserrées qui s’élevaient hors de l’eau. Cependant, ce n’était pas un problème pour Narcisse ; lorsqu’il tournait, si il venait à se cogner contre un rocher, sa corne, faite pour permettre aux Otaria de passer à travers la glace, lui permettrait de les briser et de passer sans encombre ; le Tentacool n’était pas si chanceux. En essayant de coller Narcisse au train, il finissait inévitablement par se blesser, recevant au passage les fragments de roche qu’avait brisée l’Otaria. De temps en temps, nous demandions à Narcisse d’aller dans un endroit plutôt qu’un autre ; étant très proche des deux Pokémon, nous avions une vue des plus claires du combat.
 
En fait, peut-être que nous étions trop proche.
 
Nous commencions à nous lasser du combat, dont l’issue était – évidemment – prévisible, et préférions constater les dégâts faits à notre robe. Bien que ce ne fût que de l’eau, il était évidemment hors de question de la porter de nouveau.
 
Tout à coup, une étreinte enserra notre pied et nous tira vers l’eau, nous faisant tomber sur la roche. La douleur et la frayeur nous arrachèrent un cri.
 
Manifestement, le Tentacool n’aimait pas trop notre robe non plus.
 
Fort heureusement, il n’avait réussi qu’à saisir notre chaussure, dont le cuir nous protégeait de son poison. Le problème, c’est qu’il nous entrainait avec force vers l’eau ! Nous tentâmes de nous accrocher, avec notre seule main libre, au rocher, cherchant une prise. Nos ongles crissèrent sur la roche alors que nous nous faisions emporter. Nous n’avions pas la force de lutter, et la seule chose qui ralentissait le Pokémon était le fait que, hors de l’eau, il semblait se dessécher et perdre de l’énergie petit à petit. Sous le coup de la douleur, qui lançait notre pied et notre malheureux coccyx, des larmes nous montaient aux yeux. Nous ne voulions pas mourir empoisonnée ou noyée ici !
 
« Lorenzo… espèce d’incapable… » nous gémîmes, « Pourquoi n’es-tu jamais là lorsque ce genre de choses nous arrive… »
 
Et Narcisse qui ne pouvait pas l’attaquer… une seconde. Ses tentacules, et certainement tout autre organe répugnant émettant du poison, étaient dirigés vers moi. Ce qui laissait donc le champ libre à notre Otaria pour l’attaquer.
 
« Narcisse, défends donc ta maîtresse ! Attaque-le tant qu’il a les mains pleines ! »
 
Il s’exécuta, lançant un nouveau Coup d’Boule cette fois dirigé vers les organes rouges du Tentacool. La méduse poussa un cri, violemment touché par la corne de l’Otaria. Nous en profitâmes pour nous libérer de son emprise en assénant un violent coup d’ombrelle au Pokémon, visant également ses parties rouges, qui semblaient sensibles.
 
C’était dans un livre de stratégie. Utiliser toutes les ressources nécessaires, même les plus insolites.
 
Alors que nous allions tomber dans des eaux plus profondes, il nous relâcha et s’éloigna de nouveau. Nous en profitâmes pour nous relever, non sans ressentir une douleur lancinante au dos, et nous éloigner aussi vite que possible de la mer. Malheureusement, cette attaque ne suffisait pas à venir à bout du Tentacool…
 
Et nous tenions toujours à nous venger de cet affront, encore plus indigne maintenant !
 
De toute manière, il ne semblait pas enclin à nous laisser tranquilles ; Narcisse l’avait piqué au vif (c’était le cas de le dire). De plus, il était parvenu à se réhydrater en retournant dans les profondeurs, ce qui lui accorda une vigueur nouvelle. Si Narcisse n’était pas encore trop blessé, nous ne savions pas combien de temps il pourrait tenir face à lui…
 
D’autant que ce fut l’occasion pour le Pokémon poison de dévoiler une nouvelle attaque ; un rayon lumineux s’échappa du petit organe au-dessus de ses yeux et fila droit vers Narcisse.
 
« Esquive ! »
 
Si il fut heurté par le rayon un instant, trop lent pour lui échapper totalement, il se ressaisit vite et fila vers les profondeurs pour se cacher. Ce n’était pas une tactique très bonne (mais nous n’en attendions pas plus de Narcisse) ; il nous semblait que le Tentacool se mouvait bien plus facilement au fond de l’eau que près de la surface. Pourquoi n’avait-il pas utilisé cette attaque plus tôt ? Peut-être avait-il pu la déclencher seulement car il était hors de la surface… nous ne pouvions être sûre de rien, ce qui était frustrant pour décider de la suite du combat. Nous n’allions tout de même pas descendre pour l’achever à coups d’ombrelle, et il ne se laisserait pas prendre deux fois à la ruse des rochers. Que faire… ?
 
Nous levâmes les yeux pour étudier notre environnement, mais le soleil les brûla, nous forçant à baisser les paupières. Pas un nuage à l’horizon, pas un signe de pluie pouvant renforcer l’un comme l’autre des Pokémon.
 
Un grand soleil… et le Tentacool se desséchait hors de l’eau… peut-être que c’était cela, le moyen de l’affaiblir !
 
Nous retournâmes vers la plage et appelâmes notre Pokémon, lui faisant signe de venir.
 
« Narcisse ! Retourne vers la côte. »
 
L’Otaria ne se fit pas prier, et fila droit vers le rivage. Le Tentacool se lança à ses trousses, ce qui inquiéta Narcisse mais était exactement le but que nous recherchions. Il ne fallut pas longtemps à notre Pokémon pour arriver sur la petite plage, sur laquelle nous l’attendions. Souffrant de la chaleur et de la course-poursuite, il haletait, mais paraissait content. Un sourire effleura nos lèvres.
 
« Parfait ! Nous allons enfin pouvoir l’achever. »
 
Cependant, il y avait… un petit problème. Le Tentacool ne semblait pas être si idiot – ou se montrait en tout cas plus méfiant à notre égard – et refusa d’aller sur le sable. A la place, il cracha un poison qui, heureusement, atteignit la queue de Narcisse et non nous. Il ne lui faudrait pas plus d’une minute pour en lancer un autre. Il fallait impérativement qu’il sorte de l’eau, sans quoi ses tentacules le rendraient inaccessibles et trop dangereux pour notre Otaria fatigué.
 
Nous ordonnâmes à Narcisse de s’écarter un peu du rivage et le suivîmes, mais nous gardâmes une distance assez réduite pour ne pas laisser fuir le Pokémon. C’est que nous lui en voulions toujours et refusions de fuir face à une créature si pitoyable. Désormais, il s’agissait d’une affaire personnelle.
 
Comment l’avions-nous poussé à sortir, la dernière fois ? En… se laissant attraper et en manquant de se faire mortellement empoisonner. Il était, évidemment, hors de question de réitérer cette expérience fort désagréable qui avait dû nous briser quelques lombaires (nous n’exagérons rien). En revanche, il était sûrement possible de trouver une prise intéressante pour le traîner hors de l’eau… Il y avait peut-être quelque chose.
 
Nous donnâmes notre ombrelle à Narcisse, qui la tint fermement serrée entre ses deux crocs (et son espèce d’énorme langue pendante). Lentement, prudemment, il avança vers l’eau, dans l’espoir d’attirer le Tentacool. L’appât fonctionna à merveille ; l’adversaire saisit à pleins… euh… tentacules l’ombrelle et la tira vers lui (sans doute fâché envers de vil objet qui l’avait blessé plus tôt). A son tour, Narcisse le tira vers la terre ferme et, pouvant se mouvoir dans le sable à l’aide de ses nageoires et étant plus lourd (en tout cas plus gros), il avait l’avantage sur son ennemi. Malheureusement, ce n’était pas le cas de notre précieuse ombrelle, terriblement fragile.
 
Celle-ci se brisa en deux sous la pression des tentacules qui l’étreignaient.
 
Notre précieuse ombrelle ! Certes, nous en avions une vingtaine, mais celle-ci était particulièrement jolie, et ce n’était pas une raison pour la casser. Notre désir de laminer ce minable Pokémon poisseux ne fit qu’augmenter. Cette chose qui avait peur de nous à l’origine prenait désormais la grosse tête (c’était le cas de le dire, il venait de retourner à l’eau pour s’en gorger).
 
Cela dit, fulminer ne résolvait pas notre problème, et si nous perdions du temps, il déciderait de s’enfuir ou de charger un nouveau rayon, dont nous ne connaissions toujours pas l’origine exacte. Il fallait certes le sortir de l’eau, mais avec quelque chose de plus lourd, de plus solide… en vérité, un être vivant, capable de le tirer directement, eût été l’idéal. Mais nous ne pouvions pas risquer d’empoisonner Narcisse. C’était déjà un cadeau empoisonné, mieux valait ne pas empirer les choses. En revanche… nous avions remarqué des maisons depuis la falaise. Elles ne devaient pas être bien loin. En regardant un peu autour de nous, nous en trouvâmes une, appartenant sans doute à un pêcheur local.
 
Bien, il était l’heure de jouer de notre autorité.
 
« Narcisse, peux-tu le distraire un instant ? Nous revenons tout de suite, trésor. Onch donc bien, veux-tu ? Tout ce qui pourrait l’occuper. »
 
Sur ces mots, nous commençâmes à courir en direction de la demeure, essorant au passage notre robe et redressant l’échine. Là, une vieillarde aux cheveux grisâtres relevés en chignon négligé, la mine fatiguée et le ventre aussi gonflé que la tête du Tentacool, étendait son linge sur les roches bouillantes qui entouraient la maison. Nous entendant peut-être approcher (courir quelques mètres nous faisait déjà assez souffler et nos talons claquaient sur la roche), elle releva la tête. Son absence de réaction nous vexa grandement.
 
« [couleur=crimson]Tu fais face à la Princesse Euridice de Scémède, jeune sœur du Seigneur, paysanne ! Où sont tes manières ?[/color] »
 
Elle se corrigea promptement en esquissant une courbette maladroite, marmonnant :
 
« Oh… pardon mamz… vot’Altesse. »
 
Bien qu’elle fisse pitié à voir, cet élan de respect et de crainte nous donna un chaleureux sentiment de fierté. M-mais nous n’avions pas de temps à perdre !
 
« Bien. Nous réquisitionnons des draps. Les plus larges et les plus épais étalés sur ces pierres. »
 
« M-mais, vot’Altesse… c’est bien l’seul qu’on a… pourquoi auriez-vous b’soin d’un vieux drap miteux dans c’genre… »
 
« Contesterais-tu ta souveraine ? Si tu discutes nos ordres, c’est peut-être que tu es réfractaire à la Taxe, également ? Peut-être devrions-nous signaler votre dissidence à notre frère. »
 
« N-non, nous sommes des sujets honnêtes ! Prenez-le, vot’drap, v-vot’Altesse. »
 
Elle nous donna alors les draps. Encore humides, ceux-ci se révélèrent particulièrement lourds. Pour notre défense, nous n’avions pas pour habitude de porter quoi que ce soit de plus lourd que nos ombrelles ! Mais nos incapables de serviteurs n’étant nulle part à l’horizon (peut-être parce que nous leur avions demandé de nous laisser seule), nous revîmes péniblement sur la plage, marchant aussi vite que nous le pouvions.
 
Là-bas, Narcisse luttait encore contre le Tentacool, évitant tant bien que mal ses jets de toxine. Nous fûmes surprise de le voir encore debout (et de lui avoir accordé un surnom affectueux en le quittant). Il semblait avoir pris quelques coups depuis que nous étions partie, et la chaleur intense du soleil le faisait souffrir. Malheureusement, il n’aurait pas l’occasion de faire trempette bien longtemps. Nous lui demandâmes de se rapprocher de nous, à l’abri du Tentacool, et enroulâmes le drap autour de lui, l’attachant solidement (enfin… nous n’étions guère une spécialiste en nœuds, mais cela tiendrait, c’était là l’essentiel !).
 
« Maintenant, saute dans l’eau et laisse-toi attraper. »
 
Il ne parut pas très convaincu par l’idée, mais obéit (c’était ça ou le manteau). Le Tentacool ne tarda pas à le saisir ; mais, grâce à l’épaisseur du tissu, il ne fut pas empoisonné. Il ne lui resta plus qu’à le tirer jusqu’à la plage, effort qui sembla lui coûter une certaine énergie, mais paya : le Tentacool se dessécha rapidement hors de l’eau, drainé de toute son énergie. Narcisse, une fois assez enfoncé dans les terres pour s’assurer que le Tentacool ne s’échapperait pas et était assez fatigué pour relâcher son étreinte, entreprit alors de sortir de son drap (son pelage glissant grâce à la sueur se trouva alors fort utile). Il ne restait plus qu’à l’achever.
 
« Maintenant, Coup d’Boule. » nous déclarâmes fièrement.
 
Narcisse s’exécuta, attaquant à plusieurs reprises la méduse malotrue en évitant les tentacules qui frémissaient pitoyablement sur le sol.
 
« Pensais-tu vraiment pouvoir t’en prendre impunément à la Princesse Héritière, Euridice de Scémède ? »
 
Lâchant un rire empli d’arrogance, nous plaquâmes notre talon trempé et couvert de sable sur ses tentacules immobiles. 


Ce RP vous a été présenté par la fondation de stéréotypes et de discrimination des paysans:
 

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Jeu 9 Aoû - 19:06

Bravo !


Fin du combat
Un combat pendant lequel la Princesse de Scémède s'est littéralement acharnée sur cette pauvre Tentacool qui ne demandait rien à personne ! Même si la jeune fille n'était encore qu'une novice dans l'art de la joute, on peut dire que ses lectures solitaires ont porté leur fruit. J'espère que Narcisse guérira rapidement de ses blessures -je vends d'ailleurs une pommade très efficace- et une petite pensée pour cette paysanne qui étendait son unique drap au mauvais moment, au mauvais endroit.

Tu as utilisé l'objet : Non

Ton post combat fait 17 414 lettres et le Tentacool adverse est mort (?) K.O.. Ainsi Narcisse gagne 10 niveaux plus 2 niveaux bonus.

Tu peux aller Ici pour signaler le gain de niveau. N'oublie pas de mettre à jour ton Répertoire !


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Sam 11 Aoû - 20:24


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Notre adversaire était enfin inconscient ! Prise dans l’adrénaline du combat, nous avions complètement oublié ce qui se passait alentour. L’issue était pourtant évidente depuis le début ; comment un vulgaire Tentacool aurait-il pu nous vaincre ? Même avec un Pokémon tel que le nôtre, nous étions un si fin stratège que rien ne pouvait nous atteindre. 
 
« Ce n’était pas trop mal, Narcisse… nous espérons que tu seras plus prompt à nous protéger, la prochaine fois. Tu es un Pokémon royal, pas un vulgaire poisson comme cette chose ! »
 
Narcisse gémit mais nous n’en avions cure. 
 
« Bien, où en étions-nous ? »
 
Ah, oui. Nous étions venue aux falaises pour prendre un peu l’air et profiter d’un calme moment de solitude. C’était manifestement raté, mais au moins avions-nous reçu un peu d’action. Désormais, il était l’heure de rentrer. Il commençait à faire chaud sous le soleil, et nous n’avions même plus d’ombrelle pour nous en garder ! Il était temps de rejoindre nos serviteurs, qui apparemment n’avaient pas fait l’effort de nous suivre pour nous aider. 
 
Nous dûmes donc marcher tout le retour, Narcisse nous suivant péniblement. Comme si nous n’étions pas assez épuisée comme ça après avoir dû chercher ce drap ! Sur la falaise, un valet nous cherchait, nous appelant. Il ne nous remarqua pas avant que nous n’arrivions dans son dos. Toussotement de notre part. Il se retourna brusquement.
 
« A-Ah, votre Altesse ! Nous vous avons cherchée partout ! Oh, mais vous êtes… »
 
Le regard qu’il nous lança nous rappela rapidement que nous étions trempée et débraillée. 
 
« Nous nous sommes fait attaquer par un terrible monstre marin. Fort heureusement, nous en sommes venue à bout. »
 
« Grâce à votre Pokémon ? Le présent de votre frère est un formidable garde ! »
 
« N’est-ce pas ? Cependant, nous avons eu très peur… à l’avenir, ne nous laissez plus seule ! » 
 
« Mais, votre Altesse, nous avons simplement répondu à vos or— »
 
« Rentrons. Nous ne voudrions pas manquer l’heure du goûter. »
 
C’est que combattre, courir, manquer de mourir creusait affreusement l’appétit. Peut-être même consentirions-nous à donner une friandise à Narcisse. Il nous avait plutôt bien assistée, après tout…
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Sam 11 Aoû - 20:24
Le membre 'Euridice Canegli' a effectué l'action suivante : Fin RP


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